• La pression monte sur le gouvernement nigérien et le minier français Areva qui, depuis plusieurs mois, renégocient les contrats d'exploitation des gisements d'uranium de la région d'Arlit, à 1 200 km au nord-est de Niamey. Manifestations étudiantes prenant à partie le président Mahamadou Issoufou - ancien cadre du groupe français - début avril, rapports d'Ong dénonçant les passe-droits obtenus par la compagnie : la colère gronde au Niger. Des mois de négociations sur des concessions minières... et toujours pas d'accord. Une industrie opaque, dont l'Ong Open Society pointe les dysfonctionnements dans un rapport. Quant à Areva, déjà sur la sellette après l'ouverture d'une enquête visant son ancienne dirigeante Anne Lauvergeon et portant sur les conditions du rachat en 2007 d'Uramin (présent en Namibie et en Centrafrique), il se serait bien passé de cette publicité.

  • Quelques milliers de mauritaniens ont pris part, mardi 29 avril, à la marche organisée par le comité de suivi du «Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines». Les marcheurs ont arboré des banderoles portant des slogans comme «Nous voulons une enquête quantitative et qualitative sur le phénomène de l’esclavage» «La terre appartient à celui qui la travaille», «non à l’exclusion continue…», «Jusqu’à quand l’impunité des coupable de délit d’esclavage. Un meeting a été marqué par un discours du président du Conseil national du manifeste des Haratines (Ndlr : Maures noirs), Mohamed Said Ould Homody, dans lequel il a souligné que cette manifestation soutenue par toutes les composantes de la société «marque un tournant décisif dans l’histoire de la société mauritanienne». Il a également rappelé que ce 29 avril 2013 a connu la proclamation officielle de la déclaration des droits politiques, économiques et sociaux des Haratines.

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  • Des dizaines de personnes, pour la plupart des islamistes, ont manifesté mardi 29 avril, à Rabat contre les violences à l'université après de récents affrontements ayant provoqué le décès le d'un étudiant à Fès. Huit étudiants ont été arrêtés au lendemain de ces affrontements et "seront présentés devant la justice", selon un responsable du ministère de la Justice. Les universités marocaines sont souvent le théâtre de violents affrontements entre étudiants de différentes tendances politiques.

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  • Les groupes armés du nord du Mali ont rejeté le plan du ministre malien de la Réconciliation visant à relancer le dialogue entre eux et le gouvernement. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (Hcua), la Coalition du peuple pour l’Azawad (Cpa) et le Mouvement arabe de l’Azawad (Maa) ont accusé le ministre malien d’avoir concocté de façon «unilatérale» un «plan de pourrissement de la situation», qui risque de «coûter très cher» au Mali. Les groupes armés s’interrogent sur «la crédibilité, les missions et les compétences réelles» du ministre, dont ils dénoncent les «manoeuvres dilatoires et inacceptables», «de nature à rompre le fragile équilibre obtenu au prix de tant de sacrifices».

  • Les cinq cents militaires de l'opération Serval, cantonnés au camp Damien-Boiteux, près de l'aéroport de Bamako, plieront bagages d'ici au mois de juin. Estimant terminée la guerre de libération du Mali, Paris ne voit plus l'utilité de conserver un centre de commandement dans la capitale. Plusieurs options sont sur la table, mais ces troupes seront probablement transférées à Gao et à N'Djamena, futurs centres névralgiques du nouveau dispositif français de lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne.

  • Des hommes armés ont attaqué les locaux du Congrès général national, le Parlement libyen, qui s’apprêtait à élire un nouveau chef de gouvernement, mardi 29 avril. Le siège du Congrès est régulièrement la cible d’attaques de groupes armés, comme celle perpétrée le 2 mars, dans laquelle deux députés avaient été blessés par balle. Selon des membres du Congrès, cette nouvelle attaque survient après une dispute entre des protestataires armés et les gardes du Congrès. D’autres avancent que l’attaque a été perpétrée par les partisans d’un des deux candidats, qui auraient reçu des informations sur une possible défaite de leur favori.

