• Dix ans après la mort de l’ancien général Robert Gueï, quatre soldats dont des piliers sécuritaires de l’ex-régime de Laurent Gbagbo sont inculpés pour son assassinat. Pour son parti, l’UDPCI, ce sera une étape obligée du processus de réconciliation. Surnommé « le père Noël en treillis », Robert Gueï a dirigé, pendant dix mois la junte militaire installée en Côte d’Ivoire suite au coup d’Etat du 24 décembre 1999 contre le président Henri Konan Bédié. Les partisans de Gueï attribuaient, au régime, la mort de leur chef. C’est ce que le camp Gbagbo a toujours récusé.

  • Alors que la polémique enfle autour du cas de la jeune femme, violée par deux policiers, qui risque d’être inculpée pour atteinte à la pudeur, la présidence tunisienne a publié un communiqué jeudi 4 octobre, dans lequel on apprend que Moncef Marzouki « a reçu la jeune fille violée par des policiers (...) et après avoir entendu les détails de cette douloureuse affaire (..), il a exprimé sa totale sympathie (à la femme violée) et présenté les excuses de l'État ». Moncef Marzouki a également condamné ce viol tout en saluant les policiers qui ont refusé de couvrir leurs collègues.

  • Le Conseil de sécurité est, plus que jamais, mis devant ses responsabilités. Plus question de tergiverser. Il doit plutôt prendre, dans l'immédiat, des sanctions contre Kigali pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Jamais dans la situation de rupture de paix et de stabilité qui prévaut en RDC, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a été mis devant ses responsabilités autant qu'il l'est ces jours-ci. En effet, quel que soit le bout par lequel on voudra bien prendre ce grave dossier, les conditions pour sanctionner Kigali sont tellement réunies que le Conseil de sécurité n'a plus d'autre choix que de passer à l'acte qui consiste à sanctionner Kigali. En novembre prochain, le groupe d'experts va déposer ses conclusions.

  • Le mini-sommet de New York sur la situation sécuritaire en RDC a accouché d'une souris. Ayant la conscience chargée, le président rwandais s'est arrangé pour quitter la salle des discussions, coupant ainsi court à toute initiative qui aurait pu amener les participants à le condamner et prendre à son encontre des sanctions pour le soutien qu'il apporte au M23, force négative à l'origine de la nouvelle guerre qui sévit dans l'Est de la RDC depuis avril dernier.

  • Le bâtonnier de l’Ordre des avocats mauritaniens, Ahmed Salem Ould Bouhoubeini, réclame la démission du ministre de la Justice après la mort d’un détenu à la prison civile de Dar Naïm à Nouakchott.??Le détenu, Hassane Ould Brahim, a été «bastonné à mort par les gardes pénitentiaires», selon la famille qui a reçu son corps le lundi 1 octobre.??

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  • La police a annoncé mercredi 3 octobre avoir arrêté de nombreux suspects après le massacre la veille d'une quarantaine de personnes dans un foyer universitaire du nord-est du Nigeria, abattues par balles ou retrouvées la gorge tranchée.?? Un responsable scolaire a ajouté sous couvert d'anonymat que la plupart des personnes arrêtées étaient des étudiants. Deux pistes sont avancées pour expliquer le drame : un conflit entre étudiants lié à des élections dans le campus, éventuellement aggravé par des rivalités ethniques, ou bien un acte terroriste des islamistes radicaux. ??D'après la police, les assaillants connaissaient leurs victimes, qu'ils ont appelées par leurs noms dans chacune des maisons du campus où ils sont entrés, avant de les égorger ou de les abattre.

  • Une attaque attribuée à des extrémistes islamistes a fait 27 morts, des étudiants, tués près d'un campus du nord-est du Nigeria, à Mubi, ont déclaré les autorités mardi 2 octobre. Certaines victimes de l'attaque perpétrée le lundi 1er octobre ont été tuées par balles et d'autres poignardées à l'extérieur de l'université Federal Polytechnic Mubi, a déclaré un responsable des secours. Les attaques de Boko Haram ont visé des mosquées, des églises, des écoles et des bâtiments du gouvernement et des services de sécurité, mais aussi plus récemment des infrastructures de télécommunications. Viser des étudiants hors campus est inédit. Le nom de Boko Haram signifie "l'éducation occidentale est un sacrilège".

