• Des militants de Greenpeace ont été battus et arrêtés mardi 29 mai à Johannesburg après avoir demandé un arrêt des discussions visant à étendre l'activité nucléaire sur le continent africain. Les militants vêtus de combinaisons d'urgence nucléaire ont déversé des sacs sur lesquels il était marqué 'déchets nucléaires' et ont placé des barils ressemblant à ceux contenant des produits nucléaires à l'entrée du bâtiment abritant la Société pour le développement industriel (IDC) à Sandton, Johannesburg, en Afrique du Sud, pour mettre en évidence les dangers liés à l'énergie nucléaire.

  • Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe a souligné mardi 29 mai la nécessité de remplacer le charbon par d'autres sources d'énergie, et en particulier par l'énergie nucléaire. C'est dans cette perspective que son pays construira une grande centrale nucléaire. D'après son plan de ressources intégré, le gouvernement vise à augmenter la production nucléaire à 9,6 GW d'ici à 2029. Mardi, le groupe de protection de l'environnement Greenpeace Africa a lancé une manifestation de protestation contre le développement de l'énergie atomique en Afrique du Sud.

  • Le Menabe, région située dans le Centre-Ouest de Madagascar, est en proie depuis deux mois à une féroce invasion de criquets. Selon la direction régionale du développement rural (DRDR), neuf communes sont particulièrement touchées par le phénomène. La situation à Mahabo et Imanja, villes productrices de riz, inquiète les autorités locales qui craignent une famine. Les criquets menacent en effet les rizières et les champs de manioc. Cette invasion de criquets serait liée à l’éclosion des larves de sauterelles causée par les vingt-deux jours de pluies incessantes dans la région au mois de février. Une pulvérisation terrestre pour éliminer l’invasion aurait été tentée mais sans succès.

  • Quelque 60% des sénégalais n'ont pas accès à l'énergie alors que les sources d'énergies renouvelables sont bon marché, en attestent que 95% des matériaux de fabrication pour la filière éolienne sont disponibles au Sénégal. C'est pourquoi, dans le cadre des activités pédagogiques de la Coopération française, en partenariat avec le ministère de l'Education nationale, le Sénégal va bénéficier de quatre projets sur les énergies durables à Dakar, Saint-Louis, Ziguinchor et Tambacounda à l'initiative du projet d'Africa express. En perspective du sommet de Rio+20 qui se tiendra au mois de juin au Brésil, le développement des énergies renouvelables ne cesse d'occuper les sujets de discussion dans les États africains. A cet effet, une évolution remarquable est notée sur les ressources de développement durable.

  • WWF, la fondation la plus réputée et active sur la protection de la biodiversité, se penche sur le projet SOS Virunga. Le Virunga est le parc animalier le plus ancien qui existe en Afrique. Il fût crée en 1925 et se situe dans l’est de la République démocratique du Congo. C’est la variété du climat qui fait du parc national des Virunga un écosystème des plus exceptionnels. L’association a lancé une campagne nationale, « SOS Virunga’’ pour que le groupe français Total change sa politique de prospection pétrolière qui consume à petit feu ce parc classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.

  • Une caméra placée dans une forêt au Cameroun a capturé une scène assez rare pour être signalée : un groupe de huit gorilles de la rivière Cross, l’une des espèces animales les plus rares, dans son habitat naturel. Ces gorilles, qui vivent au Cameroun et au Nigeria, sont estimés à moins de 200 aujourd’hui dans le monde, ce qui en fait l’espèce de gorille la plus menacée dans le monde. Très timides, ces gorilles fuient à la moindre trace d’homme, ce qui explique le manque de vidéos de leur espèce. Leur chasse pour leur viande de brousse conjuguée à une perte de leur habitat naturel a conduit à leur baisse en nombre. Pour la protéger de l’extinction, le Cameroun a créé le Parc national de Takamanda en 2008.

