• Une soixantaine de chômeurs originaires de la ville de Gafsa, dans le centre défavorisé de la Tunisie, ont parcouru près de 400 km à pied pour rallier la capitale afin de réclamer des emplois. Cette manifestation intervient alors que la Tunisie a connu en début d'année une vague de contestation sociale partie de Kasserine (centre) avant de s'étendre à travers le pays. Ce mouvement, le plus important par sa durée et son ampleur depuis la révolution de 2011, avait été provoqué par la mort d'un jeune chômeur lors d'une manifestation. Le soulèvement populaire d'il y a cinq ans avait lui-même été largement motivé par le chômage, la misère et l'exclusion sociale.

  • Contributor | Gouvernance

    Ali Bouzaakouk, ministre libyen des Affaires étrangères du gouvernement de Tripoli, a indiqué, mercredi 10 février, que si l’interdiction d’atterrissage des avions libyens à l’aéroport international de Tunis-Carthage n’est pas levée, son gouvernement pourrait envisager de fermer les frontières entre les deux pays. Il a également accusé la Tunisie d’abriter des rencontres de dirigeants libyens qui cherchent à détruire la Libye, en dénonçant le silence des autorités tunisiennes face à ce qu’il a qualifié «d’attaque internationale contre gouvernement» islamiste de Tripoli.

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  • Le parlement de Tobrouk-Baïda, reconnu par la communauté internationale, a rejeté lundi 25 janvier, le gouvernement d'union nationale libyen formé sous l'égide les Nations Unies. Quatre ans après la chute de Khadafi, la Libye divisée entre deux gouvernements est devenue un terreau fertile pour les brigades terroristes de l’État islamique. Après la conquête de Syrte, l’organisation djihadiste lance actuellement des offensives sur les sites pétroliers du pays et pourrait progresser vers le sud pour faire jonction avec d’autres mouvements terroristes du Sahel. Pendant ce temps, les Libyens tergiversent…

  • Entre Kasserine, Sidi Bouzid et Tunis, le mouvement social revendiquant travail et développement régional continue à rassembler des milliers de citoyens. Ce lundi, 25 janvier, les manifestations ont eu lieu à Kasserine, Sidi Bouzid, Regueb, Jebeniana, Hamma, Gafsa, Jendouba, Ghardimaou, Tibar, Siliana, Beja, Jendouba, le Kef et Tunis. Les manifestations et rassemblements ont conservé leur aspect pacifique dans toutes les régions.

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  • Samir Amin | Gouvernance

    Ce n’est pas un énième appel au secours financier des pays occidentaux, de la France en particulier, qui permettra d’avancer dans la solution des problèmes tunisiens. L’amorce de leur solution passe par la mise en œuvre d’un plan souverain de développement et l’ouverture de négociations avec des partenaires susceptibles de le soutenir.

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  • Économique, sécuritaire, politique, le délitement de l'ex-Jamahiriya fait peser une triple menace sur le pays. Comment y faire face ? Des représentants des deux Parlements libyens rivaux, le Congrès général national (Cgn), dont le siège est à Tripoli, et la Chambre des représentants, installée à Tobrouk, se sont entendus, à la surprise générale, pour former un gouvernement d’union nationale. Las ! L’accord est aussitôt dénoncé par les autorités de Tobrouk et par l’Onu, qui pointent du doigt les conditions obscures de l’initiative. Nouveau raté d’une réconciliation qui aurait considérablement soulagé la Tunisie, tant la menace que fait peser le bourbier libyen est lourde.

  • L’émission d’investigation "Blacklist" diffusée sur la chaine Tounesna est dans le collimateur des autorités tunisiennes. En effet, citant une source sous couvert d’anonymat, l’émission d’investigation a évoqué l’implication directe du Maroc dans les opérations terroristes notamment de Rouhia, du Musée du Bardo et de l’hôtel du Sousse. Ce qui n’a pas été du goût de la police de la communication audiovisuelle, la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica), qui a tout bonnement décidé du retrait de l’émission sur toutes les plateformes où elle pourrait être diffusée.

