• Contributor | Gouvernance

    Les Islamistes vont faire leur entrée dans le nouveau gouvernement en Mauritanie, dirigé par Yahya Ould Ahmed El Waghev, nommé le 7 mai Premier ministre en remplacement de Zein Ould Zeidane. La position du Regroupement national pour la réforme et le développement (TAWASSOUL, islamistes) a été annoncée le 10 mai à Nouakchott par son président. Sa formation est le second parti d’opposition à accepter d’entrer au gouvernement de Ould Ahmed El Waghev après l’Union des forces du progrès (UFP) de Mohamed Ould Mouloud.

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  • Contributor | Gouvernance

    Jacob Zuma et Mantashe Gwede, respectivement président et secrétaire général de l’ANC, ont réaffirmé le 11 mai leur volonté de voir l’actuel chef d’Etat sud africain, Thabo Mbeki, finir son mandat qui doit s’achever en avril 2009. Cette position de Zuma contraste ainsi avec celle de l’ANC et de la principale centrale syndicale. Plusieurs hauts responsables de l’ANC et de la COSATU, la puissante centrale syndicale sud-africaine ont soutenu, ce dimanche, l’appel lancé par le Parti Communiste Sud-africain demandant à Mbeki de quitter le pouvoir ou de se voir démis de ses fonctions.

  • Contributor | Gouvernance

    Morgan Tsvangirai a annoncé le 10 mai à Pretoria qu'il participerait au second tour de la présidentielle. S'il a une nouvelle fois estimé l'avoir emporté dès le premier tour le 29 mars devant le chef d'Etat sortant Robert Mugabe, il a jugé que ses partisans se sentiraient "trahis" s'il ne se représentait pas. M. Tsvangirai avait revendiqué la victoire dès le premier tour, avec 50,3% des suffrages, accusant Robert Mugabe de recourir à la violence et l'intimidation pour s'accrocher au pouvoir.

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  • Contributor | Gouvernance

    A nos lecteurs
    L’édition n° 55 de Pambazuka News que nous vous avons envoyée le vendredi 9 mai n’était pas la bonne version. Nous vous prions de nous en excuser. La version complète de ce numéro 55 est la suivante.
    Merci.

    CHRONIQUE : La souveraineté alimentaire doit primer sur le commerce.
    COMMENTAIRES ET ANALYSES : Afrique : Comment gérer les retombées financières des hausses sur les matières premières.
    ARTS ET LIVRES : Afrique : Tanella Boni questionne le vécu des femmes.
    ZIMBABWE : Morgan Tsvangirai accepte d'aller au second tour
    MONITEUR DE L’UNION AFRICAINE : Zimbabwe: Jean Ping rencontre Mugabe.
    DROITS HUMAINS : Cameroun : un demandeur d’asile serait mort des violences policières en Belgique.
    REFUGIES ET MIGRATION FORCEE : Afrique : Le pillage des cerveaux assimilé à une crime contre l’humanité.
    ELECTIONS & GOUVERNANCE : Afrique du Sud : Zuma souhaite que Mbeki termine son mandat
    CORRUPTION : Nigeria : La fille de l’ancien président Obasanjo inculpée de conspiration criminelle.
    DEVELOPPEMENT : Afrique : La Russie s’engage dans de nouveaux projets.
    SANTE ET VIH/SIDA : Afrique : Crainte d’une recrudescence des maladies mentales.
    EDUCATION : Burkina Faso : Violences inquiétantes sur le campus.
    LGBTI : Egypte : Répression policière vivant les personnes séropositives.
    RACISME ET XENOPHOBIE : Global : Dérapages racistes d’un fonctionnaire français de l’immigration.
    ENVIRONNEMENT : Afrique : Mise en place d’un système de régional de pluies artificielles.
    TERRES & DROITS FONCIERS : Afrique du Sud : La réforme foncière sous le feu des critiques.
    MEDIA & LIBERTE D’EXPRESSION : Afrique : L’UJAO dénonce des menaces au Sénégal et au Mali.
    CONFLITS ET URGENCES : Burundi : Reprise des hostilités entre Hutus et Tutsis.
    INTERNET & TECHNOLOGIES : Bénin : La cybercriminalité investit les domaines publics en vente sur Internet.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur dans la crise au Zimbabwe, s'est entretenu avec son homologue Robert Mugabe le 9 mars, pour la première fois depuis l'annonce il y a une semaine des résultats de la présidentielle du 29 mars, alors que la violence augmente. Mbeki, critiqué pour sa mansuétude envers Mugabe, a eu plus de trois heures d'entretien avec ce dernier, immédiatement après son arrivée à Harare.

