• Les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad ont libéré jeudi 14 novembre le gouvernorat et la radio de Kidal. Ces bâtiments, situés en deux endroits différents, mais stratégiques et symboles d'autorité et du pouvoir politique, étaient occupés depuis environ neuf mois par des hommes du Mnla. La décision de les évacuer, annoncée le 9 novembre, a divisé les partisans de la rébellion. Certains pro-rebelles qui s'y opposaient ont organisé mercredi 13 et jeudi 14 novembre un sit-in de protestation, et des manifestants ont saccagé jeudi après-midi une partie du gouvernorat et d'autres édifices publics proches, selon des habitants.

  • Les ennuis judiciaires du chef de l'ex junte malienne ne sont pas prêts d'être terminés puisque la justice malienne souhaite entendre le général Amadou Sanogo. Une audition prévue notamment dans le cadre de disparitions et décès survenus, fin septembre 2013, lors de la mutinerie menée contre lui par une partie de ses anciens compagnons du camp militaire de Kati. Pour le patron de l’ex-junte malienne, les choses se corsent même. On ne parle plus de convocation devant un juge d’instruction mais plutôt de mandat d’amener. En clair, il doit être physiquement contraint, si nécessaire, de se présenter devant la justice malienne.

  • Une manifestation a tourné à l’affrontement dans la capitale libyenne, vendredi 15 novembre, faisant au moins 31 morts et des centaines de blessés. Les affrontements ont débuté lorsque des manifestants se sont réunis pour réclamer le départ d’une milice armée dans le sud de Tripoli. Les membres de la milice auraient ouvert le feu sur les manifestants. Des hommes armés auraient ensuite riposté en prenant d’assaut et en incendiant le quartier général de la milice pour qu’ils ne reviennent pas. Plusieurs milices libyennes lourdement armées prolifèrent depuis la guerre civile de 2011. Ces milices sont pour la plupart formées par des rebelles qui se sont soulevés contre Mouammar Kadhafi.

  • L'épouse de l'ex-président libérien Charles Taylor, condamné à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité pour son rôle pendant la guerre civile en Sierra Leone, a dénoncé le sort de son mari, incarcéré dans le nord-est de l'Angleterre en compagnie de "grands criminels". Elle a précisé recevoir des informations sur les conditions de détention de son mari à travers sa belle-fille, Charlene Taylor, née d'un précédent mariage et vivant en Grande-Bretagne. Charlene Taylor n'a cependant pas pu le voir et ne lui a parlé qu'une fois depuis qu'il est à Frankland.

  • La police kenyane a abattu deux suspects terroristes mercredi 13 novembre dans la capitale avant de récupérer une grenade et un revolver chargé. Selon le commandant de la police de Nairobi, l'un des suspects a réussi s'échapper au cours de l'échange de tirs entre la police et les assaillants, survenu le matin dans la zone résidentielle d'Eastleigh, qui abrite des Kenyans d'origine somalienne. Selon une enquête préliminaire, les trois suspects auraient tenté de braquer une banque dans la zone résidentielle.

  • L'ambassadrice de France au Cameroun s'est rendue samedi 16 novembre à Maroua, dans le nord du pays, pour demander aux Français y résidant de quitter la région, deux jours après l'enlèvement d'un prêtre français. Le prêtre catholique français Georges Vandenbeusch a été enlevé dans la nuit de mercredi à jeudi 14 novembre par des hommes armés dans la paroisse de Nguetchewe (environ 700 km au nord-est de Yaoundé) où il officiait, à une trentaine de km du Nigeria. Vendredi 15 novembre, le groupe islamiste armé nigérian Boko Haram a affirmé détenir le prêtre.

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  • Des manifestants ont érigé samedi 16 novembre des barricades sur des routes de Conakry et de sa banlieue pour protester contre la confirmation, par la Cour suprême, de la victoire du parti au pouvoir aux législatives du 28 septembre. Munis de bâtons et de cailloux, ils ont brûlé des pneus, renversé des poubelles sur la chaussée et empêchaient la circulation sur la principale route menant au centre-ville.

