• Le jeudi 7 février, 2.325 personnes, dont 172 hommes, 347 femmes et 1.806 enfants, ont quitté par bateau la localité centrafricaine de Mobay-Mbonga pour regagner celle congolaise de Mobay-Mbongo. Mobay-Mbanga est une localité proche de plusieurs positions du mouvement rebelle Séléka, et notamment de Bambari, une ville stratégique aurifère du centre de la Centrafrique. D'après le commissaire du Nord-Ubangi, qui partage 800 kilomètres de frontière avec la Centrafrique, les tirs de jeudi ont rapidement cessé mais c'est plutôt la peur de l'inconnu" qui a poussé les habitants à trouver refuge en Rdc, chez des proches ou des religieuses.

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  • Les Africains subsahariens continuent d'arriver en masse en Libye pour travailler. Pourtant, les Noirs sont toujours considérés comme des anciens mercenaires à la solde de Kadhafi. L’ancien guide ouvrait ou fermait le robinet migratoire au gré de ses relations avec l’Occident. Kadhafi n’est plus, mais les raisons de l’immigration des Africains du Ghana, du Nigeria, du Niger ou encore du Tchad sont les mêmes: pauvreté et insécurité. Et la Libye, avant comme après la révolution, continue de représenter un eldorado financier. Une journée complète de travail peut rapporter jusqu’à 50 dinars (environ 30 euros), mais ces journées se font rares depuis la fin de la révolution, car beaucoup de chantiers restent au point mort.

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  • Les chambres africaines extraordinaires chargées de juger Hissène Habré au sein du système judiciaire sénégalais ont été officiellement inaugurées le vendredi 8 février 2013 à Dakar. Le procès en tant que tel n'est pas pour tout de suite. Une instruction de 15 mois doit démarrer prochainement. Mais pour les victimes de l'ancien président tchadien - réfugié au Sénégal depuis la chute de son régime en 1990 -, une étape importante est sur le point d'être franchie, après treize ans de feuilleton politico-judiciaire à rebondissements.

  • Quelque 250 étrangers viennent d'être expulsés de Guinée équatoriale. Parmi eux, 18 burkinabè ont été déversés dans la ville de Kye-ossi frontalière avec le Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale. Les ressortissants camerounais et Ouest africains résidant en Guinée-Equatoriale sont pourchassés depuis quelques jours par la police qui les soupçonne d'être responsables du décès d'une dame. Les victimes affirment que les autorités Équato-guinéennes disent qu'ils sont entrés dans leur pays de façon illégale en passant par la ville camerounaise. Une position que ne partagent pas les refoulés dont la majorité avouent être entrée en Guinée par avion en provenance de leur pays d'origine, munis de leurs papiers.

  • La police béninoise a intercepté, mercredi 6 février à Natitingou, ville située à environ 500 km au nord-ouest de Cotonou, 16 enfants béninois, dont dix filles et six garçons, en partance pour le Nigeria, où ils seront destinés aux travaux domestiques et aux petits métiers. Ils ont été retournés à leurs parents respectifs, alors que les convoyeurs, au nombre de quatre ont été présentés au procureur de la République du Tribunal de première instance de Natitingou. Le Bénin est considéré depuis quelques années comme une plaque tournante du phénomène du trafic des enfants en Afrique.

  • Deux semaines après l’arrestation de Charles Blé Goudé, ex-leader des Jeunes du Front Populaire Ivoirien (FPI), la justice ghanéenne vient d’arrêter et d’extrader deux anciens collaborateurs de Laurent Gbagbo. Les anciens collaborateurs de l’ancien président tombent petit à petit dans les filets de la justice. Il s’agit de Jean-Noël Abehi, ex-patron de l’escadron Blindé d’Agban et Jean-Yves Dibopieu, ex-secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire. Le Ghana, pays refuge des anciens amis et ministres de Laurent Gbagbo, a changé de position depuis l’élection, le 7 décembre dernier, du président John Bramani qui souhaite renforcer ses relations avec son homologue Alassane Ouattara.

