• Un des principaux avatars de la féminisation de la pauvreté est la vulnérabilité des femmes africaines face à des fléaux comme le VIH Sida, affrirme Mouhamadou Tidiane Kassé. Peu d’argent est investi sur la recherche médicale des pandémies qui affectent plus les femmes et les stratégies néo-libérales dénient à ces innocentes victimes l’un de leurs droits les plus élémentaires, à savoir l’accès à des soins de santé. Malheureusement, le mouvement altermondialiste n’a pas encore pu infléchir cette dynamique dictée d’en haut.

    Deux concepts vont ensemble aujourd’hui. En parallèle mais aussi en convergence, parce que, fatalement, les deux réalités qu’ils recouvrent se nourrissent l’une de l’autre. Depuis le début des années 1980 et la mise en place des politiques et stratégies néo-libérales en Afrique, qui culminent aujourd’hui avec la mondialisation, la féminisation de la pauvreté est devenue un engrenage irréversible. Entre autres corollaires de cette situation, les années 90 ont, par exemple, vu le sida, dans sa propagation en Afrique, commencer à se parer de féminité.

    Autant la pauvreté se féminise, autant donc le sida en prend les atours. Cette maladie qui, dans la première décennie de son apparition, sévissait en majorité chez les hommes, a ainsi vu ses ratios s’inverser au détriment des femmes. Sur les 25 millions de personnes vivant avec le Vih en Afrique (37,8 millions dans le monde), 58% sont des femmes. Les mêmes proportions prévalent parmi les 9000 Africains qui contractent chaque jour le virus du sida.

    La féminisation de la pauvreté et ses impacts sur la santé de la femme ne sont pas une fatalité. Le lit a été dressé par les politiques néo-libérales qui ont commencé à régenter l’Afrique à partir des années 80. Aux Programmes de redressement économique et financier (Pref) entamés à la fin des années 70, ont succédé les Programmes d’ajustement structurel (Pas) des années 80, avant que les Documents de stratégies de réduction de la pauvreté (Dsrp) ne bouclent la fin des années 90.

    Le glissement sémantique indique les échecs successifs de ces politiques initiées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui ont enfermé l’Afrique dans une spirale de pauvreté sans fin. Toutes ces politiques débouchent aujourd’hui sur une mondialisation qui place la fragilité du continent à un échelon supérieur, pour les mêmes effets désastreux. Le scénario en vase clos de naguère, à l’intérieur des Etats, se joue désormais à l’échelon d’une économie mondiale qui transcende les frontières et les souverainetés.

    Dès les années 80, les contours du drame actuel avaient déjà été tracés. La libéralisation a commencé par frapper les secteurs sociaux. Devant la raréfaction, voire la disparition des investissements publics, des secteurs névralgiques comme la santé et l’éducation ont périclité. Les législateurs ont fait le reste et, derrière le slogan du «moins d’Etat mieux d’Etat», des secteurs de souveraineté et d’expression de l’Etat providence ont été offerts à des privés dont les intérêts se situaient aux antipodes des préoccupations sociales des populations. L’école, les services de santé sont devenus un vaste marché sous l’emprise d’une idéologie néolibérale en vogue dans les pays africains déjà à l’aube des années 1980.

    Les femmes souffriront le plus de leur impact, de par les traditions et leur position sociale. Dans les choix pour l’accès à une éducation de plus en coûteuse, les filles commençaient à venir en second plan et vingt ans plus tard, on investit des milliards dans leur scolarisation pour corriger les effets du désastre. Dans le même temps, les taux de mortalité maternelle et infantile ont dépassé les limites du scandale et leur réduction constitue de nos jours un des objectifs de développement du millénaire. Tout se passe comme si on s’amusait à vider un tonneau, pour ensuite le remplir. Avec cette gravité que ce sont des vies humaines qui sont en jeu.

    Stratégies de survie

    Dans une étude intitulée «Les familles dakaroises face à la crise», les constats étaient accablants dès les premières années de mise en œuvre des politiques libérales. «Ce sont en fait les salariés du secteur privé qui sont le plus durement touchés par la crise des années 80. Chez les hommes, les chômeurs représentaient 13,7% de la branche de l’industrie. Dans le bâtiment, le chiffre est de 14,3%, dans les services et la production privés de 14,6% et il est de 9,1% dans le commerce. Ce sont les salariés du secteur de l’agriculture et de la pêche qui sont les plus touchés par le chômage (18,8%).

