• La marche de protestation initialement prévue le mardi 17 juin par la Convergence citoyenne pour dénoncer la mauvaise gestion des deniers publics et la cherté du coût de la vie au Niger a été interdite par les autorités de la commune de Niamey 3. Cette interdiction serait motivée par le fait que l'Assemblée nationale va entamer l'examen de la demande de mise en accusation de l'ancien Premier ministre Hama Amadou. La société civile rejette l'argument, soutenant que ce ne sont pas les partisans de l'ancien Premier ministre qui voulaient organiser la marche de protestation.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les électeurs nigériens vont voter avec un bulletin unique pour l’ensemble des consultations électorales prévues en fin 2009, conformément au nouveau code électoral adopté par l’Assemblée nationale. Parmi les principales innovations contenues dans le nouveau code figurent le relèvement de 4 à 5 ans du mandat des conseillers municipaux, l’amélioration du fichier de recensement ainsi que l’extension d’un à deux mois du temps de distribution des cartes d’électeurs.

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  • Le vice-président du Conseil supérieur de la communication (CSC) a exhorté les professionnels de la communication à poursuivre le processus de validation de la convention collective des journalistes afin de le parachever. Clôturant le 6 juin les travaux d'un atelier sur la convention collective et le dialogue social, M. Kô a dit que le CSC ne ménagera aucun effort pour la structuration et le développement de la presse au Niger ainsi que l'assainissement de l'environnement juridique des médias.

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  • Contributor | Gouvernance

    L'état des lieux en matière de respect du droit des femmes à l'éducation est désastreux au Niger, dix ans après l'adoption, par le gouvernement, d'une Loi d'orientation du système éducatif national (LOSEN). Selon une étude consacrée à cette question par l'ONG Alternative, Espaces Citoyens, 15,1% seulement des femmes sont alphabétisées contre 42,9% des hommes, bien que le nombre de femmes inscrites soit supérieur à celui des hommes.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le pays est pauvre, sec, et a du soleil à ne plus savoir qu'en faire. Pourtant, malgré 40 ans d'expérience en énergie solaire, le Niger continue à utiliser de la bouse de vache et du bois de coupe pour s'éclairer et faire la cuisine. En ces temps de pétrole inabordable, les énergies renouvelables ne couvrent que moins de 0,5% des besoins de ce gigantesque pays qui, d'après des relevés effectués par la NASA américaine entre 1983 et 2005, est l'un de deux endroits les plus ensoleillés au monde avec en moyenne 6,78 kWh au mètre carré.

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  • La cellule politique du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) a rendu sa démission le 28 mai des instances dirigeantes de l’organisation, qui mène depuis plus d’un an, une rébellion dans le nord du Niger, a appris APA, de bonne source. Aucune raison n’a été avancée par la cellule pour justifier sa démission, ce qui renforce les rumeurs faisant état, depuis quelques semaines, d’une « mésentente » entre la branche politique du MNJ, basée en Europe et l’organe armé conduit par Aghali Alambo, dont les troupes seraient dans le nord du Niger.

  • L’annonce, le lundi 10 mars dernier, de la libération de 25 otages capturés entre juin 2007 et janvier 2008 par le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), avait donné l’espoir à nombre de Nigériens de voir enfin nouer les fils du dialogue entre les belligérants. Pourtant, les lendemains ne semblent guère enchanteurs. Six jours plus tard (dans la nuit du 16 au 17 mars 2008) et comme pour justifier cette positon , une colonne de rebelles attaque le poste militaire de Banibangou, une localité située dans le Nord ouest du pays, à 230 Km de Niamey.

    Le mouvement rebelle a annoncé sur son blog que le bilan du raid est de 3 morts parmi les forces de défense et de sécurité et un gendarme fait prisonnier ; le reste, dit-il , aurait pris la fuite. Le gouvernement qui a confirmé mardi dernier cette attaque a reconnu la mort de deux soldats mais aussi de nombreux morts et blessés dans les rangs des " malfrats " qui auraient pris la fuite vers un pays voisin et promet de les mettre hors d’état de nuire. Des communiqués de guerre par lesquels chaque partie manipule l’information à sa guise mais qui attestent au moins d’une chose : pour l’Etat du Niger, le défi sécuritaire reste à relever.

