• Les autorités tchadiennes ont exposé le 20 mai, au centre-ville de N'Djamena, une partie de leurs prises de guerre, véhicules, missiles et armes lourdes, récupérés face aux rebelles lors de leur offensive du début du mois. Une cinquantaine de véhicules avec la mention UFR (Union des forces de la résistance, regroupant les principales factions rebelles) trônaient sur la place de l'Indépendance où de nombreux habitants viennent toucher les véhicules et armes. Les passants peuvent voir des missiles dont des Milan, des canons de 106 et 105 mm, des mitrailleuses lourdes, ainsi que des automitrailleuses de fabrication russe et chinoise.

  • Le Comité anti-torture de l'ONU (CAT) a dénoncé vendredi "l'ampleur des violences sexuelles" que subissent les femmes et les enfants au Tchad, en particulier dans les camps de réfugiés, ainsi que la persistance de la torture et de l'impunité dans ces zones. Ces violences sont commises "en toute impunité, autant par les milices, les groupes et les forces armées que par toute autre personne", ont souligné les dix experts indépendants du CAT dans leur rapport sur la situation dans le pays.

  • S’il y a un chef d’Etat dont les difficultés ne font que croître, c’est bel et bien le Tchadien Idriss Déby Itno. Comme d’autres de ses pairs, il est venu au pouvoir par un coup de force, et depuis qu’il est aux affaires, il n’a pas résisté à la tentation de toucher à la Constitution pour ne pas partir. Déby se croit, lui aussi, irremplaçable et pense, peut-être, que sans lui, le printemps n’est pas pour demain dans ce pays. Mais a-t-il oublié que c’est par le Soudan qu’il a débouché en 1990 pour chasser Hissène Habré du pouvoir ? Plus que jamais, le sort semble s’acharner sur lui et Dieu sait si sa chute ne viendra pas de ce pays.

  • Et voilà le Tchad à nouveau en guerre. Pas vraiment étonnant si l’on considère les positions affichées de part et d’autre par les différents protagonistes. Les rebelles en ont fait une fixation : renverser coûte que coûte Déby. Tandis que le président tchadien, de son côté, est plus que jamais déterminé à conserver son fauteuil présidentiel, envers et contre tout. Avec des positions aussi tranchées, la guerre inachevée de février 2008 est en train de se rééditer. Mais cette fois-ci, les forces gouvernementales ont su faire front à la déferlante rebelle. Entre les deux offensives, le régime de Déby n’a pas dormi. Sa force de frappe aérienne a été déterminante dans cette première bataille, causant de lourdes pertes dans le camp des rebelles. Ceux-ci reconnaissent la violence des combats mais restent muets sur leurs pertes. La question est de savoir, quelle sera la réaction des rebelles, une fois l’effet de surprise passé.

  • Pas moins de 100 Centrafricains continuent d’affluer chaque jour au Tchad, ayant fui pour échapper aux attaques armées menées contre les populations civiles, et aux affrontements qui opposent les rebelles aux forces armées du gouvernement, dans le nord de la RCA. Mais les organisations humanitaires ont des craintes dans l’acheminemetn des vivres et d’autres aides auprès des quelque 18 000 hommes, femmes et enfants réfugiés pour la plupart près de la frontière. Les pluies attendues dans les prochaines semaines les empêcheront bientôt de se rendre auprès de ces réfugiés. Nombre de routes qui mènent aux camps de réfugiés vont devenir impraticables et ils vont être coupés du monde».

  • L'Union des forces de la résistance, qui regroupe les principales factions rebelles tchadiennes, appelle « la France et les pays amis » à la stricte neutralité dans la nouvelle attaque qu’elle a déclenchée le 4 mai. L'UFR dénonce le survol de ses positions par des avions de chasses qu'elle se dit pour l’instant incapable d'identifier, mais dont les survols permettent de préparer des bombardements. Les rebelles n’ont pas encore fait connaître leurs intentions. Manifestement ils veulent renverser le régime d’Idriss Deby. Ils demandent à la France de rester neutre dans le conflit interne tchadien. En février 2008, une attaque rebelle dans la capitale avait fait vaciller le pouvoir.

