• Le gouvernement japonais a signé mercredi 23 avril, à Antananarivo, un accord de financement de 2 millions de dollars avec la Fao en vue de contribuer au Programme triennal de réponse à l'invasion acridienne (2013-2016) à Madagascar. Cette contribution portera à 28,8 millions de dollars la somme reçue pour la mise en œuvre du Programme triennal préparé conjointement par la Fao et le ministère malgache de l'Agriculture, sur un total requis de 43,9 millions dollars.

  • Madagascar est incapable de mettre fin à l’exploitation sauvage de tortues. Une réduction de 47% des espèces de tortues radiées a été observée par les spécialistes entre 2000 et 2011. En 2011, Turtle Survival Alliance a recensé, en deux jours, 1993 tortues massacrées dans neuf campements Au quotidien, l’exploitation illicite continue malgré l’existence de textes l’interdisant.?Selon les perspectives, d’ici vingt ans, elles pourraient disparaître si l’absence d’actions concrètes se poursuit.

  • Le jeudi 23 avril, la production, la commercialisation et l’utilisation des emballages plastiques non biodégradables a définitivement pris fin au Cameroun. Le ministère du Commerce et le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable seront impitoyables face aux contrevenants qui auraient la peau dure. Ces derniers courent une sanction allant de 2 à 5 ans de prison et une amende de 5 à 50 millions de francs Cfa. Des mesures ont également été prises du côté de la douane, afin de contrôler efficacement l’entrée de ces emballages nocifs pour l’environnement et l’écosystème.

  • Les prises de positions radicales d’un farouche défenseur de la nature l’ont-elles conduit à devenir l’homme à abattre ? Emmanuel de Mérode, le directeur du parc national des Virunga situé dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la Rdc, était attaqué par des hommes armés alors qu’il circulait dans l’enceinte du parc. Si ses jours ne semblent plus en danger à l’heure actuelle, ce Belge de 43 ans, nommé directeur du parc en 2008, a été grièvement blessé à l’abdomen et au thorax. Une attaque que les observateurs avertis de la région n’ont pas tardé à recouper avec la guerre du pétrole qui semble déclarée dans la province depuis plus d’une décennie. En effet, les 800 000 hectares du parc abritent les fabuleuses réserves pétrolières de l’Ituri, pour lesquelles des convoitises fusent des quatre coins de la planète.

  • Au Kenya, le Service de la faune fait l’objet d’une purge dans un contexte d’augmentation du braconnage dans le pays. Cinq responsables ont été suspendus, alors que le gouvernement a annoncé qu’il s’impliquerait dans la gestion directe de l’organisation. Selon le ministre de l’Environnement, l’implication directe du gouvernement dans les activités de Kws est devenue inévitable afin de comprendre l’absence de réponse adaptée face aux braconniers dont les méthodes sont de plus en plus sophistiquées. Le bilan n’est pas reluisant : 18 rhinocéros et 51 éléphants tués depuis le début de l’année. Des chiffres officiels que certains activistes estiment largement en deçà de la réalité.

  • La Fao a exhorté les pays à redoubler de vigilance contre la jaunisse fusarienne, une des maladies les plus destructrices de la planète pour les bananiers. Elle s'est récemment propagée de l'Asie à l'Afrique et au Moyen-Orient, et menace de s'étendre aux pays d'Amérique latine. Cette souche Tropical Race 4 (TR4) de la maladie, également connue sous le nom de «maladie de Panama», constitue une très grave menace pour la production et l'exportation de ce fruit, et donc la sécurité alimentaire mondiale, avertit la Fao.

  • Pour pallier les pénuries d'eau en Afrique de l'Ouest et centrale, les populations s'abreuvent d'une eau baptisée «Pure Water», qui est tout sauf pure. Un site monté par de jeunes journalistes afin de décrypter les mutations des sociétés contemporaines, montre que rien ne prouve que cette «Pure Water» est vraiment pure. Cette eau vendue en sachet est soupçonnée d’être à l’origine de l’épidémie de choléra qui a provoqué la mort de 13 personnes et l’hospitalisation de 600 autres. Si les populations continuent d’en boire, a raison est toute simple : se désaltérer au Ghana relève encore du parcours du combattant. Le réseau de distribution connaît des insuffisances criardes et la compagnie nationale des eaux, la Ghana Company Limited, pratique des prix prohibitifs.

