• Des heurts ont brièvement éclaté en Afrique du Sud le 1er mars après la décision du parti au pouvoir, l'ANC, d'exclure le turbulent président de son mouvement de jeunesse Julius Malema, mais le calme était revenu dans la matinée, selon la police. Le tribun de 30 ans, volontiers provocateur, y avait réuni ses partisans au domicile de sa grand-mère pour attendre la décision de la commission disciplinaire du Congrès national africain (ANC). Des coups de feu ont été tirés lorsque de jeunes manifestants anti-Malema ont débarqué pour narguer les supporteurs de Malema.

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  • Le jugement dans le procès de l'ex-président du Liberia Charles Taylor, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2001), sera rendu le 26 avril à La Haye, a annoncéle Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Si l'ancien président est reconnu coupable, une audience destinée à déterminer sa peine sera programmée. Président du Liberia de 1997 à 2003, Charles Taylor, 63 ans, est accusé d'avoir créé et mis en oeuvre un plan visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, grâce à une campagne de terreur, dans le but d'exploiter ses diamants.

  • Selon son médecin personnel, Simone Gbagbo, femme de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, pourrait être transférée à la Cour Pénale Internationale (CPI) aux Pays-Bas. Un mandat d’arrêt international de la CPI contre Simone Gbagbo aurait été secrètement délivré. Dans le long conflit politico-militaire qui a ensanglanté la Côte d’Ivoire au cours de ces dernières années elle est accusée de graves exactions, meurtres et atteintes aux droits humains.

  • La pression monte à Lomé, après la publication de l’enquête de la CNDH à l’initiative des organismes de défense des droits de l’homme, sur les tortures et violences en cours au Togo. Le gouvernement togolais a en effet reconnu le faux et usage de faux relatif à la publication, le 18 février 2012, d’une version travestie du rapport original de la CNDH sur la torture et les violations des droits humains à l’Agence Nationale de Renseignements (ANR). Dans un communiqué au vitriol, le président national de cette plateforme qui estime que l’heure est au courage politique, annonce une série de mesures et appelle le gouvernement Togolais à prendre ses responsabilités en démissionnant, ou il y serait contraint de toute façon par la rue !

  • Le Rwanda compte actuellement dans ses prisons 39 572 personnes condamnées ou en attente de jugement pour des crimes commis pendant le génocide des Tutsis en 1994. Ces détenus représentent 67,7% de la population carcérale rwandaise, qui s'élève au total à 58.381 personnes, réparties dans 13 centres pénitentiaires.

  • Les autorités togolaises ont demandé que des sanctions soient prises à l’encontre des membres de l’Agence nationale de renseignement (ANR), accusés d’avoir torturé des prévenus dans l’affaire du coup d’État déjoué de 2009. Cette annonce intervient quelques jours après que des organisations de défense des droits de l’homme aient réclamé la démission du gouvernement du fait de ce dossier. Le 19 février, en se basant sur un rapport qu’elles disaient émaner de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), les autorités avaient d’abord nié toutes exactions.

  • Des hommes armés ont ouvert le feu le 2 mars sur une patrouille de la police navale tuant quatre officiers dans l'Etat de Bayelsa au sud du Nigeria, d'où provient le président Goodluck Jonathan. Le MEND a durant des années perturbé les activités pétrolières dans la région du Delta. Mais depuis l'amnistie offerte par les autorités il y a 3 ans, le mouvement a réduit de façon considérable ses activités. Il a toutefois fait sa réapparition le mois dernier lors d'une attaque contre un pipeline pétrolier appartenant à la compagnie italienne ENI.

  • L’armée malienne veut en finir avec les rebelles touaregs qui ont engagé la guerre depuis le 17 janvier 2012. D’où de violents combats ces derniers jours, en particulier dans la région de Tessalit. Ce n'est pas la première fois que de violents combats ont lieu dans cette localité. Le camp militaire est pour l'instant toujours tenu par l'armée. En revanche, la ville a été désertée depuis plusieurs semaines par les habitants qui se sont installés dans des camps aux alentours. L’enjeu, c’est le camp militaire d’Amachache, situé à 15 km de Tessalit. Ce camp est présentement occupé par des soldats gouvernementaux et l’objectif de l’armée malienne est de renforcer cette position pour qu’elle ne tombe pas aux mains des rebelles touaregs.

  • Abdoulaye Wade et sa famille s’acheminent vers des ennuis judiciaires en France. Le président de l’Association Sherpa et avocat de l’ONG Transparency international, William Bourdon a révélé que leur plainte pourrait être élargie au président sénégalais, Abdoulaye Wade. Ces deux organisations visent le patrimoine immobilier de la famille Wade au pouvoir au Sénégal depuis 2000. Il a précisé qu’ils sont en possession de documents attestant qu’il y a des propriétés appartenant au président Abdoulaye Wade et son fils au 16e arrondissement à l’angle de la rue Emile Meunier et de la rue Belle feuille.

  • Au Mali, la commission d'enquête sur les exactions commises à Aguelhoc entre le 18 et le 24 janvier 2012 a remis ses conclusions le 22 février 2012. Si elle ne dit pas combien de militaires maliens sont morts, selon elle, le MNLA et des combattants d'Aqmi ont froidement abattus des soldats désarmés. Qui sont les auteurs de ces tueries ? Certains étaient des « barbus », selon le communiqué, qui précise que « le mode d’exécution atteste de la participation d’al-Qaïda au Maghreb islamique. Ses principales sources : des rescapés militaires mais surtout des civils notamment des élèves et des enseignants de l’Institut de formation des maîtres, basés dans ce bourg d’Aguelhoc où les événements se sont déroulés.

