• Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est dit "contre le refoulement de demandeurs d'asile", après la décision des autorités burundaises d'expulser vers le Rwanda voisin plus de 400 Hutus rwandais considérés comme des "immigrants illégaux". Ces derniers ont fui leur pays depuis un mois pour trouver refuge dans la province burundaise de Kirundo (nord-est). Ces Hutus rwandais affirment fuir des violences politiques visant les hommes adultes dans une province du sud du Rwanda depuis un mois. Les autorités rwandaises assurent qu'ils fuient la justice gacaca (tribunaux populaires mis en place pour juger les exécutants présumés du génocide de 1994 au Rwanda).

  • Idelphonse Nizeyimana, recherché par la justice internationale, a été arrêté en Ouganda. Onze acteurs majeurs du massacre de 1994 sont encore en cavale. A Arusha, en Tanzanie, siège du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), l’heure est à la satisfaction. Idelphonse Nizeyimana, la grosse prise, est un ancien capitaine des Forces armées rwandaises (FAR), chargé du renseignement. Présenté comme un proche de l’ancien président Juvénal Habyarimana, son nom figurait sur la liste des accusés du TPIR les plus recherchés pour leur rôle crucial dans le génocide. Pour la première fois, l’accusé a été transféré à Arusha en moins de trente-six heures.

  • Des soldats des forces armées de RD Congo (FARDC) ont tué 50 réfugiés hutus rwandais et enlevé une quarantaine de femmes qui ont été victimes de "viols" lors de l'attaque d'un camp du Nord-Kivu (est) le 26 avril, a déclaré le 15 octobre un rapporteur spécial de l'ONU. Une petit groupe de dix femmes qui a pu s'échapper a témoigné avoir subi des viols collectifs. Les femmes portaient des marques de blessures graves. On leur avait coupé des morceaux de seins. Le sort des trente autres femmes est inconnu.

  • Les réfugiés centrafricains arrivés à Mobayi Mbongo, dans le district du Nord Ubangi, il y a deux semaines, sont dépourvus de tout. Certains d’entre eux l’ont affirmé à une délégation mixte du HCR, de la Coordination des Affaires Humanitaires, de l’UNICEF, de la MONUC et de la Commission Nationale des Réfugiés du gouvernement congolais en séjour Gbadolite au Nord de l'Equateur. Cette délégation est partie évaluer la situation humanitaire de ces réfugiés dont le nombre est estimé à près de 500.

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  • Près de 500 réfugiés congolais du Burundi qui voulaient retourner au pays le 8 octobre sont repartis de la frontière vers leurs camps à Mwaru, à 60 kilomètres à l’intérieur du territoire burundais. Le ministère congolais de l’Intérieur a pris la décision de fermer la frontière au poste de Kavimvira par où ces Congolais allaient être rapatriés, pour éviter un retour au pays « dans l’anarchie ». Ces Congolais étaient arrivés à la frontière à bord des camions militaires sous escorte de la police burundaise. Ils refusent leur transfert dans un autre camp au nord du Burundi, ce qui les a poussés à vouloir retourner en RDC.

  • Suite à l'arrestation de Idelphonse Nizeyimana, soupçonné d'avoir élaboré et participé au génocide rwandais, le gouvernement ougandais a exprimé son intérêt pour la prime de 5 millions de dollars US promise pour son arrestation. "Si cet argent est disponible, nous serons heureux de le recevoir comme récompense pour le bon travail qui a été fait", a déclaré le 8 octobre, à la presse à Kampala, le ministre de la Coopération régionale. Dans le cadre du programme "Rewards for jutsice" du ministère américain de la Justice, une prime de 5 millions de dollars US avait été promise pour l'arrestation de Nizeyimana.

  • Le président sud-africain Jacob Zuma a appelé de nouveau, le 9 octobre, à modifier le Code de procédure pénale pour accorder à la police le droit de tirer sur les criminels. M. Zuma a justifié sa proposition par la mort d'un officier de police de Pretoria, tué par balles par un voleur présumé samedi dernier. Il a souligné que ce dernier avait été abattu lorsqu'il tentait de faire entendre raison au suspect. L’Afrique du Sud connaît un des plus forts taux de criminalité au monde.