  • Le gouvernement libyen a engagé des négociations "indirectes" avec des rebelles autonomistes qui bloquent depuis huit mois des terminaux pétroliers dans l'Est, pour tenter de reprendre les exportations et mettre fin à une crise privant le pays de sa principale source de revenus. Depuis juillet, des hommes armés qui faisaient partie des gardes des installations pétrolières bloquent ces sites dans l'Est, ce qui empêche les exportations de brut. Le président du Parlement a affirmé que ce blocage avait provoqué des pertes estimées à plus de 14 milliards de dollars. Ces derniers mois, le gouvernement libyen a plusieurs fois annoncé être proche d'un accord avec les rebelles, mais ses efforts sont restés vains jusqu'à présent. Les autorités ont aussi menacé à plusieurs reprises de recourir à la force face aux rebelles, sans toutefois passer à l'action.

  • Le Nigeria perd chaque jour 300 000 barils de pétrole soit 109 millions 500.000 barils par an, sous l'action des actes de vandalisme perpétrés par des voleurs qui interceptent le pétrole destiné à l'exportation, en s'attaquant aux pipelines. Le directeur général de la compagnie pétrolière d'Etat (Nnpc), Andrew Yakubu a fourni ces chiffres, dans le cadre de la conférence sur le pétrole et le gaz nigérians qui se tient à Abuja, capitale du Nigeria. Selon les analystes qui ont calculé le nombre de barils de pétrole brut volés durant une période de 12 mois, le Nigeria doit avoir perdu au moins 12 milliards de dollars dû aux vols de pétrole en 2013. Des milliers de barils du pétrole volé sont localement raffinés, mais également convoyés par mer hors du pays.

  • Le Botswana compte interdire "la chasse close", chasse au trophée où les grands carnivores tels que les lions sont gardés dans un espace plus restreint, accroissant ainsi les chances pour le chasseur de le tuer. Le ministère botswanais de l'Environnement, de la Vie Sauvage et du Tourisme a déclaré que les efforts sont en cours pour renforcer la législation pour faire en sorte que "cette pratique odieuse et immorale ne trouve pas sa place au Botswana sous quelle que forme que ce soit". Le Botswana a également interdit depuis le 1er janvier 2014 la chasse en privilégiant le tourisme photographique.

  • Plus de deux millions de têtes de bétail appartenant à près de 140 000 familles des régions d’Agadez et de Tillabéry, dans le nord et l’ouest du Niger, ont été traitées dans le cadre d’une vaste campagne de vaccination et de déparasitage. Cette dernière a été lancée en janvier dernier par les autorités vétérinaires nigériennes et soutenue par le Comité international de la Croix-Rouge et la Croix-Rouge nigérienne. Cette campagne qui vient de s’achever avait pour but de réduire les épidémies et c’est la troisième année consécutive qu’une telle campagne est menée au Niger. Ce programme s’étend à d’autres pays de la région comme le Mali et le Burkina Faso. En 2013, il a concerné plus de 4 millions d’animaux au Niger, 3,5 millions dans le nord du Mali et près de 200 000 dans le nord du Burkina Faso.

  • Une alimentation douteuse en gaz de la conduite ouest africaine (sigle anglais : Wagp) du Nigeria et des réparations de maintenance des centrales de production dans l'Ouest du Ghana, ont drastiquement réduit la production d’énergie ayant conduit à un programme de délestage dans ce pays. Wagp qui alimente en gaz une centrale de production privée, Sunon Asogli, produisant environ 220 mégawatts, s'est virtuellement asséché, obligeant l'entreprise à arrêter sa production.??Les trois unités des centrales de production d’énergie de Aboadze, dans la région ouest, qui ensemble produisent 330 mégawatts, sont en panne.