  • Les autorités militaires ivoiriennes ont entrepris mardi 12 novembre dans la région d'Agboville (sud) une tournée pour identifier les ex-combattants invalides de guerre. Selon le coordonnateur de l'opération, cette tournée qui concerne toutes les régions du pays fait suite à la décision du chef de l'État ivoirien de faire en sorte que les ex-combattants blessé s de guerre et mutilés soient pris en compte de façon particulière par l'État de Côte d'Ivoire. "Qu'il s'agisse de miliciens, de groupes d'auto-défense, de combattants Dozos (chasseurs traditionnels) ou d'autres combattants, le coordonnateur de l'opération a insisté sur la fiabilité des informations à fournir, notant que les personnes concernées devront expliquer dans quelles circonstances elles ont reçues leurs blessures.

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  • Fin septembre, la présidente d’une fondation canadienne, Justice et équité, administrait un véritable électrochoc à la société burundaise, en dénonçant un trafic humain sexuel visant surtout de jeunes filles mineures et qui dépassait tout ce que l’on pouvait imaginait. Force est aujourd’hui de constater que cette thérapie de choc semble avoir été salutaire dans ce pays. Depuis un mois et demi et les révélations chocs de la canadienne Florence Boivin Roumestan, tout le monde est mobilisé au Burundi. Le Conseil national de sécurité, présidé par le chef de l’Etat en personne, a pris le dossier en main. L’administration et la police sont à l’œuvre. Et la population burundaise, qui ne voyait rien jusqu’ici, a ouvert les yeux, semble-t-il.

  • Le Mali qui était pris en otage il y environ un an par la rébellion est libéré depuis quelque temps ou presque. En effet, il semble ne rester plus que Kidal qui échappe au contrôle des forces de sécurité maliennes. D’après certains observateurs, seule la France sait exactement ce qui se passe à Kidal. Explications

  • Le président de l’association de lutte contre les crimes rituels (Alcr), Elvis Ebang Ondo a lancé l’appel jeudi 7 novembre, au cours d’une conférence de presse, au peuple, au chef de l’Etat, Ali Bongo et à la communauté internationale, afin de faire un front unique pour la lutte contre les crimes de sang, à la veille des locales 2013, prévues selon le récent calendrier au 14 décembre prochain. Le président de l’Alcr soutient que les hommes politiques vont bientôt se transformer en véritables prédateurs en cette période préélectorale.

  • Depuis la destitution de Mohamed Morsi en juillet dernier, les femmes membres des Frères musulmans participent massivement aux manifestations, réclamant le retour au pouvoir du président déchu. Pour faire entendre leur voix, certaines d’entre elles ont même crée le groupe "Ultras girls", qui reprend les techniques des supporters de foot. Il peut sembler étonnant de voir des filles voilées, qui jouent du tambour et de la trompette, en chantant à tue-tête dans les rues du Caire, surtout lorsqu’il s’agit de militantes d’un mouvement religieux conservateur…

  • Le gouvernement équato-guinéen a annoncé samedi 9 novembre son refus d'appliquer l'accord de libre circulation des personnes devant entrer en vigueur en janvier dans six Etats d'Afrique centrale, sur fond de craintes d'une immigration massive vers ce pays peu peuplé devenu un des premiers producteurs de pétrole du continent. Après des années de négociations laborieuses, les six membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Gabon, Congo, Cameroun, Centrafrique, Tchad, Guinée équatoriale), étaient parvenus récemment à un accord sur la libre circulation de leurs ressortissants au sein de l'espace communautaire, avec la suppression des visas et l'instauration d'un passeport biométrique commun.