  • Dix jours d'occupation par les troupes de Juba, des bombardements de Khartoum en représailles: la question de la responsabilité des dégâts causés au site pétrolier de Heglig, à la frontière contestée entre les deux Soudans, reste posée. Juba et Khartoum se sont mutuellement accusés des importants dommages subis par le site, qui assurait à Khartoum la moitié de sa production nationale (soit entre 50.000 et 55.000 barils par jour) jusqu'au 10 avril, date de sa capture par des troupes sudistes.

  • L’accès égal pour tous les citoyens au droit de posséder des terres et des biens est crucial au développement économique d’un pays, selon les responsables du Millenium Challenge Corporation ou MCC (une agence de développement du gouvernement des Etats-Unis). La MCC a organisé un forum sur le thème du droit de propriété le 23 avril à Washington. A la fin de décembre 2011, la Société avait investi environ 259 millions de dollars en tout dans des projets liés aux droits de propriété dans une dizaine de pays africains.

  • Une secousse sismique légère de 2,6 sur l'échelle de Richter a été enregistrée le 3 mai dans le district oriental de Zomba, au Malawi, semant la panique au sein de la population. Selon un géologue, il s’agissait d’une secousse mineure et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. En décembre 2009, deux séismes, respectivement de 5,2 et 6 sur l'échelle de Richter, avaient frappé le district frontalier de Karonga, au nord du Malawi, faisant deux morts et plusieurs blessés et déplacés.

  • Le gouvernement camerounais préfère désormais le bâton à la carotte. Le ministre de l’Environnement de la protection de la nature et du développement durable a publié il y a une semaine une liste de cent trente-neuf multinationales, mais aussi des entreprises nationales sanctionnées pour pollution de l’environnement. Le principe du "pollueur-payeur" ainsi appliqué rentre dans la loi de 1996 sur l’environnement. En vertu de celle-ci, « toute personne qui, par son action crée les conditions de nature à porter atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination dans les conditions propres à éviter les dits effets ».

  • Que ce soit au Gabon, au Cameroun, au Nigeria, au Congo ou encore en Côte d’Ivoire, l’Afrique est le nouvel eldorado de la culture du palmier à huile. Au Liberia, des contrats de plus de 3 milliards de dollars ont été signés entre 2009 et 2011 pour la création de près de 600 000 hectares de plantations. À travers tout le continent, plus de 2,5 millions d’hectares de terres cultivables ont déjà été attribuées aux groupes internationaux. Massivement utilisée dans l’agroalimentaire (chocolat, biscuits, huile de table), dans les cosmétiques et dans l’énergie (biocarburants), l’huile de palme est pourtant contestée en Occident, notamment par les ONG environnementales. De fait, l’Indonésie et la Malaisie, qui représentent à elles seules 85 % de la production mondiale, sont obligées de durcir leurs législations foncières pour préserver leurs forêts…

  • La République démocratique du Congo (RDC) en conflit avec l’Angola sur la possession du bloc 15 du plateau continental congolais dont la production pétrolière journalière s’élève à 600.000 barils et qui ne profite aujourd’hui qu’à l’Angola. Cette capacité journalière représente une importante source de revenus qui aurait bien pu aider la RDC à financer son budget qui a pour point de mire le social. Ne s’étant pas conformée à la convention de Montego Bay, qui exigeait que des lignes perpendiculaires soient tracées pour la détermination des frontières maritimes des Etats, la RDC ne peut que s’en vouloir de s’être contentée de ses 17 Km laissant ainsi à l’Angola et à certaines multinationales le luxe d’exploiter le pétrole qui se trouvait dans des espaces non occupés.

  • Le braconnage fait des ravages chez les grands animaux d’Afrique, les rhinocéros, les éléphants, les lions et les tigres connaissant un grand déclin de leur population ces dernières années. Ce phénomène est largement expliqué par la présence de marchés d’ivoire non régulés dans et près des pays où les populations d’éléphants sont en déclin. Le nombre total d’éléphants est aujourd’hui estimé à environ 450 000 individus. Les rhinocéros connaissent également une situation préoccupante.

