• Les médecins nigérians ont voté la poursuite de leur grève nationale, qui a commencé le 1er juillet pour exiger de meilleures conditions de travail. Parmi les 24 points de revendications présentés par les médecins figurent l'augmentation des indemnités de risque et de spécialisation, un budget pour la formation en résidence, l'accélération du passage du projet de loi sur la santé, la nomination d'un chirurgien général de la fédération et la couverture médicale universelle.

  • Michel Gbagbo, le fils de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a raté mercredi 8 juillet pour la troisième fois un rendez-vous avec une juge d’instruction d’un tribunal français. Cette dernière souhaite l’entendre après sa plainte contre Guillaume Soro, l’actuel président de l’Assemblée nationale, et certains ex-chefs rebelles pour séquestration, traitements inhumains et dégradants à la fin de la crice post-électorale en avril 2011. Selon ses avocats, non seulement Michel Gbagbo est interdit de sortie de territoire mais la juge française qui instruit l’affaire est de son côté empêchée de se rendre en Côte d’Ivoire pour l’entendre.?

  • Après une longue enquête, Amnesty International a pu identifier les responsables présumés de crimes et d'atrocités commises en République Centrafricaine depuis 2013. Intitulé "République Centrafricaine : Il est temps de rendre des comptes", ce rapport dénonce plusieurs noms de dirigeants de groupes rebelles et de milices, ainsi que les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia pour leurs responsabilités dans les violences.

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  • Une centaine de magistrats béninois, soutenu par plusieurs milliers de militants des organisations syndicales, de la Ligue pour la défense des Sroits de l'homme et des Ong, ont marché jeudi 10 juillet pour exiger le retrait de la proposition de loi qui interdit le droit de grève aux magistrats. Les manifestants ont scandé des slogans hostiles aux membres de l'exécutif et du législatif. Aux termes de la proposition de loi controversée, signée par 45 députés de la majorité présidentielle, les magistrats ne peuvent se constituer en syndicat, ni exercer le droit de grève et il leur est interdit d'entreprendre toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ou d'y participer.

  • Les autorités sud-africaines ont refusée la demande de mise en liberté conditionnelle d'Eugene de Kock, un colonel de police responsable d'enlèvements, de torture et d'assassinats d'opposants sous le régime d'apartheid. Eugene de Kock, 65 ans, est en prison depuis 20 ans. Considéré comme le tueur numéro un du régime d'apartheid, il avait été condamné en 1996 à 212 ans de prison pour 89 crimes et délits commis lorsqu'il était à la tête d'une unité anti-terroriste de la police du régime raciste. La Commission vérité et réconciliation, mise sur pied pour expier les crimes de l'apartheid, avait accordé l'amnistie à De Kock pour une bonne partie de ses crimes passés, y compris deux attentats à la bombe et 12 meurtres de militants anti-apartheid. Mais elle lui a refusé l'amnistie pour les meurtres de cinq hommes en 1992, estimant que les victimes n'avaient pas de lien avec la guérilla anti-apartheid et qu'un mobile politique ne pouvait être invoqué. Il est donc resté en prison.

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  • La Renamo, principal parti d'opposition du Mozambique, a confirmé l'arrestation du porte-parole de son leader, Antonio Muchanga, par le gouvernement. Muchanga avait été arrêté à l'issue d'une réunion du Conseil d'Etat. Selon la Renamo, le procureur général de la République a demandé au Conseil d'Etat de retirer l'immunité à M. Muchanga, l'accusant d'inciter à la violence à travers ses déclarations pour la presse. Porte-parole du leader de la Renamo, Afonso Dhlakama, il a fait plusieurs déclarations à Maputo, au nom de M. Dhlakama, y compris le cessez-le-feu de la Renamo en mai et la suspension du cessez-le-feu en juin.

  • La paisible localité de Djado, située à 700 km d’Agadez a perdu sa sérénité. Le plateau qui comptait à peine quelques centaines d’habitants enregistre aujourd’hui plus de 8000 âmes. Ce déplacement massif des populations est occasionné par la découverte d’or dans cette partie du pays. Le plateau de Djado autrefois hostile à cause du manque d’eau et de nourriture est devenu depuis le mois d’avril, la destination principale des chercheurs d’or venus de différents pays. Les principales ressources minières du Niger sont l’or, le fer, le charbon, l’uranium et le pétrole. Malgré ces richesses, le pays est considéré en 2012 comme le moins développé au monde d’après un rapport annuel du Pnud.