    Tagged under Gouvernance Zimbabwe

  • Contributor | Gouvernance

    Un groupe islamiste a menacé d'attaquer les citoyens américains en Somalie, même s'il s'agit d'employés humanitaires ou de journalistes. L'armée américaine a mené la semaine dernière un raid aérien en Somalie, au cours duquel un dirigeant des insurgés, Aden Hashi Ayro, a été tué et des dizaines d'autres personnes blessées, dont des civils. "Nous allons attaquer tous les Américains sans tenir compte de qui ils sont, car le gouvernement américain tue notre population", a déclaré un porte-parole du mouvement islamiste Al-Shabaab.

    Tagged under Gouvernance Mali

  • Contributor | Gouvernance

    Reporters sans frontières s'inquiète des poursuites judiciaires lancées contre Nader Gohar, propriétaire de la Cairo News Company (CNC), une agence de télévision égyptienne. Il a été inculpé, le 5 mai 2008, pour avoir diffusé sans autorisation des images des manifestations qui ont eu lieu dans le nord du pays en avril. Les autorités lui reprochent de ne pas avoir renouvelé son permis de diffusion. Par ailleurs, plusieurs journalistes et blogueurs ont été interpellés pendant les événements qui ont secoué la ville de Mahalla en avril 2008", a déclaré l'organisation.

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  • La Cnuced révèle, dans une note publiée à l’occasion de sa XIIe conférence, que depuis 2002 les produits de base augmentent après avoir diminué fortement à partir de 1995-1997. Le pétrole a vu son cours multiplié par 10 environ depuis1999, année où il a était au plus bas. Et depuis 2008, il a franchi la barre symbolique de 100 dollars et culmine aujourd’hui à 120 dollars.
    L’indice des prix des produits de base hors combustibles mis au point par la Cnuced affiche une progression de 107% depuis 2002. « La hausse généralisée des prix a été alimentée par la flambée des prix des métaux et des minéraux qui ont augmenté de 224% depuis 2002 », analyse l’instance onusienne. Naturellement, les pays producteurs profitent des ressources financières colossales générées par ces produits et parmi ceux-ci les exportateurs de pétrole sont les plus nantis.

    Continent riche en matières premières, l’Afrique peut-elle tirer profit de cette nouvelle situation dont elle souffre pour l’instant ? Des ministres et hauts responsables qui ont pris part à la 12e CNUCED, organisée à Accra du 20 au 25 avril dernier, ont été interpellés sur la question.

    Angola : Les effets négatifs de la manne pétrolière

    « L’Angola est un producteur important de pétrole. Joaquim David, ministre angolais de l’industrie l’affiche volontiers et indique que l’or noir est une « manne céleste » pour son pays qui en tire 90% de ses recettes d’exportation. Le revenu par habitant est passé de 400 à 2000 dollars. Les ressources du pétrole permettent au pays de réhabiliter ses infrastructures détruites par 40 années de guerre civile. L’inflation a été réduite. « Mais notre économie reste vulnérable parce que nous dépendons du pétrole dont les prix sont volatiles », a-t-il dit, expliquant que le pétrole est une industrie de capitaux et non de main d’œuvre. Le défi auquel l’Angola est confrontée aujourd’hui, est de savoir comment faire pour tirer profit des ressources financières générées par le pétrole.

    Ghana : Opacité autour des recettes des sociétés minières

    Le pays hôte de la conférence exporte essentiellement du cacao et des minéraux. « Le Ghana est connu comme étant le pays de l’or depuis longtemps, a rappelé le ministre. Le prix de l’or monte tous les jours. Mais la nation n’en profite pas. » Ministre des Terres, des Forêts et des Mines, Mme Esther Obeng Dapaah a annoncé à cet effet la révision du code minier qui avait été élaboré pour attirer le investisseurs. Ce texte fait la part trop belle aux sociétés étrangères qui exploitent les mines d’or du Ghana. La ministre l’avoue : « Nous n’avons pas une idée des profits réalisés par les sociétés minières à l’extérieur. L’industrie minière doit cesser d’être un îlot qui échappe au contrôle de l’Etat », a souligné Mme Esther Obeng Dapaah, assurant que le gouvernement cherche à installer des raffineries pour que le pays puisse profiter de la valeur ajoutée de l’or. Elle a annoncé aussi un programme en faveur des petits exploitants du métal qui auront facilement accès au crédit, seront dotés de matériels et bénéficieront de formation.

