• Le chef des opérations humanitaires des Nations Unies vient de séjourner au Tchad où il estime à « entre un million et deux millions » le nombre de personnes ayant «des besoins vraiment très urgents.» John Holmes s’est rendu dans l’Est du Tchad, région abritant des milliers de réfugiés qui ont fui les violences au Darfour, mais aussi les populations locales déplacées par les affrontements entre l’armée gouvernementale et les rebelles tchadiens. Elles souffrent du manque de récoltes du fait d’une absence des pluies la saison dernière et du manque de pâturage pour le bétail.

  • Amnesty International demande que sept ressortissants nigérians, reconnus coupables par un tribunal équato-guinéen de participation à une tentative de coup d’État, soient rejugés équitablement. Le 5 avril, un tribunal de Malabo, la capitale de la Guinée équatoriale, a condamné ces personnes (six hommes et une femme) à 12 ans d’emprisonnement chacun pour tentative d’assassinat sur la personne du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, lors d’une attaque qui aurait été lancée contre le palais présidentiel l’année dernière.

  • La peine de mort a été requise par la Cour criminelle de Nouakchott à l'encontre de trois Mauritaniens jugés pour l'assassinat en 2007 de quatre touristes français, à Aleg, dans le sud du pays. Les accusés nient avoir commis le crime, mais le justifient et revendiquent leur appartenance à al-Qaïda. Leurs avocats ont d'ailleurs plaidé l'acquittement. Selon leurs défenseurs, les aveux des trois hommes sont frauduleux. Ils auraient été obtenus sous la torture.

    Tagged under Sécurité humaine

  • La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé avoir saisi le Conseil de sécurité des Nations unies suite au refus du Soudan de livrer un ministre et un chef de milice suspectés de crimes de guerre au Darfour.?? Dans un rapport, les juges de la CPI accusent Khartoum de refuser d'arrêter le ministre des Affaires humanitaires Ahmed Harun et le chef des milices arabes Janjaweed Ali Kushayb. La Cour avait délivré un mandat d'arrêt en 2007 à l'encontre des deux hommes pour 51 chefs de crime contre l'humanité et crimes de guerre.

    Tagged under Sécurité humaine

  • La peine de mort a été requise le 24 mai contre trois jeunes Mauritaniens accusés d'avoir tué quatre touristes français fin 2007 dans le sud de la Mauritanie. Les trois hommes, qui se réclament d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), disent avoir avoué sous la torture et ont plaidé non coupable mais se présentent comme des "combattants fidèles d'al-Qaïda au Maghreb islamique. Des peines allant de deux à 12 ans de prison ont été requises contre six complices présumés.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Namadi Sambo, le gouverneur musulman de l'État de Kadina (Nord), avait été pressenti la semaine dernière par Goodluck Jonathan, à la surprise générale. À Kaduna, la capitale éponyme de l'État, certains cercles voient dans ce choix une façon détournée de transférer le pouvoir régional à la minorité chrétienne car si le gouverneur devient vice-président, son second, le chrétien Patrick Yakowa, deviendra automatiquement gouverneur de l'État. Depuis une semaine, des groupes musulmans de Kaduna envoient des SMS pour appeller les musulmans à se mobiliser et manifester.

  • L'opération de délimitation de la frontière commune entre le Nigeria et le Cameroun est en cours, a déclaré le 16 mai le directeur général de la Commission nationale de la frontière (NBC).?? Au cours du processus, des villages originellement camerounais ont été placés côté nigérian, tandis que certains autres nigérians ont été remis aux Camerounais. Les deux pays devront discuter des problèmes des communautés influencées par la délimitation, en vue de résoudre toutes les affaires relatives avant la fin de cette année.

  • Une double attaque à la grenade à Kigali, a fait un mort et 28 blessés. Depuis le début de l'année, la capitale du Rwanda a été, à plusieurs reprises, la cible d'attentats, alors que le pays se prépare à l'élection présidentielle en août. De similaires attentats à la grenade avaient déjà frappé Kigali le 19 février et le 4 mars, faisant alors au total deux morts et une vingtaine de blessés. Ces attentats à la grenade visent à chaque fois des quartiers très fréquentés à des heures de grande affluence, en fin de semaine…

  • Le Premier ministre de transition en Guinée, Jean Marie Doré, a demandé au ministre de la Justice de faire libérer dans «les plus brefs délais» une centaine de personnes emprisonnées pour des délits mineurs dans les prisons de Conakry dans des « conditions dégradantes ». Les personnes qui vont bénéficié de cette libération se composent 82 majeurs, 16 mineurs et deux femmes. Selon le Premier ministre guinéen, il se peut qu’au bout de compte, une personne qui devait être condamnée pour deux mois, reste en prison pour deux ans, sans dédommagement.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Profitant de la psychose ambiante à l’approche du coup d’envoi du Mondial de football, le 11 juin prochain, les sociétés étrangères de protection rapprochée font grimper les prix en Afrique du Sud sur un business de circonstance. Jouant sur des peurs compréhensibles et un danger réel, mais surévalué, des dizaines de sociétés de sécurité privées se placent et ouvrent des bureaux le temps du Mondial. Avant de repartir vers des marchés plus porteurs sur le long terme, comme Haïti et l’Afghanistan.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Le gouvernement éthiopien a affirmé le 19 mai avoir tué 59 rebelles du Front national de libération de l'Ogaden (ONLF) lors de l'attaque par ces derniers d'une garnison des forces gouvernementales dans une localité de la région de l'Ogaden. Le gouvernement et l'ONLF se livrent une guerre médiatique depuis plusieurs mois, à coup de communiqués et d'accusations. Créé en 1984, l'ONLF dit se battre pour obtenir l'indépendance de la région de l'Ogaden. Il a menacé à plusieurs reprises les entreprises étrangères qui prospectent le gaz et le pétrole dans cette région frontalière avec la Somalie.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Le gouvernement burundais a retiré son accréditation à la représentante locale de l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) et ordonné son départ du pays d'ici le 5 juin. De nationalité américaine, Neela Ghoshal travaillait au Burundi depuis trois ans et avait rédigé plusieurs rapports sur la situation politique et les violations des droits de l'homme dans le pays. Publié le 14 mai dernier, le dernier rapport d'HRW demandait au gouvernement de lutter contre les violences politiques, en augmentation à l'approche des élections.

