Guinée : les populations méprisent les militaires après les massacres
08.11.2009
Pas facile de porter le treillis dans les rues de Conakry. La population fait ce qu’elle a en son pouvoir pour marginaliser les militaires depuis les massacres du 28 septembre. Passées les premières heures de frayeur, après le massacre du 28 septembre, les habitants de Conakry ont tenté de punir, à leur manière, les soldats jugés coupables des tueries. Leurs armes : l’indifférence et la marginalisation. Les chauffeurs de taxi refusent de les embarquer et au marché les commerçants doublent les prix pour eux. Pour éviter le mépris des populations, les militaires sortent désormais en ville avec leurs tenues dans un sac.