    Mauritanie : Le fer ne suffit pas à tout

    Le fer est le principal produit d’exportation de la Mauritanie. Le pays en produit 11 millions de tonnes par an. La Mauritanie possède aussi du cuivre, de l’or et mène des recherches sur l’uranium et le phosphate. Elle a commencé à produire le pétrole en quantité pas très importante. « Aujourd’hui, notre pays reçoit une manne financière de la vente de ces produits dont les prix ont grimpé. Le prix du fer a augmenté de 68% en trois ans », a révélé le ministre mauritanien du Commerce et de l’Industrie qui s’est demandé s’il faut affecter à l’achat de nourriture les ressources générées par les produits d’exportation.

    Il a expliqué que l’Etat mauritanien, à l’instar de nombreux africains, est obligé, pour stopper la flambée des prix des produits alimentaires, de renoncer à des recettes douanières en défiscalisant l’importation. Ces décisions ne sont pas sans danger pour l’équilibre des budgets de ces pays, a fait remarquer le ministre mauritanien. Mais «ces mesures sont indispensables parce que le pouvoir d’achat des populations s’es érodé avec cette hausse des prix », a souligné Sid’Ahmed Ould Raiss qui a par ailleurs exprimé son inquiétude de voir la réémergence de distorsions dans le commerce des céréales, avec la décision de l’Inde et de la Chine de limiter l’exportation de leur riz.
    Pour Sid’Ahmed Ould Raiss, le marché du tout libéral conçu il y a 15 ou 20 ans n’est plus en mesure d’assurer l’approvisionnement des pays en produits alimentaires. « Les Etats sont obligés d’importer. Des sociétés en appellent aux gouvernements pour qu’ils interviennent auprès de leurs homologues étrangers pour faciliter l’importation. C’est à l’encontre des règles libérales du commerce », a-t-il constaté.

    Tunisie : Haro sur les fonds spéculatifs

    Choukri Mamoghli, secrétaire d’Etat tunisien chargé du Commerce, pointe du doigt l’influence des fonds spéculatifs sur la situation de crise des produits alimentaires. Cette cause de la crise, selon lui, n’est pas suffisamment évoquée, alors qu’elle y est pour beaucoup. Pour étayer son propos, il a révélé que les fonds de pension anglosaxons et des fonds souverains sont à l’origine d’au moins 30% de la hausse généralisée des prix. « Si une denrée coûte 30 dollars, au moins 6 sont le fait de la spéculation », a-t-il précisé.
    Selon lui, ces fonds se promènent à travers le monde à la recherche d’opérations rentables à réaliser sans se soucier des conséquences de la spéculation à laquelle ils s’adonnent. Ceux qui gèrent ces fonds ont comme unique souci de les faire fructifier. Ils ne mesurent peut-être pas les souffrances qu’ils font subir aux Etats et aux populations. Choukri Mamoghli a plaidé pour la prise en compte du rôle négatif des fonds de pension dans la recherche de solution à la hausse des prix.

    Venezuela : Des investissements dans le social

    La manne pétrolière a dopé les recettes de l’Etat au Vénézuéla, un grand pays producteur de pétrole en Amérique latine. Déléguée de son pays à cette 12e Cnuced, Carolina Escara a expliqué que les ressources colossales tirées du pétrole servent à financer des projets dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la défense, pour relever le niveau de vie des populations. Pour elle, la crise alimentaire est due au fait certains pays ont privilégié la sécurité énergétique par rapport aux besoins de consommation. Elle faisait allusion à l’utilisation de certaines céréales comme le maïs par les Américains pour produire du biocarburant. Les relations internationales ne doivent pas être basées sur le commerce seulement. Elles doivent reposer surtout sur la solidarité et l’entraide en faveur des démunis.

