• La cour criminelle du Caire chargée de juger l'ancien président Hosni Moubarak, accusé de corruption et de complicité dans le meurtre de manifestants, a conclu samedi 8 juin une brève séance en interdisant aux avocats chargés des plaintes civiles d'être présents à l'avenir. Le juge a invoqué le fait qu'il dirigeait une cour criminelle pour estimer que les avocats chargés des plaintes civiles n'y avaient pas leur place. Ces derniers représentent certaines des familles des quelque 850 personnes, selon les chiffres officiels, tuées lors de la révolte contre le régime de Hosni Moubarak début 2011. Ces avocats s'étaient, lors de la précédente audience, manifestés bruyamment, en réclamant "l'exécution du meurtrier" à l'adresse de M. Moubarak.

  • Plus de 6000 personnes en provenance du Nigeria sont accueillies dans la région nigérienne de Diffa (extreme-est), fuyant les opérations militaires engagées depuis l’instauration de l’Etat d’urgence dans trois Etats du Nord-Nigeria, en vue de contenir les actions de la secte islamiste Boko Haram, a-t-on appris vendredi 7 juin de sources humanitaires. La majorité de ces personnes sont dans des familles d’accueil qui elles mêmes vivent dans des endroits exigus, ce qui fait peser une menace sur l’état du stock alimentaire par rapport à la planification des ménages locaux et un nombre important de cas de paludisme suivi de maladies diarrhéiques et des infections respiratoires aigües tandis que plusieurs enfants ne sont pas vaccinés.

  • Depuis vendredi 7 juin, l’entreprise Dubai Ports World Dakar (DP World Dakar) a été placée sous administration judiciaire. Ce, après la décision de la commission d’instruction en charge de l’affaire Karim Wade auprès de la Cour de répression de l’enrichissement Illicite. Pour la défense, il est simplement reproché à l’ancien ministre sénégalais de s’être comporté comme le patron de DP World Dakar. Pour preuve, c’est lui qui a désigné le notaire qui a constitué le capital de la dite entreprise. Du côté du patron officiel de DP World Dakar, le discours est cohérent avec celui de M. Wade : les avocats du businessman émirati Ibrahim Aboukhalil certifient que leur client est loin d’être un figurant. A noter qu’une autre société, Hardstand, officiellement détenue par le même patron vient, elle aussi, d’être placée sous administration judiciaire.

  • Selon les organisations non gouvernementales (ONG), un nombre croissant de femmes et de filles, dont certaines n’ont pas plus de 13 ans, ont recours au commerce du sexe pour survivre au Mali, où 14 mois d’occupation et de conflit ont chassé de chez eux 475 000 habitants du Nord. L’ONG Danaya So (Maison de la confiance en bambara, une langue locale) a recensé 3 800 travailleuses du sexe dans les villes de Mopti et Sévaré, au centre du Mali, ainsi qu’à Bamako. La directrice de l’organisationestime cependant que les chiffres réels sont bien supérieurs.

  • Dépassé par l'arrivée de 200.000 jeunes sur le marché du travail chaque année, la présidente Joyce Banda n'a rien trouvé de mieux que de lancer une grande campagne pour susciter des vocations et recruter des candidats âgés de 19 à 40 ans prêts à quitter le pays. Destination : la Corée. Selon elle, il s'agit d'"offrir un emploi à des jeunes qui quittent l'école et n'ont rien à faire et de répondre au taux de chômage croissant", de l'ordre de 50% de la population active. Quinze mille Malawites ont déjà répondu à l'appel et les 366 premiers départs vont bientôt s'effectuer.

  • Le gouvernement malien réuni en session extraordinaire, mardi 4 juin, a adopté un projet de loi autorisant une troisième prorogation de l’Etat d’urgence dans le pays, annonce un communiqué du Conseil des ministres. Ce projet de loi autorise une troisième prorogation jusqu’au vendredi 5 juillet 2013 à minuit. L’état d’urgence prendra fin tout juste avant l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection du président de la République prévue le 28 juillet 2013. En dépit de la libération de la quasi-totalité des régions occupées, il existe toujours des poches d’insécurité et des menaces continuent à peser sur l’ordre public et sur le retour définitif de la paix sociale.??

