• Le Ministère des Affaires Etrangères a recommandé aux Français vivant en Guinée de partir du pays, mais beaucoup attendent de voir l'évolution de la situation avant de se décider. L'Ambassade de France a contacté une partie des 2500 ressortissants enregistrés en Guinée sans toutefois leur proposer une évacuation. L’absence de rush s’explique par fait qu’aucune agression ciblée n'a été signalée à l'encontre des Français. «Ceux qui partent le font de manière volontaire et à leurs frais. Les autres sont encouragés à rester chez eux avec des provisions et une valise prête au cas où», explique une expatriée.

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  • Le président burkinabé, Blaise Compaoré, médiateur de la CEDEAO dans la crise guinéenne, recevra le 2 novembre à Ouagadougou les forces vives de Guinée, regroupement des principaux partis de l’opposition. Ensuite, le président Campaoré recevra la junte militaire. L’opposition guinéenne milite pour une transition civile d'une période de 12 mois pour préparer les échéances électorales. Il est aussi question de voir arriver en Guinée une force internationale chargée de protéger la population contre l'armée.

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  • Plus de 30.000 Angolais sont bloqués dans des camps de transit après avoir été brutalement expulsés de la RD Congo et il y a des craintes croissantes d'une épidémie de choléra alors que la saison des pluies commence. Depuis octobre, l'ONU a annoncé que 160.000 Congolais avaient été expulsés d’Angola et il existe des rapports d'agences humanitaires selon lesquels beaucoup de femmes sont violées, souvent au cours des fouilles corporelles pour des diamants de contrebande. Le gouvernement congolais a agi en réaction. Les deux gouvernements ont accepté d'arrêter les expulsions.

  • Alors que le processus électoral reste bloqué en Côte d’Ivoire, l’ONU révèle que l’armée et surtout la rébellion se préparent à d’éventuels affrontements. L’embargo sur les armes est régulièrement violé par les deux parties impliquées dans la crise qui divise ce pays depuis sept ans, affirme un rapport de l’ONU rendu public le 27 octobre. Si la situation politique du pays venait à se détériorer, menaçant les intérêts économiques de certaines parties, le groupe d’experts internationaux chargé de veiller au respect de l’embargo n’exclut pas la possibilité d’une escalade rapide de la violence armée, en particulier dans le Nord.

  • L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) accuse le Kenya de participer activement au recrutement de jeunes Somaliens dans des camps de réfugiés pour aller combattre aux côtés du gouvernement somalien contre l'insurrection islamiste. Selon HRW, cette campagne de recrutement aurait débuté début octobre et a été particulièrement active dans le complexe de Dadaab (nord-est du Kenya), qui abrite dans plusieurs camps plus de 280 000 réfugiés, essentiellement des Somaliens ayant fui les combats dans leurs pays.

  • Les insurgés islamistes shebab ont menacé de frapper les capitales de l'Ouganda et du Burundi pour se venger des bombardements d'artillerie menés à Mogadiscio par les soldats de ces deux pays qui composent de la force de paix de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM). Cette réaction survient au lendemain de violents échanges d'artilleries à Mogadiscio entre les forces de l'AMISOM et les insurgés. Au moins 21 civils ont été tués dans ces duels d'artillerie, la plupart par les bombardements de l'UA sur des quartiers populaires, et plus particulièrement sur le marché de Baraka, un bastion islamiste.

  • Les insurgés islamistes somaliens ont tiré le 22 octobre plusieurs obus de mortier sur l'aéroport de Mogadiscio où le président somalien Cheikh Chérif Cheikh Ahmed était à bord d'un avion,. Les tirs des insurgés islamistes ont conduit à de violents échanges de tirs entre insurgés et les forces gouvernementales à Mogadiscio, faisant 20 morts et 65 blessés. Ce sont les échanges de tirs, les plus violents depuis ces dernières semaines.

  • Le président américain Barack Obama a annoncé lundi une diplomatie plus active envers le régime soudanais, renforçant à la fois les incitations et la menace de sanctions, en particulier au cas où se poursuivrait le "génocide" au Darfour. "Si le gouvernement du Soudan agit pour améliorer la situation sur le terrain et faire avancer la paix, il y aura des incitations, s'il ne le fait pas, alors il y aura des pressions accrues imposées par les Etats-Unis et la communauté internationale", a dit M. Obama dans un communiqué.

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  • C’est une pratique de plus en plus répandue en Afrique. Des enfants accusés de sorcellerie par des pasteurs sont torturés ou tués, souvent par leur propre famille. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il connaît un nouvel essor lié au développement rapide des églises évangéliques. Depuis dix ans environ 15.000 enfants ont été accusés de sorcellerie dans deux Etats du Nigeria et un millier d'entre eux tués. Le Nigeria est l'un des pays les plus touchés par le fléau, mais pas le seul. Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), plusieurs dizaines de milliers d'enfants ont été pris pour cible dans toute l'Afrique.

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  • Quelque 260 réfugiés négro-mauritaniens, réfugiés au Sénégal depuis leur expulsion de leur pays en 1989, ont été rapatriés le 19 octobre en Mauritanie,. Cette arrivée marque la reprise du processus de rapatriement enclenché par le HCR depuis 2007. Ce processus avait été suspendu depuis plus de deux mois à cause des inondations dans la vallée du fleuve Sénégal, d'où sont issus la plupart des rapatriés negro- mauritaniens.

  • Le Premier ministre rwandais a qualifié le 17 octobre d'"affaire politique" les mandats d'arrêt lancés par la justice espagnole contre 40 militaires rwandais, pour "génocide". Le juge de la principale instance pénale espagnole avait annoncé, le 6 février 2008, avoir émis des mandats d'arrêt contre 40 militaires de l'actuel régime rwandais, dont 11 généraux, en les accusant de "génocide, crime contre l'humanité et terrorisme" dans les années 90. Ils sont également accusés d'avoir sciemment déstabilisé le régime de Juvénal Habyarimana en place à l'époque, en commettant des actes terroristes avant de s'emparer du pouvoir.