    Oman : Le pétrole, source de diversification

    Oman, pays du Golfe, tire 66% de ses recettes budgétaires du pétrole qui lui fournit 45% de son PIB. A Oman, explique le sous-secrétaire au Commerce et à l’industrie de ce pays, Ahmeed Bin Hassan Al Dheeb, le gouvernement a engagé des actions pour diversifier les branches de l’économie. Il a révélé à cet effet que l’industrie, le gaz et le tourisme sont les secteurs choisis dans le cadre de cette diversification. « L’Etat a voté un budget de 3 milliards de dollars pour construire des sites balnéaires et d’autres commodités pour attirer les touristes. Des actions sont en cours pour faire venir des investisseurs dans le secteur du gaz et de l’industrie », a révélé Ahmeed Bin Hassan Al Dheeb qui a ajouté que le pétrole a permis de relever le niveau de vie et créer de nombreuses infrastructures dans les domaines de l’éducation, de la santé et d’autres services sociaux, a détaillé le sous-secrétaire au commerce et à l’industrie.

    * Bréhima Touré est journaliste malien, correspondant de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest

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  • Au moment où se tenait à Accra la 12e CNUCED, les pays africains faisaient face à une hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Une flambée des prix à l’origine de manifestations et de troubles dans plusieurs pays du continent. Tour d’Afrique des marchés, pour un mois d’avril qui restera mémorable.

    En Guinée, le réajustement des prix des produits pétroliers à la pompe intervenu le 1er avril a eu des effets sur les marchés. Le riz est passé de 140 000 F guinéens à 160 000 F.

    Pendant ce temps, en Centrafrique, le prix du sac de farine est passé de 16 000 à 28 000 F CFA, soit une hausse de plus de 60%. Celui d’un morceau de savon est passé de 125 à 200 F, tandis que celui d’un litre d’huile de cuisine a augmenté de 1000 à 2000 F.

    Le Bénin n'a pas été épargné par le phénomène. Le kilogramme du maïs vendu à 150 F est passé à 250 F, le riz de 300 à 450 F, le litre de l’huile de palme de 500 F à 900 F, le haricot de 300 à 400 F, la boîte de sardine de 250 à 300 F et le paquet du sucre de 250 à 350 F.

    Au Togo, comme dans la plupart des pays africains, l'inflation influe sur l'habitude alimentaire des populations. Confrontés à la flambée des prix des produits de première nécessité, bon nombre de Togolais envisagent de réduire le nombre de repas quotidiens. Le bol de maïs, vendu auparavant à 250 F, est monté à 500 F, soit une augmentation de 100 %. Le kilo de poisson chinchard vendu à 850 F revenait à 950 F. Le litre d’huile alimentaire d’arachide qui était à 500 F est à 700 F.

    Le bol de sel vendu à 300 F coûte 1000 F alors que celui de la farine de manioc est fixé à 500 F au lieu de 400 F. Le bol de haricot varie de 1000 à 1200 F au lieu de 750 F. L’huile rouge de palme était vendue à 1500 F contre 700 F
    Le carton de lait affichait 12 700 F au lieu de 11 900. Le prix de la baguette de pain oscillait entre 75 et 100 F. Les pâtes alimentaires qui étaient à 350 F sont proposées à 400 F et le sac de riz est cédé dans les marchés togolais à 13500 F au lieu de 11500 F.

    En Afrique du sud, l’augmentation des prix des denrées a accéléré de 14,1% en février, dépassant ainsi la prévision d’inflation de 9,4% par an.

    Au Ghana, les récentes pénuries de denrées de consommation courante ont porté le taux d’inflation à 14,2%.

    En Algérie, L’Office national algérien des statistiques (ONS) a révélé que le niveau moyen d’augmentation des prix à la consommation a atteint 4,4 % sur une année (de février 2007 à février 2008).

    Au Burkina, entre décembre 2007 et janvier 2008, les prix des produits ont augmenté de 10 à 67%. Le litre d’huile est passé de 600 F à 900 F, soit 50% de hausse et le sac de 50 kg de riz vendu à 14.500 F a connu une augmentation de 13,8%.
    Le litre d’huile s’est vendu entre 850 F et 1000 F contre 650 F auparavant, alors que le kilogramme de la viande est passé de 1400 à 1800 F. Le savon et le lait ont aussi connu une hausse allant de 25 à 80%.

