• Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RD Congo et patron de la MONUC, Alan Doss, a mis en garde, le 14 avril à New York, contre un retrait précipité de la mission au regard des derniers affrontements survenus à Dongo et à Mbandaka (Equateur), au cours desquels les casques bleus sont entrés en action aux côtés de l’armée congolaise pour y rétablir la paix. Le représentant spécial a souligné que, tout en respectant les vues du gouvernement congolais concernant sa souveraineté, qui demande un retrait de la MONUC, la présence de la mission dans l’ensemble du pays et en particulier sa capacité logistique ont fortement contribué à améliorer la protection des citoyens…

    Tagged under Sécurité humaine

  • La police nigériane devra payer 100 millions de Naïra pour dommages et intérêts à la famille de Baba Fugu Mohammed, le beau-père du chef de la secte islamique radicale Boko Haram, Mohammed Yusuf, abattu par la police quelques minutes après son arrestation à la suite d'émeutes en juillet 2009. Arrêté et détenu à Maiduguri - qui était le foyer de tension de ces violences entre éléments de Boko Haram et les forces de sécurité - Baba Fugu Mohammed a été exécuté par la police alors qu'il était en détention. Son fils avait décidé de porter plainte contre le président Umaru Yar'Adua, le gouverneur de l'état de Borno, où la secte avait son siége, et l'inspecteur général de la police.

  • Une association sahraouie pro-Polisario a réclamé l'octroi à l'ONU d'un mandat de surveillance du respect des droits de l'homme dans les provinces du Sud marocain. L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, qui a remis le 8 avril son rapport d’étape au Conseil de sécurité, a reçu le lendemain une lettre dans ce sens, de la part de l’Association sahraouie des victimes des violations graves des droits de l’homme commises par l’État du Maroc (ASVDH).

    Tagged under Sécurité humaine

  • La famille de Taoufik Ben Brik, journaliste et opposant tunisien détenu depuis fin octobre 2009, redoute que sa peine de prison ne soit prolongée au-delà du 26 avril, son terme théorique. Celui-ci a été arrêté fin octobre, puis condamné le 26 novembre 2009 à 6 mois de prison pour l'agression d'une femme d'affaires, mais ses proches dénoncent une manipulation destinée à le faire taire, après des écrits très critiques dans la presse française contre le président Zine El Abidine Ben Ali.

  • Six ans après la disparition du journaliste Guy-André Kieffer à Abidjan, le 16 avril 2004, le principal suspect devait être libéré le 16 avril. L'Ivoirien Jean-Tony Oulaï vient de passer deux ans et demi en détention provisoire, soupçonné qu’il est d'avoir dirigé le commando responsable de la disparition du journaliste franco-canadien. Sa libération intervient à la suite d'une décision d'un juge des libertés et de la détention, confirmée par la cour d'appel de Paris. Lors de sa disparition, Guy-André Kieffer enquêtait sur des malversations, notamment dans la filière cacao, impliquant des proches du pouvoir.

  • Selon l’Union Nationale des Journalistes Somaliens (UNSOJ), les 14 radios locales basées dans et autour de la capitale somalienne ont cessé de diffuser toute forme de musique sous la pression des islamistes radicaux. Le Hezb Al-Islam considère que la diffusion de musique sur les ondes est contraire à la religion. Les menaces avaient été faites la semaine dernière, les interdits ont été prononcés le 13 avail.

  • Une avocate camerounaise qui s'occupe des intérêts étatiques de son pays a été arrêtée le 11 janvier, à Yaoundé, dans le cadre d'une opération de lutte contre la corruption. Selon son avocat, elle croupit depuis en détention dans des conditions indignes. Me Lydienne Yen Eyoum, avocate depuis plusieurs années du ministère des Finances camerounais, a été interpellée dans le cadre de l'opération Epervier, vaste opération de lutte contre la corruption initiée au début des années 2000 au Cameroun sous la pression des bailleurs de fonds internationaux. Selon son avocate française, la justice camerounaise reproche à sa cliente d'avoir perçu des honoraires sur des fonds qu'elle avait fait saisir à la Société générale de banque au Cameroun (SGBC) pour le compte et avec l'accord du ministère des Finances.

