• Contributor | Gouvernance

    Le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci) a décidé, le 10 décembre 2006, de créer un prix annuel du meilleur journaliste en ligne au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). La première édition sera lancée en 2007. Le prix récompensera un article promouvant la paix et l’intégration dans la Cédéao, rédigé par un cyberjournaliste travaillant dans un pays membre de la Cédéao.

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  • Contributor | Gouvernance

    Antonio Miro a déclenché une controverse en Espagne en faisant défiler des sans-papiers sénégalais lors d'un défilé de mode organisé à Barcelone. Il a même fait figurer dans son défilé de mode un bateau du style de ceux qui sont utilisés pour transporter les candidats à l'immigration clandestine de leurs pays jusqu'aux côtes espagnoles.

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  • Contributor | Gouvernance

    L'ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Kofi Annan, est attendu mardi soir dans son pays où il sera accueilli à l'aéroport d'Accra. Le président John Kufuor, le vice-président Alhaji Aliu Mahama, plusieurs personnalités dont des membres du gouvernement, des chefs traditionnels et des membres du corps diplomatique feront le déplacement pour saluer Kofi Annan.

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  • Contributor | Gouvernance

    Un virus profite de l’actualité autour de la tempête qui ravage le nord de l’Europe pour attaquer des milliers d’ordinateurs, a déclaré à Reuters un responsable de la société de sécurité informatique finlandaise F-Secure. Le virus, baptisé "Storm Worm" (Ver de la tempête), est envoyé à des centaines de milliers d’adresses électroniques dans le monde, avec comme objet "230 morts alors que la tempête frappe l’Europe".

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  • Contributor | Gouvernance

    Les Etats africains devraient rejeter l'offre faite par le Soudan d'assumer la présidence de l'Union africaine, au motif que les attaques de Khartoum contre les civils, son soutien aux milices et l'impunité pour les crimes de guerre perpétrés au Darfour se poursuivent sans l'ombre d'un changement, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Lors de son sommet d'Addis-Abeba qui se tiendra les 29 et 30 janvier, l'Union africaine décidera quel pays occupera la présidence en 2007.

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  • Contributor | Gouvernance

    Aboubakr Jamaï, directeur de publication du Journal Hebdomadaire, influent journaliste, critique envers le roi du Maroc Mohamed VI, a annoncé jeudi qu’il démissionnait en raison des pressions du gouvernement. Il envisage de s’exiler à l’étranger avec sa famille. Le journaliste, sous le coup de nombreuses amendes et poursuites inspirées par le gouvernement, a déclaré à l’agence Associated Press qu’il quittait immédiatement ses fonctions afin de libérer "Le Journal" du poids de ses dettes qui mettent en danger l’existence même du titre.

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  • Contributor | Gouvernance

    La Banque africaine de développement (BAD) a organisé, hier à Tunis, sa rencontre annuelle avec les ambassadeurs des Etats membres et des organisations internationales accrédités en Tunisie, pays hôtes de la BAD, afin de leur présenter le bilan de ses activités en 2006. Cette rencontre, qui est à sa quatrième édition, a également constitué une occasion de passer en revue les résultats économiques de l'Afrique en 2006 et ses perspectives d'avenir.

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  • Contributor | Gouvernance

    L'Union européenne et les Etats-Unis sont invités à se plier aux règles du commerce international. " Le principal point des négociations a fini par passer de la question du développement des pays pauvres à la défense des intérêts nationaux égoïstes de la part des pays industrialisés. À la lumière de cette situation, l'Afrique se doit d'adopter une stratégie qui permettra au continent d'avancer". Constat d'échec fait mardi dernier à Addis Abeba par Elisabeth Tankeu, membre de la Commission de l'Union africaine pour le Commerce et l'Industrie.

