• Plus de 2 000 militaires Burundais seraient déjà dans les montagnes du Grand Kivu. La Rdc et Burundi veulent anticiper, avec le concours des Fdlr, et neutraliser Paul Kagame du Rwanda avant les élections de 2015 prévues au Burundi. Depuis plusieurs jours, les autorités burundaises ont découvert une infiltration organisée par le Rwanda sur son territoire. Ils estiment à 4 000 le nombre de Rwandais infiltrés dans les églises.

  • La torture est devenue monnaie courante au sein de la police nigériane. Selon Amnesty International, des “agents chargés de torture" sont même officieusement affectés à cette tâche dans de nombreux commissariats. Le rapport intitulé "Welcome to Hell Fire" [Bienvenue sur les brasiers de l’Enfer] comprend une centaine de témoignages dénonçant des abus de toutes sortes. Il présente un large éventail de méthodes de torture utilisées par les forces armées et la police. En effet, passages à tabac, extractions d’ongles et de dents, et autres violences sexuelles semblent être la norme. Un ancien soldat qui a servi à Damaturu a confirmé que la torture était couramment utilisée au camp.

  • Epinglés sur la question de sa politique migratoire, le Maroc vient de publier les derniers chiffres de l’immigration illégale. Selon le ministère de l’Intérieur, le pays enregistre la régularisation de 5 742 immigrés en situation illégale, ce qui correspond à 32% des demandes déposées. Soit, au 9 septembre, 17 757 demandes formulées par des citoyens en provenance de 101 pays étrangers.?En outre, le Maroc a annoncé que 549 demandeurs d’asile ont reçu une réponse favorable, pour la plupart en provenance de la Côte d’Ivoire, de l’Irak, des Territoires palestiniens. Un tableau presque idyllique mais assombri par la médiatisation, mardi 16 septembre, de l’expulsion de 17 migrants subsahariens.

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  • Cinq soldats tchadiens de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) ont été tués jeudi 19 septembre par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule dans le nord du pays, qui a également fait plusieurs blessés. L’armée malienne a confirmé l’information, dénonçant "une nouvelle provocation des terroristes au moment où une cérémonie était organisée à Aguelhoc, en mémoire des soldats tchadiens et africains tués dans le passé par des engins explosifs posés par les terroristes".

  • Alors que l’option militaire semble se rapprocher et que les occidentaux envisagent probablement une intervention, l’Algérie pays voisin a de nouveau réitéré sa volonté de ne pas faire partie de cette coalition et à appelé à trouver une solution politique. C’est par la voix du ministre des Affaires étrangère s que la question a été évoquée. Il a condamné la violence qui gangrène le pays mais a aussi refusé toute option armée. Il a également exprimé la disponibilité de l’Algérie pour accueillir les différentes parties en conflit en Libye en vue de trouver un accord politique. Le Caire a lancé un appel à ses alliés tunisiens et algériens afin qu’ils se joignent aux opérations en cours.

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  • Fuyant le régime d’Isaias Afewerki, des milliers de jeunes Erythréens défient chaque mois les tireurs d’élite et passent la frontière avec l’Ethiopie. Ici commence le voyage vers l’Europe. Des camps de réfugiés du Nord aux faubourgs d’Addis Abeba, il y a ceux qui se préparent à traverser le désert et la Méditerranée et ceux qui attendent depuis des années un billet pour la Suisse. Reportage

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  • Un tribunal égyptien a condamné, mercredi 17 septembre, le guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, et 14 autres personnes à la prison à perpétuité pour des manifestations violentes qui avaient fait six morts en juillet 2013. Le chef de la confrérie islamiste, dont est issu l’ex-président Mohamed Morsi, destitué par l’armée en juillet 2013, a déjà été condamné une fois à mort ainsi que deux fois à la prison à perpétuité dans d’autres procès.

