• La police zimbabwéenne a arrêté, le 19 septembre, 83 femmes qui manifestaient devant le Parlement sans autorisation, a annoncé l'avocate de l'association de défense des femmes (WOSA). Les militantes de ce mouvement ont été interpellées après avoir défilé vers le Parlement pour protester contre les problèmes de sécurité et le comportement de la police dans le pays. Initialement, la police a arrêté 25 femmes et les 58 autres se sont rendues volontairement en solidarité avec leurs collègues, indique l’avocate. Selon elle, aucune inculpation n’avait encore été prononcée.

  • Le Soudan veut se débarrasser des rebelles tchadiens présents sur son sol dans le cadre du réchauffement de ses relations avec le Tchad et prévoit pour certains une extradition vers N'Djamena, a affirmé un responsable de la coalition rebelle ANCD. Ainsi une trentaine de personnes devraient être extradées directement vers N'Djamena à la demande du président tchadien Idriss Deby lui-même, le reste doit être éloigné. Selon ce responsable de la rébellion, Mahadi Ali Mahamat, les rebelles tchadiens basés au Soudan font l'objet "depuis deux à trois mois" de la part de responsables soudanais de "sollicitations tendant à (les) désarmer".

  • Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a donné son feu vert à la divulgation de l’identité d’un témoin potentiel dans le cadre de l’enquête française sur le rôle présumé de la veuve de l’ex-président Juvénal Habyarimana dans le génocide des Tutsi en 1994. Désignée par le nom de code FAE lors de son témoignage au TPIR en mars 2004 dans un procès, elle a souhaité témoigner à visage découvert dans le cadre des enquêtes françaises ouvertes contre Agathe Habyarimana et Eugène Rwamucyo, un médecin que la justice française a refusé la semaine dernière d'extrader vers le Rwanda.

  • A peine deux semaines après la signature d'un accord permettant à la Cour pénale internationale (CPI) de mener librement ses enquêtes sur les violences électorales de fin 2007, le Kenya est revenu sur sa décision en demandant au procureur de la juridiction, Louis Moreno-Ocampo, de surseoir à sa mission et de quitter le pays. Selon le juge et ministre des Affaires constitutionnelles, la promulgation de la nouvelle Constitution offre désormais au Kenya des structures fortes et un mécanisme lui permettant de juger les responsables de la violence post-élection de décembre 2007.

  • L’ex-rébellion armée touareg du Niger s’est dite prête "à assurer" la sécurité dans le Sahel, après l’enlèvement, le 16 septembre, de cinq Français, d’un Togolais et d’un Malgache dans le nord du pays, ancien théâtre de ses opérations entre 2007 et 2009. Ces ex-mouvements touareg, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue le 22 septembre à Agadez (nord), ont interpellé, à cet effet, les autorités nigériennes, sous-régionales ainsi que la France et l’Algérie, sur "le sort" de leurs "4.000 ex-combattants abandonnés à eux-mêmes" depuis leur démobilisation en 2009.

  • La Guinée-Bissau, qui ne disposait d'aucune prison digne de ce nom, a inauguré le 22 septembre deux petits établissements pénitentiaires entièrement réhabilités avec l'aide de l'ONU, à Mansoa (35 détenus) et Bafata (45 détenus). La prison centrale de Bissau, située à la périphérie nord de la ville, avait été détruite pendant la guerre civile de 1998-99. Les deux établissements réhabilités doivent permettre de désengorger l'unique centre de détention de la capitale, construit à l'époque de la colonisation portugaise pour accueillir une trentaine de prisonniers, mais qui est surpeuplé et délabré.

  • Les tueries se multiplient au nord-ouest de Bujumbura depuis deux semaines. Le pouvoir attribue officiellement ces crimes à des « bandits », mais semble dans son enquête viser certains responsables de l’opposition. L’armée a été déployée dans la région. L’opposition qui souhaitait s’exprimer sur la question a été interdite de tenir une conférence de presse. Certains observateurs, y compris dans l’armée, soupçonnent un réveil de la rébellion dans cette zone.

  • Que se passe-t-il dans la zone sahélienne ? Dans cette zone vaste comme vingt fois la France, bordée par certains des Etats les plus pauvres de la planète, se joue, dans une totale opacité, une partie géopolitique complexe. C'est là qu'ont disparu les otages français et africains d'Areva enlevés le 16 septembre, et que se déroulent d'importants combats avec ou sans l'armée française... Une situation d'une totale opacité qui ne facilite assurément pas la recherche des otages français et africains, ni la définition d'une stratégie claire dans une zone victime d'une sale guerre.

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  • Les conflits qui embrasent la RD Congo depuis plus de dix ans, avec plus de 5 millions de morts, constituent un des drames les plus effrayants que connaît le monde. Dans ce déchaînement de violence, les femmes subissent les pires formes de violences, crimes sexospéciques et traitements inhumains à propos desquels les faibles réponses, voire les silences de la communauté africaine et interantionales sonnent comme une complicité coupable. Dans ce mémorandum, les femmes RD Congolaises de la Diaspora en Grande-Bretagne dénoncent et interpellent.