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  • Contributor | Gouvernance

    Marc Ravalomanana, réélu pour un deuxième mandat à la présidence de la République, sera officiellement investi demain. Des personnalités de la communauté internationale sont attendues. La liste n'est pas encore arrêtée. La liste des invités de marque qui assisteront à la cérémonie d'investiture du président de la République Marc Ravalomanana, demain, s'allonge. Outre les quelque 3 700 invites, des personnalités venant de la Communauté internationale sont attendues à Antananarivo.

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  • Contributor | Gouvernance

    Les Congolais élisent ce vendredi 108 sénateurs parmi les 1.124 candidats enregistrés par la Commission électorale indépendante (CEI). L’élection des membres de la future chambre haute du parlement congolais se passe au second degré, car ce sont les assemblées provinciales issues des élections du 29 octobre dernier qui ont la charge de choisir les 108 sénateurs.

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  • Contributor | Gouvernance

    L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila contrôle 7 des 11 assemblées provinciales du pays, à l’issue de l’élection des bureaux définitifs des chambres, tenues ces derniers jours. Les onze assemblées comptent au total 690 députés. 632 ont été élus le 29 octobre au suffrage universel direct. 58 autres ont été cooptés en janvier parmi les chefs coutumiers.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire le 8 janvier concernant des soupçons de corruption à l’égard de Total dans l’exploitation et la commercialisation de pétrole au Cameroun, a rapporté la presse mercredi. "Le lundi 8 janvier, le procureur de la République de Paris a lancé une enquête préliminaire pour +corruption d’agents publics étrangers+ visant l’exploitation et la commercialisation du pétrole camerounais", selon le quotidien Le Figaro.

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  • Contributor | Gouvernance

    L’acquittement de l’ex-président burundais Domitien Ndayizeye, accusé d’avoir préparé un coup d’Etat, accrédite selon l’opposition et des commentateurs la thèse d’un montage du gouvernement destiné à faire oublier ses déboires mais qui s’est soldé par un échec sous la pression indirecte des bailleurs de fonds. "C’est un coup d’Etat imaginaire...", a relevé M. Ndayizeye après être sorti de prison où il avait passé près de cinq mois.

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  • Contributor | Gouvernance

    Une animatrice télé milliardaire aux Etats-Unis, Oprah Winfrey, vient d'ouvrir une école qu'elle a personnellement financée en Afrique du Sud. L'ojectif est d'aider à scolariser des enfants de familles démunies. L'établissement, financé à hauteur de 20 milliards de CFA, doit recevoir 450 élèves. C'est sans doute le dernier exemple en date d'une philanthropie en faveur du continent.

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  • Contributor | Gouvernance

    Julien Radanoara, ancien ministre malgache de la Fonction publique et professeur de droit international économique analyse les obstacles et les avantages de l'intégration régionale pour Madagascar. Il suggère une approche prudente pour s'ancrer dans les immenses marchés du Comesa et de la SADC. Madagascar fait partie de la zone de libre échange du Comesa (Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe) depuis 2000 et est membre de de la SADC (Communauté de Développement de l'Afrique Australe) depuis 2005.

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  • Contributor | Gouvernance

    En quelques années, les fadas, ou assemblées de jeunes, sont devenus de véritables bourses du travail au Niger. À défaut d'emplois stables, ils offrent aux jeunes diplômés nigériens au chômage la solidarité qui leur permet de créer leurs micro-entreprises. Un pis-aller face à un État qui ne recrute plus et à un secteur privé morose. Moussa Hassane arpente les rues de Niamey, la capitale du Niger, proposant aux automobilistes des cartes téléphoniques prépayées.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le parti au pouvoir au Nigeria, le Parti démocratique des peuples, a investi dimanche 17 décembre son candidat pour l'élection présidentielle d'avril prochain. À quatre mois de cette échéance capitale, la pré-campagne bat son plein et l'opposition prépare, elle aussi, le terrain. L'outsider a coiffé tous les favoris sur le poteau. Dimanche 17 décembre, Umaru Yar’Adua a contre toute attente été investi candidat du parti au pouvoir au Nigeria.

