Cameroun : Quand l’enclavement tue la production
17.04.2011
Le paysan camerounais améliorerait sa condition de vie et se mettrait plus à la tâche, si déjà il écoulait facilement le peu qu’il produit. Un kilogramme d’oignon vendu à 100 Fcfa sur le marché de Mayo Moskota près de Mokolo (Extrême nord) est livré à 1000 Fcfa dans les grandes métropoles du sud du Cameroun. Les tonnes d’avocats qui pourrissent dans les villages du département des Bamboutos (ouest Cameroun) faute de preneur, sont pourtant très prisées et se ramassent dans les villes avoisinantes comme de petits pains. Seule explication, les pouvoirs publics n’ont pas mis sur pied une véritable politique de construction des voies de communication à partir des bassins de production vers les centres de consommation.