  • Les miliciens somaliens pro-al-Qaïda, shebab, ont accusé, le 10 octobre, le Kenya de déstabiliser davantage la Somalie voisine, en formant militairement des groupes pro-gouvernementaux pour les combattre. "Nous lançons un avertissement au Kenya dans les termes les plus vifs pour qu'il évite ce genre d'activités, sinon il subira les conséquences", a déclaré le porte-parole des shebab. Les shebab sont formés de groupes islamistes se réclamant d'Al-Qaïda. Le Hezb al-Islam, dirigé par Cheikh Hassan Dahir Aweys, est un mouvement politique plus structuré, affichant certaines divergences idéologiques avec les shebab.

  • La famille d'un diplomate américain tué en janvier 2008 à Khartoum, en compagnie de son chauffeur soudanais, a demandé dimanche la peine de mort pour les quatre jeunes islamistes reconnus coupables de ce meurtre. John Granville (33 ans) qui travaillait à l'Agence américaine pour le développement international (USAID) et son chauffeur avaient été tués par balle dans leur voiture le 1er janvier 2008. Au Soudan, la famille d'une victime de meurtre doit dire à la cour si elle accorde l'amnistie aux condamnés, demande compensation ou exige la peine de mort. La famille du chauffeur soudanais avait choisi la peine capitale et avait par la suite exprimé le souhait que les coupables soient amnistiés.

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  • Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a rendu son rapport mondial sur le développement humain le 5 octobre dernier, un plaidoyer en faveur de l'immigration vers les pays riches qui, une fois la récession passée, auront besoin de «main-d’œuvre émigrée» à cause d’une population est vieillissante. Parmi les migrants internationaux, estimés à 188 millions en 2010, soit 2,8% de la population mondiale (74,1 millions en 1960, soit 2,7%), moins de 30% se déplacent d'un pays en développement vers un pays développé et «moins de 1% des Africains ont émigré en Europe».

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  • L’armée sénégalaise a commencé, le 5 octobre, à quadriller le Sud de la région, où une rébellion armée est toujours en activité. Le 2 octobre, près de la frontière avec la Guinée Bissau, un véhicule militaire est tombé dans une embuscade. Bilan : six morts, soit la plus lourde perte subie par les forces régulières sénégalaises depuis trois ans, dans cette partie du pays. Une source militaire locale a attribué l’attaque à « des éléments armés supposés appartenir au Mouvement des forces démocratiques de Casamance, rébellion indépendantiste. Ces derniers mois, les accrochages se sont multipliés entre l’armée régulière et ces rebelles indépendantistes.

  • La police burundaise a utilisé la force pour empêcher un groupe de réfugiés de quitter un camp car ils avaient l’intention de rentrer en République démocratique du Congo (RDC). Quelque 2 000 réfugiés du camp de Gihinga avaient refusé d'être transférés dans un autre camp au Burundi, pour retourner dans l’est de la RDC malgré d’importantes opérations militaires s’y déroulant. Selon le premier vice-président du Burundi, «personne ne peut empêcher un réfugié de rentrer chez lui, mais il faut s’assurer qu’ils sont informés de la situation qui règne dans leur pays d’origine afin qu’ils ne prennent pas de risques ».

  • La police ougandaise a déclaré le 7 octobre qu'elle continuera de coopérer avec Interpol pour l'arrestation des personnes recherchées pour le génocide rwandais de 1994, deux jours après l'arrestation et l'extradition d'un des suspects du génocide les plus recherchés. Le 5 octobre, la police ougandaise a arrêté Idelphonse Nizeyimana à Kampala, principal suspect rwandais responsable de l'assassinat de milliers de personnes pendant le génocide rwandais. Nizeyimana a été transféré le 6 octobre à Arusha, à bord d' un avion de l'ONU, pour être jugé pour génocide et crimes contre l' humanité.

