• Les forces armées kenyanes ont élevé le niveau d'alerte pour faire face aux groupes armés qui menacent la paix dans le pays. Le président Kibaki a indiqué le 1er juin, lors de la célébration du 46e anniversaire de l’indépendance, que l'armée a reçu l'instruction de faire face, avec la plus grande fermeté, à toute menace de la sécurité du pays, qu'elle soit d'origine interne ou externe. Le groupe armé somalien AL Shabaab qui contrôle présentement la région située dans le Nord-Est du Kenya a décidé de revendiquer les vastes étendues de terre de cette région et d'imposer la loi islamique sur ce territoire kenyan.

  • Seule une nouvelle intervention de l’ONU peut-elle conduire à la renaissance de l’état en Somalie ? La question peut paraître brutale, mais elle mérite d’être posée. En effet, depuis 1991, la guerre civile fait rage dans ce pays de la Corne de l’Afrique. Tout est parti, le 27 janvier 1991, de la chute du président Siad Barré, remplacé par Ali Mahdi Mohamed. Et l’anarchie a commencé. La communauté internationale est intervenue, mais la situation n’a guère changé. Qui ne se souvient, en décembre 1992, du début de l’opération militaro-humanitaire Restore Hope, sous mandat de l’ONU, puis, en octobre 1993, du retrait des forces américaines de Somalie, suivi, en mars 1995, du retrait de la mission des Nations Unies pour la Somalie (Onusom) ? Le fiasco de ces opérations montre à suffisance la complexité de la pétaudière somalienne.

  • Le Général ATT et le capitaine Dadis Camara sont intervenus pour éviter le pire entre les communautés malienne et guinéenne et ramener le calme à Guéckédou, ville située à 700 kilomètres de Conakry aux frontières du Liberia et de la Sierra Leone et où vit une forte communauté malienne. Cette intervention des deux chefs d’Etat est consécutive à un incident entre Maliens et Guinéens, il y a une quinzaine de jours. Une semaine plus tard, c’était au tour d’une partie de la communauté guinéenne vivant à Bamako d’être prise à partie par la police malienne. Toute chose qui incita la représentation diplomatique guinéenne à Bamako à alerter le ministre malien des Affaires étrangères. Guéckédou était considérée, à tort ou à raison, comme le fief de la rébellion à la fin des années 1990 sous feu Lassana Conté.

  • Trois ans après l’accord politique global au Togo, la commission « Vérité, justice et réconciliation » est enfin créée. Elle a pour but de faire la lumière sur les violences politiques dans le pays depuis 1958, afin de lutter contre l’impunité. Le Togo a été le théâtre d’une vague de violences politiques, notamment lors de l’élection présidentielle d’avril 2005, au lendemain du décès du général Gnassingbé Eyadéma qui était resté 38 ans au pouvoir. La commission de 11 membres, dirigée par un évêque, aura aussi pour rôle de proposer des solutions d'apaisement des victimes.

  • Des peines d'un an de prison à la perpétuité ont été requises dans le procès de 11 personnes accusées d'assassinats et de tentatives d'assassinat d'albinos au Burundi devant un tribunal de Ruyigi (200 km à l'est de Bujumbura). Sur les onze prévenus jugé par le tribunal de grande instance de la ville, huit étaient accusés d'avoir tué et mutilé une petite fille le 8 septembre 2008 et un homme albinos le 12 mars. A l'audience, le procureur a requis le 28 mai trois réclusions à perpétuité et des peines s'échelonnant de un à 20 ans de prison contre les autres accusés.

  • Soucieuses de limiter la prostitution, les autorités guinéennes humilient publiquement les prostituées et leurs clients. Arrêtées, rasées, filmées et montrées à la télévision, les travailleuses du sexe se réfugient dans la clandestinité. Les associations spécialisées s’inquiètent des risques pour la santé qui en découlent et, au-delà, des atteintes à la dignité. Depuis le mois d’avril, la junte militaire, à travers le Secrétariat à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte anti-drogue et du grand banditisme, arrête des prostituées dans les motels et les bars. Dans les rues de Conakry, peu de gens apprécient ce genre d'humiliations. Beaucoup jugent que la junte "va trop loin".