    «Mais la situation est plus dramatique pour les femmes chez qui le pourcentage de chômeuses est de 21,6% dans l’industrie, de 15,0% dans les services et la production et de 19,2% dans le commerce. Ce plus grand chômage des femmes est d’autant plus remarquable qu’un certain nombre d’entre elles ont dû se déclarer ménagère, découragées après avoir vainement cherché du travail. Les chiffres que nous avançons pour les femmes sont donc des estimations basses du chômage féminin» (Cf. Les familles dakaroises face à la crise – Ifan, Orstom, Ceped – 1995).

    Le processus continu de libéralisation du commerce mondial a créé un contexte de déstructuration économique et social dont les femmes souffrent le plus en Afrique. Dans les sociétés à deux vitesses qui s’instaurent, les effets s’accumulent et se sédimentent au bout d’une chaîne dont elles constituent le dernier maillon – le plus faible par ailleurs. Les filles sont privées de scolarité, les adolescentes ruinent leur avenir dans des grossesses précoces et les femmes vivent des contextes de violences conjugales de toutes sortes (latentes ou apparentes, codifiées ou non par la société) qu’exacerbent la pauvreté et l’absence des moyens primaires d’existence.

    Les stratégies de survie qu’elles ont mises en place, en s’insérant dans les activités de production ou dans l’industrie de transformation comme main d’œuvre, ne résistent pas aux nouvelles lois sur la déprotection. Les usines ferment ou compressent du personnel et l’importation tue des pans entiers des secteurs productifs dans lesquels elles s’investissent. Aujourd’hui, les commerçantes africaines doivent aller toujours plus loin pour faire face à des produits asiatiques qui inondent les marchés. Confidences d’une commerçante sénégalaise : «Dans les années 80 j’allais en Gambie. Avec les années 90, il a fallu pousser jusqu’à Nouakchott et à Las Palmas pour alimenter mon commerce.

    Aujourd’hui c’est à Dubaï, Taïwan ou Hong Kong qu’il faut aller pour concurrencer des marchés qui se sont implantés chez nous. Notamment avec les Chinois. L’investissement est plus important, les voyages plus longs et les difficultés plus grandes de concilier nos rôles de piliers de famille et nos fonctions économiques. Dans le groupe de femmes avec lesquelles je m’organise pour des voyages alternés et des achats collectifs à tour de rôle, nous brassons des centaines de millions de francs de chiffres d’affaires par an. Mais parce que nous sommes dans l’informel, parce que n’offrons pas les garanties jugées nécessaires, l’Etat ne nous soutient pas et les banques ne nous font pas plus de crédit».

    Les textes ne les favorisent donc pas, le contexte social encore moins. «Les femmes d’affaires rencontrent-elles des difficultés supplémentaires pour étendre leurs activités grâce à l’exportation parce qu’elles sont des femmes ? C’est précisément la question fondamentale à laquelle les sociétés doivent répondre et sur laquelle elles doivent se mettre d’accord afin d’accélérer le changement. Pour les petites entreprises, l’accès au financement, à l’information sur les marchés et à la formation est essentiel.

    Les femmes qui exportent ont pourtant moins de possibilités d’accès aux réseaux d’appui que bon nombre de leurs homologues masculins. Le type d’assistance dont elles ont besoin est différent aussi. Ainsi, la plupart des entreprises appartenant à des femmes agissent dans le secteur des services, et le principal moyen de développer de telles entreprises est la constitution de réseaux, en vue de créer une base de référence de clients» (Natalie Domeisen, CCI Forum du commerce international).

    Vie et santé

    Pour la grande masse des femmes, on est cependant loin de ces soucis de conquête de marché. Les préoccupations quotidiennes tournent plutôt autour des stratégies de survie et de santé. Préoccupation vitale aujourd’hui, des millions de femmes n’ont pas accès aux soins de santé maternelle qui pourraient sauver leur vie. Par exemple, seuls 53% des accouchements dans les pays en développement se font avec l’aide d’une personne qualifiée (médecin, sage-femme, infirmière). Avec le mauvais état nutritionnel des femmes avant la grossesse, à cause de soins de santé inadéquats, inaccessibles ou trop chers, sans compter le manque d’hygiène et de soins pendant l’accouchement, les maternités à risque se multiplient.

    Par-delà les faillites des politiques nationales, la mondialisation a fait de la santé un domaine mercantile et du médicament une marchandise. Le débat et les conflits entre pays du Sud et du Nord autour des Accords sur les droits de propriété intellectuelle (Adpic) dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, ont été édifiants à cet égard. Arc-boutés aux brevets qu’ils détiennent, des multinationales du médicament se sont opposés à la fabrication de certains produits dans des pays du Sud, où l’industrie locale pouvait le faire pour en réduire les coûts d’accès et améliorer la santé des populations.

