• Les États-Unis ont affirmé le 15 juillet qu'ils imposeraient des sanctions contre davantage de personnes impliquées dans le trafic de drogues en Guinée-Bissau et en Afrique de l'Ouest et ont pressé tous les pays de suivre leur exemple. L'ambassadrice adjointe des États-Unis à l'ONU a appelé à renforcer la lutte contre le trafic de drogues qui déstabilise la région, à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Guinée Bissau, lors de laquelle des responsables ont averti que le trafic de cocaïne menace de déstabiliser encore davantage ce pays d'Afrique de l'Ouest et commence à constituer un problème majeur dans la région.

  • Deux femmes responsables de l’Office Internationale des Migrations ont été expulsées du Soudan. Elles sont accusées d’avoir mené des activités contraires à la nature du travail humanitaire et à l’accord conclu entre cette organisation et le gouvernement soudanais. Les deux responsables expulsées de l’OIM sont une Italienne, directrice du bureau de l’OIM dans l’État du Darfour Sud, et une Espagnole directrice du bureau de l’OIM dans l’État du Darfour Ouest. En mars 2009, le gouvernement soudanais avait expulsé 13 organisations étrangères suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international de la CPI contre le président soudanais Omar el-Béchir.

    Tagged under Sécurité humaine

  • L'ex-chef de l'armée gambienne et sept autres personnes, dont de hauts responsables militaires et des hommes d'affaires, ont été condamnés à mort, le 15 juillet, à Banjul où ils étaient jugés pour une présumée tentative de coup d'Etat en 2009 contre le régime de Yahya Jammeh. La dernière exécution d'un condamné en Gambie remonte à 2007. Parmi les condamnés figurent l'ex-chef de l'armée, Langtombong Tamba, l'ex-chef des services de renseignement Lamin Badjie et l'ex-chef adjoint de la police Modou Gaye.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (Cpi) a fait appel vendredi contre la décision de mise en liberté de l’ancien chef milicien de l’Ituri en République démocratique du Congo (Rdc), Thomas Lubanga, a annoncé le procureur. M. Moreno-Ocampo a demandé que « l’appel interjeté soit suspendu jusqu’à ce que la chambre d’appel se prononce sur la décision de mise en liberté ». Ce qui signifie que l’ex-chef de guerre kinois Thomas Lubanga restera en détention.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Six mois après l’appel à l’aide internationale, les financements censés répondre à la crise alimentaire dans la zone du Sahel se révèlent insuffisants. Près de 47% de la population au Niger, pays le plus touché, est aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire. Plusieurs Ong ont appelé ces derniers jours la communauté internationale à redoubler d’efforts. Pour le FIDA, il faut non seulement répondre à l’urgence de la crise mais travailler à restructurer l’agriculture dans la région. Les derniers chiffres parvenu à l’organisation sont alarmants : près 47% de la population au Niger est aujourd’hui en situation d’insécurité alimentaire.

  • Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), a rejeté les accusations de génocide formulées contre le président soudanais, Omar Al Bashir, par la Cour pénale internationale (CPI), estimant qu'elles sont un recul par rapport aux efforts de paix fournis par le Soudan. La CPI accuse le président Bashir d'actes de génocide contre trois tribus du Darfour, à savoir les Fur, les Masalit et les Zaghawa, en leur infligeant des conditions de vie destinées à créer leur extermination. Selon M. Ping, des enquêtes menées par la commission d'enquête des Nations unies, de la Mission de l'UA au Soudan et de la Mission conjointe de l'ONU et de l'UA au Darfour ont rejeté les accusations de génocide.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Le gouvernement sud-africain a appelé le 12 juillet la police, l'armée et la justice à agir contre les auteurs de violences contre des étrangers, après une série d'incidents qui ont fait craindre une résurgence d'attaques xénophobes telles que celles de 2008. La ministre de la Défense et le ministre de la Police se sont rendus au Cap pour "se renseigner" sur le pillage de boutiques détenues par des ressortissants étrangers, essentiellement africains, dans la province du Western Cape (sud-ouest). Des dizaines d'immigrés se sont réfugiés le 11 juillet dans des commissariats de la province, craignant que les pillages ne soient le début d'une nouvelle flambée de violences xénophobes.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Le fils aîné du défunt président guinéen Lansana Conté (1984-2008), Ousmane Conté, a été remis en liberté le 14 juillet après avoir passé plus de 16 mois en prison pour sa participation présumée au trafic de drogue dans le pays. Cet officier est l'un des nombreux enfants du général Conté, décédé le 22 décembre 2008 de maladie après avoir dirigé le pays pendant 24 ans. Il avait été arrêté en février 2009, deux mois après la prise du pouvoir par une junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara. Exhibé à la télévision, il avait reconnu avoir "été impliqué dans le trafic de drogue", mais avait nié être le parrain du narcotrafic dans la sous-région.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Huit personnes ont été tuées et quarante autres blessées lors de violences au Nigeria, au cours desquelles six mosquées et une église ont été brûlées. Les heurts ont éclaté le 14 juillet dans la ville de Wukari, dans le nord-est de l'Etat, entre des jeunes musulmans et des jeunes chrétiens, au sujet de la construction d'une mosquée dans l'enceinte d'un commissariat de police. Les jeunes chrétiens opposés à cette construction l'ont détruite, et en réponse, de jeunes musulmans s'en sont pris à une église. La violence a ensuite dégénéré.

  • Deux attentats ont frappé dimanche soir des bars de la capitale Kampala, faisant au moins 64 morts et 65 blessés. Les nationalités des victimes n'ont pas encore été communiquées mais l'ambassade américaine sur place qui a d'ores et déjà annoncé la mort d'un de ses ressortissants. Les enquêteurs ne disposent pas à ce stade d'indication certaine sur l'identité des poseurs de bombe. Mais pour le chef de la police ougandaise, cela ne fait guère de doute : la double attaque est liée au conflit somalien. L'Ouganda, qui vit dans une relative stabilité, contribue en effet - avec son voisin le Burundi - à la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Un engagement qui a valu au pays des menaces récentes des insurgés islamistes Shebab, qui considèrent l'Amisom comme une force d'occupation.

  • Le gouvernement de l'Angola se dit ouvert à des pourparlers avec le mouvement séparatiste Flec, dont les dirigeants en exil ont annoncé la fin de leur lutte armée pour le contrôle de l'enclave pétrolifère de Cabinda. Le chef du Front de libération de l'enclave de Cabinda (Flec), Henrique N'zita Tiago, a déclaré le 9 juillet que le combat mené par son mouvement n'était plus viable et a proposé au gouvernement d'ouvrir des négociations à Lisbonne, la capitale portugaise. Le Flec, en lutte depuis plus de trente ans pour l'indépendance de Cabinda.

  • Le ministère marocain de la Justice a élaboré un avant-projet d’amendement du Code pénal. Cete amendement porte sur l’adaptation des dispositions du Code pénale marocain aux conventions internationales en la matière. Autrement dit, il sera en parfaite adéquation avec les conventions internationales sur les droits de l’Homme. Principalement axée sur la présomption d’innocence et sur les droits de la défense, la réforme du Code de procédure pénale va dans le sens d’assurer à la personne mise en garde à vue ou en détention préventive, des garanties renforcées (limitation de la garde à vue à 48 heures, obligation d’informer la famille et possibilité d’un contrôle médical, présence d’un avocat pendant les interrogatoires, limitation de la détention préventive).