    Au Gabon, le prix du sac de riz de 50 kg est passé de 14.000 à 18.000 F en 2007. Le gouvernement gabonais a décidé de mettre sur pied un comité interministériel ad hoc chargé de gérer une éventuelle flambée des prix des produits de première nécessité.

    Au Congo, les prix des produits alimentaires ont connu une augmentation sensible dans la capitale, passant de 24 000 Francs congolais (1 dollar = 550 FC) à 26 000 FC soit une hausse de 8 %). Le sac de 50 kg de cossettes de manioc qui coûtait 27.000 FC est monté à 32.000 FC (+18 %) de même que le sac de maïs ; ces denrées constituent deux des principaux produits de grande consommation.

    Le prix du riz a également connu une majoration, un sac de 25 kg s’achetant à 13.500 FC contre 12.700 FC (7,8 %) auparavant. L’augmentation des prix concerne aussi la farine de blé, passéd de 25.000 FC à 26.000 FC (4 %).

    Au Niger, selon l’Institut de la statistique sur l’indice harmonisé des produits de consommation du Niger, les prix du poisson et des fruits connaissent des hausses de 14,4 % et 2,6 %.
    Un sac de 50 kilos de riz précédemment vendu à 15 000 F est cédé entre 17 000 et 20 000 F. Le sac de 100 kilos de mil est à 15 000 F contre 12 000 F, celui de sorgho à 14 000 F au lieu de 11 000 F, le maïs à 16 000 F au lieu de 13 000 F. Pendant ce temps, le sac de niébé se vend à 21 000 F au lieu de 12.500 F, alors que le panier de tomate est passé de 3 000 F à 3500 F.

    Selon Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, les prix des denrées alimentaires au niveau mondial ont bondi de 45 % sur les neuf derniers mois et il y a de sérieuses pénuries de riz, de blé et de maïs. Des mesures urgentes lui paraissent nécessaires pour s'assurer que les conséquences négatives à court terme de la hausse des prix des denrées alimentaires n'affectent pas de façon encore plus alarmante les plus pauvres.

    * Noel Tadégnon est journaliste togalais, correspondant de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest
    (Sources : APA News, IRIN, ActionAID, FAO)

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  • http://www.pambazuka.org/images/fr/articles/55/47993man.jpg L’agriculture en Afrique est en faillite. Elle n’arrive plus à nourrir les populations qui dépendent aujourd’hui des exportations alimentaires pour leur survie. Les émeutes de la faim qui ont secoué ces derniers temps plusieurs pays du continent en constituent la preuve la plus évidente. Si l’Afrique est incapable d’assurer sa souveraineté alimentaire, ce n’est point qu’elle manque de ressources pour relever ce défi. Les terres agricoles sont encore peu exploitées, l’eau est disponible à profusion et les bras valides pour remuer les sols sont là. La dépendance alimentaire dans laquelle se trouve le continent est tout simplement due aux chaînes des politiques néolibérales qui l’entravent.

    Les puissances du Nord, qui détiennent le cordon de la bourse, interdisent aux Etats pauvres d’investir dans l’agriculture, sous le prétexte que leurs produits ne sont pas compétitifs sur le marché. En vérité, c’est pour maintenir les Africains et, de façon générale, tous les peuples déshérités du Sud dans une situation de dépendance alimentaire permanente. Or, les analystes économiques ont démontré qu’aucun n’a peuple, dans l’histoire de l’humanité, ne s’est développé avec la faim. Pour que l’Afrique amorce son véritable développement, il faut qu’elle assure sa souveraineté alimentaire. Mais les conditions permettant d’y accéder ne seront réunies qu’après avoir fait sauter les verrous posés par les puissances du Nord, à travers l’organisation mondiale du Commerce (Omc), pour contrôler l’agriculture mondiale.

    Cette question de souveraineté alimentaire a été débattue, le 21 avril, par des organisations de la société civile actives dans l’agriculture (Le Roppa et Enda Tiers monde), à l’occasion de la Cnuced XII dont les travaux ont débuté le 20 avril 2008, à Accra, la capitale ghanéenne.