    L’affaire avait ainsi fait grand bruit en 2000, quand trente-neuf firmes de médicaments ont intenté une action en justice contre l’Afrique du Sud, pour avoir mis à la disposition de ses populations des médicaments à bas prix, notamment des antirétroviraux. En avril 2001, elles renonçaient à leur plainte, devant la levée de boucliers des Etats africains accrochés à des clauses de sauvegarde.

    L'accord sur les Adpic impose aux gouvernements membres de l'Omc, l’assurance, pendant vingt ans, de la protection par copyright et par brevet de différents nouveaux produits, dont des produits pharmaceutiques. Sauf accord de son inventeur, personne ne peut utiliser, fabriquer ou vendre ce produit pendant cette durée. Pendant ce temps le sida tue. De plus en plus de femmes en particulier. En Afrique subsaharienne, les données de l’Onusida en 2005 montrent que 58% des adultes infectés en Afrique subsaharienne sont des femmes.

    Pour faire à cette pandémie et ralentir ses effets, le traitement aux anti-rétroviraux nécessitait à un moment 600 000 F Cfa par mois (environ 1 000 dollars ; les coûts ont baissé depuis lors et ils sont même gratuits dans certains pays grâces aux subventions publiques). Or il était possible de produire localement des génériques qui réduisent les coûts. En Inde, une société pharmaceutique avait ainsi mis au point des Arv au prix de 600 dollars (par personne et par an) pour les gouvernements africains.

    Et pourtant, entre les droits des détenteurs des brevets et le droit à la vie de centaines de millions de millions de personnes, il a fallu en arriver à un contentieux juridique. Ainsi le Brésil a dû faire face aux attaques des Américains, pour avoir adopté une loi autorisant la production locale de médicaments anti-rétroviraux, dont l’Azt qui aide à prévenir la transmission mère-enfant.

    C’est devant la mobilisation des pays du Sud que la morale l’a emporté sur le profit. Et après avoir un moment menacé l'Afrique du Sud de sanctions, dans son bras de fer avec des firmes pharmaceutiques américaines, le président Bill Clinton avait signé un décret pour changer les textes américains sur la propriété intellectuelle s'appliquant à la distribution de médicaments contre le Vih/sida en Afrique subsaharienne. Ce décret interdisait de porter plainte auprès de l'Omc pour s’opposer à la volonté où la démarche de pays d'Afrique subsaharienne de produire ou d'obtenir des médicaments contre le sida.

    La logique commerciale qui s’empare de la santé tient au fait que ce secteur est une énorme source de revenus, entre les médicaments, les fournitures médicales, le matériel de laboratoire, etc. Et jusqu’à présent, dans le cadre de l’Omc, la primauté du droit à la santé sur le droit aux brevets n’est pas encore réalité. Si de petites ouvertures sont faites, les Etats Unis restent accrochés à l’idée qu’un accord élargi sur les droits de propriété pourraient être demain étendu à des affections qui génèrent des profits beaucoup plus élevés pour les laboratoires.

    En effet, même si le débat s’est concentré sur les pathologies que sont la tuberculose, le paludisme et le sida, la recherche médicale sur ces trois pandémies les plus meurtrières est inférieure à 5% du montant total des budgets de recherche des dix plus importantes firmes pharmaceutiques du monde. Mais lâcher du lest à ce niveau est perçu comme la porte ouverte pour mettre en péril une cagnotte pluq juteuse. A titre d’exemple, les ventes de médicaments menacées par l'arrivée des génériques d'ici 2007 sont évaluées à 50 milliards de dollars, dont 17,8 milliards pour les firmes américaines Merck et Pfizer.

    Ainsi les milliards des uns font le malheur des autres. Dans la logique actuelle de la mondialisation, les règles du commerce mondial régentent les politiques nationales. On assiste à des pertes de souveraineté et les accords internationaux influent directement sur les politiques publiques. Dans les domaines sociaux comme la santé ou l’éducation, ce sont les ministères des Finances qui déterminent les investissements et les réalisations selon les normes du marché financier international. Dès lors, la logique désincarnée des agrégats économiques prend le pas sur les nécessités du bien-être social.

    Au Mali, la lutte contre le paludisme ne dispose par exemple ni de moyens financiers suffisants ni d'un statut institutionnel adéquat. Le programme national n'est que l'un des secteurs de la Division prévention de la Direction nationale de la santé et dispose d'un budget de 1,5 milliard de francs Cfa par an. Et pour mettre en oeuvre la moindre activité, il doit passer par de nombreuses étapes pour la faire avaliser (Cf. Panos Infos à paraître).

