• Contributor | Gouvernance

    Chérif Moumina Sy, un des personnages clé de la transition au Burkina Faso après la chute de Blaise Campaoré, ne s’est pas laissé impressionner par le coup d’Etat du 17 septembre. A peine le président de la transition Michel Kafando et le premier ministre Isaac Zida ont-ils été séquestrés par des troupes d’élites à Ouagadougou que Chérif Sy, ancien journaliste, s’est déclaré chef d’Etat par intérim en appelant à la résistance face aux putschistes. Portrait…

  • Contributor | Gouvernance

    Le président burkinabé renversé par un coup d'Etat il y a une semaine a annoncé avoir repris les rênes du pouvoir le 23 septembre, un grand pas en avant vers une sortie de crise à Ouagadougou, où un accord conclu entre soldats loyalistes et putschistes a fait baisser la tension. Le putsch avait porté un brusque coup d'arrêt à l'organisation d'élections générales prévues en octobre, censées clore la période de transition ouverte par la chute de l'ex-président, chassé par un soulèvement populaire en octobre 2014. Si le retour de M. Kafando est désormais acté, les chefs d'Etat de la Cedeao doivent encore résoudre des questions cruciales pour la sortie de crise. Quid de l'amnistie demandée par les putschistes, alors qu'au moins 10 manifestants ont été tués et des dizaines d'autres blessés en une semaine? Que deviendra le Rsp, armée dans l'armée, dont la société civile et le Premier ministre issu de ses rangs, le lieutenant-colonel Zida demandaient la dissolution ?

  • Contributor | Gouvernance

    L’inquiétude des sympathisants de Patrice Talon est à son paroxysme. L’élection présidentielle de 2016 s’approche sans l’ombre, sur le territoire national, de leur favori de l’heure. A cinq mois de la présidentielle pour laquelle il fait l’objet de toutes les sollicitations, le magnat du coton au Bénin, exilé depuis trois ans en France, n’est toujours pas revenu au bercail. L’attente de ses supporters, depuis le mois d’août, commence par être très longue.

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  • Contributor | Gouvernance

    La récente mise à l'écart par le président Bouteflika du puissant chef des services de renseignements, en place depuis plus de 25 ans, défraye la chronique de par l'aura mythique attribuée à ce corps de l'armée qui a toujours été considéré comme l'épine dorsale du régime. Les avis des observateurs et acteurs de la scène politique restent mitigés sur la lecture qui doit être donnée à cet événement. Certains y voient un nouvel épisode dans un éternel recommencement de la guerre des clans qui, à la veille de l'indépendance, avait déchiré le Front de libération nationale et dans laquelle l'armée, avec à sa tête l'ancien président Houari Boumediene, a joué un rôle décisif.

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  • Contributor | Gouvernance

    Une semaine après le limogeage du général Toufik, chef du renseignement en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika a renvoyé, le lundi 21 septembre 2015, le procureur général de la Cour d’Alger Belkacem Zeghmati. Une décision qui intervient à la suite d’un mouvement restreint dans le corps des présidents de cours de justice, des procureurs généraux ainsi que des présidents de tribunaux administratifs décidé par le président algérien. Il lui est reproché d’être impliqué dans de multiples affaires qui ont terni l’image de la justice algérienne. L’ancien procureur général de la Cour d’Alger a joué un rôle qui a suscité la polémique dans l’affaire du Port d’Alger où des entrepreneurs algériens ont été condamnés à la prison sans avoir bénéficié d’un procès équitable.

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  • Contributor | Gouvernance