  • Des enfants combattent dans les rangs des divers belligérants en Somalie, affirme Human Rights Watch (HRW) qui accuse particulièrement les insurgés islamistes shebab d’enlever des garçons utilisés comme "chair à canon" et des fillettes comme "épouses".

  • Les juges de la Cour pénale internationale ont décidé d’étendre le champ de l’enquête du procureur sur les crimes commis en Côte d’Ivoire. Jusqu’ici cette enquête ne concernait que les crimes commis depuis le 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle qui s’était soldée par des violences alors que Laurent Gbagbo refusaient de quitter le pouvoir. Cette décision pourrait déboucher sur la délivrance de nouveaux de mandats d’arrêt, à l’encontre, notamment, des partisans de l’actuel chef de l’Etat Alassane Ouattara.

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  • La Fédération des réfugiés ivoiriens de l’Afrique de l’Ouest, passé le temps des complaintes, a décidé de traduire devant les juridictions internationales Alassane Ouattara et Guillaume Soro. Un collectif d’avocats européens s’est constitué pour suivre le dossier jusqu’au bout. Les semaines et mois à venir s’annoncent donc palpitantes au plan judiciaire, pour le régime Ouattara. Plus d’une dizaine d’avocats français, suisses et belges ont décidé de défendre les intérêts des victimes de la crise dite post-électorale, notamment des dizaines de milliers de réfugiés ivoiriens installés dans les camps au Ghana, Libéria, Bénin et Togo.

  • Les troupes éthiopiennes et du gouvernement de transition somalien (TFG) ont pris un bastion des insurgés islamistes somaliens, les Shebabs, le 22 février. Situé à 250 km au nord-ouest de Mogadiscio, Baïdoa a été pris sans rencontrer de résistance et "sans un seul coup de feu", selon un responsable militaire somalien. Pour leur part, les Shebabs ont reconnu leur départ de Baïdoa, affirmant l'avoir abandonné pour des raisons "tactiques". Les insurgés avaient pris la ville en 2009, et celle-ci était devenue l'un de leurs bastions stratégiques.

  • Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté le 22 février une résolution en faveur de l'expansion de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) de 12 000 à 17 731 hommes face à la menace croissante posée par les combattants du mouvement shebab. Elle autorise l'AMISOM à « prendre toutes les mesures nécessaires selon les besoins pour réduire la menace » que posent les shebab et les autres groupe d'opposition armée pour permettre « une gouvernance efficace et légitime sur toute la Somalie ».

  • Six des dix pays qui ont enregistré la croissance la plus rapide au cours de la dernière décennie sont situés en Afrique. Alors qu’un ralentissement sévit partout dans l’hémisphère nord, le Fonds monétaire international prévoit une progression de 6 % du PIB en Afrique, égale à celle de l’Asie. Cet essor découle principalement de la forte demande de ressources, abondantes sur le continent africain. Le cuivre, l’or et le pétrole intéressent particulièrement la Chine. Le Brésil et l’Inde lui emboîtent maintenant le pas. La démographie constitue un autre facteur positif.

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  • D'intenses combats ont éclaté dans le sud de la Somalie, où des forces gouvernementales appuyées par des chars et soldats éthiopiens ont progressé vers des zones sous contrôle des islamistes shebab, selon des témoins. Les rebelles, qui ont abandonné leurs positions à Mogadiscio en août, contrôlent encore largement les centre et sud de la Somalie. Mais ils sont sous pression militaire : celle de la force de l'Union africaine autour de Mogadiscio, l'armée kényane dans le sud et les Ethiopiens dans l'ouest.

  • Au moins trente personnes ont été tuées le 20 février dans un marché de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, lorsqu'un commando armé soupçonné d'appartenir au groupe islamiste Boko Haram a ouvert le feu et lancé des explosifs dans la foule. Des commerçants ont indiqué que les hommes armés ont hurlé à travers le marché, avant de tirer, en accusant commerçants et clients de collaborer avec la police et l'armée. La semaine précédente, des commerçants avaient maîtrisé un homme armé soupçonné d'être membre de Boko Haram et l'avaient remis à l'armée.

  • Au moins 350 personnes ont été arrêtées après les échauffourées qui ont fait un mort dans une mine du groupe sud-africain Impala Platinum, numéro deux mondial du platine, paralysée par une grève illégale. Impala Platinum avait accepté le 12 février de réembaucher ses 17. 200 salariés qui avaient été licenciés pour avoir fait grève alors que le mouvement, lancé le 20 janvier, avait été déclaré illégal par la justice. Quelque 5000 mineurs protestent contre l'accord passé entre la direction et le syndicat national des mineurs (NUM), qui n'a pas réglé le différend pour lequel ils s'étaient mis en grève.

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  • Haweyo Ibrahim ne rentrera pas chez elle. Plutôt faire la queue pour une ration de nourriture à Mogadiscio que revenir là où les rebelles islamistes somaliens ont tué son mari. Elle s'est réfugié à Mogadiscio avec ses dix enfants, dans l'anonymat de cette marée humaine de 185.000 déplacés, selon l'ONU, échoués aujourd'hui dans la capitale somalienne pour fuir la sécheresse, la famine et la répression des shebab, maîtres de la plus grande partie des provinces du sud et du centre.