  • Le porte-parole du gouvernement congolais a révélé mercredi 9 juillet les noms de 315 nouveaux bénéficiaires de l’amnistie. Ces amnistiés appartiennent à huit groupes dont celui qui a attaqué la ville de Kinshasa le 27 février 2011. Parmi ces amnistiés, on compte également des membres de l’Arp de Munene, les brebis de Jéricho d’Honoré Ngbanda ainsi que du groupe Bakata Katanga. Soixante-huit ex-combattants du M23 ainsi que cent cinquante-quatre combattants Bakata Katanga figurent aussi parmi les amnistiés. C’est la quatrième vague de personnes amnistiées depuis la promulgation de la loi d’amnistie en février dernier. Cette amnistie porte sur les faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques. Elle couvre la période du 18 février 2006 au 20 décembre 2013.

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  • Le premier procès de la traque se tiendra le 31 juillet au tribunal régional hors classe de Dakar. L’ex ministre d’Etat, Karim Wade, et ses complices présumés d’enrichissement illicite sont convoqués par le président et ses assesseurs qui n’envisagent pas de liberté provisoire pour les prévenus. Les avocats de Karim Wade auraient eu gain de cause sur leur principale injonction à savoir recevoir une copie du dossier de leur client. Le président de la cour a accédé à leur demande. Le dossier de 46 000 pages leur sera transmis. Mais sous format électronique.

  • Un tribunal spécial soudanais a prononcé la peine de mort par pendaison contre trois rebelles, d’après l’un des avocats des mis en cause. El Tijani Hassan, avocat et membre de l’Organisation soudanaise pour la défense des droits et libertés, a expliqué que les trois hommes condamnés à mort par le tribunal Sinja sont membres du Mouvement de Libération-Nord du Soudan aux prises actuellement avec le gouvernement d’El Béchir dans le Sud-Kordofan et dans les Etats du Nil Bleu. Il a par ailleurs qualifié le verdict du juge Abdel Munim Yunis d’injuste en déclarant que les accusations portées contre ses clients sont infondées.

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  • Le Soudan du Sud, qui souffle sa troisième bougie, est ravagé par la guerre depuis plusieurs mois. Dans le plus jeune État au monde, les rivalités politiques ont divisé la population, semant misère et désolation. En décembre 2013, la guerre a éclaté entre les partisans du président Salva Kiir et ceux de son ex-vice-président, Riek Machar, entraînant avec eux la population des ethnies Dinka (proche de Salva Kiir) et Nuer (de Riek Machar). Une tragédie qui ne compte plus ses morts.

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  • Tombant du ciel bleu de Leer, dans le nord du Soudan du Sud, en centaines d'énormes flocons, des ballots blancs s'abattent au sol, apportant une aide alimentaire providentielle à une population affamée. Dans le département de Leer, la manne larguée des avions du Comité international de la Croix-Rouge est l'unique salut pour les habitants, de retour dans une localité ravagée et privée de tout. Ils viennent de passer des mois en brousse pour échapper aux combats qui ont éclaté fin janvier entre l'armée et les rebelles qui s'affrontent depuis près de sept mois dans le plus jeune Etat du monde, fondé le 9 juillet 2011.

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  • Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a incité les derniers fermiers blancs du pays à céder leurs terres aux populations noires. «Nous sommes contre l’appropriation de nos terres par des Blancs, qu’il s’en aillent», a lancé le président zimbabwéen à ses partisans lors d’un rassemblement. Il est déplorable, a estimé le syndicat des fermiers blancs, que les tensions raciales aient refait surface. Par ailleurs, ses détracteurs estiment que la réforme agraire du président, qui consiste à saisir la majorité des terres appartenant aux fermiers blancs, a entraîné l’effondrement de l’économie du pays entre 2000 et 2009.

  • Les shebab somaliens ont lancé une offensive contre le palais présidentiel. Même si le chef de l’Etat n’était pas présent, ce nouvel attentat illustre bien les difficultés de l’Etat à rétablir la sécurité. Selon plusieurs sources concordantes, le chef de l’Etat Hassan Cheikh Mohamoud serait en sécurité dans une base de l’Union Africaine et ne se trouvait pas dans le bâtiment au moment de l’attentat. Ce n’est pas la première fois que le palais présidentiel est attaqué cette année et déjà en février un attentat similaire avait eu lieu.