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  • Waly Ndiaye | Gouvernance

    Waly Ndiaye estime que tout laisse croire que ce dernier est déterminé à mettre une croix sur « les épisodes les plus honteux d’une trajectoire qui fera de ce peuple jadis admiré de tous pour son héroïsme, des citoyens sans assurance, inquiets des lendemains toujours incertains d´un pays constamment surveillé et assisté par la communauté internationale ». Pour ce faire, cet analyste pense qu’il est urgent de promouvoir un environnement favorable au processus de démocratisation et de réconciliation nationale, en facilitant la création d´espaces neutres de discussions, d´échanges d´idées et d´expériences (des émissions radiodiffusées, cycles de conférences publiques, groupes de réflexion, publications, etc.).

    Réalité et perceptions de la réalité

    De la période électorale qui vient de s´achever on pourra retenir, entre autres choses, qu´elle a pu constituer pour l´observateur averti, une importante opportunité de comprendre la façon dont les populations percevaient généralement les relations inter-ethniques au sein du peuple de Guinée-Bissau.

    Très souvent, spéculant sur les intentions de vote dans les différentes localités, ou réfléchissant sur les éventuelles alliances pour un second tour, le citoyen ordinaire n´hésitait pas á invoquer des relations supposées heurtées entre balanta et pépél, une légendaire animosité entre fulah et mandingue, ou encore une certaine complicité entre fulah et manjak. Si certaines croyances ou certains événements qui fondent cette perception populaire remontent loin dans le temps, d´autres parmi ceux-ci, renvoient par contre à l´histoire récente qui semble installer le pays (ou tout au moins une partie du pays) dans une logique de « vendetta » permanente, compromettant ainsi toute chance de développement.

    Pour bien comprendre le sens et la profondeur des ruptures au sein du peuple de Guinée-Bissau, il apparaît nécessaire de lire la trajectoire singulière de ce pays comme l´histoire d´une lutte fratricide au sein d´une élite qui bien que d´origines ethniques diverses, avait pu jadis, se retrouver à la fois à l´état major de l´armée, au « comité central » du Parti, et au gouvernement de la nouvelle République.

    Au total, de l´assassinat jamais éclairé d´Amilcar Cabral en 1973 (à Conakry) à la « révolte » militaire du 6 octobre 2004 ayant entraîné l’assassinat (encore non élucidé) du Chef d’Etat major Verissimo Seabra Correa, tout se passe comme si la Guinée Bissau avait définitivement choisi de « refouler » (au sens psychanalytique du terme) dans les profondeurs de son inconscient collectif, les épisodes les plus honteux d’une trajectoire qui fera de ce peuple jadis admiré de tous pour son héroïsme, des citoyens sans assurance, inquiets des lendemains toujours incertains d´un pays constamment surveillé et assisté par la communauté internationale.

    14 novembre 1980, 17 octobre1986, 17 mars 1993, 07 juin 1998, 20 novembre 2000, 14 septembre 2003 et 06 octobre 2004 sont autant de dates qui semblent avoir marqué durablement la mémoire collective, chacune d´elles correspondant à une convulsion sociale ayant pour le moins fait des victimes, des orphelins et des veuves, fragilisant ainsi les relations entre les différents groupes ethniques, entre différentes fractions au sein de l´armée, entre le peuple et ses dirigeants et son armée; relations que plus d´une dizaines d´années de lutte de libération nationale avait élevées au rang de mythe, malgré le caractère inachevé de la construction de la Nation, ici comme presque partout en Afrique.

    En conclusion, une certaine difficulté des élites du PAIGC à se conformer aux nouvelles règles du jeu imposées par l´ouverture démocratique de 1991, le développement de réflexes ethno-identitaires face à la perte de repères, l´inefficacité de la gestion publique et le fréquent recours aux armes et à une armée dont la subordination au pouvoir républicain n´a jamais été totalement acquise a fini de faire de la Guinée-Bissau un pays où la crainte de la vengeance, la peur de la guerre, l´impunité des coupables et la haine des victimes rendent presque impossible toute coopération franche entre les différents acteurs de la vie politique et économique, malgré les compromis autour de l´exercice du pouvoir, issus des compétitions souvent démocratiques.

