Algérie : Zéroual, le président qui dit non
Certains voient dans le prédécesseur de Bouteflika l'homme providentiel dont l'Algérie a aujourd'hui besoin. Mais lui, Liamine Zéroual, exclut tout net de reprendre du service à la tête de l'État. «En me proposant de faire un nouveau mandat, vous me faites honneur. Je devrais en principe sauter de joie. Mais je suis triste, très triste pour l'Algérie, que vous me proposiez de revenir au pouvoir après que je l'ai quitté en 1999. Mes enfants, j'ai 72 ans. Même avec toutes les bonnes volontés du monde, un président âgé et malade ne peut accomplir convenablement ses missions. L'Algérie a des jeunes, il faut qu'on leur donne l'occasion de prendre le pouvoir, comme l'a fait Barack Obama», a-t-il déclaré à des jeunes lui demandant de se porter candidat.