  • En dépit d’une tendance abolitionniste encourageante, des résistances demeurent : en 2013, au moins 19 États africains ont prononcé des condamnations à mort et au moins 5 d’entre eux ont procédé à des exécutions. Mais la tendance régionale contre la peine capitale est manifeste : 17 États membres de l’Ua l’ont abolie en droit, dont quatre au cours des cinq dernières années et 19 sont abolitionnistes de fait alors que 23 ont voté la Résolution des Nations Unies relative à un moratoire sur l’application de la peine de mort. Si l’abolition s’inscrit dans le sens de l’histoire selon les organisations de défense des Droits de l’homme, le débat avec les états africains rétentionnistes doit être privilégié selon la Fédération internationale de la ligue des Droits de l’homme.

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  • Le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa, va témoigner devant la commission d'enquête de Marikana à la fin du mois. L'enquête porte sur le massacre de 34 mineurs par la police lors d'une manifestation illégale à Marikana, en août 2012. La commission doit déterminer s'il s'agissait de légitime défense, si la police a surréagi, voire s'il y avait intention de mater les grévistes. En tout cas, Cyril Ramaphosa, qui a été mis en cause dans cette fusillade, va devoir s'expliquer. Au centre de la controverse : des échanges de courriers électroniques entre Cyril Ramaphosa, le ministre de la police de l'époque, et des dirigeants de Lonmin, la compagnie minière pour laquelle travaillaient les grévistes.

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  • Alors que le processus de paix au Soudan du Sud est au point mort, des questions s’élèvent quant à l’intervention militaire de l’Ouganda. Selon certains analystes, celle-ci entrave les efforts régionaux pour parvenir à un accord de paix. Le président ougandais, Yoweri Museveni, a laissé entendre que l’Ouganda retirerait ses troupes lorsque l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), l’organe régional de médiation entre les belligérants, dont l’Ouganda est membre, déploierait sa force de protection et de dissuasion. On ignore toutefois encore quand cette force deviendra opérationnelle.

  • L'armée nigériane a annoncé samedi 5 juillet avoir tué 53 insurgés islamistes et perdu six hommes dans des affrontements en représailles à une attaque à Damboa, dans le Nord-Est, une région prise pour cible quasi-quotidiennement par Boko Haram. Les islamistes ont commencé par lancer une attaque contre une caserne et le commissariat de police de cette ville de l'Etat de Borno, vendredi 4 juillet, ce qui a entraîné une riposte de l'armée. Un communiqué de l’armée fait aussi état d'un attentat-suicide à Konduga, également dans l'Etat de Borno, qui a fait quatre morts vendredi 4 juillet. Les islamistes sont accusés d'avoir tué des milliers de personnes depuis 2009, mais depuis le début de l'année leurs actions se sont multipliées, et ont causé la mort de plus de 2.500 personnes, selon des estimations de défenseurs des Droits de l'homme.

  • Trois partis d'opposition maliens souhaitent leur implication dans le processus de négociation que le gouvernement malien va engager avec les groupes armés du nord malien. Dans leur communiqué, les trois partis se disent "préoccupés par la gestion solitaire de la crise du Nord par le président de la République et le gouvernement" et regrettent également "le fait que le chef de l'Etat a délégué à un pays voisin le soin de faire par l'expertise de ses techniciens une feuille de route destinée aux prochaines négociations inter-maliennes". Pour l'opposition, le gouvernement est dans une situation qui "le contraint à négocier en position de faiblesse". "D'où, selon elle, l'impérieuse nécessité d'élaborer avant toute négociation une proposition soutenue par l'ensemble du pays".

  • Le ministre béninois des Affaires étrangères et de l'Intégration africaine, Nassirou Arifari Bako, a appelé mercredi 3 juillet les pays africains, où la peine de mort est encore en vigueur, à déployer des efforts pour parvenir à sa suppression et à sa substitution par des sanctions plus adéquates qui tiennent compte des valeurs humanistes et progressistes. Selon la Commission Africaine des droits de l'Homme et des peuples, 16 Etats africains ont aboli la peine de mort, 23 sont abolitionnistes de fait, et 17 ont voté en faveur de la résolution des Nations Unies appelant les Etats à instituer un moratoire sur les exécutions en vue d'abolir la peine de mort adoptée le 21 décembre 2010.