Afrique : chronique d'une mort annoncée de l’Agoa
C’est un scénario catastrophe pour les économies africaines qui est à l’étude pour le dixième anniversaire de l’African Growth and Opportunity Act (loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, Agoa). En novembre 2009, l’un des pères fondateurs de l’Agoa, le représentant démocrate Jim McDermott, a présenté au Congrès américain un projet de loi proposant d’intégrer l’Agoa au système préférentiel de l’Organisation mondiale du commerce, sans restriction de quotas, et d’en étendre les bénéfices aux pays pauvres non africains. Lancé en 2000 par le président Clinton, l’Agoa permet à une quarantaine de pays subsahariens d’exporter aux États-Unis une large gamme de produits naturels et industriels sans payer de droits de douane. Cette fois, McDermott ne souhaite pas jouer les prolongations?: l’Agoa ne sera reconduit jusqu’en 2019 que si, dans le cadre de l’OMC, les négociations sur la libéralisation des échanges du cycle de Doha aboutissent.