    De la réconciliation nationale en Guinée Bissau : 10 questions

    S´il est vrai que le concept de réconciliation doit sans doute son actualité et son succès à certaines expériences telles les fameuses « commissions vérité » (Truth Commissions) en Afrique du Sud, au Chili, au Brésil, à Haïti, etc. Il n´en reste pas moins exact que partout où le processus de réconciliation a été envisagé et réalisé á l´échelle de la société entière, les résultats ont été globalement mitigés, malgré quelques aspects positifs évidents.

    En tant que technique qui ambitionne, au-delà de la résolution d´un conflit dans ses dimensions matérielles, la reconstruction durable des relations sociales (donc un but à atteindre), la réconciliation doit être entendue surtout comme un processus de profonde transformation des dynamiques qui au sein d´une société et pour diverses raisons, entretiennent une certaine violence manifeste ou latente, ainsi qu´une certaine crainte et une méfiance qui empêchent toute collaboration fructueuse entre les individus et les groupes qui constituent cette société.

    Même si les spécialistes s´accordent généralement sur le fait qu´un processus de réconciliation doit nécessairement comporter les phases successives de la révélation de la vérité , la justice et la réparation, le pardon, la « guérison » et la paix, il demeure que le concept de réconciliation lui-même, doit être compris comme un processus soutenu de communication profonde et sincère, inspiré par et utilisant intelligemment les ressources éthiques et culturelles communes à une société dont on cherche à rétablir entre les membres, la reconnaissance mutuelle, le respect des intérêts divergents et l´assummation des valeurs différentes.

    En conséquence, et compte tenu de la nature et de l´intensité des « convulsions » sociales précédemment évoquées ainsi que de leur portée dans la société, il nous apparaît nécessaire d´envisager des réponses aux questions suivantes, lorsqu´il s´agit de la réconciliation en Guinée-Bissau :

    1) Qui et qui réconcilier ?
    (Le pays a t-il connu une guerre civile ou une dictature ayant entraîné des violations massives des droits de l´homme ?)
    2) Qui doit prendre l´initiative d´un tel processus de réconciliation, et quand ? (Initiative endogène des hommes politiques ? De la société civile ? A quel moment ?)
    3) Sur quelles ressources humaines un tel processus doit s´appuyer ?
    (Facilitateurs extérieurs ? Citoyens éminents et respectés ? Médiateurs traditionnels autochtones ? Autorités religieuses et traditionnelles ?)
    4) Dans quels espaces et sous quels modes les concertations entre les parties prenantes doivent être envisagées ?
    (Concertations discrètes ? Cérémonies publiques ?)
    5) De quoi devrait-on parler ?
    (Des événements autour des dates repères ? De tout ?)
    6) Comment devrait-on envisager la révélation de la vérité ? (Confessions ? Déballage public?)
    7) Que peut signifier la réparation dans ce contexte, et quelle forme prendrait-elle ?
    (Indemnisation des victimes ? Reconnaissance de leurs souffrances ? Punir les coupables ?)
    8) Qui devrait pardonner à qui ? Pour quels actes ?
    (D’Individu à individu ? Individu à groupes ? Groupes à groupe ?)
    9) Quels projets « unificateurs » devraient être initiés ?
    10) Comment mesurer les résultats et impacts de tels efforts ?

    Bien sûr, toute tentative de réponse aux précédentes questions devrait tenir compte non seulement du fait que la Guinée-Bissau n´a pas connu une « guerre civile » au sens propre du terme, ni une phase historiquement marquée par des violations massives des Droits Humains par un pouvoir politique identifiable (toutes choses qui jusqu´ici ont justifié les processus de réconciliation et autres commissions de vérité), mais aussi et surtout, des structures existantes comme la « commission parlementaire pour la réconciliation », et la « commission parlementaire de résolution des conflits ».