    Un tribunal sud-africain a procédé, le 21 septembre, à la vente d’une propriété du gouvernement zimbabwéen située dans la ville du Cap pour indemniser 77 fermiers zimbabwéens blancs expropriés lors de la réforme agraire lancée par le président Robert Mugabe dans les années 2000. Ces fermiers tentent depuis plusieurs années d’obtenir réparation pour la saisie de leurs terres. En 2000, le tribunal de la Communauté de développement de l’Afrique australe leur a donné raison, jugeant ces expulsions sans indemnisations illégales et racistes, et ordonnant à Harare de payer des compensations. Le jugement a été ignoré, avant que l’affaire ne soit portée devant la justice sud-africaine qui a saisi la propriété au Cap. La victoire des 77 fermiers zimbabwéens est plutôt symbolique, puisque la vente de cette propriété appartenant au gouvernement zimbabwéen couvre tout juste leurs frais d’avocat.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le mercredi 23 septembre, la Cour suprême du Rwanda a examiné la requête du Parti démocratique vert. Cette petite formation d'opposition rwandaise tente d'empêcher en justice une réforme de la Constitution pouvant permettre à Paul Kagame de briguer un troisième mandat en 2017, alors que le texte fondamental actuel le lui interdit. Dans un pays souvent critiqué en matière de liberté d'expression et d'espace politique, toutes les autres formations politiques du pays se sont prononcées en faveur d'un maintien au pouvoir de Paul Kagame.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le chef de l’Etat du Burundi, Pierre Nkurunziza, a mis sur pied une Commission nationale de dialogue inter-burundais, suite à une demande incessante de la communauté nationale et internationale pour un dialogue inclusif et sincère devant permettre de débattre des problèmes sociopolitiques et sécuritaires qui ont suivi les dernières élections. Parmi les membres de cette commission, trois seront issus des confessions religieuses, trois des partis politiques ou acteurs politiques membres du parlement, deux proviendront des partis politiques extraparlementaires, deux de la société civile, un de l’ethnie des Batwa, un des Forces de la défense nationale, un de la police nationale, un de la magistrature et un du Forum des Jeunes. La Commission est placée sous la tutelle de la présidence de la République. Le décret précise également que la commission a pour mission de conduire le processus de dialogue inter-Burundais dans tout le pays et à tous les niveaux.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les ex-putschistes du Burkina Faso ont réclamé des garanties de sécurité pour eux et leurs familles avant de rendre les armes, a annoncé un haut gradé du Régiment de sécurité présidentielle, unité d’élite de l’armée, à l’origine du putsch. Ce militaire a également déclaré que «les hommes se sont catégoriquement opposés à tout désarmement, ils ont rencontré une délégation de l’Etat major de terre pour poser le problème de leur sécurité et de celle de leurs famille, ils n’ont eu aucune garantie sur ce problème».

  • Npa | Gouvernance

    Pour que la population au Burkina Faso puisse s’exprimer librement, il faut que l’impérialisme cesse tout soutien aux divers clans de l’oligarchie qui domine le pays.

  • Odj | Gouvernance

    Cet énième coup d’Etat militaire qui, du reste, contient les germes d’une guerre civile réactionnaire, est un véritable recul démocratique et une remise en cause des acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2015.

  • Ensemble ! | Gouvernance

    La condamnation du coup d’Etat au Burkina est unanime. Ces condamnations doivent être suivies d’actes concrets.

  • Les Burkinabè ne s’opposent pas seulement au pouvoir personnel, qu’il soit militaire ou civile, ils souhaitent également voir s’établir au Burkina Faso, une société de justice, d’équité, de reddition des comptes et de paix.

  • L’ancien président du Burkina Faso a rendu public le 21 décembre un message. «J’accepte d’avance toutes les vexations qui vous paraîtront nécessaires. Mais de grâce, restez unis», écrit-t-il.

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  • Contributor | Gouvernance

    Dans cette déclaration, l’Union d’action syndicale explique pourquoi elle n’a pas participé aux négociations de la Cedeao.

  • Le coup d'Etat au Burkina Faso n'est pas tout à fait une surprise. La crise était annoncée car ce Régiment de la sécurité présidentielle (Rsp), ses officiers et Gilbert Diendéré qui les contrôlaient sentaient leur fin proche s'ils ne tentaient pas quelque chose avant les élections qui étaient prévues pour le 11 octobre.

  • Macky Sall et Yayi Boni retournent chez eux peinard, mission d’enfumage accompli. Le Rsp est toujours bien en place et il n’a même pas été proposé de le mettre au moins sous le commandement direct de l’État Major général des armées. Ils n’ont rien dit sur les morts qui s’entassent à la morgue ni sur les dizaines de blessés graves qui manquent de tout.

  • Si nous tolérons cette forfaiture inacceptable à cause de notre peur, autant changer le nom du pays ! Parce que le Burkina ne sera plus ! Elle sera morte et enterrée avec notre honneur et notre dignité due à la patrie. Tant pis pour le peuple lui-même, s’il accepte voir ses bourreaux se frayer le boulevard pour revenir marcher sur lui. Nous intellectuels dignes, ne serons pas témoins de cela…

  • Survie | Gouvernance

    Nous nous interrogeons sur les conditions qui ont permis aux militaires restés proches de Compaoré de renverser la transition. Ce renversement intervient après l’invalidation par le Conseil constitutionnel des candidatures aux prochaines élections du 11 octobre de ceux qui avaient soutenu le projet de tripatouillage de la Constitution par lequel Compaoré comptait rester au pouvoir.

  • Contributor | Gouvernance

    Après une nuit d’incertitudes, un représentant des militaires putschistes a annoncé, jeudi 17 septembre à la télévision burkinabée, la destitution du président intérimaire, Michel Kafando, la dissolution du gouvernement et la création d’un Conseil national de démocratie.Dans la foulée, ils ont désigné Gilbert Diendéré, ancien chef d’état-major et bras droit de Blaise Compaoré, à la tête de cet organisme censé organiser les éléctions qui mettrait un terme à la transition commencée avec la chute de l’ancien régime, en octobre 2014.