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  • Le viol récent d’un petit garçon de huit mois dans un orphelinat d’Accra a mis au jour les conditions de vie alarmantes qui prévalent à l’état endémique, selon les défenseurs des droits de l’enfant, dans les orphelinats d’Afrique de l’Ouest. Lorsque les autorités ont enquêté sur l’incident, elles ont découvert que 27 des 32 enfants du foyer n’étaient pas orphelins. Les orphelinats du Ghana sont devenus de véritables commerces. En Afrique de l’Ouest, note l’UNICEF, des milliers d’enfants sont considérés à tort comme orphelins. Sur les quelque 1 821 enfants placés en orphelinat, en Sierra Leone, seuls 256 ont perdu leurs deux parents. Bon nombre des quelque 5 800 enfants placés en orphelinat ne seraient pas orphelins, selon les défenseurs des droits de l’enfant de la région.

  • Un tribunal sénégalais a condamné le 27 mai, à six mois de prison ferme, une exciseuse traditionnelle jugée pour avoir mutilé une enfant de 16 mois, dans le nord du Sénégal. La grand-mère de la fillette, qui l'avait conduite chez l'exciseuse, a été condamnée à la même peine. Le tribunal a condamné moins sévèrement les parents de l'enfant, puisque leur peine de six mois d'emprisonnement a été assortie du sursis. L'excision - terme le plus utilisé pour parler des "mutilations génitales féminines" - est interdite par la loi depuis dix ans au Sénégal.

  • La Cour internationale de justice (CIJ) a rejeté le 28 mai une demande de la Belgique de forcer le Sénégal à garder sur son territoire l’ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l’humanité.? "La Cour constate que le risque de préjudice irréparable au droit revendiqué par la Belgique n’est pas apparent", a déclaré le juge. La Belgique, qui avait émis un mandat d’arrêt visant l’ex-président tchadien, a saisi le 19 février dernier la CIJ en demandant qu’elle ordonne au Sénégal d’empêcher qu’Habré ne se soustraie à la justice en quittant le territoire sénégalais. L’ancien Président du Tchad, Hissène Habré a été accusé par un tribunal sénégalais de violations graves des droits de l’homme commises par son régime dans les années 90.

  • La famille judiciaire guinéenne menace d'aller en grève générale si le chef de l'Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara, "ne met pas fin à l'existence de juridictions parallèles". Un communiqué publié à Conakry indique que les magistrats, avocats, notaires, huissiers, greffiers et commissaires priseurs ont récemment adressé un mémorandum au chef de la junte militaire lui demandant de supprimer les juridictions parallèles qui ordonnent des "sentences expéditives, coercitives et sans recours". Les magistrats se disent menacés et violentés même dans leur bureau, dénonçant des détentions "illégales, arbitraires" à des heures illégales.

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  • La Cour suprême a confirmé le 25 mai la condamnation de l'ex-président du parti présidentiel, Hussein Radjabu, à 13 ans de prison pour complot contre la sûreté de l'Etat. L'ancien homme fort du pays est également accusé d'avoir recruté des ex-combattants rebelles pour « peut-être perturber l'ordre public ». Cette condamnation survient au moment où le Burundi, qui tente de sortir depuis 2006 de treize ans de guerre civile qui a fait au moins 300 000 morts, doit organiser entre autres des élections législatives et présidentielle en 2010. Le président actuel et ancien bras droit de Hussein Radjabu, Pierre Nkurunziza, est pressenti comme candidat à sa propre succession. Cette condamnation le préserve d’un sérieux adversaire.

  • Avec les combats qui ensanglantent la Somalie depuis le 7 mai, c'est un peu la guerre du père contre le fils. Cheikh Hassan Dahir Aweys, l'homme qui a lancé l'offensive à Mogadiscio, a juré de renverser Cheikh Charif Cheikh Ahmed, le président, a pourtant joué un grand rôle dans son ascension. Aweys, qui fut l'inspirateur de la mouvance islamiste radicale en Somalie est l'un des fondateurs des tribunaux islamiques. Accusé de terrorisme par les Etats-Unis, recherché par Interpol, il fait figure d'épouvantail pour les Américains. Lorsque Cheikh Charif devient président, il rejette sa main tendue et l'accuse d'être le jouet des puissances étrangères.