  • La Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) vient de lancer un appel à la communauté internationale pour l'adoption de mesures d'urgence visant à sauver le Lac Tchad qui pourrait disparaître d'ici 20 ans. Les sécheresses induites par le réchauffement climatique et l'activité humaine auraient entraîné une chute de 90% de sa surface depuis 1964. Le sommet des chefs d’Etat de la CBLT vient donc de lancer un appel pour sauver le Lac Tchad.

  • Contributor | Gouvernance

    Les ex-présidents Thabo Mbeki, Pierre Buyoya et Abulsalami Abubakar poursuivent leur tournée régionale afin de trouver une solution à la guerre au Darfour. Les trois médiateurs mandatés par l'Union africaine sont arrivés le 28 avril à Ndjamena où ils ont rencontré le Premier ministre tchadien. Depuis début avril, cette équipe s'est déjà rendue au Soudan, en Libye et en Egypte où elle a recueilli les analyses de toutes les parties intéressées par le conflit du Darfour. Elle doit remettre ses recommandations en juillet lors du prochain sommet de l'Union africaine.

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  • Les autorités sanitaires tchadiennes se préparent à vacciner des centaines de milliers d’habitants contre la méningite, qui a fait, au 14 avril, 102 morts sur 871 personnes infectées en 2009, selon le ministre de la Santé. ??Le ministère tchadien de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont demandé au Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin ?antiméningococcique, un organisme de l’OMS, de leur fournir des vaccins contre la méningite à méningocoque W 135, une souche dangereuse. ?

  • Le lac Tchad, qui couvrait autrefois 25.000 kilomètres carrés et a été réduit à un cinquième de sa taille par la sécheresse, constitue un exemple de la coopération régionale indispensable à la survie d'un réservoir d'eau vital. Le lac est partagé par le Tchad, le Cameroun, le Nigeria, et le Niger, où l'eau a totalement disparu. D'ici à 2020, près de 35 millions de personnes – le double de la population actuelle – dépendra du lac Tchad pour sa survie, or les eaux pourraient disparaître totalement si rien n'est fait.

  • Des réfugiés continuent à arriver au sud-est du Tchad, fuyant l'insécurité permanente dans le nord de la République centrafricaine (RCA). Le HCR a maintenant enregistré plus de 6.800 réfugiés centrafricains dans deux sites. La majorité des nouveaux arrivants sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ils affirment avoir fui le village le nord de la République centrafricaine, où des combats entre les rebelles et les forces gouvernementales se poursuivraient.

  • Plus d'un an après le retour des six Français condamnés au Tchad pour l’affaire de L’Arche de Zoé, N'Djaména exige toujours le paiement des 6 millions d'euros dus aux parents des 103 enfants enlevés en octobre 2007. Quant aux concernés, quatorze mois après avoir été condamnés à huit ans de travaux, ils ont tant bien que mal repris une vie normale sur le sol français. Autorisés à purger leur peine de ce côté de la Méditerranée, les six membres de L'Arche de Zoé ont en effet été graciés le 31 mars 2008. Loin des médias, ils tentent aujourd'hui de se faire oublier.

  • C’est le 6 avril prochain que se jouera, devant la Cour internationale de justice (Cij), le premier round du bras de fer judiciaire entre la Belgique et le Sénégal dans le cadre de l’affaire Hissène Habré. Ce jour, la Cour doit statuer sur la demande belge de mettre sous contrôle l’ancien dictateur tchadien, en attendant de regarder la requête dans le fond. Le Sénégal qui a des arguments à faire valoir, ne compte pas se laisser faire, selon l’avocat et ministre porte-parole du président de la République.