    Or, selon le Rapport des Nations Unies sur les objectifs de développement du millénaire 2005, le paludisme détruit un million de vies par an, essentiellement parmi les femmes et les jeunes enfants, ralentissant ainsi la croissance économique de 1,3% par an. Et 90% de ces morts surviennent en Afrique sub-saharienne où, chaque jour, plus de 2000 enfants sont emportés par cette maladie. Parmi les pays où cette maladie reste endémique, nécessitant une prévention et une prise en charge de tous les instants, on retrouve le Mali.

    Depuis les années 80 les pays africains n’ont fait qui subir. Mais ont-ils les moyens de résister ? L’échec, en partie, du dernier sommet des ministres de l’Omc à Hong Kong, en décembre 2005, qui devait clôturer le cycle de Doha après l’étape de Cancun en septembre 2003 (un échec aussi), est le fait d’une mobilisation des pays du Sud contre un processus qui les enferme dans un piège sans fin. Mais la résistance sur le coton où les réserves des pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique sur d’autres dossiers ne suffisent pas à arrêter la machine de la mondialisation. L’Omc n’est qu’un cadre de structuration qui a fait faillite. Pendant ce temps, le processus continue à vivre de par sa propre dynamique, porté par les multinationales.

    Les résistances de la société civile, à travers une mobilisation altermondialiste, restent encore une barrière bien faible, dont les prolongements ont du mal à s’ancrer au niveau des populations à la base. Et dans ce mouvement, le segment des femmes reste bien faible. Dans les manifestations du Forum social africain la dimension femme reste encore marginale. Elle est moins une vectrice des réflexions qui se mènent autour des résistances et des alternatives à la mondialisation, qu’un appendice dans les changements souhaités. On continue à débattre de ce qu’elle subit, plutôt que (violences physiques, violences morales,…) des solutions dont elles sont porteuses et des leviers pour les impulser.

    Dans le contexte actuel de féminisation de la pauvreté et de féminisation, le cercle vicieux s’élargit pour englobe de plus en plus de femmes, en même temps qu’il se referme sur elle dans la une dynamique de précarisation continue. «La subordination des femmes dans la société africaine, face à la pandémie du Vih/sida, entraîne leur mort prématurée et la rupture de millions de familles sur tout le continent (africain). Le fait que cela crée par la suite, une génération d’enfants sans racines et traumatisés a des conséquences graves pour la future stabilité de beaucoup de pays en Afrique. Alors qu’on se concentre seulement sur la prévention de l’infection et les soins des mourants, on néglige les possibilités de prolonger les vies saines et productives des Africains séropositifs, particulièrement celles des mères avec des enfants en bas âge» (Page ; 2000). La logique de la mondialisation n’est pas pour arrêter le processus.

    * Mouhamadou Tidiane KASSE, journaliste sénégalais, est Coordinateur de « Flamme d'Afrique », un quotidien publié par Ipao et Enda Tiers-Monde, à l'occasion des forums du mouvement social.

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  • Odile ASIM | Gouvernance

    Odile ASIM soutient que l’analyse genre été relevé à travers les études et recherches féministes sous les auspices des agences bi et multilatérales des différentes approches de développement l’intégrant les femmes à tous les niveaux. En Afrique, les femmes ont été les premières à ressentir les effets néfastes de la libéralisation. Le commerce international ne recherchant déjà pas d’égalité dans les bénéfices entre les pays du Nord et du Sud, il est inévitable de penser à une restriction des inégalités de genre et donc un gain particulier pour les femmes.

    Les femmes étant de façon générale victime de discrimination, dans le continent que ce soit dans la vie familiale ou professionnelle, une façon d’acquérir une indépendance économique est de se livrer au commerce notamment informel qu’il est plus difficile de contrôler dans un système patriarcal et qui leur donne plus de pouvoir dans ce type de communauté.

    Les pays africains occupent la position inférieure dans le commerce mondial en d’autres termes ils ne sont que fournisseurs de matières premières et, malgré le fait qu’ils appartiennent au groupe des pays ACP, ils n’influencent pas les politiques commerciales en vigueur. En effet, les deux dernières réunions des l’organisation mondiale du commerce que ce soit à Cancun ou à Hong Kong n’ont pas modifié la hiérarchie mondiale du commerce à par rapport à la position des pays africains.

