• Après une offensive de l'armée contre la secte islamiste Boko Haram qui a fait au moins 600 morts, les combats ont cessé le 30 juillet en milieu de matinée à Maiduguri, au nord-est du Nigeria. Selon des témoins sur place, le calme est revenu, mais l'intervention militaire a été sanglante. Plusieurs dizaines d'islamistes radicaux ont été tués. Les combats ont duré cinq jours, entre forces de l'ordre et islamistes, depuis le début des affrontements dimanche 26 juillet. Le calme est revenu, mais il semble encore précaire dans la capitale de l'Etat de Borno.

  • L'Ouganda a déployé des forces de sécurité dans les districts occidentaux de Masaka, Sembabule et Lyatonde après des attaques xénophobes contre des réfugiés rwandais destinées à les inciter à quitter le pays. Selon des statistiques de la police, au moins 70 Rwandais auraient été poignardés ou saignés à mort depuis avril. Selon le HCR, l'Ouganda accueille quelque 17 000 réfugiés répartis dans plusieurs sites.

  • e Premier ministre kenyan, Raila Odinga, a déclaré, mercredi, que le président Mwai Kibaki et lui-même étaient prêts à faire face à la Cour pénale internationale (CPI) pour expliquer les causes des troubles politiques de 2007 qui ont fait 1.300 morts. Les Kenyans exigent que ceux accusés d'avoir planifié les tueries qui ont suivi la présidentielle de 2007 soient jugés par la CPI au lieu d'un tribunal local spécialement mis sur pied à cet effet, malgré l'opposition des politiques. Quelque 200 personnes figurent sur la liste des accusés.

  • Les autorités guinéennes ont saisi à Conakry plusieurs centaines de kilos de substances chimiques susceptibles de servir à des trafiquants de drogue confectionnant de la cocaïne ou à des extrémistes cherchant à fabriquer des bombes artisanales. Selon un rapport du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, il s'agit notamment d'ammoniaque, de méthanol et d'acétone découverts en début du mois en deux endroits de la capitale. Le Délégué régional de l'Office des Nations unies contre les drogues et la criminalité (UNODC), a confirmé que ces substances pouvaient servir à fabriquer des explosifs. Mais il penche plutôt pour la piste d'un laboratoire de fabrication de cocaïne.

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  • Depuis 27 ans qu’il est au pouvoir, Paul Biya a développé au Cameroun un pouvoir basé un accaparement total. Le système démocratique qui sert de paravent n’est qu’un artifice. Mais le totalitarisme est une réalité difficile à masquer dans l’exercice quotidien de la gouvernance. Si la France accueille cette semainele chef de l’Etat camerounais, comme hôte d’honneur et de marque, c’est en faisant simplement jouer sa faculté sélective en matière de respect des Droits de l’homme et de bonne gouvernance. Le Cameroun de la répression et du pillage des biens publics s’efface devant celui des bonnes affaires que symbolisent Total, Fabre et Bolloré, dénonce Olivier Thimonier.

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  • Le ministre tchadien chargé des Droits de l'Homme et de la Promotion des libertés a déclaré le 21 juillet que le Tchad accueille environ 40.000 réfugiés de la République centrafricaine dans le Sud du pays. Avec le conflit du Darfour, Ndjamena a fait face à l'afflux de plus de 120.000 réfugiés et a dû mettre en place en place une Commission d'accueil des réfugiés, chargée de leur octroyer protection et assistance humanitaire.

  • Quelque 22.000 armes ont été récupérées depuis 2005 dans plusieurs provinces de la RD Congo par le Programme Oecuménique de Paix, Transformation des Conflits et Réconciliation (PAREC), a annoncé à Kinshasa le président de cette ONG. Selon lui, 9.565 armes ont été récupérées au Nord-Katanga entre 2005 et 2007, 361 à Bukavu durant une semaine en 2006 et 12.090 armes à feu et de guerre à Kinshasa de novembre 2008 à mai 2009.

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  • Après le pillage de trois de ses bureaux par la milice islamiste des Shebab à Baïdoa, une ville du centre de la Somalie, l'ONU annonce l'arrêt temporaire de ses activités dans la région, malgré une "situation humanitaire critique". Le 20 juillet, des miliciens somaliens appartenant au groupe islamiste radical des Shebab s'en sont ainsi pris aux locaux de l’ONU à Baïdoa, à 250 kilomètres au sud de Mogadiscio, mais également à Wajid, à une centaine de kilomètres plus au nord. Trois agences onusiennes ont été visées par ces pillages : le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau politique des Nations unies pour la Somalie (UNPOS) et le Département de la sécurité et de la sûreté des Nations unies (UNDSS).

  • Les relations entre Pékin et Kinshasa sont au beau fixe. En 2007, le gouvernement a signé des contrats permettant à la Chine d’exploiter les ressources minières congolaises en contrepartie de gigantesques travaux (routes, hôpitaux, chemins de fer), désormais appelés les « cinq chantiers », en référence au programme de reconstruction du président Joseph Kabila. Neuf milliards de dollars?: le montant total des contrats, faramineux, donne un indice sur les attentes réciproques de l’un et de l’autre. En revanche, les expatriés chinois installés en RDC suscitent l’animosité de la population, notamment des commerçants qui subissent leur concurrence.

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  • Plus de 700 personnes ont péri dans les émeutes politico-religieuses de Jos, dans le centre du Nigeria, en novembre dernier, a affirmé le 20 juillet Human Rights Watch, dénonçant "plus de 130 exécutions sommaires" par les forces armées. Les 28 et 29 novembre, à la suite d'une contestation électorale, des violences visant majoritairement la population musulmane d'ethnie haoussa ont embrasé la ville de Jos, située à mi-chemin entre le sud chrétien et le nord musulman du Nigeria. Pendant ces deux jours, chrétiens et musulmans se sont affrontés à la machette, aux armes à feu et même avec des arcs.