  • Le Service d'immigration de la Gambie (GID) a recommandé à tous les étrangers vivant dans le pays de régulariser leur statut dans le cadre de l'application des lois sur l'immigration de ce pays, ont révélé des sources officielles. Selon ces sources, le gouvernement gambien a demandé aux logeurs de ne pas héberger de locataires qui n'ont pas régularisé leur situation dans le pays.

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  • La Libye a expulsé 740 Nigérians, ce qui porte à 1064 le nombre d'émigrés rapatriés de ce pays au cours de ces derniers jours, rapporte la presse locale. Le mois dernier, la Libye avait expulsé 330 émigrés clandestins nigérians qui tentaient de se rendre en Europe. Selon certaines sources, quelque 200 Nigérians sont dans les prisons libyennes pour divers délits, dont la violation des lois d'immigration, le meurtre, le trafic de drogue et le vol à main armée.

  • Depuis cinq ans, le fleuve Congo et ses affluents ont déjà enregistré une vingtaine de naufrages des embarcations ayant entraîné des morts et des pertes importantes de cargaisons des produits agricoles. Si jusqu'à ce jour, l'on ne dispose pas du bilan de toutes les pertes en vies humaines pour tous ces accidents, on ne peut que déplorer l'absence d'une structure officielle chargée de la gestion des naufrages, tant il est vrai que des commissions d'enquête qui descendent sur le lieu des sinistres, ne rendent pas compte de leurs rapports. Au point qu'une chape de plomb couvre toujours les travaux des enquêteurs.

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  • Un des groupes insurgés de la région pétrolifère du delta du Niger a formellement accepté l'offre d'amnistie des autorités, a assuré le président du Nigeria, Umaru Yar'Adua, lors d'une cérémonie le 1er octobre. Cette amnistie inconditionnelle aux combattants du delta du Niger, en proie aux violences depuis 2006, qui déposeront les armes, est entrée en vigueur le 6 août et expire le 4 octobre. Les groupes armés qui s'en prennent régulièrement aux intérêts pétroliers dans le delta du fleuve affirment agir au nom d'une plus juste répartition de la manne pétrolière en faveur des populations pauvres de la région, dont le pays tire plus de 90% de ses devises.

  • Plus de 300 Hutus rwandais se sont enfuis de la province méridionale et ont pris le refuge à Bugabira et Ntega dans la province de Kirundo. Ils disent fuir des les opérations nocturnes qui sont menées pour enlever des personnes la nuit, afin de les tuer et de les jeter dans la rivière Kanyaru, à la frontière Rwanda-Burundi. Pour les autorités rwandaises, par contre, cces personnes fuient les cours de gacaca, ces tribunaux de base pour juger ceux qui sont accusés d’avoir participé au génocide de 1994.

  • Depuis un certain moment, les vols charters en provenance de la Libye débarquent régulièrement des Maliens à l’aéroport de Bamako et dans des conditions laissant à désirer. Le dernier rapatriement en date est celui du 30 septembre, qui a concerné plus de 153 Maliens qui étaient détenus depuis des mois dans les geôles libyennes. Ils étaient, selon divers témoignages recueillis, détenus dans plusieurs prisons. Ces Maliens qui exerçaient diverses activités économiques sont rentrés laissant tous leurs biens en Libye et ignorent les raisons de leurs arrestations suivies de leur expulsion au Mali.

  • La Cour suprême du Zimbabwe a abandonné, le 28 septembre, les poursuites pour complot contre la militante des Droits de l'homme zimbabwéenne Jestina Mukoko et ses co-accusés, parce qu'ils ont été battus et torturés pendant leur détention. Le jugement de la Cour Suprême met un terme au procès de Mukoko et des huit autres militants, car le gouvernement du a violé ses droits constitutionnels. Les accusations contre Mukoko et les autres militants sur un complot visant à renverser Mugabe avaient été jugées fausses et motivées par des raisons électorales. Les gouvernements voisins les avaient également dénoncées.