  • Une équipe de recherche franco-ivoirienne vient de publier une série de cartes de la pollution atmosphérique en Afrique, pays par pays, et dresse d’inquiétantes projections d’accroissement de cette pollution pour 2030. En cause : des mesures insuffisantes et une sous-estimation de l’ampleur du problème. Sur le continent africain, la pollution atmosphérique serait due principalement aux activités humaines. Après l’élaboration de plusieurs scénarios, les chercheurs ont pu constater que les estimations des émissions polluantes, notamment en Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est, étaient largement sous-évaluées. Selon les chercheurs, les émissions polluantes sont aussi fortes dans les villes africaines que dans les capitales très polluées d’autres pays jusque-là mieux documentés, comme en Chine, en Inde ou encore en France.

  • Triste nouvelle pour les défenseurs des animaux. Le service de protection de la faune sauvage (Kws) a annoncé jeudi 27 février que le nombre de rhinocéros tués en 2013 avait doublé par rapport à l’année précédente. Un des portes parole du Kws, a ainsi déclaré qu’ « au moins 59 rhinocéros ont été tués l’an dernier par des braconniers, contre 30 en 2012 ». Une situation alarmante, puisque selon Kws, il ne resterait plus que 1030 spécimens de l’espèce dans le pays. En réaction à ce fléau, fin décembre, une loi sur la protection de la faune sauvage a été promulguée. Celle-ci durcit considérablement les peines encourues par les braconniers, qui risquent désormais la prison à vie.

  • A l'occasion du cinquantenaire du parc naturel de Zakouma, le plus ancien parc du Tchad, situé au sud-est du pays, une tonne d'ivoire confisquée à des braconniers a été incinérée vendredi 21 février en présence du président Idriss Déby. La destruction de l'ivoire saisi a été l'occasion pour M. Déby de rappeler les enjeux de préservation de la faune tchadienne, alors qu'entre 2005 et 2010, la montée du braconnage a fait passer la populations d'éléphants de 4.000 à 450.

  • Le délai de grâce (18 mois) accordé aux producteurs, importateurs et consommateurs d'emballages plastiques non biodégradables arrive à expiration le 24 avril prochain. A deux mois de la date-butoir, le ministère de l'Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded) renforce la sensibilisation à l'endroit des parties impliquées.

  • Des dizaines d’animaux ont péri au Niger au cours des derniers mois après s’être abreuvés à des eaux rejetées par une usine d’uranium, dont le pays est l’un des grands producteurs mondiaux, ont affirmé jeudi 20 février une Ong et le maire de commune touchée. Les usines laissent couler les eaux issues du traitement de l’uranate (résidus d’uranium). La population locale parle de "beaucoup de cadavres" éparpillés à travers les vastes plaines environnantes, a poursuivi le maire, soulignant "qu’il n’y a ni sécheresse ni épidémie de maladies animales dans le secteur".

  • L'Ethiopie est en train de déloger des centaines de milliers de personnes de la Vallée de l'Omo (sud) pour libérer des terres à des fins de plantations d'Etat de canne à sucre, a accusé le mercredi 19 février Human Rights Watch (Hrw). Selon l'organisation de défense des Droits de l’homme, jusqu'à 500 000 personnes sont concernées par cette entreprise, qui couvre "pratiquement" toute la vallée de l'Omo.

  • Après le Sénégal et le Togo en 2013, c'est au tour de la Côte d'Ivoire de faire appel au chantier naval Ufast pour la construction de trente unités de surveillance maritime, comprenant notamment trois patrouilleurs de 33 mètres RPB 33, quatre vedettes de 12 mètres RPB 12 et six embarcations rapides de 9,30 mètres pour commandos. Réalisées en matériaux composite et en aluminium, ces embarcations sont destinées à répondre aux besoins de la Côte d'Ivoire en matière de lutte contre la pêche illégale et la piraterie, qui infestent aujourd'hui le golfe de Guinée.

  • Ils sont redoutés autant qu'ils fascinent. Mais la vérité est que, si rien n'est fait, il n'y aura bientôt plus de lions en Afrique de l'Ouest. D’après l’organisation Panthera, les lions sont en passe de disparaître. Sur les 400 observés par l’organisation, seuls 250 sont en âge de procréer et s’ils ne le font pas, cette espèce pourrait bien ne plus exister. Alors qu’en 2005 ils étaient censés vivre dans 21 zones protégées, en 2014 seuls quatre d’entre elles subsistent. La plupart de ces endroits étant réquisitionnés pour des usages agricoles, révèle l’étude publiée dans la revue scientifique Plos One.