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  • L'institution chargée de juger le président de la République dans l'exercice de ses fonctions n'est toujours pas mise en place. Manifestement, il s'agit d'un sujet tabou pour Paul Biya. Lorsqu'il lui arrive de s'exprimer sur l'architecture institutionnelle du Cameroun, le chef de l'Etat évite soigneusement de faire cas de la Haute cour de justice. Dans les cercles du pouvoir, il semble acquis qu'évoquer un éventuel avènement de la Haute cour de justice aujourd'hui, c'est commettre un crime de lèse-majesté...

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  • Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé mercredi 6 novembre que les chefs d'État africains en exercice ne devraient pas avoir à comparaître devant un tribunal. Zuma internvenait au Parlement en répondant à une question sur la tentative de la Cour pénale internationale (Cpi) de juger certains dirigeants africains. Selon M. Zuma, l'Ua est attachée à l'égalité devant la loi et à la lutte contre l'impunité, d'où le processus de l'élargissement du mandat de la Cour de justice et de droits de l'homme africain, ce qui aiderait à trouver des solutions africaines aux problèmes africains.

  • Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Mahrez Lamari, a indiqué jeudi 7 novembre à Alger que le Maroc pousse la région vers "l’explosion", en "s’entêtant" à reproduire le discours de la colonisation du Sahara occidental. Réagissant au discours du roi du Maroc, prononcé mercredi 6 novembre, M. Lamari qui s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec une délégation de l’Union de la jeunesse sahraoui (UJS), a souligné qu’"en réaffirmant le maintien de sa colonisation du Sahara occidental, le roi du Maroc veut pousser la région et le voisinage vers l’explosion".

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  • Le Sahara Occidental se trouve une nouvelle fois au cœur de tensions entre le Maroc et l'Algérie. Après avoir rappelé temporairement son ambassadeur à Alger, le Roi Mohamed VI a déclaré que son pays n'avait «pas de leçons à recevoir d'un pays qui bafoue continuellement les droits de l'homme». Une réponse à un appel du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à la mise en place d'un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental. L'historien Pierre Vermeren, maître de conférences à la Sorbonne spécialiste du Maghreb, revient sur cette histoire tumultueuse et ses derniers développements, au regard des évolutions géopolitiques dans cette région. Interview

  • Le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal a estimé jeudi 7 novembre que l’ouverture des frontières de l’extrême sud du pays avec le Mali, le Niger, la Mauritanie et la Libye n’était pas à l’ordre du jour actuellement et ce, pour des raisons sécuritaires. M. Sellal a souligné que l’ouverture des frontières de l’extrême sud "nécessitait encore du temps". "Des criminels peuvent s’introduire à travers ces frontières et créer des problèmes sur le territoire national", a-t-il indiqué, en référence à l’instabilité régnant au-delà des frontières algériennes, en particulier au Mali.

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  • Sept personnes ont péri samedi 9 novembre dans la ville de Kano, dans le nord du Nigeria, dans une fusillade entre les forces de sécurité et des insurgés de Boko Haram suspectés de préparer des attaques suicide, a annoncé l'armée nigériane. D’après un porte-parole militaire, "les renseignements indiquent que les terroristes étaient en train de finaliser des plans pour mener des attaques suicide simultanées à Abuja et Kano". Les forces nigérianes mènent une offensive contre les islamistes de Boko Haram depuis que le président Goodluck Jonathan a décrété en mai l'état d'urgence dans trois Etats du nord-est du Nigeria, quand les insurgés avaient pris le contrôle d'une partie de leur territoire.

  • Le chef militaire de la rébellion du M23, dans l'est de la République démocratique du Congo s'est rendu à l'armée ougandaise.??Sultani Makenga ainsi que des centaines de ses combattants ont fait acte de reddition dans le parc national de Mgahinga.??Un porte-parole du gouvernement ougandais a indiqué qu'aucune décision n'avait pas encore été prise pour le transfert ou non de Makenga en Rdc ajoutant qu'il faut attendre la signature d'un accord de paix. Il est recherché pour crimes de guerre commis durant la rébellion et il est frappé par les sanctions de l'Onu.? La rébellion du M23 a annoncé mercredi 6 novembre qu'elle mettait fin à 18 mois d'insurrection.

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