• Au lendemain de son indépendance, le Sénégal a choisi sa réforme foncière surtout par l’auto structuration des terroirs pour répondre aux impératifs socio-économiques du développement. Dans sa conception de la réforme foncière et agraire, le législateur sénégalais a commencé par définir ce qu’il entend par aménagement foncier. Il en résulte que la réforme foncière ne peut être valablement entreprise que si le développement juridique est conçu selon les normes de la pensée juridique africaine. 

  • Un parc zoologique à Hann, quelques baobabs encore debout dans les villages traditionnels à Ngor, Yoff, Yarakh ou Cambérène, ajoutés à de vieux figuiers, autres caïlcédrats et badamiers mal entretenus, le patrimoine vert de la capitale sénégalaise ne cesse de s’appauvrir chaque jour. A Dakar, dont le nom est lié à la présence d’un arbre, le tamarinier, la situation de l’arbre s’aggrave et le risque est grand de voir disparaître pour de bon, les derniers grands arbres comme le baobab.

  • L’Afrique du sud connait la pire sécheresse depuis vingt ans. Un nombre croissant de communes, notamment dans les zones rurales, n'a plus d'eau courante depuis des semaines. Ce week-end, c'est la Fondation de l'ex-président Nelson Mandela qui s'est joint à la campagne. Défis : collecter 50 millions de litres d'eau en trois jours. La sécheresse est causée par le phénomène climatique El Niño, qui perturbe les précipitations, frappe la majeure partie des pays d'Afrique australe. Ce courant chaud équatorial du Pacifique réapparaît tous les cinq à sept ans et affiche cette année une forte intensité. Il devrait persister jusqu'au printemps 2016.

  • Trois personnes ont perdu la vie au Botswana par une vague de chaleur sans précédent qui a frappé le Botswana. Les trois victimes sont décédées dans un hôpital après avoir présenté des symptômes dus à la vague de chaleur, tels qu'une température élevée, des difficultés à respirer et des pertes de conscience, a indiqué Doreen Motshegwa, porte-parole du ministère botswanais de la Santé. Dans certaines zones, il était annoncé que la vague de chaleur allait dépasser les 43,3 degrés Celsius, plus haute température enregistrée dans la capitale de Gaborone en 1944.

  • Le président chadien Idriss Déby n'a pas mâché ses mots lors de la Cop 21 quant au drame environnemental que connaît le bassin du lac Tchad. «La question du lac Tchad est ancienne. A toutes les rencontres sur le climat depuis 20 ans, ce dossier a été évoqué (…) depuis Copenhague, Rio et aujourd'hui Paris. Je ne suis pas sûr que jusqu'à aujourd'hui, nous ayons trouvé des oreilles attentives, tout au moins des actions concrètes.»

  • Lors de sa prise de parole dans le cadre de la grande conférence des Nations Unies sur le changement climatique, le Chef de l’Etat malgache Hery Rajaonarimampianina s’est déclaré porte parole des «600 000 sinistrés climatiques que Madagascar enregistre chaque année». Il précise que ce sont les victimes des destructions des infrastructures sociales et de production, ainsi que de la perte de récoltes par milliers de tonnes, due à l’ensablement des surfaces cultivées. Sur le plan national, la Grande Ile s’est engagée à réduire de 14% ses émissions de gaz à effet de serre et ambitionne d’atteindre l’objectif de réduction de 30%.

  • Planter des arbres pour sauver la planète, c'est la mission que se sont fixés certains Éthiopiens. Au nord du pays, c'est une vraie métamorphose. Il y a quelques années, il n'y avait plus d'arbres. Désormais, le paysage est verdoyant. La terre était nue, mais grâce à la fondation d'un riche homme d'affaires suisse, la région est en train d'être reboisée. En 50 ans, le pays a perdu 90% de sa couverture forestière. Reportage.

  • Le salut des rhinocéros pourrait venir d'où on ne l'attend pas. En Afrique du Sud, pays où ces fascinants animaux à deux cornes sont de très loin le plus nombreux – environ 20 000 individus, soit 80% de l'espèce selon les scientifiques –, la cour suprême de Prétoria a décidé le 26 novembre de lever le moratoire sur la vente de corne de rhinocéros mis en place en 2009 sur le territoire sud-africain. La situation est pourtant brûlante. Au rythme actuel du nombre de spécimens tués chaque année par les braconneurs, les rhinocéros auront disparu d'Afrique du Sud à l'horizon 2020.