    Tagged under Sécurité humaine

  • L’affaire du meurtre d’Eugène Terre’Blanche, fermier blanc de 69 ans et leader du mouvement de résistance afrikaner AWB, connu pour ses positions pro-apartheid et son projet de créer un Etat blanc indépendant de l’Afrique du Sud, connaît un nouveau rebondissement. Dans un premier temps, les meurtriers présumés – deux Noirs employés dans la ferme de Terre’Blanche – avaient évoqué une histoire de salaire non payé. Désormais, ils plaident la légitime défense et évoquent une agression sexuelle.

    Tagged under Sécurité humaine

  • L'abolition de la peine de mort progresse sur le continent africain. Le Togo et le Burundi ont supprimé la peine capitale l'année dernière et ils pourraient être suivis par plusieurs autres pays d'Afrique. Ils sont à l’honneur du dernier rapport sur la peine de mort d’Amnesty International, publié le 30 mars, entrant ainsi dans le club des 93 nations abolitionnistes. Ils pourraient être rejoints par le Bénin, où un projet de loi en ce sens a été déposé au Parlement en novembre 2009. Cette contagion n’a cependant pas encore gagné le Botswana et le Soudan, les deux seuls pays d’Afrique subsaharienne à avoir procédé à des exécutions en 2009.

  • Le président sud-africain Jacob Zuma a annoncé le 10 avril que l’ANC allait prendre des mesures contre le chef de son mouvement de jeunes, Julius Malema, qui a multiplié récemment les provocations racistes. Selon lui, il s’agit d’ « un comportement et des propos complètements étrangers à la culture de l'ANC », qui prône l'égalité entre les sexes et les races. Julius Malema a notamment persisté à défendre une chanson héritée de la lutte anti-apartheid qui appelle à "tuer les Boers" (fermiers blancs) malgré une interdiction de la justice. Il avait été un des plus farouches partisans de Jacob Zuma lors de son ascension à la présidence (il s'était même dit "prêt à tuer" pour le défendre). Le chef de l'Etat ne l'avait jamais tancé avec une telle sévérité.

    Tagged under Sécurité humaine

  • La Cour Pénale Internationale va ouvrir une enquête sur les crimes contre l’humanité qui auraient été commis au Kenya, lors de la flambée de violence qui a fait suite aux élections décembre 2007. Ces violences politico-ethniques qui avaient suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki le 27 décembre 2007, accusé de fraude électorale par l'opposition menée par Raila Odinga, ont fait, selon l'accusation, environ 1. 200 morts, 3. 561 blessés et 350. 000 déplacés.

  • Le gouvernement américain a indiqué le 30 mars qu'aucun camp de réfugiés ne devrait être utilisé comme base de recrutement des combattants dans la guerre civile en cours en Somalie voisine. Selon le chef du Bureau des réfugiés et des migrations du sous-secrétaire d'Etat américain, les droits des réfugiés somaliens devraient être respectés et qu'ils avaient besoin d'être traités avec courtoisie. Le Camp de Dadaab, qui abrite plus de 267.000 personnes, compte le plus grand nombre de réfugiés de très longue date dans le monde et l'effectif ne cesse de croître.

  • L’armée ougandaise se dit prête à retourner en RD Congo pour neutraliser définitivement les rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) si le gouvernement congolais le demande. Cette annonce a été faite suite à un rapport de l’ONG Human Rights Watch, qui révèle que plus de 300 civils ont été massacrés par la LRA, en décembre 2009, dans le Nord-Est de la RDC. La LRA a nié ces accusations. Justin Labeja, un porte-parole du groupe, a déclaré que le rapport de l’ONG a été fabriqué de toutes pièces. En décembre 2008, l’armée ougandaise avait lancé une opération militaire contre la LRA dans l’extrême nord-est de la RDC avec l’accord des autorités congolaises.