    A l’issue des échanges, l’annonce d’une nouvelle initiative mondiale permettant à l’Afrique d’accéder à la souveraineté alimentaire a été faite. Portée par Enda Tiers monde et le Roppa, cette initiative qui partira de l’Afrique de l’Ouest –comme la bataille engagée pour le coton- vise à modifier les règles du commerce mondial de l’Omc dans le secteur de l’agriculture. Coordinateur du Programme Commerce à Enda Syspro, Cheikh Tidiane Dièye parle de ce nouveau chantier qui va mobiliser, pour les années à venir, la société civile mondiale et les gouvernements des pays en voie de développement, selon lui.
    Entretien

    Une nouvelle initiative se prépare, dont l’objectif est de créer les conditions pour l’accession de l’Afrique et les autres continents déshérités à la souveraineté alimentaire. Qu’est-ce qui a suscité la mise en marche d’une telle initiative ?

    Cheikh Tidiane Dièye : Différents éléments nous ont motivés à mettre en place cette nouvelle initiative qui est une démarche nouvelle par rapport à tout ce qu’on a connu jusqu’ici et elle s’appuie sur un certain nombre de conditions. La première, c’est que le constat est évident que les règles du commerce mondial sont injustes. Ce sont des règles inéquitables et la plupart d’entre elles sont dépassées. Et Pascal Lamy, lui-même, l’a reconnu à cette conférence de la Cnuced, en disant que les règles du commerce mondial, telles qu’elles fonctionnent, ne sont pas favorables aux pays en développement.

    Deuxième élément, c’est qu’aujourd’hui beaucoup d’acteurs qui appartiennent à cette mouvance libérale – donc qui sont des acteurs importants du système mondial libéral - ont démontré que le système tel qu’il est configuré reste favorable au pays développés et laisse très peu de place aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, Je vais citer, entre autres, Joseph Stiglitz qui, dans son dernier livre, a montré comment le système agricole aujourd’hui et les règles du commerce en matière d’agriculture faussent l’objectivité des échanges, comment ça profite aux multinationales et aux pays développés, et comment ça affaiblit les agricultures des pays en développement.

    Le troisième est dernier élément, c’est le cas concret qu’on observe tous les jours sur le terrain. La crise de l’agriculture se vit, ce n’est pas une culture qu’on professe. Elle se vit au quotidien au Cameroun, elle se vit au quotidien au Sénégal, au Burkina Faso, au Niger, au Mali. Vous avez aujourd’hui des émeutes dans toutes ces capitales qui sont liées à la crise de cette agriculture qui ne nourrit plus les populations. Nous nous sommes posés la question de savoir pourquoi. Nous avons remonté aux mécanismes d’élaboration des règles pour nous dire : si le jeu n’est pas équitable, il faut alors changer les règles du jeu. Cette initiative a pour objectif justement de retourner là où les règles du jeu sont élaborées pour les changer à la racine. C’est cela la base de l’initiative.

    Votre nouvelle initiative s’inscrit dans le sillage de la bataille du coton autour duquel il y a eu une grande mobilisation en Afrique ces dernières années. Peut-on savoir à quel niveau se trouvent aujourd’hui les négociations sur ce coton ?

    Si nous parlons, à cette session de la XII Cnuced, de souveraineté alimentaire, ce n’est point parce que nous avons laissé tomber le coton. Vous savez que la mobilisation sur le coton est parti de l’Afrique de l’Ouest ; c’est un produit important qui nourrit beaucoup de populations dans cette région du monde. Et comme le système commercial multilatéral était plus ou moins inéquitable par rapport à la question du coton, nous avons levé cette initiative au niveau sous régional pour la porter au niveau international, avec un degré de visibilité jamais atteint par aucun autre produit.

    Nous comptons avec cette nouvelle initiative sur la souveraineté alimentaire prendre la même démarche que ce qui a été fait sur le coton, c'est-à-dire travailler au niveau local, remonter une sorte de force de propositions populaires, paysannes, pour la faire porter par les Etats qui en feront des propositions de négociation. Mais il est évident qu’aujourd’hui la question de coton, malgré le fait qu’il a connu une grande de popularité, n’avance au niveau du système commercial multilatéral. On s’est dit qu’on va utiliser cet exemple, mais pour la souveraineté alimentaire on va moderniser, intégrer des nouvelles stratégies, pour avoir un impact un beaucoup plus important sur cette question là.