    Cependant, La chine et l’Inde s’imposent de plus en plus dans les marchés qu’a ouvert la mondialisation et le démantèlement des subventions agricoles promis par les pays riches en 2013 est un espoir. En effet, ces pays émergents inquiètent de plus en plus les pourvoyeurs du néolibéralisme. Tant que les échanges ne concernaient que les pays du Nord, il n’avait pas d’inquiétude pour les travailleurs appartenant à la classe ouvrière des pays occidentaux voire aujourd’hui même les cadres. Lorsque l’on considère en plus le Brésil, on a finalement des producteurs de biens agroalimentaires, et de produits similaires à ceux exportés vers les pays en développement à savoir, les biens manufacturés et de services.

    Ces acquis et compromis acceptés dans le passé, posent problème en spécifiant certains pays d’exportateurs net et d’autres d’importateurs. On constate la volonté d’élargissement des marchés des entreprises qui n’ont plus la totalité des parts de marché dans ces domaines et la multiplication des multinationales qui se rabattent à des secteurs autrefois réservés aux entreprises nationales et étatiques où la main d’œuvre féminine était bien occupée. Les délocalisations deviennent la mode avec la remontée des interrogations sur le problème de l’emploi des femmes nationales pour la majorité pas très qualifiées.

    Dans le monde actuel, règne le néolibéralisme. La règle sur toute la planète est la maximisation des intérêts privés. Dans le tiers monde la question se pose avec plus d’acuité car les pouvoirs impériaux continuent de piller les ressources humaines et naturelles afin de remplir les poches des capitalistes transnationaux. Initié par Reagan et Tchather pendant les deux dernières décennies, le néolibéralisme est devenu la tendance dominante du point de vue politique et économique. La globalisation fait référence à l’interdépendance accrue des économies dans le monde à la suite de la fin de la guerre froide, la chute de la majorité des barrières commerciale et la frénésie de la libéralisation du commerce et de l’investissement.

    À la fin des années soixante dix et au début des années quatre vingt, le principal objectif de l’accord de l’Uruguay round était d’accélérer cette tendance. Cependant, nous devons garder à l’esprit que l’Afrique est un joueur marginal dans le marché mondial ; il compte pour moins de 2% du commerce mondial. L’explication vient de la faiblesse structurelle du continent tôt et de l’impact des politiques d’ajustement qui ont estropié la plupart des économies africaines et amené vers les exportations des biens et matières dont les prix ont brusquement ou fortement fluctué sur les vingt dernières années.

    Ainsi, on continue de considérer que l’exportation des biens comme principale source des échanges extérieurs va aggraver la marginalisation des économies africaines. Malheureusement, la division du travail actuelle confine l’Afrique au rôle de fournisseur des biens et matériaux de base qui est accentué par la mondialisation. La globalisation néolibérale affecte tous les domaines de la société pour atteindre la flexibilité du travail uniquement pour les intérêts du capital international ou transnational.

    L’industrialisation capitaliste a entraîné une augmentation des femmes dans le prolétariat et la globalisation néolibérale a plus tôt accru la discrimination par le genre et effectivement, les valeurs patriarcales traditionnelles continuent d’exploiter les femmes.

    Le marché du travail comme défini aujourd'hui n'existait pas à l'époque pré-coloniale. En effet, l'économie était caractérisée par des systèmes de production organisés pour l'autosuffisance et dans les régions côtières, par les relations commerciales existantes avec l'Europe. Les femmes se sont d’abord concentrées dans l’agriculture de subsistance, le travail rural salarial, le secteur informel et le secteur des services à faibles salaires dans le secteur formel (institutrice, secrétaire…).

    La mise en place des politiques d'ajustement structurel a entraîné le désengagement de l'Etat du marché du travail qui vise à donner plus de flexibilité à la gestion de l'emploi et à réduire les coûts de transaction et les rigidités jugées excessives pour les entreprises, en facilitant leurs capacités de réaction et d'adaptation aux lois du marché. Les emplois où les femmes sont prédominantes ont commencé à être transformées à la fin des années quatre-vingt avec le démantèlement de la forme de travail conventionnelles et l’expansion de la généralisation du travail informel.

    Cependant, ce processus visait principalement les travailleurs de sexe féminin et les hommes ne lui ont pas accordé beaucoup d’importance dans un premier temps. L’évolution des économies africaines n’a pas amélioré les condition de vie des femmes : elles restent exploitées. En effet, la majorité des femmes commerçantes exercent dans ce secteur. Elles s’adaptent ainsi plus facilement aux difficultés économiques conséquences des politiques économiques en cours. La difficulté d’accès au crédit bancaire, font que très peu d’entre elles sont chefs d’entreprises et restent pour la plus part des revendeuses.

    La prolifération des tontines leur permet d’intervenir dans le secteur productif et de se rendre à l’étranger pour choisir les produits en fonction du capital investi qu’elles peuvent revendre. De même, on voit l’activité de transformation de manioc à Pouma réalisée par une vingtaine de femmes qui abouti à des produits agroalimentaires et ménagers que l’on peut exporter.