  • Des scientifiques britanniques ont estimé à quelque 0,66 million de km3 le volume total des eaux souterraines en Afrique, soit plus de cent fois la ressource annuelle en eau renouvelable du continent et vingt fois la réserve d'eau douce des lacs africains. Pour quantifier les réserves aquifères à l'échelle du continent et en réaliser la cartographie, les chercheurs ont réalisé une vaste compilation des cartes et différentes publications et données existantes. Ils ont ainsi estimé à 0,66 million de km3 le volume total des eaux souterraines en Afrique (dans une fourchette allant de 0,36 million à 1,75 million), sachant qu'elles ne sont pas toutes exploitables. Leurs résultats mettent en évidence "une distribution inégale des eaux souterraines à travers le continent".

  • L’absence d’infrastructures d’assainissement coûte près de 5,5 milliards de dollars par an à 18 pays africains, selon un rapport publié par le programme Eau et assainissement de la Banque mondiale. La défécation en plein air représente à elle seule près de 2 milliards de dollars de pertes annuelles dans ces 18 pays. L’étude montre que les coûts d’un mauvais assainissement sont inéquitablement distribués, le fardeau économique le plus lourd pesant disproportionnellement sur les plus pauvres.

  • D’après un communiqué gouvernemental du 18 avril, le Cameroun a sanctionné un total de 139 entreprises opérant dans le pays et infligé des amendes 500 000 à 25 millions de francs CFA, tout en promettant des suites judiciaires aux sociétés incriminées. Parmi les entreprises visées, on retrouve des entreprises publiques comme la Société immobilière du Cameroun, Bolloré Africa Logistics et d’autres sociétés françaises installées dans le pays.

  • Moins d'un an après l'indépendance du Soudan du Sud, le contrôle des ressources naturelles, notamment pétrolières, attisent les tensions avec le Soudan. Depuis quelques jours, les deux pays sont au bord de la guerre. Le 10 avril, l'armée sud-soudanaise a lancé une offensive d'envergure et a pris très facilement le contrôle militaire de Heglig. Le parlement soudanais a ensuite déclaré le Soudan du Sud comme "ennemi".

  • Des scientifiques britanniques ont estimé à quelque 0,66 million de km3 le volume total des eaux souterraines en Afrique, soit plus de cent fois la ressource annuelle en eau renouvelable du continent et 20 fois la réserve d'eau douce des lacs africains. Plus de 300 millions d'Africains n'ont aujourd'hui pas accès à l'eau potable. Seulement 5% des terres arables du continent sont irriguées. Leurs résultats montrent que dans de nombreuses régions d'Afrique, il y a suffisamment d'eau souterraine pour alimenter en eau potable la population locale grâce à des pompes manuelles (entre 0,1 et 0,3 litre par seconde).

  • Le gouvernement guinéen a installé 7.000 lampadaires solaires dans les 33 préfectures du pays, pour résoudre le problème de l'éclairage public. Au niveau de Conakry, 24 groupes électrogènes de 100 mégawatts viennent d'être réceptionnés au port de Conakry. Des groupes qui seront installés au niveau de la centrale thermique de Tombo I, avec une capacité de 24 mégawatts, ainsi qu'au niveau de Tombo II. Les autres groupes électrogènes seront installés à Kipé, dans la banlieue de Conakry, ce qui facilitera la production de courant électrique destiné aux ménages de la capitale.

  • Le Mozambique a augmenté sa participation dans la société hydroélectrique de Cahora Bassa (HCB). Le barrage avait été construit sur le Zambèze vers les années 1970 par les colons portugais. Le Mozambique devra payer 42 millions de dollars US à son ancien colonisateur. Il dispose d’un délai de 5 mois pour le faire. Le Mozambique détient à présent 92,5 % des parts de la société hydroélectrique. A l’origine, le pays ne détenait que 8 %. En 2007, le Mozambique a dû verser 700 millions de dollars au Portugal pour que ses parts atteignent 85 %.