Cameroun : Une transparence politique douteuse

En ordre de bataille chacun pour les prochaines élections législatives et municipales fixées au 30 septembre, les principaux partis d'opposition camerounais, qui seront encore face au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), au pouvoir depuis 31 ans sans interruption, font part comme d'habitude de leurs doutes sur la transparence lors de ce double scrutin. Face à la sérénité du Rdpc, qui multiplie les stratégies pour accroître sa suprématie caractérisée par le contrôle de 153 sièges de l'Assemblée nationale sortante et d'une très grande majorité des conseillers municipaux élus lors des récentes élections législatives et municipales tenues en juillet et septembre 2007, ses concurrents dont surtout le Social Democratic Front, dénoncent ce qu'ils qualifient de " confiscation du jeu électoral".