  • Cinq victimes guinéennes ont saisi l’avocat français Me Jacques Vergès pour déclencher des poursuites contre les présumés coupables de la tragédie du 28 septembre au cours de laquelle plus de 150 personnes sont mortes, 1 200 blessées et des femmes violées et torturées. Mais le hic, selon l’avocat français, c'est que l'on est encore dans le vide puisqu'aucun juge n'est désigné pour acter les accusés, contrôler l'enquête. Pour lui, il faut créer une juridiction africaine pour prendre en charge ce dossier et éviter d'aller à la Cour Pénale Internationale qui manque de crédibilité.

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  • Des dizaines de milliers d'Angolais récemment expulsés de la République Démocratique du Congo (RDC) ont dramatiquement besoin d'une assistance humanitaire dans différents sites autour de Mbanza Congo, une ville du nord de l'Angola. Selon l'évaluation initiale du HCR, près de 30.000 personnes vivent dans et autour des trois centres de réception surpeuplés de Cuimba (11.000 personnes) et de Mama Rosa (quelque 18.000 personnes) près de la frontière de la RDC.

  • L'Union Africaine (UA) organise un sommet spécial de chefs d'Etat et de gouvernement en Ouganda sur les millions de réfugiés et déplacés en Afrique, le plus souvent chassés par la guerre mais dont le sort risque encore de s'aggraver avec les changements climatiques. Ce sommet tenu les 22 et 23 octobre à Kampala, la capitale ougandaise, sous le thème "L'UA relève le défi du déplacement forcé en Afrique", doit déboucher sur l'adoption et la ratification par les 53 membres de l'organisation d'une "Convention pour la protection et l'assistance aux personnes déplacées en Afrique". Le HCR s'occupe en Afrique de "10,4 millions de personnes dont 2,6 millions de réfugiés, 295 000 réfugiés de retour chez eux, 6,3 millions de déplacés internes, 1,03 million de déplacés réinstallés et 100 000 apatrides".

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  • Les travailleurs humanitaires sont en train d’évaluer les besoins des familles qui ont récemment dû fuir leurs foyers à cause du conflit armé en Casamance, dans le sud du Sénégal. Certains déplacés ont rejoint des familles qui, il y a 10 ans, avaient dû elles aussi abandonner leurs villages. En Casamance, les organisations d’aide humanitaire sont confrontées à des déplacements multiples et irréguliers de population, des conflits armés sporadiques, l’incertitude liée à la présence de mines antipersonnel et des crimes de plus en plus violents.

  • L’archipel des Bijagos, plaque tournante de la drogue au large de Bissau, n’a ni police judiciaire ni système de communication ou de surveillance. C’est le « lieu idéal » pour débarquer de grandes quantités de cocaïne, d’après un responsable de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) à Bissau. Les trafiquants déchargent leurs cargaisons d’un bateau à l’autre, ou les acheminent par avion, en utilisant des pistes d’atterrissage construites clandestinement sur ces îles sous-développées. ??Etant donné l’absence de forces de police sur les îles Bijagos, il est presque impossible d’appréhender les criminels, explique un inspecteur de la police judiciaire portugaise impliqué dans la formation des policiers de l’ancienne colonie portugaise.

  • Le Premier ministre sénégalais a annoncé le 20 octobre la mise en place d’un cadre commun regroupant les différents démembrements du gouvernement concernés pour renforcer et coordonner la lutte contre le trafic des personnes, notamment des femmes et des enfants. ’’Aucun cas de traite d’être humain n’a été signalé pour le moment au Sénégal, mais des cas sont assimilables à un délit de trafic notamment les enfants forcés à la mendicité dans les rues et la répression sera dans ce cas plus sévère’’, a assuré le chef du gouvernement sénégalais.

  • L'Union européenne, qualifiant de crime contre l'humanité la sanglante répression du 28 septembre à Conakry, a réclamé des poursuites contre la junte en Guinée et son chef le capitaine Moussa Dadis Camara, accroissant un peu plus les pressions sur son régime. La junte affirme que 56 civils ont été tués et 934 personnes blessées tandis que l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme estime que plus de 157 personnes ont été tuées et 1.200 blessées, dont de nombreuses femmes violées. Les Nations unies ont fait état de plus de 150 morts.

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  • Les militaires bissau-guinéens sont en état d’alerte à la frontière avec le Sénégal. Des sources proches de l’état major des forces armées à Bissau, expliquant que cette situation serait due à un différend autour des terres situées à la limite entre les deux pays, au Cap Roxo. Les autorités bissau-guinéennes, selon des sources concordantes, accusent le Sénégal d’avoir fait disparaître les bornes frontalières de cette zone touristique dans le but de l’annexer. Le Sénégal et la Guinée-Bissau ont déjà eu plusieurs problèmes frontaliers notamment celui de 1989 qui a abouti à des échanges de tirs entre les deux armée.

  • Le Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger (Mend), principal groupe armé du sud du Nigeria, a annoncé que le cessez-le-feu de 90 jours qu'il avait déclaré avait pris fin le 16 octobre et qu'il allait reprendre ses attaques contre les installations pétrolières et l'armée. Depuis trois ans, le Mend livre une "guerre du pétrole" contre les infrastructures pétrolières nigérianes et étrangères dans le sud du Nigeria. Le mouvement, qui affirme se battre pour une meilleure répartition des revenus de l'or noir, avait proclamé un cessez-le-feu de 60 jours jusqu'au 15 septembre, prolongé ensuite de 30 jours.