    Dans le cas du Cameroun, la législation n’est pas discriminatoire. Malgré l’existence d’un code coutumier non écrit, les femmes ne rencontrent un frein à l’exercice d’une profession à moins que le mari ne saisisse le tribunal pour montrer les problèmes que pourrait encourir la famille. Ainsi, l’abolition de l’autorisation maritale pour le déplacement des femmes à l’étranger leur permet de réaliser un commerce transnational.

    Cependant, malgré le droit à ma liberté d’exercer une activité commerciale, l’article 7 du code du commerce confère au mari le pouvoir de mettre fin à l’activité commerciale de sa femme sur simple notification de son opposition au greffier du tribunal du commerce. De plus, un frein supplémentaire aux activités commerciales des freins et une réduction des bénéfices vient de ce que c’est l’homme qui choisit le lieu de résidence de son épouse indépendamment parfois des intérêts de celle-ci.

    Au niveau international, les préoccupations féminines sont mieux intégrées au niveau international. Certaines organisations non gouvernementales de femmes et organisations de la société civile ont de mandé la prise en compte de la promotion de la femme, l’égalité des sexe, de la lutte contre la pauvreté dans les différents accords commerciaux. Effectivement on se rend compte que les femmes et leurs organisations sont souvent absentes des négociations et renégociations. Jusqu’à preuve du contraire ce sont les gouvernements qui les représentent. Lorsque l’on prend en compte que ce sont ces mêmes structures qui appliquent les politiques néolibérales dont pâtissent en majorité les femmes, il y a lieu de s’interroger.

    L’aggravation de la pauvreté des plus démunis dont la majorité est constituée de femmes qui fait partie de leur actif inquiète plus que tout autre chose le femmes pou leur avenir dans le commerce mondial. On ne voit jusque là pas définitivement des produits de l’artisanat et des biens de consommation vendus sur le marché local dans lesquels les femmes sont fortement impliquées que l’on pourrait transformer et faire des vendeuses des exportatrices grâce à une formation.

    En attendant, la présence importante des produits venant des pays industriels entraînera la disparition progressive des produits des pays pauvres des marchés avec pour corollaire la désindustrialisation des pays africains, des pertes devises, d’emplois provenant des la fermeture des entreprises de ce secteur qui ne peuvent plus faire face à leurs charges, l’asphyxie progressive des économies nationales qui doivent faire face aux obligations des institutions financières internationales, la perte de revenus pour les Etats en raison de la diminution des recettes fiscales liées aux faibles importations et l’élimination progressive des droit de douanes et les pertes de devises qui vont avec.

    Le rêve est conforté par l’aide au commerce promise par l’organisation mondiale du commerce promise lors du cycle de Doha alors qu’elle est loin d’être une agence de développement. Les femmes doivent maintenant aller plus loin et s’unir aux peuples dans la lutte contre la globalisation néo libérale et exiger une discrimination positive. Ainsi, on aurait une correction des désavantages que subissent les femmes.

    * Odile ASIM est enseignante à l’Université de Doula, au Cameroun.

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  • Le 30 juillet 2006, le peuple congolais démontrait son désir d’un processus pacifique et démocratique au Congo en exerçant un droit de l’homme élémentaire qui lui avait été refusé pendant 40 ans : il a voté.

    L'élection présidentielle tant attendue a reçu des éloges émanant des quatre coins du globe. Malheureusement, lorsque la Commission Electorale Indépendante annonça la nécessité d’organiser un second tour, les partisans des deux principaux candidats à Kinshasa répondirent avec violence. De tels troubles violent l’esprit et les aspirations des Congolais qui aspirent à reconstruire leur nation pour vivre en paix, dans la stabilité.

    La création de sous-commissions par la Mission des Nations Unies au Congo constitue une avancée positive. Ces commissions ont pour tâche d’enquêter sur ces violences et de garantir la tenue d’un second tour dans un environnement pacifique. Cependant, l’appui international est critique pour prévenir l’éruption de futures violences alors que le processus électoral se poursuit.
    Nous appelons la communauté internationale à appuyer le processus démocratique et le travail de la commission en :

    • Rejetant toutes tentatives, par tous partis, de saboter une élection par ailleurs pacifique
    • Exigeant des deux candidats qu'ils respectent leur engagement à soutenir les commissions
    • Acceptant le vote final des Congolais dans le second tour à venir de l’élection

    En votant, les Congolais n’ont pas seulement exprimé leur préférence pour tel candidat ou tel autre mais aussi pour un processus démocratique et transparent, dans lequel les dirigeants politiques accèdent au pouvoir par la voix du peuple et sont responsables envers leurs électeurs.