  • Contributor | Gouvernance

    L’Union africaine (UA) vient de lancer un signal d’alarme face à la « dégradation de la situation » entre le Soudan et le Tchad, tous deux confrontés à des rébellions armées internes et en conflit larvé depuis des années, en dépit de plusieurs tentatives de médiation et « accords de paix ». ?Khartoum et Ndjamena s’accusent mutuellement de « soutenir » les rébellions qui essaient de déstabiliser leurs régimes respectifs.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les organisations humanitaires ont actuellement de « grosses difficultés », selon les termes d’un responsable des Nations Unies, à se rendre auprès des quelque 6 000 Centrafricains réfugiés dans le sud du Tchad, à un kilomètre à peine de la frontière qu’ils ont traversée pour échapper aux attaques menées dans leurs villages. Un grand nombre de ces réfugiés ont indiqué qu’ils souhaitaient rester près de la frontière, bien que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ait fait savoir qu’il devrait à terme déplacer son opération de secours plus à l’intérieur du territoire tchadien.

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  • Contributor | Gouvernance

    L’histoire l’a retenu : entre le 28 janvier et le 03 février 2008 – cela fait déjà un an – une fulgurante offensive des forces politico-militaires était parvenue jusqu’au cœur de N’Djamena, faisant vaciller – et même trembler – le régime dictatorial de Idriss Deby. Mais – et tout le continent s’en souvient aussi – l’armée française, sur ordre de Nicolas Sarkozy, avait mis son grain de sel dans la bataille. C’est ainsi – et essentiellement à cause de cela – que le fantastique équipé de l’opposition armée se sera achevée en un sombre trafalgar. Et forcément, la même lancinante question n’en finit pas de tarauder les observateurs avisés : que gagne la France à soutenir un régime dictatorial, sanguinaire et autiste ?

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  • Contributor | Activisme

    L’Union des syndicats du Tchad (UST), principale centrale syndicale du pays, a appelé dimanche à une « grève générale d’avertissement » toute la journée de lundi, pour protester contre la cherté de la vie. Ce mouvement vise à protester contre « la crise (qui) est là, empire et atteint toutes les couches des populations du pays » pendant que « le gouvernement refuse (...) d’augmenter les salaires des fonctionnaires, agents de l’Etat et du privé, malgré les ressources financières immenses engendrées par la vente du pétrole ». L’UST revendique 60 000 adhérents.

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  • Le pétrole a rapporté, en 4 années d’exploitation, près de 1.500 milliards de francs CFA (plus de 3 milliards de dollars US) de recettes à l’Etat tchadien, selon le président de l’Union des syndicats du Tchad, Michel Barka. Mais le pétrole n’a rien changé au sort des huit millions de Tchadiens", a estimé ce dernier, lors d’une conférence de presse tenue le 3 février à Paris. Un mécanisme dit de "pré-affectation" et une structure associant la Société civile avaient été mis en place en 2004 pour assurer la bonne gestion des revenus pétroliers, sur insistance de la Banque mondiale.

  • A N’Djamena, capitale du Tchad, quelque 10 000 à 15 000 personnes ont été expulsées de leur domicile dans le cadre d’un programme public de démolition de logements qui, selon les autorités, se trouvent sur des terrains appartenant à l’Etat. Les démolitions, démarrées en 2008, sont en cours. Les habitants qui ont perdu leurs logements ont dit qu'ils n'avaient reçu aucune indemnisation, ni aucune aide au relogement de la part du gouvernement.

  • Plus de 4.500 réfugiés originaires de République centrafricaine (RCA) sont récemment arrivés dans le sud-est du Tchad, fuyant les attaques de groupes rebelles et par crainte de nouveaux combats entre les forces gouvernementales et les rebelles dans la partie nord de leur pays, a affirmé le 30 janvier, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). La plupart des nouveaux réfugiés sont des femmes et des enfants. Les réfugiés ont affirmé que les rebelles contrôlent toujours la zone, ce qui la rend dangereuse pour un éventuel retour.