• La justice sud-africaine a donné raison lundi 1er juin au jeune tribun populiste Julius Malema, qui contestait la volonté du fisc de saisir ses biens pour rembourser plusieurs années de fraude, au risque de lui faire perdre son siège de député. Julius Malema, qui a fait une percée remarquée l’an dernier aux législatives à la tête de son parti des « Combattants pour la liberté économique », a été président de la Ligue de jeunesse du parti au pouvoir, l’Anc, de 2008 à 2012 avant d’être exclu. Jugé à Pretoria, son litige avec le fisc a finalement débouché sur un non-lieu, le fisc abandonnant les poursuites.

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  • Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a donné son feu vert à la déclassification de l'enquête interne de l'armée sur les accusations de viols d'enfants par des militaires français en Centrafrique. Le rapport va être transmis au parquet de Paris, chargé de l’enquête, qui a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire. Selon une source judiciaire, quatorze militaires français ont été mis en cause, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans dénonçant des faits commis entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014, au début de l'opération française Sangaris en Centrafrique

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  • La police kényane a ouvert une enquête après la diffusion de photos montrant des policiers qui fouettent un groupe de jeunes Somaliens au bord de la route près de Garissa. Cette scène de brutalité policière, partagée sur Facebook, aurait été photographiée dans le comté de Garissa, dans le nord-est du pays. Cette région est le théâtre de nombreux affrontements entre policiers et islamistes Shebab, surtout depuis l'attaque de l'Université de Garissa qui a fait près de 150 morts le 2 avril dernier. Une enquête est ouverte.

  • Amnesty International a appelé de nouveau la Cpi à lancer des poursuites pour crimes de guerre contre des hauts gradés de l'armée nigériane impliqués dans la lutte contre Boko Haram, estimant avoir réuni assez de preuves dans un rapport publié mercredi 3 mai. Le porte-parole de l'armée nigériane, Chris Olukolade, a aussitôt accusé l'organisation de défense des droits de l'homme de vouloir servir des intérêts politiques avec ce rapport "partisan et inventé".

  • La Cour de cassation du Caire a annulé jeudi l'abandon des accusations de complicité dans le meurtre de 846 manifestants portées à l'encontre de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak, et se prononcera à nouveau sur elles le 5 novembre. En juin 2012, l'ex-Raïs avait été condamné en première instance à la prison à vie pour complicité dans le meurtre de ces manifestants durant la révolte populaire de 2011 qui l'avait chassé du pouvoir. Le 29 novembre 2014, un autre tribunal avait ordonné l'abandon de ces accusations, blanchissant ainsi M. Moubarak. Le parquet avait introduit un recours en cassation et la Cour a accepté jeudi 4 juin ce recours, annulant ainsi le jugement de novembre dernier.

  • Comme l'espérait sans doute le pouvoir, la contestation contre un troisième mandat de Pierre Nkurunziza s'essouffle au Burundi. En grande partie sous l'effet d'une présence policière écrasante. Lassitude, besoin de gagner sa vie, les raisons sont multiples. Mais la brutalité de la police et son changement de tactique est sans doute la première cause. Après plus d'un mois de contestation, les habitants des quartiers frondeurs sont aussi pris à la gorge financièrement. La plupart n'ont pas travaillé depuis des semaines, certains par choix, d'autres contraints, parce que l'activité économique est paralysée et que leurs réserves sont épuisées.

  • Huit personnes ont comparu jeudi 4 juin devant un tribunal du sud de la Tanzanie pour avoir coupé la main d'une femme albinos. La victime de 30 ans, mère de quatre enfants, a été attaquée en mai et continue à être traitée à l'hôpital. Les huit personnes ont plaidé non coupable et ont été renvoyés en détention provisoire jusqu'au 15 juillet, date de leur prochaine audience. Pas moins de 76 albinos ont été tués depuis 2000, leurs membres pouvant être revendus pour des pratiques occultes aux alentours de 600 dollars (530 euros) et leurs corps entiers atteignant 75 000 dollars (66 150 euros), d'après des experts des Nations Unies.