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  • Le ton monde entre Nairobi et Mogadiscio après l'arrestation au Kenya d'un diplomate de l'ambassade de Somalie, détenu pendant plusieurs heures. Depuis un mois, les autorités kényanes mènent une campagne d'arrestations massives dans le pays qui selon les organisations des droits de l'homme cible en majorité les personnes de l'ethnie somali. «Une violation sérieuse de l'immunité diplomatique», c'est ainsi que le Premier ministre somalien Abdiweli Sheikh Ahmed qualifie cette détention du consul Syad Mohamed Shire à Nairobi par la police kényane. Il a affirmé dans un communiqué, lundi, sa préoccupation concernant les arrestations de Somaliens, dont, «beaucoup contribuent de manière significative à l'économie du pays». Plusieurs centaines, accusées d'être sur le territoire kényan illégalement, ont été expulsées, des milliers d'autres arrêtées, parfois pendant plusieurs jours.

  • Le président kényan Uhuru Kenyatta a promulgué mardi 29 avril une loi controversée sur le mariage, qui autorise notamment un homme a épouser autant de femmes qu'il le désire, sans le consentement de son ou ses autres épouses, selon la présidence kényane.?Cette loi, destinée "à regrouper les différentes législations relatives au mariage", selon un communiqué de la présidence, avait été adoptée mi-mars par les députés qui avaient alors supprimé du texte la possibilité pour les épouses de s'opposer au mariage de leur mari avec d'autres femmes, à la fureur des députées qui avaient quitté leurs bancs. Le Conseil national des Eglises du Kenya, qui regroupe plus de 40 chapelles et organisations chrétiennes, s'est opposée publiquement à la loi et la Fédération nationale des avocates (Fida-Kenya) a indiqué qu'elle déposerait un recours.

  • Des centaines de ressortissants de la République démocratique du Congo sont rapatriés à Kinshasa, où les autorités parlent désormais de plusieurs dizaines de milliers de rapatriements. Les rapatriements se succèdent quotidiennement depuis que les autorités du Congo-Brazzaville ont lancé le 3 avril l'opération policière "Mbata ya bakolo" ("La gifle des aînés" en lingala) visant les étrangers en situation irrégulière dans le pays, mais tout particulièrement les Congolais de l'ancien Zaïre. Le mercredi 30 avril, la Voix des sans Voix, l'une des principales Ong de défense des droits de l'Homme à Kinshasa, avait accusé le Congo d'expulser de façon "barbare" des ressortissants de la Rdc clandestins ou soupçonnés de banditisme, parlant de "traitements cruels, inhumains ou dégradants", et dans certains cas de "viols, extorsions de biens et brimades".

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  • Attaques de villages, embuscades : la Centrafrique continue de subir quotidiennement les violences d'anciens rebelles et de milices chrétiennes armés jusqu'aux dents, groupes ennemis dont les populations civiles sont les premières victimes. Ces groupes de milices s'en prennent particulièrement aux musulmans pour, disent-ils, venger les chrétiens, majoritaires dans le pays (environ 80%), des graves exactions infligées par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane, lorsqu'elle était au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014.

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  • Malgré l’impressionnant dispositif de sécurité qui protégeait le siège de la Société nationale d’électricité, élèves, étudiants, commerçants et travailleurs ont répondu à l’appel du mouvement « Le balai citoyen ». Un seul objectif a motivé cette forte mobilisation, celui de crier leur ras-le-bol face aux multiples coupures d’électricité à Ouagadougou. Maître Guy Hervé Kam, porte-parole du mouvement, prévient qu’à partir de maintenant, «plus rien ne sera comme avant », avant d’ajouter que ce sit-in est une première étape de leur lutte. Les manifestants ont également demandé plus de transparence dans la facturation de la consommation d’électricité des abonnés.

  • Les services de sécurité de la wilaya d’Annaba ont arrêtés, dimanche, des Marocains accusés de vouloir semer le « chaos » dans l’est-algérien. Le royaume marocain aurait-il envoyé des espions pour semer la pagaille en Algérie ? Chez le voisin algérien, la thèse ne fait aucun doute. Ces arrestations, qui ont eu lieu à la veille de la prestation de serment du président Bouteflika, interviennent dans un contexte d’effervescence en Kabylie. Un quotidien en ligne suggère que ces arrestations auraient pour seul et unique but de faire diversion, afin que les Algériens se concentrent sur autre chose que sur la prestation de serment de Bouteflika qui s’apprête à siéger, tant bien que mal, cinq années de plus sur le trône d’El Mouradia. Le gouvernement de Benkirane n’a, quant à lui, émis aucun commentaire, alors même que de graves accusations sont portées contre les services secrets du royaume. Un silence synonyme d’aveux ou qui équivaut à éviter une énième querelle diplomatique ?