  • Les attentats terroristes qui ont frappé depuis le début de l’année la Tunisie ont tous été revendiqués par Daech. L’organisation Etat islamique qui compte dans ses rangs de nombreux djihadistes tunisiens est désormais bien implantée en Libye voisine et constitue une menace directe. Le mardi 24 novembre 2015, une attaque suicide vise la garde présidentielle en plein cœur de Tunis. Elle est menée par un kamikaze tunisien de 26 ans qui a déclenché sa ceinture d’explosifs dans le bus. C’est le troisième attentat perpétré par l’Etat islamique depuis le début de l’année en Tunisie après ceux du musée national du Bardo et d’un hôtel à Sousse. Et pour les autorités libyennes ces attaques ont été planifiées en Libye et leurs auteurs formés dans le pays voisin.

  • Les Magasins et entreprises sont restés fermé le jeudi 19 novembre à Sfax, le second pôle économique du pays. L’ Ugtt, le principal syndicat des travailleurs, a décrété des grèves générales, faute d’accord avec l’union des patronats. Les manifestants réclament une augmentation de salaires et protestent contre les licenciements abusifs. Ils ont annoncé que les grèves vont s’étendre dans la région de Tunis et les autres régions du pays. Les revendications sociaux et économiques n’ont pas été résolues depuis la révolution tunisienne de 2011.

  • Plusieurs dizaines de Tunisiens ont été enlevés dans l’ouest de la Libye par des hommes armés pour obtenir la libération d’un Libyen détenu en Tunisie, ont annoncé les autorités et les familles des otages. Dans une Libye en proie au chaos, où deux gouvernements se disputent le pouvoir, les groupes armés ont pour habitude d’enlever des étrangers qui leur servent de monnaie d’échange pour obtenir la libération de Libyens emprisonnés à l’étranger. Le ministère tunisien des Affaires étrangères a confirmé les enlèvements et a dit être en contact avec les autorités libyennes.

  • Contributor | Gouvernance

    Le ministre tunisien de la Justice a été limogé après des déclarations manquant de “sérieux”, dont celles en faveur d’une dépénalisation de l’homosexualité, a affirmé le 22 octobre le porte-parole du gouvernement. Mohamed Salah Ben Aissa a été démis de ses fonctions le 20 octobre sans explication de la part des autorités. L’ancien ministre a fait état de profondes “divergences” avec le Premier ministre, expliquant son limogeage par son opposition à la dernière version d’un projet de loi controversé instaurant un Conseil suprême de la magistrature.

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  • Dans la Tunisie issue du «Printemps» de 2011, les homosexuels courent toujours le risque d’être envoyés derrière les barreaux. Un jeune Tunisien a été condamné, à un an de prison par le tribunal de première instance de Sousse, en application de l’article 230 du Code pénal, qui réprime l’homosexualité. Soixante et 70 homosexuels seraient condamnés chaque année à des peines d’emprisonnement oscillant entre six mois et trois ans (le maximum prévu par la loi). Dans les prisons de Sousse ou de Tunis, on leur rase le crâne et on les concentre dans une cellule spéciale appelée péjorativement «la cage aux lions». L’intolérance à leur endroit continue de travailler la société. Depuis 2011, une quinzaine de meurtres à caractère homophobe ont été enregistrés, selon un décompte réalisé par les militants des droits homosexuels.

  • Contributor | Gouvernance

    En dépit de l'interdiction des autorités de tout rassemblement en raison de l'état d'urgence, des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi 12 septembre dans le centre de Tunis contre un projet de loi controversé d'amnistie des délits de corruption. Le projet de loi de "réconciliation économique et financière", présenté par le président Béji Caïd Essebsi en conseil des ministres, mi-juillet, prévoit l'amnistie de personnes poursuivies pour corruption en échange d'un remboursement et d'une pénalité financière. Il fait l'objet de vives critiques au sein de partis politiques et de la société civile.

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  • La condamnation à mort, par un tribunal de Tripoli, de Baghdadi al-Mahmoudi, suscite un début de controverse à Tunis. L'ancien Premier ministre de Mouammar Kadhafi y avait été détenu avant d'être extradé en Libye dans des conditions peu glorieuses. Tous s’attendaient à cette sentence, prononcée mardi 28 juillet par un tribunal de Tripoli. Baghdadi al-Mahmoudi peut-être même plus que les autres alors qu’il venait d’échapper à une tentative d’empoisonnement à la prison d’Al-Hadhba à Tripoli où il est détenu depuis 2012. Il faut dire que rien dans l’affaire de Baghdadi al-Mahmoudi n’a suivi un cours normal. Son dossier, alors qu’il est civil, a été joint à ceux des fils Kadhafi et de plusieurs anciens hauts responsables sécuritaires.