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  • Idriss Deby avait affirmé qu’il n’existait aucune stratégie commune pour contrer l’activisme de Boko Haram, précisant que les armées tchadienne et nigériane agissaient chacune de leurs côtés. Un constat sévère qui visait clairement Goodluck Jonathan, déjà très critiqué par la communauté internationale pour sa lutte contre la secte islamiste jugée inefficace. Un mois après, la situation a changé. Goodluck Jonathan ne dirige plus le Nigeria, son successeur Muhammadu Buhari adopte lui une attitude plus prompte à l’égard de ses voisins. Ce dernier achève une visite de trois jours à Ndjamena où il s’est entretenu avec son homologue tchadien. Résultat : M. Buhari a pris l’engagement de coordonner les efforts du Nigeria avec ceux de la force africaine qui combat actuellement Boko Haram.

  • Le Niger est le le premier pays à ratifier le Protocole qui "donne de l'espoir à des millions de femmes, d'enfants et d'hommes encore pris au piège de l'esclavage moderne". Une campagne mondiale visant à encourager au moins 50 pays à ratifier le Protocole sur le travail forcé d'ici à 2018 sera lancée à la fin de la Conférence internationale de l'Oit. L'Oit estime que 21 millions de personnes sont victimes de travail forcé dans le monde, générant approximativement 150 milliards de dollars de profits illicites par an. Le Protocole, un instrument juridiquement contraignant, a été adopté par l'Oit en 2014. Il vise à adapter la Convention de l'Oit sur le travail forcé qui datait de 1930.

  • En Algérie, la Coordination des mouvements de l’Azawad a annoncé jeudi 4 juin qu’elle signerait l’accord de paix inter-malien le 20 juin prochain. Si cette annonce suscite des espoirs au sein de la communauté internationale, il reste encore des obstacles. La première difficulté pourrait bien survenir à Ménaka. Jeudi 4 juin, alors que le gouvernement et la CMA signaient un accord de cessation des hostilités prévoyant que les mouvements armés se retirent de la ville et qu’elle passe sous le contrôle de la Minusma, les mouvements de la Plateforme ont refusé de signer et déclaré qu’ils ne quitteraient pas la ville, comme le demande la médiation internationale. Ils estiment que leurs combattants sont chez eux à Ménaka

  • Des tracts sur une éventuelle entrée en scène d’officiers de l’armée dans la crise politique à Madagscar ont fait grand bruit au cours des derniers temps. Le chef de l’état-major général des armées a mis en garde les officiers tentés de s’y impliquer. «Des mesures seront prises à l’encontre des officiers qui seraient tentés par la déstabilisation ou un coup de force», a affirmé le chef de l’état-major général de l’armée, sur les ondes d’une radio privée. Il a répondu aux diverses réactions concernant la diffusion de tracts, au cours derniers temps, annonçant l’implication ou la «prise de responsabilité» de militaires, face à la crise politique en cours provoquée par une grave crise institutionnelle.

  • Saïf al Islam Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, et 36 autres anciens responsables du régime libyen renversé en 2011 seront fixés sur leur sort le 28 juillet prochain, après plus d'un an de procès. Saïf al Islam, longtemps considéré comme l'héritier politique de son père, est détenu à Zentane, dans l'ouest de la Libye, par des miliciens qui ont toujours refusé de le remettre au nouveau pouvoir depuis sa capture en novembre 2011. Il est notamment accusé de crimes de guerre. En ce qui le concerne, le verdict du tribunal sera donc prononcé par contumace, les miliciens de Zentane opposés au gouvernement de Tripoli comptant le garder sous leur contrôle.