    En octobre 2007, lors d’une conférence de presse à Paris, le ministre de la Communication, porte parole du gouvernement, soutenait avec vigueur que " l’Etat du Niger ne négociera pas avec des bandits armés. Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour les anéantir disait il… ". Cette fermeté de ton qui marque l’option guerrière du pouvoir en place ne s’est pas jusque là accompagnée d’une action militaire de large envergure qui mettrait fin au conflit armé. Aujourd’hui, la moitié du pays (la région d’Agadez couvre une superficie de 900000 km2 sur les 1267000 Km2) qui est le théâtre du conflit et se trouve placée depuis août 2007 sous une mesure gouvernementale de mise en garde, est en train de connaître une situation sociale et économique désastreuse. Le tourisme, l’élevage et les cultures maraîchères qui apportaient naguère des milliards de francs à l’économie de la région et du pays sont quasi inexistants. Rien que la filière de l’oignon rapportait habituellement 7 milliards de francs CFA aux populations.

    A ce désastre s’ajoute le déplacement massif des populations civiles qui fuient la zone du conflit. De sources concordantes, plus de 3000 personnes ont quitté les communes d’Iférouane et Gougaram, pour se réfugier loin dans le massif de l’Air pour certains, à Timia, Arlit et Agadez pour d’autres. Ces personnes qui ont abandonné leurs maisons et leurs biens se trouvent dans une situation alimentaire et sanitaire préoccupante aggravée par l’accès difficile de l’acheminement de l’aide humanitaire mobilisée par certaines associations, Ong et organismes.

    Malgré ces difficultés, le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu planifier, de concert avec le gouvernement, à travers la Cellule de prévention et de gestion de crise alimentaire, une distribution gratuite de 568 tonnes de vivres à Agadez ainsi qu’une ration journalière complète pendant 90 jours pour les réfugiés venus d Ingall, d’Iférouane, d’Aderbissinat, Dabaga, Gougaram, Tchirozérine, Tabelot et Timia.

    La situation des autres réfugiés qui sont restés dans des zones reculées est critique. Elle fait planer le risque d’une crise humanitaire. Or, dans sa tentative de minimiser l’impact du conflit, le gouvernement refuse toute médiatisation de cette aide aux populations éprouvées et encore moins le qualificatif de « réfugiés » ou de « personnes déplacées », alors même que dans pareilles circonstances ces termes sont les plus appropriés.

    Le sort de ces populations civiles prises en otage depuis plus d’un an, par un conflit dont elles ne sont pas les architectes, n’a pas été véritablement au centre des préoccupations de la classe politique nigérienne. Le Conseil de dialogue politique qui est un cadre consensuel, n’a pu récemment dégager une position commune en faveur d’un règlement négocié du conflit. Pour toute " solution ", il a envisagé, à moyen terme, un forum national sur la paix à l’issue duquel on pourrait faire le choix de l’alternative : faire la paix ou poursuivre la guerre. S’il s’était agi d’aller chercher des voix, ces partis auraient, bien entendu, la langue mielleuse pour promettre monts et merveilles à ces pauvres hères. A présent que, dans leur détresse, ils appellent au secours, on les laisse à eux-mêmes, rares étant les figures politiques à évoquer leur sort et à s’y impliquer.

    Pourtant, l’urgence de la nécessité d’un retour rapide du Niger à la paix s’impose. Il est bien connu qu’il ne peut y avoir de développement économique ni politique sans cette paix. L’on ne peut donc, par exemple, organiser dans les délais les élections présidentielles et législatives de 2009. Ni initier et poursuivre des programmes porteurs pour les populations. Ce conflit dans le Nord doit interpeller la conscience de toutes les bonnes volontés, où qu’elles soient, afin que reverdisse enfin le désert.

    Le président Tandja dont le deuxième et dernier mandat expire en décembre 2009 doit impérativement prendre la mesure de tous ces défis. Cela pour éviter avant de partir de faire comme ce valet de chambre qui, voyant le château de sa patronne en flammes, appelle celle-ci pour lui dire " A part votre château qui brûle, tout va bien, Madame la Marquise !".

