Cameroun : une présidentielle sous haute tension

Au lendemain d’une fusillade sur le pont du Wouri à Douala, la sécurité a été renforcée à tous les points sensibles des principales villes du Cameroun. Jeudi 29 septembre, un groupe de cinq individus en treillis militaires, et portant des banderoles avec des messages hostiles au président Paul Biya, a coupé la capitale économique en deux, paralysant toutes les activités durant la matinée. Dans les rues de Douala et Yaoundé, de petits groupes de deux ou trois gendarmes patrouillent à pied dans les rues, sillonnant les abords des meetings électoraux.