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  • Des hommes armés circulant en camionnette ont attaqué un camion de l'Agence soudanaise pour les réfugiés qui transportait 49 demandeurs d'asile vers un camp de réfugiés et ont ensuite kidnappé 14 d'entre eux. Selon les informations dont dispose le Hcr, six des personnes enlevées sont des mineurs, dont deux filles. Six femmes figurent parmi les huit adultes également capturés. Six personnes qui tentaient de s'échapper lors de l'attaque ont été légèrement blessées et hospitalisées quand le camion a pu rejoindre Shegarab.

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  • Une manifestation de protestation contre la cession d’un domaine public à un opérateur économique de la ville a tourné au drame. Ainsi, une gare de transport, un entrepôt et des véhicules ont été incendiés et des magasins pillés, avec à la clé un mort et plusieurs blessés graves. Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à là ?

  • Une quarantaine d’élèves scolarisés au lycée Boganda, dans le quartier Boy Rabe, ont été blessés mercredi 3 juin à Bangui dans des échanges de tirs, alors que la Minusca intervenait pour récupérer un véhicule volé. Deux casques bleus ont également été blessés. Selon le communiqué, les hommes armés ont utilisé les élèves comme boucliers humains.

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  • Environ 1 500 enfants ont été kidnappés depuis fin 2014 au Cameroun par le groupe islamiste nigérian Boko Haram, qui les emploie pour de menus travaux ou comme combattants, dénonce la coordinatrice humanitaire de l’Onu dans ce pays. Elle a également expliqué que Boko Haram utilisait ces enfants comme boucliers humains lors des combats.

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  • La Cour africaine des Droits de l’homme et des peuples a ordonné, vendredi 5 juin, à l’Etat burkinabè de "reprendre" l’enquête sur les meurtres en 1998 du journaliste Norbert Zongo et des trois personnes qui l’accompagnaient. Dans leur décision, les juges ont ordonné aux autorités burkinabè "de reprendre les investigations en vue de rechercher, poursuivre et juger les auteurs des assassinats de Norbert Zongo et de ses trois compagnons". Les juges ont également ordonné à l’Etat burkinabè de verser 25 millions de francs FCA (environ 38.000 euros) à chacun des conjoints, 15 millions à chacun des enfants et 10 millions à chacun des mères et pères de Zongo et ses compagnons.

  • L'opposant gabonais André Mba Obame s'est éteint dimanche 12 avril à l’âge de 57 ans. Fondateur du parti l’Union nationale, il était passé dans l'opposition après avoir été un des ministres d'Omar Bongo, père de l’actuel président Ali Bongo. André Mba Obame s’est éteint à Yaoundé, au Cameroun, où il était soigné depuis plusieurs jours. Cette annonce a provoqué des violences à Libreville, marquées par l’incendie de l’ambassade du Bénin à Libreville. L’ambassadeur est toujours sur place. Le Bénin a protesté contre les «agissements inamicaux» qui ont conduit à cet incident et demande aussi au gouvernement gabonais de lui donner des explications officielles.

  • La Guinée semble se diriger dorénavant vers le point de non retour dans le différend autour du chronogramme électoral, qui a amené l’opposition à projeter des marches de protestation prévues respectivement le 13 et le 16 avril. Des manifestations de rue qui auront lieu, après la journée « ville morte » qui s’est déroulée le jeudi dernier dans la capitale, et qui avait été partiellement suivie. L’opposition entend réagir au blocage politique mis en œuvre par le pouvoir, afin de permettre à la Commission électorale de préparer les élections sans que les partis politiques de l’opposition ne soient associés à quoique ce soit.

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  • Après l’accalmie de ces dernières semaines, les armes lourdes ont encore parlé dans le Sud du Sénégal, en Casamance. Un accrochage entre l’armée et les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance se serait soldé par plusieurs blessés dans les rangs des éléments rebelles. Une reprise des hostilités qui risque de porter un coup dur au processus de paix en Casamance.