  • L'enquête sur la mort de 44 personnes, dont 34 mineurs, abattus par la police à Marikana en août dernier, a été ajournée pour permettre aux avocats de consulter leurs clients. Un avocat de certaines des familles des victimes a déclaré que des victimes ne sont pas encore enterrées et les proches des familles de ces victimes n'ont pas été consultées. La commission d'enquête créée sur ordre du président Jacob Zuma a pour mission de tenter de faire la lumière sur les circonstances de la mort par balles des victimes, tuées le 16 août, lors d'une intervention de la police pour disperser des mineurs grévistes. Les grévistes, employés de la société Lonmin, manifestaient pour réclamer une augmentation salariale.

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  • Des armes abandonnées ayant fait partie de l'arsenal de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi représentent une menace sérieuse pour les populations civiles, prévient un rapport publié jeudi 27 septembre par l'université Harvard. Selon le document en question, «la gamme d'armes est choquante» et cet arsenal crée une «situation explosive» dans un pays où le gouvernement central est encore faible. Le risque d'explosion de stocks d'armes près des zones peuplées, la curiosité de la population et l'accès aux sites pollués et aux munitions ou encore la collecte d'armes pour les vendre et les utiliser, sont autant de menaces pour la population civile.

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  • Koné Katinan n’aura pas eu le temps de respirer l’air de la liberté. Arrêté pour « crime économique » puis relaxé pour absence de preuves le 25 septembre dernier, le porte-parole de l’ex-président Gbagbo a réintégré les locaux d’Interpol le 28 septembre passé. De « crime économique » pour lequel on n’a retenu aucune charge pour l’instant contre lui, l’on est passé à un autre, plus sérieux celui-ci, à tout point de vue. «Crime de sang» ; c’est la nouvelle accusation qui pèse lourd sur les épaules de Koné.

  • Washington n’envisage pas d’envoyer des troupes dans la région. C’est ce qu’a affirmé dimanche 30 septembre à Alger le général Carter Ham, commandant des forces américaines en Afrique. Le patron d’Africom a rappelé la position de son pays à propos de la crise dans le nord du Mali. Le gouvernement américain est pour une solution politique et diplomatique. Le commandant d’Africom a exclu toute intervention militaire américaine dans le nord du Mali. Son pays est, cependant, disposé à participer à un partenariat avec les pays de la région dans certains domaines, comme la formation et l’échange de renseignements.

  • Selon le Corriere della Sera, qui emploie cependant le conditionnel en se fondant sur des sources libyennes, l'agent étranger qui aurait infiltré le groupe ayant capturé Mouammar Kadhafi était un agent des services secrets français, un barbouze, un sicaire, chargé, sur ordre de Nicolas Sarkozy, d'assassiner l'ex-dirigeant libyen afin de le faire taire à jamais… « arkozy avait toutes les bonnes et mauvaises raisons de tenter de faire taire le Colonel au plus vite,» rapporte un informateur tripolitain.

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  • La Guinée a commémoré le 28 septembre les 3 ans du massacre du Stade de Conakry. Un rassemblement de l'opposition à la junte du capitaine Dadis Camarra avait été réprimé sauvagement. Bilan : au moins 157 morts. Depuis ce massacre, la justice guinéenne mais aussi la justice internationale ont été saisies. Six militaires ont déjà été inculpés par la justice guinéenne. Mais il y en a un qui n'a jamais été inquiété. C'est Moussa Dadis Camara qui vit aujourd'hui un exil paisible à Ouagadougou, au Burkina Faso. Reste maintenant la question de son avenir judiciaire. A ce jour, il n'est encore inculpé de rien mais si la justice guinéenne venait à l'oublier, la procureure de la CPI a déjà prévenu qu'elle n'hésiterait pas à lancer des poursuites contre les hauts responsables du massacre.