  • Le ministre nigérien de l'Intérieur, Ousmane Cissé, a confirmé le 30 mars l'arrestation d'une dizaine de personnalités, dont d'anciens ministres, proches de l'ex-président renversé Mamadou Tandja, accusées d'"activités subversives" contre le régime de transition. Il s'agit des premières interpellations d'envergure opérées parmi les partisans de l'ex-président depuis la prise du pouvoir par une junte militaire lors d'un coup d'Etat le 18 février. Au moins quatre ex-ministres figurent parmi les interpellés. Il s'agit de Garba Lompo (Justice), Ali Lamine Zène (Finances), Lamido Moumouni (Equipement) et Moctar Kassoum (Communication et porte-parole du gouvernement).

  • Human Right Watch a publié le 30 mars un rapport révélant que le groupe rebelle ougandais LRA (Armée de Résistance du Seigneur) aurait tué au moins 321 personnes et enlevé 250 autres personnes dans la région de Makombo, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette tuerie aurait eu lieu du 14 au 17 décembre 2009. Selon le rapport de HRW, une trentaine de rebelles ont attaqué une dizaine de villages du 14 au 17 décembre 2009. Certains enfants capturés ont même dû tuer d’autres enfants qui avaient désobéi.

    Tagged under Sécurité humaine

  • Kofi Annan a affiché ses inquiétudes à l'issue d'une visite de travail au Kenya, par rapport à l’impunité sur les violences post-électorales de 2008. Il a relevé des informations concernant l'intimidation de témoins potentiels (de la Cour pénale internationale) et de défenseurs des Droits de l'Homme, ainsi que d'exécutions extrajudiciaires. M. Annan a cité d'autres motifs de déception au regard du processus de sortie de crise: manque de coopération entre le président Mwai Kibaki et le Premier ministre Raila Odinga, lenteur de la réforme de la justice, aide insuffisante aux victimes des violences électorales encore déplacées dans le pays.

  • La Cour suprême du Rwanda s'est déclarée incompétente et a renvoyé l'affaire Laurent Nkunda devant un tribunal militaire. Cette décision anoncée lors d’une audience tenue le 26 mars, a été justifiée par le statut de militaire du chef d'Etat-major de l'armée rwandaise, le général James Karabe, considéré comme étant à l'origine de la détention de l'ex-chef rebelle congolais. Nkunda avait été arrêté en janvier 2009 à Gisenyi, dans l'est de la RD Congo, alors qu'il était à la tête de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple. Il est depuis lors en résidence surveillée en périphérie de Kigali.

  • Au Burundi, les attaques perpétrées par des foules contre de présumés malfaiteurs, souvent avec la complicité des autorités, ont conduit à au moins 75 meurtres en 2009, selon Human Rights Watch et l'Association pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH) dans un rapport qu’ils ont publié. Le rapport de 111 pages, intitulé « La ‘justice' populaire au Burundi : Complicité des autorités et impunité », révèle que les autorités ont parfois été directement impliquées dans des meurtres par lynchage et des passages à tabac de présumés malfaiteurs, ou ont facilité ces actes en mettant sur pied des « comités de sécurité » non formés qui opèrent en marge de la loi.

  • L'envoyé spécial de l'Union Africaine pour le Niger, Albert Tévoèdjérè, vient de rentrer d'une mission au Niamey, au cours de laquelle il a pu rencontrer le président déchu, Mamadou Tandja. Ce dernier est détenu depuis le 18 février dernier, après avoir été renversé par un Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD). Selon M. Tévoèdjérè, ce dernier lui est paru en bonne santé.

  • Le gouvernement de la RD Congo (RDC) a accusé, le 25 mars, Médecins sans frontières (MSF) d'avoir "délibérément" omis de déclarer aux autorités la présence de rebelles soignés par l'ONG dans un hôpital de l'est, où des militaires sont venus les enlever de force. L'ONG avait dénoncé l'enlèvement de force par l'armée congolaise de quatre blessés, dont deux rebelles hutus, à l'hôpital de Katanga, le 12 mars. Mais pour le porte-parole du gouvernement, cette incursion des soldats dans l'hôpital était justifiée car "tout blessé ennemi soigné dans un territoire ennemi, a statut de prisonnier".

    Tagged under Sécurité humaine