  • L’Egypte a reconnu, le mercredi 17 septembre, l’existence sur son territoire d’une «mafia» de passeurs permettant à des migrants clandestins de se rendre en Europe, une semaine après le naufrage en Méditerranée d’une embarcation qui avait quitté ce pays avec 500 personnes à bord. Partis d’Égypte, les migrants clandestins étaient en route pour l’Italie lorsque leur bateau a été volontairement embouti près de l’île de Malte par leurs passeurs égyptiens et palestiniens, parce qu’ils avaient refusé de monter dans une embarcation plus petite, ont raconté des survivants. Seules dix personnes ont survécu à ce naufrage, «le plus grave de ces dernières années» en Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations

  • Des pourparlers tenus secrets auraient été engagés entre l'armée nigériane et la secte islamiste Boko Haram. Des sources proches de l'armée nigérianes ont indiqué que l'armée a pris sa responsabilité pour engager des discussions confidentielles avec Boko Haram. Selon la même source, des contacts sont établis avec les dirigeants de Boko Haram et une sorte d'accord serait en cours de se réaliser. L'accord consiste à éviter un assaut militaire de Boko Haram contre la ville de Maiduguri et l'armée s'abstient contre toute attaque sur les villes conquises par Boko Haram. Pour l'instant, selon la même source, le gouvernement fédéral n'est pas impliqué dans ce pourparlers car l'armée accuse les autorités politiques nigérianes de ne pas mettre à sa disposition ce qu'il faut pour faire face à la progression de Boko Haram

  • Selon des sources bien informées, pour raisons de torture, traitements inhumains ou dégradants qu'il a fait subir à de nombreux opposants depuis les législatives de 2013, l'ambassade des États-Unis à Djibouti a déclaré persona non grata sur son territoire, le commandant Elmi Daher Miguil dit Elmi Jess, chef de la brigade spéciale de la police djiboutienne.

  • La troisième tentative aura été la bonne. Pouvoir et opposition étant parvenus à un accord global, les huit députés de l'Union pour le salut national (Usn, coalition de partis d'opposition) qui boycottaient les travaux de l'Assemblée depuis les législatives de février 2013 vont mettre fin à leur mouvement. En échange, le président Ismaïl Omar Guelleh a accepté que leurs indemnités parlementaires pour la période mars 2013-août 2014 leur soient rétroactivement versées. Le coût pour le Trésor public avoisine 54 millions de francs djibouti (231 500 euros). Par ailleurs, les chefs religieux membres de l'opposition ont été amnistiés conformément à la demande de l'Usn. Élargis le 27 août, Abderrahmane Bachir et Abderrahmane God, les religieux en question, restaient interdits d'activité politique. L'interdiction est désormais levée, ce qui leur permet de créer leur parti et de participer à la direction de l'Usn.

  • Le chef de l’Etat Ivoirien a affirmé avoir indiqué à la Cour pénale internationale que les juridictions ivoiriennes sont en mesure de juger Mme Gbagbo, révélant, par conséquent, que les interrogatoires sont en cours et que le processus se déroule normalement. Détenue à Odienné, à la suite de la crise postélectorale de 2010-2011 qui a fait officiellement plus de 3.000 morts, l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo fait l’objet d’une demande de transfèrement à la Haye par la Cpi.

  • Human Rights Watch avait appelé, mardi 16 septembre, les gouvernements rwandais et burundais à enquêter après la découverte de plusieurs corps sur les rives du lac Rweru, à la frontière entre les deux pays. La présidence du Burundi, par la voix de son conseiller en communication, assure que des enquêtes sont menées en synergie par les polices rwandaises et burundaises. Human Rights Watch ainsi que d'autres organisations de défense des droits de l'homme s'étaient étonnées que les corps retrouvés flottant sur le lac Rweru soient immédiatement enterrés, enlevant tout espoir d'identification des victimes. Des témoignages au Burundi ainsi qu’au Rwanda de riverains et pêcheurs ont assuré que ces corps provenaient de la rivière Akagera, située du côté rwandais de la frontière. Mais le conseiller à la présidence du Burundi se refuse à tout commentaire concernant la provenance de ces corps « en attendant les résultats des investigations en cours».

  • Au Lesotho le général Tlali Kamoli, auteur présumé de la tentative de coup d’Etat du 30 août dernier et déserteur aurait quitté sa retraite des montagnes pour Maseru. Il est accusé de désertion des rangs de l’armée nationale et de haute trahison à l’Etat ; des accusations pouvant donner lieu à la condamnation à une peine capitale. Dans ces montagnes où il s’était retiré avec un matériel militaire important, il serait allé avec un minimum de 200 hommes d’élites. Le gouvernement de Thomas Thabane aurait demandé à toutes les forces de sécurité du pays de ne pas mettre la « main sur le traître » pour éviter un bain de sang avec les partisans du général Kamoli. La crise politique n’a pas trouvé une issue, malgré les tentatives vaines du médiateur, Jacob Zuma, président sud-africain.

