• Pour organiser le procès de l‘ancien dictateur tchadien, exilé à Dakar depuis 1990, le Sénégal réclamait 27 millions d’euros. Ce sont finalement 8,570 millions d’euros que les contributeurs internationaux, réunis le 24 novembre à Dakar pour fixer le montant de leur aide, ont promis d’octroyer. Cette somme – plus de 5,6 milliards de F CFA au total – devra couvrir les « frais d’organisation pour une durée maximale de 36 mois. L’argent sera géré par le bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets basé à Dakar.

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  • Le Sénégal a signé avec les Nations unies un accord sur l’exécution des peines prononcées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Basé à Arusha, en Tanzanie, le TPIR est chargé de rechercher et juger les principaux responsables du génocide des Tutsi de 1994. Le texte a été signé le 22 novembre à Dakar. Cette signature fait du Sénégal le huitième pays à avoir accepté d'accueillir dans ses centres de détention des condamnés du TPIR, après le Mali, le Bénin, le Swaziland, l’Italie, la France, la Suède et le Rwanda.

  • Au moment où la communauté internationale célèbre la journée Internationale des droits de l’enfant, la République démocratique du Congo (RDC) est encore confrontée au problème de l’exploitation des enfants dans les zones minières et les zones en conflit. Dans l’est du pays, des groupes armés continuent à recruter des enfants dans les écoles et les familles. Il s’agit très souvent des rebelles des FDLR, des groupes Maï Maï et les rebelles de la LRA.

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  • Des habitants de Guédiawaye, un quartier populaire de Dakar, se sont mobilisés pour dire non à l’impunité de Hisséne Habré. Un membre d’une famille vivant dans le quartier avait péri en prison au Tchad après 3 mois de détention. Un autre, incarcéré en mars 1987 avant d’être relaxé après 6 mois de détention, a assisté au mouvement de protestation pour faire des témoignages. La famille du défunt, ainsi que les notables des quartiers, les responsables des jeunes et les imams des quartiers environnants ont participé à la manifestation.

  • Le directeur de cabinet civil du président Paul Biya a nié la possession par ce dernier de patrimoine en France ou ailleurs. Le chef de l’Etat camerounais fait l’objet d’une procédure judiciaire à Paris, sur plainte d’une ONG, sur l’accusation de « mal acquis » financé par des détournements de fonds publics »". Cette plainte a été déposée le 2 novembre.

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  • Environ trente militaires de l’armée guinéenne viennent d’être sanctionnés et désarmés par le chef d’état-major des Forces Armées, le Général de Brigade Nour Thiam. Selon le premier ministre, chef du gouvernement de transition, Jean Marie Doré, ces « militaires ont failli à leur mission». Envoyés pour assure le maintien de l’ordre après l’annonce des résultats provisoires du scrutin présidentiel du second tour du 7 novembre 2010, ils avaient fait usage de leurs armes. Les événements avaient fait des morts et des blessés.

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  • Droits humains

    Au terme de deux renvois successifs, la Cour de justice de la Cedeao s'est enfin prononcée sur la requête d'annulation des poursuites contre Hissène Habré, en faveur de ce dernier. Aujourd'hui, le Sénégal s'est vu interdit de juger Habré, d'organiser le procès. Ce sont les avocats de Habré qui avaient introduit la demande d'annulation, le 18 juin dernier. Ils estimaient que les juridictions sénégalaises s'étaient déjà déclarées incompétentes pour juger l'ancien président du Tchad.

  • Nouveau rebondissement dans l’affaire des quatre colonels arrêtés à Niamey. Le chef d’état-major de l’armée de l’air, le colonel Hassane Mossi, a été mis aux arrêts le 17 novembre au soir. Sa détention fait suite à une plainte contre lui pour « déclaration mensongère, faux témoignage et fausse accusation » émise l’épouse de l’ancien ministre de l’Équipement, le colonel Amadou Diallo, arrêté le 14 octobre. Celle-ci réclame une confrontation avec le colonel Mossi, qu’elle suspecte d’être à l’origine de l’affaire qui a entraîné l’arrestation des quatre officiers.

  • Kigali a cité à comparaître, notamment pour "atteinte à la sécurité de l'Etat", quatre anciennes personnalités du régime du président Paul Kagame dont l'ex-chef d'état-major de l'armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa exilé en Afrique du Sud. Tous les quatre sont inculpés de "trouble à l'ordre public, atteinte à la sécurité de l'Etat, injures et diffamation, sectarisme et création d'une association de malfaiteurs". Ils sont cités à comparaître "devant la Haute cour militaire au plus tard le 15 décembre 2010", faute de quoi ils seront jugés par contumace. Les quatre anciens proches du chef de l?Etat avaient, dans un document publié début septembre, dressé un bilan très négatif des libertés dans leur pays après le génocide des Tutsi de 1994.

  • L'Attorney général et ministre gambien de la Justice, Edward Gomez, a justifié le 17 novembre l'application par son pays de la peine de mort pour les délits de trafic de drogue et de corruption en expliquant qu'elle visait à mettre fin à ces crimes dans le pays. « Si vous ne voulez pas risquer la peine de mort pour trafic de drogue, quittez la Gambie », a-t-il déclaré à l'ouverture de la 48ème Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples à Banjul.

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  • Une réunion internationale des donateurs est prévue à Dakar le 24 novembre pour organiser le financement du procès de Hissène Habré. Les promesses de dons attendues devront atteindre approximativement le budget global présenté par l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE), fixé à 11,7 millions de dollars (8,5 millions d'euros). En juillet 2006, l'UA avait demandé au Sénégal, où Hissène Habré vit en exil, de le juger "au nom de l'Afrique", ce que le président sénégalais avait accepté. Mais le Sénégal avait refusé d?entamer les démarches nécessaires au procès tant qu’il ne recevrait pas de la communauté internationale un financement estimé, selon les autorités sénégalaises, à 27 millions d’euros.

  • Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a gracié 124 détenus dont 17 jihadistes à l'occasion de l'Aïd-el-Kébir, une des plus importantes fêtes musulmanes célébrée le 16 novembre en Mauritanie. Le président Aziz a également gracié 117 prisonniers de droit commun dont 21 étrangers. La remise en liberté des 17 jihadistes porte à 52 le nombre d'islamistes présumés graciés et libérés en deux mois. Elle entre dans le cadre de la politique encourageant le repentir des extrémistes musulmans liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a multiplié ses actions en Mauritanie ces derniers mois, avec des enlèvements et exécutions d'Occidentaux.

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  • L’écrivain Bertrand Téyou a été entendu le 10 novembre par le procureur de la République, qui le poursuit pour diffamation à l’égard de la première dame, Chantal Biya. L’auteur de l’ouvrage intitulé « L’Antécode Biya », n’a pas bénéficié de clémence, comme par le passé. Téyou a été interpellé dans la soirée du 3 novembre 2010 et placé en garde-à-vue. Il avait rendez-vous avec la presse, à l’occasion de la dédicace de ses deux nouveaux essais intitulés « Sortir de l’impasse » et « Chantal Biya, la belle de la république bananière : de la rue au palais ».

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  • Au Congo, les peuples minoritaires autochtones ou pygmées - terme souvent considéré comme péjoratif -, vivent dans des "conditions de marginalisation extrême", a estimé le 12 novembre un responsable de l'ONU, à l'issue d'une visite de onze jours dans le pays. "Beaucoup d'entre eux vivent dans des campements situés à la périphérie des villages et ne disposent pas de logement adéquat ou d'accès aux services sociaux de base comme la santé et l’éducation", a-t-il ajouté. Officiellement, les pygmées représentent 10% de la population congolaise estimée à 3,6 millions d'habitants. Ils sont nomades et vivent dans les grandes forêts de l'Afrique centrale.

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  • La force de paix de l'ONU déployée au Tchad et en Centrafrique a officiellement remis le 12 novembre aux Tchadiens sa base d'Iriba (nord) dans le cadre de son programme de retrait définitif du pays avant fin décembre. Demandé par le président Deby, le retrait de la Minurcat a été accepté par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1923 adoptée le 25 mai. Selon le schéma approuvé, la composante militaire a été réduite à quelque 2.200 hommes (1.900 au Tchad et 300 en Centrafrique) jusqu'à la mi-juillet. La seconde phase de retrait, engagée mi-octobre, concerne les forces restantes et la composante civile (un millier de personnes).

  • Six experts indépendants de l'ONU ont condamné le 11 novembre les récentes exécutions publiques de deux adolescentes en Somalie centrale, estimant qu'elles étaient la dernière manifestation de « l'effroyables crise des droits de l'homme qui mine le pays ». Selon des témoignages cités par la presse, les deux jeunes femmes étaient âgées de 17 ou 18 ans et ont été exécutées pour espionnage.

  • A l'approche du référendum constitutionnel malgache du 17 novembre 2010, ce sont les opposants au processus qui font le plus parler d’eux. Le 10 novembre, ils voulaient organiser un meeting pour dénoncer l’organisation du scrutin, mais on leur a finalement interdit l’entrée du stade où ils comptaient se réunir. Des échauffourées ont éclaté et 5 leaders ont été convoqués à la gendarmerie. Trois d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt. La manifestation prévoyait de dénoncer le processus de sortie de crise mis en place par le régime avec une centaine de partis.

  • La vérité va-t-elle enfin éclater, au sujet de la mort du militant congolais des droits de l’homme Floribert Chebeya, survenue le 2 juin ? Huit policiers soupçonnés d’être impliqués dans ce meurtre sont en jugement depuis le 12 novembre devant une cour militaire, à Kinshasa. Ils comparaissent pour « enlèvement et assassinat, association de malfaiteurs et terrorisme ». Parmi eux figure le chef des services spéciaux en République démocratique du Congo (RDC), le colonel Daniel Mukalay, arrêté peu après les faits. Seuls cinq d’entre eux seront présents au tribunal, deux majors et un adjudant étant « en fuite ». Ils seront jugés par défaut et sont également accusés de « désertion ».

  • Onze dirigeants des services de sécurité ont été arrêtés en Gambie, soupçonnés d'être impliqués dans une tentative avortée de coup d'Etat en 2009. Ces arrestations interviennent quatre mois après la condamnation à mort de huit personnes, dont l'ancien l'ex-chef de l'armée, Langtombong Tamba, l'ex-chef des services de renseignement Lamin Badjie et l'ex-chef adjoint de la police Modou Gaye, pour participation à ce coup d'Etat présumé. Parmi les personnes arrêtées mercredi figurent Ajatta Gibba, qui dirigeait une enquête sur ce complot, Lewis Gomez, directeur de la sécurité intérieure dans les services de renseignement, et deux hommes présentés comme des témoins clés contre les accusés. Ils doivent encore être inculpés et déférés devant un tribunal.

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  • C’est une bombe que vient de lâcher la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Dans un jugement rendu le 8 novembre à Abuja, la capitale nigériane où siège la Cour, celle-ci exige de la junte au pouvoir au Niger qu’elle relâche l’ancien président Mamadou Tandja. Renversé en février dernier par l’armée, il est, depuis, détenu dans l’enceinte de la présidence, dans une bâtisse communément appelée la « Villa verte ». Selon la Cedeao, son maintien en détention est « illégal ». Les représentants légaux de la junte ont déjà annoncé qu’ils comptaient faire appel de cette décision.