  • Sénégal : Les raisons du naufrage du JoolaC'est le 26 septembre 2002 que le bateau le Joola a sombré au large des côtes gambiennes. Le dixième anniversaire de ce drame vient d’être célébré au Sénégal. Le naufrage avait fait 1863 morts et disparus. Seule une soixantaine de personnes sera sauvée de ces eaux froides de l'Atlantique. Le rapport d'enquête officiel relève que "le Ministère chargé de la Marine marchande a toujours tiré la sonnette d'alarme à propos de la surcharge et de l'insécurité à bord". Selon les rapporteurs, il aurait manqué de "compétence", ou alors de négligence, "une faute extrêmement grave". Quid de la responsabilité des autorités politiques ?

  • Les rebelles islamistes somaliens, les chebab, ont abandonné le port stratégique de Kismayo, leur dernier bastion dans le pays, 24 heures après l'assaut donné par les troupes de l'Union africaine (UA), a annoncé samedi 29 septembre un responsable chebab, avançant des "raisons tactiques". "Nous avons reçu l'ordre de nos supérieurs de nous retirer de la ville (...). Il s'agit d'une stratégie militaire plus vaste que nous avons mise en place contre l'ennemi", a-t-il déclaré.

  • Des islamistes armés ont détruit samedi avec des haches le mausolée d'un saint musulman dans une localité du Nord-Mali, près de trois mois après avoir entamé les premières destructions de ces monuments à Tombouctou qui avaient suscité un tollé international. La localité de Goundam, prise en avril par les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), était ensuite passée sous le contrôle des islamistes armés. Des jihadistes se réclamant du groupe Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) allié à la branche maghrébine d'Al-Qaïda y font appliquer, par la force, leur interprétation de la charia (loi islamique).

  • La Côte d'Ivoire a annoncé sa volonté de ratifier le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale. Le Conseil des ministres a par conséquent adopté deux projets de loi, l'un permettant cette modification de la constitution, l'autre autorisant le chef de l'Etat à ratifier le Statut de Rome. L’annonce intervient alors que la CPI juge à La Haye l’ex-president ivoirien Laurent Gbagbo. La défense de ce dernier avait remis en cause la compétence de la CPI, notamment du fait que le Statut de Rome n'avait pas été ratifié par la Côte d'Ivoire.

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  • Mardi 25 septembre, l'un des rebelles qui avait contribué à sa capture, Omrane Shaaban, l'a rejoint six pieds sous terre. Ce jeune Libyen de 22 ans a été inhumé à l'issue d'une gigantesque prière organisée à Misrata, sa ville natale, une place forte de l'insurrection contre le despote halluciné de Tripoli. Le jeune rebelle devait sa célébrité aux photos et aux vidéos qui l'avaient montré en train d'arrêter un Kadhafi aux abois, le visage hagard et ensanglanté, le 20 octobre, à proximité d'une canalisation, en lisière de la ville de Syrte.

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  • Coups de matraques, interpellations (très) muclées, arrestations abusives : les policiers marocains ne sont généralement pas des tendres. Mardi 24 septembre, le ministre de la Justice Mustapha Ramid a reconnu « plusieurs cas d'abus » de la police dans l'encadrement de récentes manifestations publiques au Maroc. Il a ajouté que le gouvernement devait « revoir la manière » dont ces forces de l'ordre interviennent. Le Maroc connaît de fréquentes manifestations depuis plusieurs mois. Elles sont animées par des diplômés chômeurs qui réclament un emploi dans la fonction publique ou par les sympathisants du Mouvement du 20 février.

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  • Dans une déclaration datée du 19 septembre, une coalition d’organisations non gouvernementales (ONG) présentes en RDC ont indiqué que «les enfants sont non seulement directement exposés au risque réel de recrutement et de re-recrutement, mais leur vulnérabilité est également aggravée par la diminution des activités des organisations chargées de la protection des enfants qui souffrent de la situation sécuritaire». La déclaration a souligné que le redéploiement des FARDC visant à contenir le M23 a «donné toute latitude» aux milices d’auto-défense et aux groupes armés pour utiliser les enfants.

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