    Des pressions bilatérales et multilatérales significatives doivent être exercées sur toutes les parties et sur leurs soutiens afin qu’ils respectent les souhaits du peuple congolais et les résultats du second tour à venir de l’élection. L’intérêt de 17 millions d’électeurs congolais ne doit pas être subordonné à l’intérêt de groupes armés.

    En tant que personnes de conscience et de bonne volonté, nous avons le devoir de nous rallier solidairement au peuple congolais pour assurer que ce fragile mais critique processus s'achève dans la paix. Les générations de Congolais présentes et à venir ont mérité cette occasion de reconstruire leur nation, de connaître la paix, la stabilité et une administration à la hauteur de la dignité et du courage dont les électeurs ont fait preuve ce 30 juillet 2006.

    La Coalition pour la RDC

    Friends of Congo
    Run For Congo Women
    Congolese Community of Southern California
    International Rescue Committee
    Oxfam America
    Open Society Institute
    World Relief
    Muadi Mukenge, Global Fund for Women
    National Peace Corps Association – Friends of the Congo
    Congo Peace Action Network
    Council for Peace and Reconciliation, Bukavu (COPARE)
    Tous Unis Pour Batir (TUBA/KiKuiT)
    The Bayindo Group SA
    Mama Makeka House of Hope
    Dignity, Inc.
    Mennonite Central Committee
    Bureau pours le Volontariat au service de l’Enfance et la Sante (BVES)
    Coalition des Pluralistes et des Patriotes Congolais (COPPAC)
    Initiatives Femmes Enfants et Developpement, Bukavu (IFED)

    Pour contactez la coalition pour la RDC: [email][email protected]

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  • Contributor | Gouvernance

    Un atelier de validation de l’étude pour la préparation d’un programme d’harmonisation de la fiscalité directe au sein l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est ouvert lundi dans les locaux de la Commission à Ouagadougou. Elle devrait faciliter, entre autres, la libre circulation et le droit d’établissement, l’émergence d’une fiscalité axée sur la promotion de l’investissement et la croissance économique, l’élimination des distorsions de concurrence dues aux exonérations ou exemptions fiscales.

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  • Contributor | Gouvernance

    C'est à Syrie (Libye) qu'a été adoptée, en 1999, la Déclaration qui a servi de base à la création l'Union africaine (UA). Il n'est pas généralement facile de faire un bilan après sept ans seulement d'existence. C'est pourtant à cet exer­cice exaltant que les dirigeants africains étaient invités la semaine dernière par le Guide de la Jamahiriya arabe libyenne. Le président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, en a profité pour encore asséner ses vérités à l'auguste assemblé.

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  • Contributor | Gouvernance

    L'Union africaine (UA) a formellement adopté, mercredi 13 septembre, "le plan de déploiement" d'une force de paix régionale en Somalie, malgré l'hostilité ouverte des islamistes somaliens à un tel projet. Le 18 août, l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) avait décidé d'envoyer d'ici la fin septembre les premiers éléments d'une force de paix, baptisée Igasom (Mission de soutien à la paix de l'IGAD en Somalie).

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  • Contributor | Gouvernance

    Le vice-président nigérian Abubakar Atibu rejette les accusations de corruption formulées en son encontre et se dit déterminé à se pourvoir en justice. Son état-major de campagne accuse par contre, le président Olusegun Obasanjo de vouloir amener le parlement à le destituer, ou le forcer à la démission, afin de l'empêcher de briguer la présidence en 2007.

    Tagged under Gouvernance Nigeria

  • Contributor | Gouvernance

    Devant la presse aujourd'hui à New York, le Secrétaire général a mis l'accent une nouvelle fois sur la question du Darfour, prévenant qu'un désastre allait se produire si la communauté internationale n'était pas capable de déployer une force de l'ONU dans la région et comparant la situation à celle du Rwanda. « ...Lorsqu'il y a eu le Rwanda, tout le monde avait dit qu'il ne fallait pas que cela se reproduise », a insisté Kofi Annan.

    Tagged under Gouvernance Rwanda

  • Contributor | Gouvernance

    Le gouvernement mauritanien a décidé mercredi la création d'un Office national de la météorologie(ONM) dont la mission englobera la protection de l'environnement et la prospection des criquets pèlerins, a-t-on appris mercredi de source officielle. La création de cette institution vise à alléger les effets cumulés de la désertification, des invasions acridiennes et des catastrophes naturelles.

