Cote d'Ivoire : Chute de Gbagbo et autre visage de la Françafrique

D'abord attribuée aux soldats français de la Licorne puis refilée aux combattants fidèles à Alassane Dramane Ouattara, la paternité de l'offensive finale sur le palais présidentiel, où s'abritaient Laurent Gbagbo et plusieurs membres de son entourage, n'en finit pas de susciter la polémique. Que peuvent bien cacher ces dénégations de l'ancienne puissance coloniale ? Le souci de ne pas froisser la susceptibilité des FRCI qui, malgré la destruction des armes lourdes des troupes républicaines, peinaient à mettre la main sur l'ennemi intime de leur chef, pourtant à portée de tir ? Ou serait-ce la peur d'être accusée d'interventionnisme, ce qui, en l'espèce, rappelle cette période glauque des relations entre la France et ses ex-colonies d'Afrique noire ?