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  • Tout laisse penser que les politiques imposées par les institutions financières internationales ont accéléré le processus conduisant au génocide. Généralement, l’incidence négative de ces politiques n’est pas prise en considération pour expliquer le dénouement dramatique de la crise rwandaise. Seuls quelques auteurs mettent en évidence la responsabilité des institutions de Bretton Woods, qui refusent toute critique à ce sujet.

  • Le génocide au Rwanda doit être considéré comme un cas d’école illustrant la primauté des intérêts politiques et économiques extérieurs sur la défense de droits humains fondamentaux. Ainsi, contrairement à la vision répandue qui ne voit le génocide que comme un événement « africain », il ne peut se comprendre que replacé dans un contexte mondialisé.

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  • Les Etats qui hébergent des réfugiés rwandais ne devraient pas les extrader ou déporter ceux qui fuient l’oppression et la persécution. Au vu des expériences récentes et le manque d’indépendance du système judiciaires rwandais, ils n’auraient aucune chance à un procès équitable. La probabilité de torture et de traitements inhumain est très élevée.

  • Dans mon esprit d’enfant, je trouvais toutes ces histoires confuses. Pourquoi une armée de libération attaquerait-elle des civils ? Et pourquoi ces gens saliraient-ils une si noble mission en faisant la terreur?

  • Aucune opération de recensement ne prenant en compte le critère ethnique, on ignore le nombre d'Algériens noirs. Le Mouvement national algérien, censé représenter l'émancipation de l'Afrique face au colon français, ne comptait nul dirigeant noir. Une note d'espoir, cependant. La visibilité des Noirs algériens s'améliore au fil du temps. Absents des hautes sphères du pouvoir, les Noirs seraient-ils cantonnés aux rôles d'amuseurs publics, balle au pied ou micro à la main ? Ce serait oublier les professeurs de médecine, les avocats reconnus ou les titulaires de chaires universitaires qui sont issus du Grand Sud. Ayant bénéficié, au même titre que les autres Algériens, de la démocratisation de l'enseignement supérieur, les habitants des régions sahariennes trustent même, aujourd'hui, les places de majors de promotion.

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  • Annoncé mort par l'armée tchadienne le samedi 2 mars 2013, le djihadiste Mokhtar Belmokhtar, qui serait en réalité réfugié en Libye, garderait un œil bien ouvert sur le Tchad. Le chef du mouvement armé "Les signataires par le sang" pourrait bien vouloir se venger des forces tchadiennes qui avaient détruit une base djihadiste dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, dans la vallée d'Ametetai, où se trouvaient celui que l'on surnomme "le borgne", et plusieurs autres terroristes, dont certains ont été tués.

  • Coup de balai au sommet de l'armée sud-soudanaise. Un décret présidentiel a été lu à la télévision nationale, le mercredi 23 juin, pour annoncer le limogeage du chef d'état-major, le général James Hoth Mai, et du chef des renseignements militaires, le major-général Mac Paul. Le chef de l'Etat, Salva Kiir, n'a donné aucune explication officielle. Mais ce double limogeage arrive alors que les rebelles ont gagné du terrain dans le nord du pays. Les rebelles se sont en effet emparés de la capitale, Bentiu, mais également du conté de Leer, des champs pétroliers de Mirmir, de Tharjiath et même de la ville de Mayom.

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  • Le Conseil de sécurité a menacé jeudi 24 avril de sanctions ciblées, les responsables d'exactions au Soudan du Sud, exprimant son «horreur» et sa «colère» devant le massacre de centaines de civils à Bentiu (nord) et à Bor (est). Selon la présidente du Conseil, il s'agit «d'envoyer un message sans équivoque». Le Conseil a dénoncé «le ciblage systématique des civils sur une base ethnique» dont s'accompagnent les combats qui opposent depuis la mi-décembre les troupes loyales au président Salva Kiir à celles fidèles à son ex-vice-président Riek Machar.

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