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  • Les combats meurtriers qui opposaient l'armée mauritanienne et Al-Qaïda au Maghreb islamique se sont achevés le 18 novembre dans le nord du Mali où seraient par ailleurs détenus sept otages - cinq Français et deux Africains - enlevés au Niger. Deux mois après un raid franco-mauritanien contre une base d'Aqmi dans le désert malien, la France s'est défendue d'avoir participé à ces nouvelles opérations

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  • Six employés d'Areva ont atterri le 18 novembre matin à Paris. Areva et Vinci ont décidé d'évacuer tous leurs expatriés des sites miniers du nord du Niger : ceux d'Arlit, le site où s'est produit l'enlèvement de sept personnes le 16 septembe, cinq Français, un Togolais et un Malgache, mais aussi ceux du site de la future mine géante d'uranium d'Imouraren, à 80 km de là. D'après les résultats de l'enquête menée sur le terrain pour ne pas perdre la piste des ravisseurs, les otages ont été emmenés vendredi dans le désert malien,

  • Environ 300 fonctionnaires ont manifesté le 17 septembre dans les rues de Harare, pour demander au gouvernement d'utiliser les profits de récentes ventes de diamants pour augmenter leurs salaires. Une première vente a eu lieu en août et a permis de générer 30 millions de dollars de revenus (23 millions d'euros). La seconde vente, en septembre, s'est déroulée dans le plus grand secret. Les fonctionnaires zimbabwéens, qui gagnent entre 150 et 250 dollars par mois, réclament des salaires allant de 500 à 600 dollars.

  • Le Commandement général de la police mozambicaine a annoncé le début du procès de plus de 280 présumés auteurs des émeutes à Maputo et Matola.?? Les émeutes, provoquées par la hausse des prix des aliments, ont fait au moins 14 morts et environ 500 blessés, selon les chiffres officiels. Un porte- parole de la police a indiqué que ces personnes faisaient face à la justice pour actes de vandalisme sur des infrastructures privées et publiques au cours des émeutes du début du mois qui ont duré deux jours.

  • Le médecin rwandais Eugène Rwamucyo, soupçonné d'être impliqué dans le génocide de 1994 a été libéré par la justice française. Le Rwanda, qui réclamait son extradition, s'est dit "indigné et déçu". La décision a été prononcé le 15 septembre, mettant ainsi fin à cette procédure. Kigali fustige le "risque de consacrer l'impunité", en dépit de "l'engagement des autorités de l'Etat français, de poursuivre et de punir les responsables du génocide des Tutsi réfugiés sur son sol.

  • Le principal groupe de santé privé en Afrique du Sud, Netcare, son PDG et cinq chirurgiens ont été inculpés le 16 septembre pour avoir transplanté sur de riches Israéliens les reins achetés à des Brésiliens et des Roumains pauvres. Les Israéliens étaient payés environ 20.000 dollars (15.000 euros) par rein, alors que ceux des Brésiliens et des Roumains ne coûtaient que 6.000 dollars (4.600 euros). La police sud-africaine avait ouvert une enquête en 2005 contre un Israélien soupçonné d'être le cerveau du trafic. Ce dernier a accepté récemment de coopérer avec la justice, ce qui a permis de procéder aux inculpations

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  • Plusieurs pays n’ont pas pratiqué d’exécutions depuis plusieurs années, mais la marche vers son abolition reste plus qu’incertaine. Dans ces Etats, plus presqu’aucune loi n’évoque le sujet, mais l’officialisation de l’abandon de cette peine n’est pas clamée. L’exemple récent de la Guinée-Equatoriale où des condamnations à mort ont été encore prononcées et des exécutions extrajudiciaires pratiquées indiquent que certains dirigeants continuent de manier la loi à leur guise. Le président Obiang Nguema ne le confirme pas encore. Mais Amnesty International annonce l'exécution de quatre personnes condamnées le 21 août 2010.

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  • Une enquête d’opinion (Financial Times/Harris Poll) publiée le 7 septembre révèle que la moitié des Européens estiment que les flux migratoires affectent négativement leurs conditions de vie. En Europe occidentale, la palme de l’hostilité revient aux Britanniques?: 64 % d’entre eux sont convaincus que la présence des immigrés a des conséquences fâcheuses, notamment sur l’éducation (66 %) et le système de santé (63 %). Mais les Espagnols ne sont pas en reste?: 67 % d’entre eux pensent que les flux migratoires vers leur pays ont rendu plus difficile la recherche d’un emploi. Et 32 %, qu’ils ont provoqué une baisse des salaires.

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  • Les forces de sécurité sénégalaises continuent de torturer des suspects en détention, parfois jusqu'à la mort, si bien que toutes les personnes détenues sont exposées à de graves violations des droits humains, a fait savoir Amnesty International dans un rapport publié le 15 septembre. Ce document montre que le système de justice sénégalais s'est très peu amélioré au cours des 30 dernières années. Il contient des témoignages de personnes qui affirment avoir été soumises à des décharges électriques, brûlées et asphyxiées pendant leur détention par les forces de sécurité.

  • Un policier et quatre civils ont été tués dans la nuit du 10 au 11 septembre 2010 dans le nord et le centre du Burundi lors de deux incidents attribués par les autorités à « des bandits non identifiés ». Ces nouveaux actes de violence surviennent alors que des rumeurs persistantes font état de la résurgence d'une nouvelle rébellion. On parle de policiers et de soldats qui auraient déserté pour rejoindre le maquis et depuis une semaine, un des anciens chefs militaires des FNL qui avait intégré l'armée régulière burundaise manque officiellement à l'appel. Il aurait été blessé alors qu'il tentait lui aussi de rejoindre le maquis.

  • Joseph Kabila a lancé un message fort à partir de Goma : c'est celui portant interdiction des activités minières dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema. L'opinion congolaise salue, de prime abord, la courageuse démarche du Chef de l'Etat visant à mettre un terme aux pillages de nos richesses qui sommeillent dans l'or, le diamant, le coltan, la cassitérite... enfouis dans le sous-sol de la partie Est du pays. Mais dans cette RDC où personne n'ignore les enjeux cachés de l'exploitation minière, sources de la grande insécurité qui touche les trois provinces précitées depuis 1994, traquer les groupes armés spécialisés dans le trafic illicite des ressources minières équivaut à leur déclarer la guerre.

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