  • La Cour pénale internationale a lancé un mandat d’arrêt contre le chef rebelle soudanais Abdallah Banda, accusé d’avoir attaqué une base de l’Union africaine (Ua) au Darfour en 2007. Initialement, M. Banda était visé par une simple citation à comparaître devant la Cpi. Après s’être présenté devant la Cour en 2010, pour une audience de procédure, il n’y est plus jamais retourné. En conséquence, la date de son procès a été reportée à plusieurs reprises. Aussi, la Cour a-t-elle jugé nécessaire d’émettre un mandat d’arrêt, afin d’obliger le chef rebelle à être présent lors de son procès.

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  • Chose promise, chose due. Le gouvernement tchadien, qui s’était engagé à abolir la peine de mort en signant un moratoire, a tenu parole. En effet, la peine capitale n’a pas été retenue dans le nouveau code pénal tchadien, adopté en Conseil de ministres. L’ancien texte, vieux de 50 ans, était devenu obsolète. Même si la justice tchadienne n’a prononcé aucune condamnation à mort durant ces dix dernières années, le pays était régulièrement indexé dans les forums internationaux comme faisant partie des nations qui pratiquent la peine de mort. Toutefois, l’homosexualité est fortement réprimée dans ce nouveau code pénal contrairement au précédent qui n’était pas assez explicite.

  • Le président sud- africain Jacob Zuma a déclaré qu’il ne devrait pas être un juge pour dire s’il doit payer pour la mise à jour de sécurité à son domicile privé. M. Zuma s’est ainsi exprimé en répondant à une lettre du défenseur public Thuli Madonsela qui demande la raison pour laquelle il ne paie pas partie de l’argent dépensé pour la mise à jour de sécurité à son domicile privé à Nkandla, province du KwaZulu-Natal. Dans un rapport publié en mars, Mme Mandonsela a indiqué que M. Zuma a indûment bénéficié du projet qui aurait coûté 246 millions de rands (environ 23 millions de dollars) de fonds publics, lui demandant de payer une partie de l’argent dépensé sur le projet.

  • Des milliers d'enfants ont été délibérément pris pour cible et tués ou enlevés pour devenir des combattants dans le conflit qui ensanglante depuis près de huit mois le Soudan du Sud, ont expliqué vendredi 8 août des experts de l'Union africaine. Plus de 900 enfants ont été enlevés dans l'état de Jonglei (est), en proie aux combats et des cas de viols de garçons et de filles ont été confirmés. Dans la ville de Bor (est), les corps de 490 enfants ont été découverts dans des fosses communes après des affrontements.

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  • Le Conseil de sécurité de l’Onu a brandi vendredi 8 août la menace de «sanctions ciblées» contre les parties au conflit au Soudan du Sud qui s’obstinent à ne pas respecter les accords conclus. Dans une déclaration unanime, les 15 pays membres du Conseil «exhortent le président Salva Kiir, l’ancien vice-président Riek Machar, et toutes les parties à mettre en oeuvre de toute urgence l’accord de règlement» du 9 mai dernier. Ils «se déclarent prêts à examiner», en concertation avec l’Igad et l’Union africaine, «toutes les mesures, y compris les sanctions ciblées, qu’il faudrait prendre contre ceux dont les agissements menacent la paix, la stabilité et la sécurité au Soudan du Sud, notamment ceux qui font obstacle à l’application des accords en vigueur».

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  • Deux Soudanais ont péri après avoir reçu 40 coups de fouet pour consommation d'alcool et troubles à l'ordre public, a rapporté vendredi 8 août une organisation de défense des droits de l'Homme. Les deux hommes, âgés de 45 et 60 ans, avaient été condamnés dans la ville côtière de Port Soudan, où les sanctions avaient été immédiatement appliquées, rapporte l'ONG African Centre for Justice and Peace Studies. L'un des deux hommes a succombé peu après la flagellation alors qu'il retournait récupérer ses affaires au poste de police où il avait été détenu durant trois jours. L'autre condamné, qui avait écopé de deux mois de prison en plus des coups de fouet, est arrivé dans un état critique au centre carcéral. Transféré à l'hôpital, il a succombé à ses blessures.

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