    Tagged under Sécurité humaine

  • Floribert Chebeya a été retrouvé mort les mains liées dans le dos début juin à Kinshasa.Sa famille soutient qu’il a été “assassiné”, et qu’il a subi des “tortures”. L’autopsie, réalisée le 11 juin par des experts néerlandais “n’a pas permis de mettre en évidence une cause anatomique certaine expliquant le décès (…)”, indique le rapport. Pour le frère de la victime, cela prouve que la mort de Chebeya été causée par des actions extérieures et qu’il s’agit d’un assassinat par tortures commis par des professionnels.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Les autorités libyennes déclarent avoir commencé à prendre des mesures pour accueillir et intégrer les immigrés clandestins érythréens. Tripoli s'engage par ailleurs à leur "assurer une vie décente ainsi que l'accès à l'emploi en fonction de leurs capacités professionnelles". L'ambassade d'Érythrée en Libye va aussi délivrer des pièces d'identité aux personnes concernées afin de permettre à ceux qui le souhaitent de s'installer en Libye. Quelque, 400 immigrés clandestins érythréens ont été recensés dans les centres de rétention en Libye.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Depuis plus de quatre mois, l’ex-président nigérien Tandja Mamadou et Albadé Abouba sont prisonniers. Ils purgent une “peine” pour un fait qui n’a pas encore été jugé ! Ce qui paraît comme une “détention préventive” n’est en réalité qu’une prise d’otages pure et dure ! Comme si le Niger n’était pas signataire de toutes les conventions qui militent en faveur des Droits de l’Homme !Quel que soit le degré de sollicititude dont ils font l’objet de la part de la junte, aujourd’hui leur égo de citoyens brimés en souffre atrocement.

  • Le Burkina Faso nouvelle terre de prédilection pour terroristes ? C'est ce que craignent certaines chancelleries à Ouagadougou, alertées par les autorités. Cette fin de semaine, les Américains ont rappelé vers la capitale plusieurs de leurs ressortissants qui travaillaient dans le nord du pays. Des conseils d'extrême prudence ont été aussi communiqués le 7 juillet par le Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires étrangères. Ce sont les autorités burkinabés qui auraient fait état de menaces d'enlèvement d'Occidentaux au nord du pays à en croire les informations publiées sur le site internet du Quai d'Orsay. Le Burkina Faso est frontalier avec deux pays plusieurs fois victimes d'AQMI, le Mali et le Niger.

  • Dans un communiqué publié le 30 juin 2010, le ministre de la justice du Sénégal a réitéré l’engagement de son pays à juger Hissène Habré dans le cadre du mandat que le Sénégal a reçu de l’UA. Il a par ailleurs apporté d’autres précisions quant à l’organisation du procès, indiquant l’option retenue de tenir le procès dans la grande salle d’audience du nouveau Palais de justice de Dakar. Afin de s'assurer que ce procès ne perturbera pas le fonctionnement normal de la justice sénégalaise et le travail dans le nouveau Palais de Justice, certains travaux d'aménagement seront effectués, a-t-il ajouté.

  • Alors qu'il refusait jusque-là, le Tchad a accepté que des experts internationaux participent au comité de suivi de l'enquête sur la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh en février 2008. C'est peut-être une petite avancée pour connaître la vérité dans la disparition de cet opposant tchadien. Une disparition qui, selon la commission d'enquête sur les événements de février 2008, serait imputable à l'armée gouvernementale. Pour l'heure, l'enquête des magistrats tchadiens est au point mort.

  • Pour combler le vide au sud mauritanien qui profite aux trafiquants et surtout aux éléments armés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Nouakchott vient de jeter les bases pour la construction d’une ville nouvelle sur ses frontières avec le Mali. Le 28 juin, le président Mohamed Ould Abdel Aziz a lancé le chantier de la nouvelle ville qui sortira bientôt du désert, et qui a été baptisée N’Beïket Lahwach. L’objectif est de maîtriser la situation sécuritaire dans cette vaste zone du territoire mauritanien qui souffre encore d’un vide urbanistique. Le projet comprend le lotissement et l'équipement de 2000 parcelles résidentielles, la construction de bâtiments administratifs, centre de santé, école, etc.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Selon le porte-parole du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), la situation sécuritaire en Somalie continuait de se dégrader, empêchant désormais des milliers de réfugiés de quitter le pays « où ils sont pris au piège ». Le HCR estime ainsi que plus de 200.000 Somaliens ont été contraints de fuir leurs foyers cette année – l'écrasante majorité devenant des déplacés internes, faute de pouvoir quitter le pays.