  • En proposant un appui technique et des débouchés rémunérateurs, la société Comaco offre aux communautés rurales de la vallée de la Luangwa, en Zambie, une alternative durable au braconnage et au défrichage. Les pots de beurre de cacahuète flanqués du logo d’éléphant de la marque «It’s wild» – également présente sur onze autres produits (riz, céréales, miel… ) – sont vendus à travers la Zambie. À l’autre extrémité de la chaîne : un nombre croissant de familles rurales arrivent ainsi à joindre les deux bouts. Et déposent les armes : en treize ans, plus de 2 200 armes à feu et 80 000 pièges ont été récupérés auprès de 1 500 anciens braconniers de la vallée de la Luangwa.

  • Les forces de sécurité tanzaniennes ont saisi dans la nuit de mardi 17 au mercredi 18 novembre, à l’aéroport international de Dar es Salaam un chargement de 201 tortues à destination de la Malaisie, annonce un communiqué du ministère des Ressources naturelles et du Tourisme.? Les suspects sont deux Tanzaniens qui, selon leurs billets d’avions, se rendaient en Malaisie, ajoute le communiqué, précisant que les tortues étaient cachées dans cinq valises. À l’échelle internationale, une grande partie des tortues est exportée illégalement vers l’Asie, surtout l’Asie du Sud-est, mais aussi vers les États-Unis en transitant soit par l’Asie, soit par l’Afrique. Des pays asiatiques utilisent des parties de la tortue à des fins médicales ou autres, mais pour l’essentiel, ils en font un animal de compagnie.

  • L’Agence de protection de la faune au Kenya (KWS) a promis de détruire l’ensemble du stock d’ivoire du pays, provenant de plusieurs milliers d’éléphants et évalué à 137,4 tonnes. Le président kényan Uhuru Kenyatta avait brûlé en mars à Nairobi 15 tonnes d’ivoire, le plus important volume jamais incinéré en Afrique. Le kilo d’ivoire en Chine et en Asie du sud-est se négocie à plus de 2 000 dollars (1 770 euros), ce qui signifie que le stock dont dispose le Kenya a une valeur marchande d’environ 280 millions de dollars (260 millions d’euros).

  • Le commerce extérieur du Ghana est largement alimenté et soutenu par l’industrie minière. Le Ghana a extrait 3,1 millions d’onces d’or (plus de 87 tonnes) en 2014, pour des recettes d’exportation de plus de 3 milliards de dollars. Même si le secteur a largement participé à améliorer l’économie nationale, l’heure est venue d’admettre que nous avons perdu des ressources naturelles, à jamais. Aujourd’hui, le fleuve Pra, qui alimente en eau la population et les animaux de la brousse, est contaminé par le cyanure et autres produits chimiques dangereux. L’industrie minière étant très gourmande en eau, l’activité rend le changement climatique encore plus infernal.

  • L’Agence nationale de l’environnement en Gambie (NEA) a mis en garde contre la contrebande de sacs en plastique, assimilant cette pratique comme une violation des lois du pays. La NEA a fait remarquer que certains commerçants continuent d’introduire frauduleusement des sacs en plastique dans le pays, en dépit de l’interdiction de la vente et de l’utilisation du produit pour des raisons de santé. Le communiqué a averti que toute personne reconnue coupable ferait face à la loi dans toute sa rigueur. Il met également en garde les vendeurs de glace et d’eau fraîche contre l’utilisation de sachets en plastique. Le gouvernement gambien avait imposé en juillet dernier, une interdiction totale de la vente et de l’utilisation de sachets plastique dans le pays, sous quelque forme que ce soit.

  • Très prisé en Asie, le kevazingo fait l'objet de toutes les convoitises. Cette essence gabonaise vaut de l'or pour les pillards. Et la protection des permis forestiers semble loin d'être assurée. C‘est l’arbre sacré, celui qu’on surnomme le roi de la forêt. Au Gabon, sa puissance mystique a longtemps protégé les villages isolés de tout, disent les anciens. Mais aujourd’hui, la survie du kevazingo, ou oveng, en fang, est menacée par l’exploitation illégale intensive. Le Gabon est l’un des principaux exportateurs de cette essence rare d’Afrique centrale, avec près de 18 000 m3 exportés chaque année.