  • Les personnes en situation de handicap interpellent les autorités burkinabé à plus de considération à leur égard. Leur association dit espérer qu’en 2013 la barre des 10% d’emplois leur soit enfin réservée dans la Fonction publique. Ils ne veulent plus être traités comme des malades, des assistés, des moins que rien, des mendiants, des déchets de la société. Ils veulent travailler à la sueur de leur front et font mien le proverbe chinois qui dit : au lieu de donner du poisson chaque fois à une personne, il faut lui apprendre à pécher.

  • Toute l’Afrique, et l’Europe avec, a apprécié le sacrifice des soldats tchadiens face aux djihadistes maliens. Le contingent Tchadien aura en tout cas payé un lourd tribut dans cette terrible guerre asymétrique où le sale boulot avait consisté à traquer les djihadistes et à les exterminer. A ce moment là, ni la France, ni l’Onu n’avaient été regardants sur la tête ou l’âge de ceux qui s’étaient lancés à l’assaut des djihadistes planqués dans les massifs des Ifoghas. Mais aujourd’hui que la déferlante djihadiste a été repoussée – en grande partie grâce aux tchadiens - et que l’Onu entreprend d’engager les soldats du Tchad dans ses troupes de maintien de la paix, elle se souvient subitement que Deby a enrôlé plein d’enfants soldats dans son armée !

  • Médecins du Monde s'inquiète de l'afflux massif des Congolais expulsés d'Angola, dans des conditions souvent violentes. Selon l'ONG internationale, en trois semaines seulement, 52 231 personnes ont traversé la frontière. Médecins du monde appelle les autorités angolaises à respecter leurs engagements internationaux en matière de droits de l'homme.

  • La justice égyptienne a condamné, mardi 4 juin, 43 employés égyptiens et étrangers travaillant pour le compte d’Ong. Le verdict a suscité une vive réaction, notamment à l’international. De nombreux pays européens ont fait part de leur indignation. Les Etats-Unis déplorent le caractère politique de ce verdict. Au total, 43 inculpés dont 27 condamnés par contumace. Leur tort : travailler sans autorisation et recevoir des financements illicites. De nombreuses ONG ont déjà abandonné l’idée de s’installer en Egypte et se dirigent désormais vers la Tunisie et la Libye.

  • Des combats meurtriers ont opposé mercredi 5 juin dans le nord du Mali des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad à l’armée malienne qui entend reprendre la ville de Kidal, occupée depuis fin janvier par le MNLA, accusé de « racisme » contre ses habitants noirs. Des accrochages on eu lieu dans la zone d’Anefis. Bilan : dix morts et 28 prisonniers dans les rangs du MNLA et deux blessés du côté de l’armée

  • Les enquêteurs libyens en sont convaincus, mais disposent de très peu de preuves. Ils auraient rencontré des membres du gouvernement sud-africain, afin de leur demander de les aider à localiser et à récupérer cette somme. S’il est avéré Kadhafi avait effectivement caché plus d’un milliard de dollars en Afrique du Sud, et si cette somme est retrouvée, ce serait la plus importante saisie d’avoir libyens depuis la mort de l’ex-Guide, en octobre 2011. Malgré les incertitudes, les autorités sud-africaines se sont néanmoins dites prêtes à coopérer, a précisé le porte-parole du gouvernement.

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  • Les pouvoirs publics nient le phénomène, pourtant les abus sexuels sur mineures sont légion dans le pays. Pour le président du réseau Nada, il existe un véritable malaise en matière de prise en charge de l’enfant algérien. 50.000 enfants sont maltraités chaque année, plus de 350.000 travaillent et 20.000 vivent dans la rue,. Ceci pour les cas connus et répertoriés. Qu’en est-il de tous ces enfants dont les agressions restent secrètes? Maltraitance, discrimination, exploitation, agression sexuelle… les atteintes aux droits de l’enfant prennent différentes formes.