    Quelles vont être ces stratégies pour éviter de se retrouver dans une situation de blocage comme pour le cas du coton ?

    La première partie de cette démarche, c’est ce que nous sommes en train de faire, c’est déjà de la populariser, expliquer l’initiative et essayer de fédérer toutes les forces, toutes les propositions et toutes les autres alliances, parce que vous savez que la question de la souveraineté alimentaire n’est pas nouvelle. Il y a eu des initiatives un peu partout dans le monde. L’idée pour nous est d’agir à un premier niveau pour fédérer ces initiatives internationales autour de notre nouvelle démarche. Une fois que nous l’avons, nous allons travailler sur le contenu de la proposition. Le contenu de la proposition, c’est d’identifier dans les règles de l’Omc toutes les parties qui faussent aujourd’hui les échanges.

    Une fois que nous les aurons identifiées, nous travaillerons à mettre en place de nouvelles propositions de règles élaborées par des experts juridiques et des acteurs du terrain, que nous soumettrons à l’Omc.

    Réfléchissez-vous à des synergies qui pourraient se faire autour de cette initiative ?

    En tant que société civile, Enda, le Roppa et toutes les autres organisations qui s’intéressent à cette initiative, nous allons constituer une force de mobilisation populaire, qui va appuyer politiquement les Etats qui auront porté l’initiative. Et à l’Omc, il ne s’agit pas seulement de la faire porter par des Etats de l’Afrique de l’Ouest ; il faut bâtir une alliance internationale avec le G33 qui est un groupe qui travaille sur les questions de produits spéciaux et les mesures de sauvegarde, avec le G90 qui réunit les pays en développement (le groupe africain, les Acp et les Pma) et de manière générale avec l’ensemble des pays en développement qui ont aussi un intérêt évident dans la question de souveraineté alimentaire. Nous comptons attaquer l’Omc avec une nouvelle force politique et stratégique pour faire basculer les rapports de force afin que les règles actuelles prennent effectivement compte de la question de la souveraineté alimentaire.

    Est-ce seulement l’Omc qui est au centre de cette crise ?

    Non, nous entendons initier aussi cette démarche contre d’autres institutions, en particulier des Nations Unies. Vous savez qu’aujourd’hui, la Cnuced est en train d’être affaiblie, d’être dessaisie, par le système capitaliste et financier international, qui voudrait avoir les coudées franches pour pouvoir opérer en toute impunité. Or, c’est la Cnuced qui agit au niveau des pays en développement pour les aider en matière d’analyse, en matière de propositions. Nous voulons également au niveau de l’Onu, en particulier de la Cnuced, opérer le même rapport de force favorable aux pays en développement pour qu’un nouveau système de hiérarchie des normes soit bâti au niveau international et que les questions de droit à l’alimentation soient supérieures aux questions de commerce. Il faut qu’en matière juridictionnelle et de façon contraignante, les questions de droit à l’alimentation soient inscrites dans le système des échanges internationaux.

    Quelles sont les chances d’aboutissement de l’initiative quand on sait l’impasse dans lequel se trouve le coton aujourd’hui du fait du refus de l’Omc de modifier les règles ?

    Il y a plusieurs éléments. C’est vrai que le coton est un produit important pour les pays africains, en particulier de l’Afrique de l’Ouest. Mais il ne faut pas perdre de vue que cette question de souveraineté alimentaire est une initiative globale. Ce n’est pas une initiative seulement ouest africaine même si elle est née dans cette région. Elle a pour vocation de se propager à l’ensemble des pays membres de l’Omc. Evidemment, il faudrait qu’un seul groupe ou un seul ensemble de pays la porte au départ, et ce sera, nous l’espérons, l’Afrique de l’Ouest.