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    Reporters sans frontières dénonce avec force l’arrestation arbitraire et le maintien en détention au secret, depuis six jours, d’un journaliste de la radiotélévision publique gambienne, Dodou Sanneh, nouvel épisode de la répression systématique contre la presse engagée par le gouvernement du président Yahya Jammeh.

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    Le président togolais Faure Gnassingbé a proposé jeudi à Paris que les élections législatives anticipées dans son pays se tiennent en juin 2007, ouvrant ainsi la voie à une reprise de l'aide de l'Union européenne. M. Gnassingbé a rencontré le président Jacques Chirac à l'Elysée, dans le cadre d'une tournée européenne qui intervient après "un accord politique global" au Togo, signé le 20 août entre le gouvernement, les partis politiques et des représentants de la société civile.

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    La Cour suprême de justice de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré anticonstitutionnel mercredi le calendrier électoral fixant le second tour de la présidentielle au 29 octobre, dans un arrêt lu en audience publique à Kinshasa. La CSJ a jugé "fondé" un des deux recours en inconstitutionnalité déposés le 30 août et demandant l'annulation du calendrier électoral au motif qu'il violait l'article 71 de la Constitution.

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    Les membres du gouvernement guinéen, de même que d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat, se sont vu confisquer leurs véhicules de luxe “4X4”, sur ordre du président Lansana Conté. Les hommes politiques circulent désormais dans Conakry à bord de petits véhicules de marque Toyota. La mesure vise à réduire le fossé entre les riches et les pauvres dans ce pays d’Afrique de l’Ouest où la majeure partie de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.

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    Le président congolais Denis Sassou Nguesso a promulgué une loi qui réglemente la création et le financement des partis politiques du pays, en instituant notamment le principe d’une subvention de l’Etat, a-t-on appris mardi de source parlementaire. Votée au printemps par l’Assemblée nationale et le Sénat congolais, cette législation est entrée en vigueur le 21 août et réforme les obligations des quelque 200 mouvements et associations politiques.

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    Apainyassi est Sénégalais. Pourtant, il envisage de voter aux élections présidentielles gambiennes qui auront lieu fin septembre puisqu’il dispose d’une carte d’électeur. Apainyassi, qui a préféré taire sa vraie identité, affirme avoir une grande sympathie pour son pays adoptif et rien, selon lui, ne pourrait l’empêcher de voter aux prochaines élections.

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    Le Nigeria a connu une série d’assassinats d’hommes politiques ces dernières semaines. À sept mois des élections générales, la tension monte et les Nigérians redoutent des violences électorales en 2007. Au Nigeria, la politique tue. A la mi-août, l’assassinat d’Ademola Ayodeji, membre du People’s democratic party (PDP), au pouvoir, et candidat au poste de gouverneur de l’État d’Ekiti a exacerbé les tensions provoquées par les meurtres précédents.

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    Une vingtaine d'acteurs politiques congolais ont signé, à Kinshasa cette semaine, un engagement qui leur interdit désormais d'exacerber la tension politique par des discours de violence des uns contre les autres et par des propos invitant à la haine à travers les radios et télévisions. Les animateurs des émissions de débats politiques des grandes chaînes de radio et de télévision opérant à Kinshasa y ont été associés.

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    Victor Enyegue, 20 ans, chauffeur d'un camion-benne, a garé son véhicule et il attendait, l'air serein, la fin de l'inspection de ses pièces par un agent de police. "Il ne peut rien trouver d'anormal dans mes pièces", affirmait-il à IPS la semaine dernière. "J'ai acheté mon permis de conduire, en 2004, dans un vrai circuit au ministère des Transports. Je ne pense pas qu'il puisse s'en rendre compte", ajoute Enyegue, indiquant qu'il avait glissé l'équivalent de deux dollars pour corrompre le policier.

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    Une ONG zambienne, Women for Change, a appelé les femmes lundi à voter pour leurs soeurs au parlement car il est certain qu’elles mèneront à bien leurs programmes, selon sa directrice exécutive, Emily Sikazwe, à Lusaka. Emily Sikazwe a affirmé que les femmes constituent la majorité de l’électorat mais sont toujours marginalisées au moment du partage du gâteau politique.

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    L’Union africaine (UA) va lancer son Rapport sur l’état de la population africaine, au cours de la rencontre spéciale des ministres de la Santé prévue le 21 septembre 2006 à Maputo, la capitale du Mozambique. Selon l’UA, le rapport devra mettre l’accent sur les tendances actuelles de la population africaine, les flux migratoires et l’impact de l’émigration des femmes à la fois sur les pays d’origine et les pays d’accueil, ainsi que les sujets qui s’y rattachent.

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