    Quelle approche de la réconciliation nationale ?

    La littérature sur les questions de réconciliation nationale semble unanime sur la nécessité d´une perspective globale, c´est à dire envisager le processus à l´échelle de la société entière. Cependant, en terme d´approche, les propositions semblent se résumer aux deux suivantes : top-down et bottom-up.

    Dans le cadre de cette communication, nous voudrions suggérer une approche « en cercles concentriques », ce qui veut dire :
    D´abord, il faut considérer que les « fractures » vécues par la société l´ont été à un niveau « central » et à un niveau « périphérique ».
    Nous entendons par niveau central celui constitué par l´ensemble des acteurs (encore vivants ou non) ainsi que ceux qui ont directement souffert des événements, en tant que victimes, veufs ou veuves, orphelins et autres.
    Le niveau périphérique serait successivement constitué des familles des victimes, de leurs structures d´appartenance (armée, partis politiques, etc.) de leurs familles élargies et de leurs groupes ethniques, puis de la société entière.

    De cette analyse découle la proposition d´une démarche simultanée et à un double niveau, une fois que les 10 questions précédentes auront trouvé des réponses satisfaisantes:
    - Un ensemble d´activités au sein du « groupe du centre », facilitées surtout par des personnes d´une certaine légitimité, d´une certaine expérience (chefs traditionnels, etc.)
    - Un ensemble d´activités aux différents niveaux (cercles) de la périphérie, et qui seraient facilitées par des personnes et des organisations qui en auront les capacités.
    Si une telle démarche doit être initiée par une instance englobante légitime telle que l´Etat, il n´en reste pas moins qu´elle doit se fonder sur un consensus au niveau national, et surtout nécessiter aussi bien le renforcement des capacités des acteurs que l´élaboration consensuelle d´un calendrier d´exécution.

    Renforcement des capacités : quelle perspective ?

    Le renforcement des capacités doit être entendu non seulement dans ses dimensions essentielles, à savoir sa composante purement technique (développement de programmes de formation, etc.) et sa composante développement institutionnel (organisational capacity building), mais aussi dans le sens du renforcement des liens entre organisations et de l’amélioration de l’environnement global dans lequel ces organisations évoluent.

    D´autre part, pour la Guinée Bissau et surtout dans une perspective de réconciliation nationale, le renforcement des capacités doit être entendu également comme l’augmentation de la capacité des populations à mieux comprendre et à pouvoir améliorer leur environnement politique, économique et social, à mieux exprimer leurs besoins, s´acquitter de leurs devoirs et exiger leurs droits, mieux s’organiser et prendre des initiatives.

    Sous ce double éclairage, il convient d´envisager tout programme de renforcement de capacité dans la perspective de la réconciliation nationale et du développement économique en Guinée Bissau, comme un ensemble d´interventions cohérentes, destinées non seulement à améliorer les savoirs et les savoir-faire des groupes de citoyens bien identifiés dans les différents secteurs d´activités, mais aussi, à rendre l´environnement national global plus favorable à la cohésion sociale et à la participation active de tous à la réalisation de projets économiques capables de dissiper les injustices entre groupes ethniques, catégories socioprofessionnelles et citoyens de sexes différents.

    Groupes-cibles et éléments de programmes

    La société civile, bien que très politisée et souvent divisée, n’en est pas moins dynamique et capable d’une véritable mobilisation pour les causes majeures. Sa récente participation aux négociations de la charte de transition, sa participation au parlement de transition et, encore plus récemment son implication dans le processus électoral présidentiel constituent autant d´indicateurs de ses potentialités.

    Un programme de soutien aux organisations de la société civile devrait être élaboré, dans le sens de la restructuration, celui de la légitimation et d’un repositionnement stratégique dans la perspective de la réconciliation, et d´une plus grande implication dans la réflexion et les processus de politiques publiques.