    * Albert Chaibou est directeur de publication de l'hebdomadaire privé 'Le Démocrate',

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  • Depuis plusieurs mois, une rébellion, composée essentiellement de Touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), a démarré dans le nord du Niger, en réaction à un gigantesque projet minier conduit, notamment, par le groupe français Areva. Cette vaste région détient d’importantes mines d’uranium, dont deux sont exploitées, depuis quarante ans, par Areva. La rébellion d’aujourd’hui a démarré suite à l’octroi de 122 permis de recherche et d’exploitation de l’uranium dans une zone de transit crucial pour les Touaregs.

    Cette zone est maintenant défendue par l’armée nigérienne qui protège les intérêts d’Areva, principal bénéficiaire des permis d’exploitation. Elle recouvre une immense nappe aquifère souterraine fossile, donc non renouvelable, et des zones humides écologiquement très fragiles, indispensables à la survie des populations agro-pastorales autochtones.?

    Avec l’assentiment tacite de la France, le président du Niger, Mamadou Tandja, refuse de négocier avec le MJN et a donné les pleins pouvoirs à l’armée nigérienne sur la région d’Agadez. L’état d’exception y a été décrété, avec son cortège d’exécutions sommaires ciblées, d’arrestations arbitraires, de destruction des moyens de subsistance des nomades (cheptel abattu, activités agricoles rendues impossibles, approvisionnements restreints…), de déplacements de populations, d’interdiction d’ONG, de contrôle des radios et de la presse.

    L’ampleur de la répression laisse, en réalité, peu de choix aux populations, essentiellement touaregs dans cette partie du Niger. Même les plus modérés sont amenés à prendre les armes pour assurer la survie de leur communauté de plus de 400 000 membres. Ainsi, le ralliement d’Issouf Ag Maha, maire d’une commune dans laquelle il a initié des projets d’agriculture biologique, intellectuel reconnu et réputé jusqu’ici comme pacifiste, est un coup dur pour le pouvoir, car il montre que les rebelles sont bien autre chose que des « bandits armés » ou une « bande de trafiquants » comme le prétend le pouvoir.

    La situation des droits humains est extrêmement préoccupante au nord du Niger, et il faut qu’une mobilisation?la plus large possible se mette en place pour faire cesser la répression féroce, en particulier les exécutions sommaires et les nombreuses arrestations arbitraires attestées par Amnesty International et Human Rights Watch. L’épisode de l’arrestation de deux journalistes français, qui ont cherché à entrer en contact avec le MNJ, en dit long sur la volonté d’opacité du gouvernement qui cherche à camoufler ses exactions. Moins médiatisé, l’emprisonnement du journaliste correspondant de Radio France internationale, Moussa Kaka, en prison au Niger (Ndlr : depuis huit mois) pour avoir eu, dans le cadre de son travail, des contacts avec la rébellion touareg, a fait l’objet d’un nouvel appel de Reporters sans frontières.

    Le gouvernement français, s’il souhaitait réellement rompre avec le système de la « Françafrique », aurait ?déjà dû interrompre son aide logistique au gouvernement nigérien. Une convention avec le Niger lui permet, en effet, l’envoi de matériel et de « conseillers ».

    Force est de constater, une nouvelle fois, que le lobby international du nucléaire s’accommode mal de la démocratie. Tous les projets nucléaires récents se développent dans des pays qui bafouent autant les droits de l’homme que l’environnement : la Chine, la Libye (avec les ventes d’EPR), et maintenant ce projet minier pharaonique au nord du Niger qui risque de transformer une fragile et précieuse région en une vaste poubelle nucléaire.

    Naissance d’un collectif

    Un collectif « Areva ne fera pas la loi au Niger » a été créé. Il est déjà soutenu par Attac, le Cedetim, le Collectif Tchinaghen [1], la LCR, les Verts, le réseau Sortir du nucléaire, Sud-énergie, Survie, Via campesina. Ses revendications s’articulent autour de deux axes. D’abord, l’arrêt de la répression, le respect des droits humains et une action en?faveur?d’un?retour rapide à?la?paix. Ensuite, un moratoire sur tous les nouveaux projets miniers, tant que tous les problèmes liés à ce type d’exploitation n’auront pas été résolus (expertises et contrôles sanitaires, études d’impact sur l’eau, dépollution? des?sites? déjà? ex ploités, gestion de l’après-mine, etc.).