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  • Des affrontements ont opposé mercredi 5 juin des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) à des soldats maliens dans la région d’Anefis. La localité est située au sud de Kidal, ville du nord du Mali occupée par le MNLA que l’armée malienne entend reprendre. La France a.appelé les « groupes armés » du nord du Mali à « déposer les armes », réaffirmant son soutien aux « efforts des autorités maliennes pour réinstaller leur administration au nord du pays ». « Il ne peut et ne doit y avoir au Mali qu’une seule armée » qui a « vocation à se déployer sur l’ensemble du territoire », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

  • La prison civile de Niamey, située en centre-ville, a été la cible d’une attaque, samedi 1er juin. Le bilan officiel fait état de deux morts et trois blessés parmi les gardes pénitentiaires. L’attaque a été menée à l’intérieur de la prison civile de Niamey. C'est en tous cas la version donnée par les autorités. Plusieurs détenus de la secte islamique Boko Haram du Nigeria voisin ont tenté de se révolter. Comment des éléments de Boko Haram, emprisonnés depuis quelque temps à Niamey, se sont-ils procurés une arme à feu et des munitions ? La question, que beaucoup se posent à Niamey, est aussi celle qui occupe les enquêteurs.

  • Le président du Conseil national de la société civile du Mali, Boureima Allaye Touré et d’autres responsables de la société civile d’une manière générale, a affirmé que "la société civile malienne récuse toute discussion avec le Mouvement national de libération de le MNLA", ajoutant qu’"elle s’engage à oeuvrer pour l’application effective des mandats d’arrêt émis par la justice".

  • «Les mesures prises par les Etats pour décourager la demande sont souvent axées sur la demande aux fins d'exploitation sexuelle, en particulier des femmes et des jeunes filles, et négligent d'autres aspects, tels que la demande pour une main-d'œuvre exploitée et la vente d'organes », estime Mme Ngozi Ezeilo, rapporteure spéciale sur la traite des êtres humains. Dans son rapport, elle exhorte en conséquence les gouvernements à élargir leur perception de la traite des êtres humains afin d'inclure tous les aspects de ce fléau, en particulier les facteurs social, économique, culturel et juridique de la demande. «Les entreprises sont des partenaires importants dans la lutte contre la traite des êtres humains», poursuit la Rapporteure spéciale, ajoutant que dans la majorité des affaires qui lui ont été soumises, les acteurs privés se livraient fréquemment à l'exploitation de main d'œuvre.

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  • «Crimes contre l'humanité et incitation au génocide». Voici les principaux chefs d’accusations du mandat d'arrêt international lancé, le 29 mai, par les nouvelles autorités centrafricaines contre l’ancien président François Bozizé, actuellement réfugié au Cameroun. «Des crimes relevant du statut de la Cour pénale internationale (CPI)», lui sont également imputés, a déclaré, vendredi 31 mai, le procureur de Bangui, Alain Tolmo. Selon ce dernier, l'ancien président est également accusé «d'assassinats, au nombre de 22 actuellement ; des arrestations, séquestrations et détentions arbitraires au nombre de 53 ; destruction et incendie des maisons d'habitation au nombre de 3 823 pour le moment ; des exécutions sommaires qui se chiffrent à 119».

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  • Le procureur de la République de Guinée, William Fernandez, a requis la peine de mort contre deux militaires et deux civils dont une femme, et la "réclusion criminelle à perpétuité" pour quatre autres militaires, selon cette source judiciaire. Ces huit prévenus sont, selon M. Fernandez, "coupables de faits de complicité, d’association de malfaiteurs, d’attentat contre l’autorité de l’Etat, d’assassinat, de tentative d’assassinat, de détention illégale d’armes de guerres et munitions". Le 19 juillet 2011, le domicile privé du chef de l’Etat guinéen avait été attaqué de nuit par des inconnus. Après cette attaque, une soixantaine de personnes avaient été arrêtées dont 43 militaires

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  • La position conciliante de la France vis-à-vis des rebelles touaregs qui refusent l'autorité de l'État à Kidal est de plus en plus mal perçue par la population malienne. Comme par les partis politiques. Le président français, taxé de complaisance envers le Mouvement national de libération de l’Azawad, groupe touarègue soupçonné de nombreuses exactions - notamment l’exécution d’une quarantaine de soldats à Aguelhok en janvier 2012 et plusieurs cas de viols à Gao entre mars et juin suivant.