  • L'ex-chef rebelle congolais Laurent Nkunda, détenu depuis près de six mois au Rwanda où il a été arrêté le 22 janvier, a demandé au président rwandais Paul Kagame de le libérer, selon un communiqué. L'ex-chef de rébellion du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP), selon ses proches, "été récemment autorisé à rencontrer son épouse". Ils ajoutent qu’il « s'est récemment de nouveau adressé au président de la République (rwandaise, Paul Kagame) ainsi qu'aux ministres des Affaires étrangères, de la Justice et de la Défense, afin d'être libéré sur le champ".

  • L'Algérie, la Libye et le Mali vont "mettre en commun" leurs "moyens militaires pour combattre" l'insécurité dans la bande sahélo-saharienne, liée notamment à Al-Qaïda au Maghreb (AQMI), selon le président malien Amadou Toumani Touré. Le 17 juin, l'armée malienne a affirmé avoir tué 26 "combattants islamistes" en attaquant pour la première fois une base d'Aqmi à la frontière avec l'Algérie, dans l'extrême-nord du pays. Selon elle, des "dizaines" de personnes sont également mortes le 4 juillet dans la région de Tombouctou lors d'affrontements avec Aqmi.

  • Le Soudan a porté plainte devant le Conseil de sécurité de l'ONU contre le Tchad, accusant son voisin d'avoir mené un raid aérien sur le Darfour (ouest) la semaine dernière. N'Djamena a démenti avoir visé le territoire soudanais, disant avoir bombardé des positions rebelles au Tchad. Le 19 juillet, le Soudan a affirmé qu'il restait attaché à la paix avec son voisin tout en avertissant qu'il ne resterait pas sans réagir s'il était menacé. Le Tchad accuse depuis des années le Soudan de soutenir une rébellion qui chercherait à renverser son président Idriss Deby Itno. De son côté, Khartoum accuse le Tchad de soutenir des ethnies minoritaires au Darfour.

  • Le fondateur et dirigeant de l’Union des Patriotes Congolais (UPC), M. Thomas Lubanga Dyilo, devra attendre encore longtemps pour être fixé sur son sort devant la Cour Pénale Internationale. Arrêté depuis le mois de mars 2006, remis à la cour, puis transféré à La Haye, le procès du leader de l’UPC n’a débuté que le 26 janvier 2009, soit près de trois ans après son arrestation. Et, c’est seulement le 15 juillet qu’il a vu le Bureau du Procureur terminer la présentation des éléments de preuve qui le rend responsable des crimes de guerre consistant en la conscription et l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans et de les avoir fait participer activement à des hostilités.

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  • Laurent Nkunda arrêté au mois de janvier 2009 par son ancien allié, le Rwanda, sera-t-il réellement extradé et livré, après près de sept mois d'attente et de tergiversation, aux autorités de Kinshasa? La question est sur toutes les lèvres des RD Congolais en général et des Kinois en particulier. Devant le doute qui plane, le ministre de l'Intérieur congolais a affirmé que la question est sur la table des ministres de la Justice des deux pays, en vue de trouver des modalités pratiques pour une issue satisfaisante.

  • L'Arche de Zoé doit encore s'acquitter d'une dette de 6,3 millions d'euros. Alors que le président tchadien attend que la France mette la main au porte-monnaie, le Quai d'Orsay affirme que c'est l'association qui doit assumer le réglement des 6,3 millions d'euros réclamés par le Tchad. En octobre 2007, six Français membres d'une "association humanitaire", l'Arche de Zoé, avaient été arrêtés au Tchad alors qu'ils tentaient d'exfiltrer vers la France 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins du Darfour.

  • Le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité de l'ancien président du Liberia Charles Taylor a repris le 13 juillet devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à La Haye avec l'argumentation de la défense. Taylor, 61 ans, devrait témoigner pendant six à huit semaines devant le Tribunal. L'ex-président plaide non coupable de onze crimes, notamment meurtre, viol et enrôlement d'enfants soldats. Il est jugé depuis janvier 2008 pour son rôle dans la guerre civile en Sierra Leone qui a fait 120.000 morts entre 1991 et 2001.

  • Il y a une semaine, les responsables politiques kenyans ont affirmé qu'ils mettraient sur pied un tribunal en juillet 2010, et qu'ils enverraient à la CPI les détails de leur enquête sur les violences qui ont suivi les élections présidentielles de décembre 2007. Leur réponse faisait suite à la pression mise par Kofi Annan qui avait fixé comme date limite le mois d'août pour établir un tribunal, faute de quoi il remettrait à la CPI la liste des principaux suspects. Au moins 1500 personnes avaient été tuées et 300 000 déplacées dans les deux mois qui ont suivi les élections.

  • L’acceptation de l’offre d’amnistie par le leader du MEND, Henry Okah constitue un signal fort de la volonté d’une sortie de crise dans le delta du Niger. Cette acceptation induit sa libération immédiate, mais cela passe par une série de mesures juridiques que le ministre nigérian de la Justice et l’avocat du leader militant sont en train de finaliser. Ce dénouement, même s’il ne signifie pas vraiment la fin de la crise du delta, vient renforcer une série de mesures gouvernementales visant à rassurer les combattants et les populations de cette région

  • Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a condamné le 14 juillet à la prison à vie l'ex-préfet de Kigali, le colonel Tharcisse Renzaho, après l'avoir reconnu coupable notamment de génocide en 1994. Il a été condamné notamment pour le massacre de plus d'une centaine de Tutsi tués par des miliciens Interahamwe le 17 juin 1994 à l'église de la paroisse Sainte Famille au centre de la capitale.