    Ce collectif espère s’élargir à de nombreux autres soutiens, dans une perspective de solidarité internationale pour le respect des droits des peuples autochtones et des travailleurs. Un appel spécifique en direction des confédérations syndicales est prévu, à l’initiative des militants du syndicat Sud-énergie. Les différentes actions prévues (expositions photo, tournées dans les sites français d’extraction, brochures et affiches, projections…) s’inscrivent dans une logique de mise en cause d’Areva par un procès citoyen.

    (…) La question du partage des richesses se pose de façon criante au Niger : « Dans cette zone, les populations ne sont que des victimes, exclues des bénéfices des richesses exploitées », a estimé Rhissa Feltou, conseiller municipal d’Agadez, lors de la conférence du 25 mars à l’Assemblée nationale française. Après quarante ans d’exploitation de l’uranium par Areva, payé à un prix très inférieur à celui du cours mondial, les Nigériens sont toujours aussi pauvres. Le pays est parmi les plus pauvres du monde, alors qu’Areva distribue ses milliards d’euros de profit à ses actionnaires. Payer quarante ans l’uranium à un prix nettement inférieur au prix du marché est un vol manifeste, même selon les critères capitalistes. Areva – et donc l’État français qui en est l’actionnaire majoritaire – a véritablement spolié le peuple nigérien.

    «Et ce n’est pas la légère revalorisation, intervenue en 2007, qui améliorera les choses, car un véritable système de récupération de la manne de l’uranium semble s’être mis en place, dans l’entourage du président nigérien. À la dette écologique, liée aux dégâts de l’extraction, s’ajoute donc une dette financière d’Areva envers le peuple nigérien. Au-delà du nécessaire partage immédiat des richesses, il est aussi important de souligner,?pour répondre à Areva qui prétend apporter le « progrès » au Niger, qu’un autre développement serait possible.

    «Les trois milliards d’euros qu’Areva compte investir pour éventrer le Niger et souiller ses nappes phréatiques pourraient, par exemple, servir à lancer une véritable industrie de production de panneaux solaires, laquelle permettrait de concilier développement économique, environnement et accès à l’énergie. À titre d’exemple, le projet alternatif à l’EPR en France, présenté par le réseau Sortir du nucléaire, montrait qu’avec un somme à peu près équivalente (un peu plus de trois milliards d’euros), il était possible de créer plus de dix mille emplois pérennes, soit six fois plus que ce qui est prévu par Areva.

    Il s’agit donc de la sauvegarde d’un peuple dont les fragiles conditions de survie sont mises en péril par Areva, symbole du pillage impérialiste à la française. Imposons l’arrêt de ce pillage, en commençant par exiger le paiement de l’uranium à un prix correspondant au prix du cours mondial et en demandant la création d’un fonds de dédommagement des préjudices causés. Il faut, de plus et surtout, s’opposer à ce qu’Areva commence un nouveau projet avant d’avoir réparé les immenses dégâts qu’elle a créés, notamment dans la région?d’Arlit (…).

    * Laurent Grouet est membre de la Ligue communiste révolutionnaire, une organisation politique française.

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  • L'épouse de Moussa Kaka, le correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI) incarcéré depuis huit mois, a demandé le 20 mai à Paris au président français Nicolas Sarkozy d'intervenir afin d'accélérer sa libération. Jamila Souley Kaka tenait un point de presse organisé dans les locaux de l'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières (RSF).

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  • Contributor | Gouvernance

    Des organisations de la société civile nigérienne constituées en un « Mouvement citoyen » ont appelé à une manifestation le 21 mai pour dénoncer une nouvelle loi accordant des indemnités «faramineuses aux députés ». Selon le président du Mouvement citoyen, Nouhou Arzika, « cette marche tend à dénoncer la violation grave des droits humains perpétrés par les députés nationaux à travers ce nouveau statut dont ils se sont dotés au mépris des citoyens ».

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  • Moussa Kaka va entamer son huitième mois de détention. La Cour de cassation de Niamey a en effet rejeté, le 15 mai 2008, le pourvoi qu’il avait introduit. Directeur de la station privée Radio Saraounia, correspondant au Niger de Radio France Internationale (RFI, Mouss Kaka a été arrêté sur la base d'écoutes téléphoniques, avec l’accusation de complicités avec la rébellion touarègue qui sévit dans le nord du pays. RFI et Reporters sans frontières défendent qu'il agissait dans l'exercice normal de ses fonctions de journaliste.