  • Après l’attaque meurtrière qui a fait 38 morts et presque autant de blessés à Sousse, le 26 juin, la Tunisie déclare la guerre au terrorisme. Le gouvernement a annoncé une série de mesures pour lutter plus efficacement contre le terrorisme. Parmi elles, une décision plutôt inattendue : la construction d’un mur de sable. Celui-ci s’étendra sur près de 220 kilomètres sur les 500 que compte la frontière entre la Tunisie et la Libye, du poste frontalier de Ras Jdir à de Dhiba. Le but ? Mieux contrôler le trafic frontalier de marchandises et d’individus. Les autorités tunisiennes veulent empêcher l’entrée d’armes, mais également éviter aux Tunisiens de traverser la frontière pour aller s’entraîner dans des camps jihadistes en Libye. Car, comme les deux assaillants du musée du Bardo, Seifeddine Rezgui, le responsable de l’attaque de Sousse s’est formé au maniement des armes en Libye.

  • La présidence tunisienne a décrété l’état d’urgence dans le pays. Une décision motivée par l’attaque inopinée du 26 juin dernier, qui a été perpétrée par un jeune armé d’une kalachnikov qui, après avoir déambulé librement avec son arme cachée sous un parasol, a ouvert le feu sur les touristes présents sur la plage. Sans être inquiété, le terroriste a ensuite quitté la plage et a regagné la ville de Sousse où il sera par la suite abattu par la police à qui il est reproché une intervention tardive. De cet attentat, les autorités tunisiennes semblent avoir beaucoup appris, notamment le président tunisien qui a avoué n’avoir auparavant jamais pensé qu’une attaque terroriste pouvait avoir lieu sur une plage de ce pays d’Afrique du Nord.

  • Contributor | Gouvernance

    En Tunisie au mois de mai, 5 femmes et 17 hommes, professionnel des médias, ont été victimes d’agressions physiques, d’entraves à l’exercice professionnel, de poursuites judiciaires et de harcèlement. Le comptage a été fait par le Centre de Tunis pour la liberté de la presse (Ctlp) qui vient de rendre public son rapport. Parmi les groupes qui s’en prennent aux professionnels des médias, il y a les forces du maintien de l’ordre, les fonctionnaires publics, les citoyens lamda et les administrations des médias. Les villes où les journalistes sont le plus exposés sont Tunis, Kairouan, Gafsa et Kébili.

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  • «La diplomatie tunisienne ne peut être prise en otage de cette manière criminelle», a lancé vendredi 19 juin le ministre des Affaires étrangères tunisien. Il était venu accueillir les dix diplomates tunisiens enlevés par une milice armée de Fajr Libya. En parallèle de cette libération, la Tunisie annonce la fermeture de son consulat à Tripoli en Libye. Fatigués, le visage fermé, mais visiblement soulagés, les diplomates tunisiens sont donc rentrés sains et saufs. Leur rapt était censé faire pression sur les autorités tunisiennes. La milice espérait ainsi monnayer la libération de Walid Glib, l'un des dirigeants de Fajr Libya, détenu en Tunisie depuis mai dans le cadre d'une enquête pour «terrorisme».

  • Le bilan quantitatif du Fsm est positif. Le choc du Bardo ne semble pas avoir affecté – ou peu – la participation à l’événement. C’est une victoire en soi. Être présent après les dramatiques évènements constituait un acte de solidarité politique et un test pour la crédibilité collective du Fsm et du mouvement altermondialiste. Pour autant, le Fsm ne constitue pas un pouvoir de la « société civile », et il évolue désormais dans des conditions historiques distinctes de celles qui ont présidé à sa création.

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  • La Tunisie a révélé de nouveaux éléments de l’enquête sur l’attaque du Bardo qui a fait 21 morts à Tunis. Le ministre de l’Intérieur annoncé le jeudi 26 mars, l’arrestation de 23 complices présumés. Parmi eux, une femme et un chef de groupe. Il affirme par ailleurs que le groupe ne fait pas partie de l’organisation Etat islamique, mais à un groupe affilié à al-Qaïda. Quatre suspects courent toujours, à savoir deux Marocains, un Algérien et un Tunisien accusé d’avoir fourni les armes automatiques des tueurs.