  • Le chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), mouvement rebelle du Darfour, a été expulsé mercredi 19 mai par les autorités tchadiennes vers la Libye d'où il était arrivé dans la nuit de mardi à mercredi. Khalil Ibrahim a été expulsé vers la Libye « au nom du rétablissement des bonnes relations avec le Soudan », selon les autorités tchadiennes. Le gouvernement soudanais a estimé que la décision tchadienne reflétait le rapprochement de Khartoum et N'Djamena, qui ont décidé en janvier de normaliser leurs relations après des années de tensions.

  • La police au Nigeria torture, viole et commet régulièrement des exécutions extrajudiciaires de suspects en détention, affirme un rapport publié mercredi 19 mai par l’ONG américaine Open Society Justice Initiative et l’ONG nigériane Network of Police Reform in Nigeria. Les suspects de vol à main armée sont particulièrement exposés au risque d'exécution. La torture est la principale méthode d'interrogatoire et de nombreux commissariats comptent une "salle de torture" dans laquelle les détenus sont passés à tabac, brûlés au fer ou se font arracher les ongles, soulignent les deux ONG.

  • Alors qu’au début de ce mois de mai, l’Aéroport de Bamako accueillait 149 Maliens expulsés de manière brutale et spoliés de leurs biens par les services de sécurité de la Libye, on apprend, de sources généralement bien informées (dont les proches des familles d’immigrés) qu’ils sont encore plus d’une centaine à croupir dans les geôles libyennes, en plein désert du Sahara et qui n’attendent plus que d’être rapatriés. La plupart d’entre eux sont internés au centre de détention de Barack, en plein désert saharien où ils vivent dans des conditions effroyables : aussi encourent-ils le risque d’un traumatisme psychologique à leur retour au pays.

  • Une Commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale et pour la promotion de la bonne gouvernance dans la gestion des biens publics va être bientôt mise en place au Niger. Pour la plupart des observateurs de la scène politique nigérienne, la création de cette commission serait une réponse due la junte au pouvoir depuis le 18 février aux incessants appels lancés par les organisations de la société civile et les citoyens nigériens pour assainir la vie économique et politique du pays.

  • L'escalade de la violence dans les régions du sud et du centre de la Somalie a déjà forcé quelque 200 000 personnes à quitter leurs foyers depuis le début de l'année, selon le HCR qui fait face à une augmentation imprévue des flux de réfugiés dans la région. Le HCR estime que la situation est particulièrement "dramatique" dans le complexe des camps de réfugiés de Dadaab, au Kenya. Conçus il y a 19 ans pour abriter 90 000 personnes, le camp est considéré comme le plus vieux et le plus grand au monde.

  • Le nouveau président du Nigeria Goodluck Jonathan a déclaré le 14 mai que la proposition d'amnistie aux rebelles de la région pétrolifère du Delta du Niger était toujours valable même si le processus traîne en longueur. Le président Jonathan effectuait une visite dans cette région où des rebelles exigeant un plus juste partage des bénéfices de l'exploitation du pétrole ont au cours des dernières années mutiplié les attaques contre les installations pétrolières. Le Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger (MEND), avait refusé l'amnistie mais avait proclamé un cessez-le-feu d'environ trois mois qu'il a levé en janvier face à l'inaction d'Abuja.

  • L'ancien gouverneur de l'Etat du Delta, dans le sud-est du Nigeria, James Ibori, a été arrêté à Dubaï par Interpol, a annoncé le 13 mai la Commission de lutte contre les crimes économiques et financiers (EFCC). La EFCC avait lancé, en avril, un avis de recherche contre M. Ibori après le refus de ce dernier de répondre à sa convocation pour s'expliquer sur des accusations de blanchiment d'argent présumé pendant qu'il était en fonction, de 1999 à 2007.

  • Les autorités libyennes sont plus que jamais déterminées à mettre hors de leur territoire tous les étrangers gênants même s’ils sont détenteurs de papiers de séjour officiellement délivrés par les services de migration. Cette fois-ci près de deux cents Maliens sont rapatriés de la Jamahiriya après être dépossédés de tous leurs biens. Et selon des nombreuses informations, il suffirait d’avoir la peau noire pour être expulsable. Depuis plusieurs années des voix s’élèvent pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux Africains noirs en Libye. Pourtant rien n’a changé.

    Tagged under Sécurité humaine