    * Ousseini Issa est un journaliste nigérien, correspondant de l'institut Panos Afrique de l'Ouest
    correspondant de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest

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  • Contributor | Gouvernance

    Les proches du jeune Camerounais, Ebenizer Folefack Sontsa, demandeur d’asile, retrouvé mort le 1er mai dans un centre de rétention en Belgique, ont introduit une demande officielle pour qu’une autoptie soit pratiquée. Selon une amie de la victime, le corps ne présente aucune trace de strangulation au cou, ce qui laisse supposer que le suicide aurait été simulé. La jeune femme affirme que le corps porte plutôt des traces de violence, que le Camerounais aurait subie durant une tentative d’expulsion de la Belgique, une semaine plus tôt.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les troubles politiques actuels au Zimbabwe ont été inscrits à l’ordre du jour d’une réunion extraordinaire des ministres africains des Affaires étrangères qui se déroule à Arusha. Ce 11ème Conseil exécutif extraordinaire devrait soumettre ses propositions au Comité des chefs d’Etat appelé le Comité des 12 qui devrait se réunir à Arusha dans le courant de ce mois.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le nombre des cas de violences sexuelles commises contre les femmes a triple dans la province du Katanga au cours du premier trimestre de l’année en cours, selon le rapport d’une Organisation Non gouvernementale de lutte contre les violences faites aux femmes travaillant en partenariat avec l’antenne provinciale du Fonds des nations Unies pour la population. Le rapport, rendu public vendredi le 2 mai, indique que les victimes de violences sexuelles sont généralement des filles de 14 a 19 ans.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le géant russe de l’aluminium, United Company Rusal, a dévoilé des plans visant à s’étendre dans de nouveaux pays en Afrique, après avoir implanté une fonderie au Nigeria, a révélé le directeur chargé de la stratégie de la compagnie. Selon les analystes, le regard que la compagnie a sur l’Afrique reflète la tendance plus large des entreprises russes qui considèrent le pétrole, le gaz et les autres ressources minières du continent comme la clé de leurs ambitions globales.

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    Le président de la commission de l'Union africaine (UA) Jean Ping était au Zimbabwe le lundi 5 mai 2008. Il a été reçu par Robert Mugabe, le président sortant, pour faire le point sur la crise électorale qui ébranle le pays depuis près de cinq semaines, alors qu'aucun candidat n'aurait obtenu la majorité absolue au premier tour de l'élection présidentielle du 29 mars dernier. L'UA semble estimer qu'un un second tour est nécessaire, mais le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai n'a toujours pas annoncé sa participation.

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    Au moins 25 militants du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition au Zimbabwe, ont été tués depuis les élections générales du 29 mars, a annoncé le MDC dans un nouveau bilan publié le 7 mai. "Nous en avons répertoriés 25 jusqu'à hier (mardi 6 mai), mais nous pensons que le bilan réel des morts est encore plus élevé, étant donné que certaines zones rurales sont bouclées par les milices" favorables au régime du président Robert Mugabe, a déclaré le porte-parole du MDC.
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    Une vingtaine de personnes ont été blessées, dont certains à l'arme blanche, suite à un affrontement sanglant sans précédent sur le campus de l'Université polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB). A Ouagadougou, quand des étudiants ne décident pas de boycotter délibérément des examens programmés longtemps à l'avance, c'est l'administration qui est l’objet de menaces verbales. Ainsi la violence s’installe dans le milieu universitaire au Burkina.

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    Le gouvernement tanzanien a interdit l'importation, depuis l'Afrique du Sud de lait en poudre pour bébé, à cause de doses excessives en fer, zinc et cuivre, a rapporté le 5 mai le journal The African. Environ 1.000 boîtes interdites ont été déjà retirées des marchés locaux, a indiqué la directrice générale tanzanienne de l'Autorité de l'alimentation et des médicaments. Une série de lait en poudre pour bébé était destinée à la distribution en Afrique du Sud, au Botswana et en Zambie.

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    Le recrutement massif de personnels de santé africains par les pays riches «devrait être considéré comme un crime international». C’est l’avis d’un médecin canadien qui signe, dans le “Lancet”, un “point de vue” au vitriol. Cette “fuite des cerveaux” a fait l’objet d’un rapport spécial à la dernière Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (UNCTAD), tenue du 20 au 25 avril. C’est pourtant la première fois qu’il est assimilé à un crime. Et de surcroît, dans une revue scientifique de référence comme le “Lancet”.

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    L'armée soudanaise a bombardé le 4 mai une école primaire et un marché dans une localité du nord du Darfour, faisant au moins 13 morts, dont sept enfants. Il s'agit du raid aérien le plus meurtrier depuis des années au Soudan. ?D'après l'Organisation pour la paix et le développement au Darfour et Darfour Diaries, c’est un avion gouvernemental qui bombardé le village de Shegeg Karo, dans le nord du Darfour.

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