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  • Contributor | Gouvernance

    Save the Children a rendu public, le 7 mai, son 9ème rapport-classement annuel sur la situation des mères dans le monde, dont les derniers rangs sont attribués au Tchad et au Niger. Le rapport a comparé la situation des mères et de leurs enfants dans 146 pays du monde. Alors que les pays nordiques (la Suède en tête) se placent au premier rang des pays où la situation des mères est la meilleure, les pays de l’Afrique subsaharienne dominent les derniers rangs.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les présidents des neuf Etats du bassin du Niger se sont retrouvés le 30 avril à Niamey pour examiner un important programme financier censé sauver le fleuve en péril et garantir la survie de plus de 110 millions de personnes. En plus du programme d'investissement de "sauvetage" du fleuve d'un coût estimé à quelque 5,5 milliards d'euros sur les 20 prochaines années, le sommet a adopté "la Charte de l'eau" de l'Autorité du bassin du Niger (ABN) qui réglementera la gestion des ressources du bassin.

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  • Le Conseil supérieur nigérien de la communication (CSC) a ordonné la fermeture, le 22 avril de Sahara FM, la principale radio privée d'Agadez, dans le nord du Niger théâtre d'une rébellion touareg. Le responsable de Sahara-FM, également correspondant de Radio France Internationale (RFI) dans la région, a affirmé que le CSC avait fermé sa radio sur la base d'un "rapport de la police locale" qui présente Sahara FM comme "une radio dangereuse diffusant des appels à la haine ethnique".

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  • Plus de 3000 signatures ont été collectées de par le monde pour demander la libération du journaliste nigérien, Moussa Kaka, détenu depuis fin septembre 2007 pour de présumés liens avec les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), actifs depuis plus d’un an dans le nord du Niger. Plusieurs personnalités du monde associatif, sportif, culturel et politique ont apposé leur signature sur une pétition intitulée « Libérez Moussa » et destinée aux autorités nigériennes.

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  • Quelque 59 personnes ont succombé de la méningite (48 décès) ou de la rougeole (11 décès) ces trois derniers mois au Niger. Au moins 3493 cas de rougeole tous âges confondus ont été déjà notés cette année contre dans le pays contre 104 cas dont 1 décès à la même période en 2007. Selon la directrice du Système national d’information sanitaire (SNIS), ces cas de décès au delà de la tranche d’âge de 6 mois à 5 ans ont été enregistrés du fait du retard intervenu dans le démarrage de la campagne qui devrait intervenir depuis 2007.

  • Une femme nigérienne qui poursuit son pays devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour asservissement a réclamé une réparation d'environ 100.000 dollars. Le procès engagé contre le gouvernement du Niger par Hadijatou Mani Koraou, entamé le 7 avril devant un tribunal de la CEDEAO, constitue la première affaire d'esclavage au Niger à être portée devant la justice.

  • La Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) procède à Niamey à l'examen d'une plainte pour délit d'esclavage déposée par une citoyenne nigérienne contre l'Etat du Niger. La plaignante avait été donnée comme « Wayi », une forme de mariage répandue dans certaines communautés traditionnelles du Niger. Le procès s'achève le vendredi 11 avril.

  • Amnesty International se dit préoccupée par la nouvelle vague d'exécutions extrajudiciaires commises par l'armée nigérienne dans la région d'Agadez, qui est secouée depuis plus d'un an par une rébellion menée par un groupe d'opposition armé, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). « Le gouvernement doit ouvrir des enquêtes sur ces faits, traduire en justice les responsables de ces actes et fournir réparation aux parents de ces victimes », a affirmé, le 3 avril dernier, la directrice adjointe du Programme Afrique d’Amnesty.

  • Contributor | Gouvernance

    « Un tabou brisé », de l’activiste nigérien Moustapha Kadi, un livre sur l’esclavage, a été présenté le 29 mars au public à Niamey. L’auteur de cet ouvrage inédit a décortiqué le contenu de son livre, retranchant l’itinéraire du combat qu’il mène depuis quelques années dans la lutte contre l’esclavage, au sein de l’association « Réagir dans le monde ». Expliquant les raisons qui l’ont conduit à écrire son ouvrage, Moustapha Kadi, également fils de chef traditionnel, a souligné que « ce fut le jour où, jeune collégien à Konni (au sud de Niamey), j’ai rencontré Tiaoula, une esclave de ma famille, en fuite… ».

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