  • La sécheresse causée par le phénomène climatique El Niño est la pire que connaît le pays depuis 1982. Situé près de la frontière du Botswana, le lac artificiel de Molatedi, le plus grand de cette province qui héberge 3,7 millions d’habitants, est vide à 95%. Sur la terre craquelée, des centaines de vaches errent à la recherche des dernières mares, d’un ultime brin d’herbe. Dans le Nord-Ouest, l’absence de réelle saison des pluies depuis 2010 a vidé les réserves d’eau. Selon l’association sud-africaine des producteurs de viande rouge, 40.000 vaches sont déjà mortes dans le Kwazulu-Natal (sud) et plus de 10.000 dans l’Etat Libre (centre). Les conséquences pour l’Afrique du Sud mais aussi pour toute la sous-région qui importe le maïs produit dans le Nord-Ouest pourraient rapidement devenir dramatiques, cette céréale constituant l’alimentation de base de nombreux habitants.

  • Plus de 90 000 personnes dans le sud de la Somalie ont été touchées par d'importantes inondations qui durent depuis plusieurs semaines dans le pays, poussant près de la moitié de ces personnes à quitter leurs foyers, a indiqué l'Onu. La Somalie est régulièrement touchée par ces intempéries, mais des experts climatiques ont également mis en garde sur les risques d'inondations provoquées par le phénomène climatique El Niño qui est un grave épisode météorologique se traduisant aussi bien par des sécheresses que par des inondations et qui survient tous les deux à sept ans.

  • L’Agence nationale de météorologie de l’Éthiopie a averti que des pluies inhabituelles supérieures à la normale pourraient survenir en novembre et causer des crues soudaines dans certaines parties du pays. Selon les prévisions météorologiques pour le mois de novembre, de fortes précipitations pourraient provoquer des inondations dans certaines parties du sud de l’Ethiopie et des Etats régionaux de la Somalie. Des pluies hors-saison ou anormalement abondantes sont également attendues dans le nord, le nord-ouest, l’est et le centre du pays. Estimant que cela pourrait causer des dommages sur les récentes récoltes, l’Agence a exhorté les agriculteurs à stocker leurs récoltes dans des endroits sûrs.

  • Rien ne les arrête quand ils partent à la recherche de points d’eau. Les éléphants du parc national de Huange au Zimbabwe sont très nombreux à entrer au Botswana. La sécheresse a causé des dommages dans la région. Les étangs sont à sec. Le Botswana se dit très préoccupé. Cette migration massive d'éléphants intervient au moment où le pays est en proie à une vague de chaleur. Le parc de Huange d’où viennent ces éléphants est l’une des zones les plus chaudes du Zimbabwe. Les forages défectueux du parc et les étangs d’eau qui sont à sec ont forcé les éléphants à migrer en grand nombre au Botswana voisin. Si les autorités botswanaises s’inquiètent, c’est que leur pays a déjà du mal à gérer la surpopulation de ses propres pachydermes.

  • Le gouvernement français n’a jamais caché que son choix de mettre l’accent sur les « solutions » visait aussi à faire de la publicité pour les produits et les technologies des entreprises tricolores. Les sponsors de la Cop21 et les partenaires de Solutions Cop21 se recrutent d’ailleurs dans leur immense majorité parmi les grands noms du Cac 40, qui n’ont pas manqué de sauter sur l’occasion.

  • Onze éléphants sont morts à la suite d'un empoisonnement chimique dans le parc national de Hwange (ouest du Zimbabwe) et dans la réserve de Deka (qui jouxte le parc), et trois autres se sont empoisonnés dans une décharge, a annoncé la porte-parole des autorités des parcs naturels du Zimbabwe. La police a arrêté cinq hommes suspectés d'être impliqués dans la mort de ces animaux. Le braconnage est fréquent dans les parcs nationaux zimbabwéens où les éléphants et les rhinocéros représentent les principales cibles. L'an dernier, plus de 100 éléphants avaient été empoisonnés au cyanure pour le braconnage de leur ivoire.