  • Le ministre malien des Affaires étrangères rejette l’idée d’envoyer des forces onusiennes au Mali. Tiéman Coulibaly réagit ainsi aux propos du vice-président américain Joe Biden favorable à la constitution d'une force de maintien de la paix pour le Mali sous l'autorité des Nations Unies. Selon lui, ‘’le Mali n’a pas de conflit post-électoral, nous n’avons pas de guerre civile, nous avons simplement des forces narco--djihadistes qui ont décidé de détruire notre république’’. Les casques bleus sont des forces d’interposition. Tiéman Coulibaly ne voit pas la nécessité de déployer une force entre les Maliens.

  • A Gao, les lendemains de fête sont difficiles. Après avoir été libérée le 26 janvier, la grande ville du nord-est malien vit désormais dans la peur des attaques isolées. Vendredi 8 février, à l’aube, un kamikaze armé d’une ceinture d’explosifs et se déplaçant en moto a commis un attentat-suicide au niveau d’un check-point gardé par des soldats maliens, à l’entrée nord de la ville. Le kamikaze, dont le corps a été déchiqueté, est mort. Cet attentat (le premier depuis le début de l’intervention française au Mali) a été revendiqué par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Depuis, les habitants de la ville s’inquiètent.

  • Kigali a accusé jeudi 7 février le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) de pratiquer « la politique de deux poids, deux mesures », et menacé de chasser les observateurs désignés par cette institution pour faire le monitoring d'une affaire renvoyée devant la justice rwandaise. Le Rwanda exige que la France, à laquelle le TPIR a confié deux affaires fin 2007, fasse également l'objet d'une surveillance de la part du tribunal international. Le TPIR ou, après sa fermeture, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), se réserve le droit de reprendre une affaire transférée à un pays, si les conditions d'un procès équitable ne sont réunies.

  • A l'occasion de la Journée internationale de tolérance zéro face aux mutilations génitales féminines, le 6 février 2013, l'Organisation jeunesse africaine interpelle les jeunes de tous les pays afin qu'ils usent de leur tact et de leur détermination pour protéger les filles et les jeunes femmes et mettre un terme au cycle infernal de leur excision.

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  • Les autorités égyptiennes ont renforcé la protection de deux figures de l'opposition après la "fatwa" édictée contre eux. Sont notamment visés Mohamed El-Baradei, prix Nobel de la paix, et Hamdine Sabahi, ex-candidat à la présidence. Cette décision a été prise après la publication d'une fatwa par un religieux radical, Mahmoud Chaabane. Ce dernier a appelé à tuer les dirigeants du Front national du salut, principale coalition de l'opposition laïque au président islamiste Mohamed Morsi.

  • La chambre d'appel du Tribunal pénal international pour le Rwanda a acquitté lundi 4 février deux anciens ministres rwandais qui avaient été condamnés à 30 ans de prison en première instance. Justin Mugenzi était ministre du Commerce pendant le génocide des Tutsis de 1994, tandis que Prosper Mugiraneza détenait le portefeuille de la Fonction publique. La chambre a «infirmé leur condamnation» au titre des deux chefs d'accusation et «ordonné leur libération immédiate».

  • Julius Malema est tombé au plus bas. L'ancien président de la Ligue de la jeunesse, expulsé de l'Anc l'année dernière, a désormais perdu tous ses biens, qui ont été saisis par le fisc pour taxes impayées. L'homme politique déchu, connu pour ses goûts de luxe et son train de vie extravagant, se trouverait désormais complètement démuni. Dans les mois qui ont suivi le massacre de Marikana, lors duquel la police sud-africaine a tué 34 mineurs grévistes, Julius Malema avait mené la charge contre son ennemi juré, le président Jacob Zuma. Mais depuis la large victoire de celui-ci au congrès de l'Anc de décembre dernier, son avenir politique paraît totalement bouché.