  • Des milliers de civils ont fui leurs villages dans l’Etat du Delta, au Nigeria, lorsque les forces armées du gouvernement ont lancé une offensive contre des mouvements militants, dans ledit Etat, le 13 mai. ??Les villageois du royaume de Gbramatu, dans l’Etat du Delta, ont rapporté que les villages d’Oporoza et d’Okerenkoko avaient essuyé des tirs de mitraillette nourris, provenant d’hélicoptères qui volaient à basse altitude, le 15 mai. Des témoins ont rapporté avoir vu au moins 100 corps sans vie et que quelque 3 000 personnes avaient fui et selon les estimations d’Amnesty International. Pas moins de 10 000 habitants pourraient être en cours de déplacement.

  • Le président somalien Cheikh Sharif Cheikh Ahmed a appelé le 25 mai à une aide de la communauté internationale dans la lutte contre les rebelles islamistes qui tentent de prendre le contrôle de Mogadiscio. Les forces gouvernementales somaliennes combattent les groupes islamistes radicaux depuis près de deux semaines à Mogadiscio, la capitale de la Somalie. Selon le président, des étrangers sont impliqués dans les combats à Mogadiscio. Il a aussi condamné l'ingérence de certains pays étrangers dans les affaires intérieures de la Somalie par leur soutien à des insurgés somaliens.

  • Un nouveau rapport de Plan International centré sur l’impact des situations à risque pour les enfants d’Afrique de l’Ouest montre que ces derniers subissent des niveaux élevés de violence au sein de leurs familles, précisant que ces violences sont aussi préjudiciables à leur santé mentale et à leur bien-être que la guerre ou la traite des enfants. Il s’agit des violences domestiques ou familiales, de la guerre, de la traite des enfants, du VIH/sida. Les différentes formes de violence physique et verbale, les humiliations, les abus sexuels, la négligence, la privation de nourriture, pour ne citer que ceux-là ont des conséquences néfastes sur la santé mentale des enfants, en particulier chez les filles, note le rapport.

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  • Un important groupe rebelle du Darfour a pris le 24 avril le contrôle de la ville d'Umm Baru, près de la frontière avec le Tchad voisin, à l'issue de violents combats avec l'armée soudanaise. Umm Baru est situé à 100 kilomètres à l'est de la frontière avec le Tchad dans la province soudanaise du Darfour-Nord. Cette ville avait été le théâtre, il y a deux semaines, d'affrontements entre le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, et des forces pro-gouvernementales.

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  • Au moins 208 personnes, en grande majorité des civils, ont été tuées à Mogadiscio et 700 blessées depuis le lancement, le 7 mai, d'une offensive, par les insurgés islamistes, a annoncé le ministre somalien des Affaires humanitaires. Le 7 mai, les insurgés ont lancé une offensive sans précédent, menée par la milice "Hezb al-Islamiya" du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys, et les islamistes radicaux des shebab, pour renverser le président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier à la tête du pays.

  • Les rebelles du Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger (MEND) affirment avoir détruit plusieurs importants oléoducs le 25 mai, dans le sud pétrolifère du Nigeria où l'armée mène une opération pour les "chasser" de la région. Selon le MEND, ses combattants "ont détruit des tronçons importants de pipelines pour entraîner l'assèchement de l'approvisionnement du réservoir de stockage de Chevron dans le Delta". Le Mend, qui affirme se battre pour les populations misérables du delta du Niger afin de parvenir à un meilleur partage des richesses, a également réitéré ses menaces concernant un blocage des exportations de pétrole.

  • Selon des sources internes à l’enquête menée au Togo sur les accusations de coup d’Etat que mène, depuis le 15 avril, le procureur, contre le demi-frère du président Faure Gnassingbé, Kpatcha, des avancées ont été notées. Détenu à la prison civile de Lomé, Kpacha aurait reconnu être le propriétaire de la clé informatique USB saisie à son domicile et contenant une quinzaine de documents compromettants, aussitôt mis sous scellés par la justice. Parmi ces pièces figurent notamment un plan de contrôle militaire de la capitale et une proclamation de prise du pouvoir par les forces armées.

  • C'est un véritable pavé dans la mare que vient de lancer un groupe d'experts de l'ONU dans un avant-projet de rapport qu'il se prépare à présenter au Conseil de sécurité des Nations Unies. « Les rebelles rwandais des FDLR installés dans l'Est de la RDC ont repris le contrôle des mines d'or dans la province du Nord-Kivu, jetant le doute sur le succès de l'offensive militaire conjointe Rwanda-RDC », lit-on dans ce rapport. Un rapport qui ajoute, pour plus de précision, que « l'opération conjointe n'a pas réussi à briser les FDLR dont l'appareil de commandement et de contrôle est resté intact ».