    Les activités de renforcement de capacités, devront se focaliser sur des domaines tels que le leadership, la facilitation, le plaidoyer, la réflexion stratégique.

    Cependant, des activités particulières devront être envisagées pour certains segments spécifiques tels que les journalistes et spécialistes de la communication sociale, les leaders traditionnels et certaines personnalités réputées ayant déjà une expérience et une expertise à mettre à la disposition du processus de réconciliation.

    - Le secteur public est sans doute celui pour lequel les besoins de renforcement des capacités ont été le plus fréquemment et le plus régulièrement exprimés, aussi bien par les organes de la transition que par les partenaires au développement. Dans ce secteur, le renforcement des capacités concernerait le secteur de la sécurité le pouvoir judiciaire, l´Assemblée Nationale, l´Administration Publique et les institutions locales. Il s´agit d´une plus grande professionnalisation et du développement de capacités de réflexion prospective et de négociation.

    - Le secteur privé, dans le contexte général de notre sous-région se caractérise principalement par sa faiblesse financière et son « informalité ». En général, sa méconnaissance de la réglementation, l´insuffisance de ses moyens financiers, son manque d’ouverture au reste du monde, la faiblesse de ses organisations et l’illettrisme de ses membres constituent des limites objectives à son développement. Dans ce secteur, des interventions peuvent être envisagées dans le sens du renforcement des organisations professionnelles, dans celui de l’accès aux marchés extérieurs par l’usage des Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication, et dans celui du développement de compétences en management.

    Enfin, au niveau global, il est urgent de promouvoir un environnement favorable au processus de démocratisation et de réconciliation nationale, en facilitant la création d´espaces neutres de discussions, d´échanges d´idées et d´expériences (des émissions radiodiffusées, cycles de conférences publiques, groupes de réflexion, publications, etc.)

    Références
    - Gaillard, Gerald. « La guerre en son contexte : histoire d´une erreur politique.» Soronda (Numero Especial 7 de Junho), Dezembro 2000
    - Koudawo, Fafali. “La guerre des mandjua: crise de gouvernance et implosion d´un modèle de résorption de crise.» Soronda (Numero Especial 7 de Junho), Dezembro 2000
    - Lerche, Charles O. "Truth Commissions and National Reconciliation: Some Reflections on Theory and Practice." Peace and Conflict Studies 7:1, 2000
    - Pankhurst, Donna. "Issues of justice and reconciliation in complex political emergencies: conceptualising reconciliation, justice and peace." Third World Quarterly 20:1, 1999.
    - Lederach, JohnPaul. “The little book of Conflict Transformation”. Good Books, 2003

    * Waly Ndiaye est Spark Senior Adviser Governance à SNV Netherlands Development Organization, Guinea-Bissau Office. Il peut être joint à cette adresse : [email][email protected]

    * Veuillez envoyer vos commentaires à [email protected] ou faites vos commentaires en ligne sur www.pambazuka.org

  • Contributor | Gouvernance

    L'ancienne ambassadrice Malgache accréditée au Sénégal Mme Lila Hanitra Ratsifandrihamanana est le nouveau représentant de l'Union africaine (Ua) aux Nations unies à New York. Elle a été nommée à ce poste par le président de la Commission de l'Ua Alpha Oumar Konaré avec l'accord du gouvernement malgache. Une cérémonie a été aussi organisée avec le groupe africain des ambassadeurs et l'ensemble du corps diplomatique.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Zimbabwe a enregistré un taux d’inflation de 1098,8 pour cent au mois de novembre, selon les données officielles du pays. Le taux d’inflation annuel, qui était de 1070,2 pour cent, a connu un accroissement de 28,6 pour cent au mois d’octobre, avec l’augmentation des coûts du pétrole, de l’électricité et des services médicaux. Ce taux a fait de lui le pays ayant enregistré le taux d’inflation le plus élevé au monde.

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