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  • Les femmes syriennes, qui bien souvent arrivent en Égypte avec les seuls vêtements qu’elles portent, considèrent, pour certaines, que le mariage est l’unique moyen de survie. Ce concept est soutenu par des imams qui encouragent les Égyptiens à se marier avec des réfugiées syriennes, car ils considèrent que ces mariages sont une façon de faire le djihad. Lina Al Tiby, une militante syrienne installée au Caire, dirige un réseau de soutien aux réfugiées syriennes. Elle aide ces femmes à s’adapter à la vie en Égypte et essaye de les convaincre de ne pas laisser la pauvreté les inciter à travailler dans l’industrie du sexe ou à accepter un mariage forcé.

  • Les ministres sénégalais de l’Intérieur et des Forces armées ont combiné leurs forces pour faire face à une éventuelle infiltration des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Cette surveillance accrue a porté ses fruits puisque une dizaines de personnes venant du Mali ont été arrêtées. Les suspects sont pour la plus part des Nigérians et des Maliens issu de la tribu Touareg.

  • Une nouvelle coalition de groupes armés majoritairement basés au Sud-Kivu, dans l'est de la Rd Congo, a annoncé dimanche 3 février sa création, avec pour objectif de renverser le régime du président Joseph Kabila, réélu fin 2011 au terme d'élections contestées. Dans une note rendue publique à Kinshasa, l'Union des Forces Révolutionnaires du Congo (Ufrc) a annoncé sa formation mi-janvier, en se définissant comme un mouvement "politico-militaire". Elle est basée à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

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  • Le dirigeant politique du M23, Jean-Marie Runiga, rejette le rapport des experts de l’ONU car il serait « cruellement partial ». Le rapport, publié en décembre dernier, accusait le M23 d’avoir commis de graves exactions (viols, assassinats, recrutements forcés) en Rdc et appelait l’Onu à revoir les sanctions à son endroit.

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  • La récente exécution en Somalie d’un soldat reconnu coupable de viol et le placement en détention d’un journaliste enquêtant sur des cas d’agression sexuelle ont mis en lumière les violences fondées sur le genre, un sujet longtemps tabou. Le président lui-même a abordé la question. Lors de sa rencontre avec le président Barack Obama à Washington le 17 janvier, Hassan Sheikh Mohamud a indiqué que son gouvernement n’interviendrait pas dans le dossier du journaliste, en dépit des pressions de nombreuses organisations. M. Mohamud a indiqué que la liberté de la presse «ne veut pas dire qu’il est acceptable de ternir la réputation du gouvernement».

  • Frederik Ngubane est né en Afrique du Sud de parents sud-africains il y a 22 ans, mais comme il n’a aucun moyen de prouver ses origines ou sa nationalité, il vit dans l’ombre, en marge de la société. Il ne peut pas voyager, étudier ni obtenir un emploi officiel et il a perdu le compte du nombre de fois où il a été arrêté pour n’avoir pas de papiers. Ni l’Afrique du Sud, ni le Kenya ou l’Ouganda — les deux pays où il a grandi — ne considèrent M. Ngubane comme l’un de leurs citoyens. Il est donc apatride, comme près de 12 millions de personnes dans le monde, selon le Hcr qui a été chargé de réduire ce nombre.

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  • Face au repli des jihadistes, Algérie, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Sénégal ont annoncé avoir pris des mesures pour sécuriser leurs frontières respectives avec le Mali. Depuis le début de la crise au Mali, la sécurisation des frontières est l’une des priorités des cinq pays qui l’entourent. Ciblés par des frappes aériennes françaises, la plupart des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Eddine (Défenseurs de l’Islam) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) ont quitté les grandes villes du Nord-Mali qu’ils contrôlaient depuis neuf mois. Et risquent évidemment de franchir les frontières poreuses avec les pays voisins.