• Le président tchadien, dont les troupes ont payé un lourd tribut dans la guerre contre les jihadistes dans le nord du Mali, a été chaleureusement applaudi lors de la cérémonie d’installation du président IBK. Toutefois, pour Idriss Déby Itno, le triomphe n'a pas été tout à fait complet. La révolte de quelque 160 soldats tchadiens, excédés par leurs conditions de vie, qui ont quitté leur position dans le nord du Mali, défraie la chronique depuis plusieurs jours. Ces soldats réclament le paiement de primes et surtout l'arrivée de la relève. Interrogé sur ce sujet, Idriss Déby a mis en cause les Nations unies, leur demandant de payer ses troupes et de faciliter ensuite leur relève.

  • Le gouverneur de Nasarawa, au Nigeria, a déclaré aux journalistes que 31 personnes avaient trouvé la mort dans les dernies affrontements qui ont mis à mal la coexistence pacifique dans l'Etat. Plus de 1 300 maisons ont été incendiées pendant les combats de la semaine dernière entre les tribus ethniques Eggon et Alago. Le gouverneur Al-Makura a fait savoir que le gouvernement apportera un soutien logistique aux victimes de la crise, qui se trouvent désormais dans des camps de réfugiés, afin de leur permettre de rentrer chez eux le plus rapidement possible.

  • Le gouvernement ivoirien a décidé de ne pas répondre favorablement à la demande de transfèrement de la Cour pénale internationale (Cpi) à l'encontre de l'épouse de l'ex président ivoirien, Simone Gbagbo. Il a décidé de "surseoir à exécuter le mandat d'arrêt émis par la Cpi le 29 février 2012", ajoute un communiqué. "Cette décision vise à faire juger Mme Gbagbo en Côte d'Ivoire par les juridictions ivoiriennes qui sont aujourd'hui réhabilitées et à même de lui faire un procès juste équitable garantissant les droits de la défense, le gouvernement déposera incessamment sa requête au greffe de la Cpi", précise le communiqué lu par le porte-parole du gouvernement.

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  • La Haute Cour du Zimbabwe a ordonné jeudi 19 septembre la libération de 21 militants de l'opposition en raison de l'absence de preuve, détenus depuis deux ans pour une affaire liée à la mort d'un policier, a annoncé leur avocat, tandis que sept autres vont être jugés". Les 28 dirigeants et membres du Mouvement pour le changement démocratique (Mdc) sont détenus depuis mai 2011, accusés d'être impliqués dans le meurtre d'un policier, lorsque la police anti-émeute avait dispersé un rassemblement du MDC. Ils ont tous nié toutes les accusations.

  • Le gouvernement congolais a dressé une liste de 100 combattants du M23 (commandants et hommes de troupes) pour qui l’amnistie est exclue. Le gouvernement de la Rdc s'interdit toute chasse aux sorcières. Il n'appliquera donc pas le principe inique d'une responsabilité collective qui n'existe pas dans notre ordre juridique", a déclaré e porte-parole du gouvernement congolais. L'amnistie de rebelles et leur intégration dans l'armée se feront "au cas par cas", a dit le ministre, mais d'ores et déjà, la liste d’une centaine d’individus, dont les noms n’ont pas été révélés, sur un total de 1.700 combattants, a été établie par le gouvernement.

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  • L'Ouganda a annoncé lundi 17 septembre avoir suspendu et rappelé 24 militaires intégrés à la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), dont le chef de son contingent, soupçonnés de détournement de nourriture. " Ils seraient soupçonnés d'avoir revendu de la nourriture destinées aux soldats de l'Amisom, déployée depuis 2007 aux côtés des fragiles autorités somaliennes pour combattre les insurgés islamistes shebab.

  • François Hollande voulait réduire à 1000 hommes la présence de l'armée française au Mali à fin 2013. Mais ce pourrait être plus compliqué que prévu étant donné que "la force de l’ONU, qui doit prendre le relais, n’est pas prête". Du coup, l'armée française pourrait rester sur place plus longtemps que prévu, en attendant que "les Casques bleus soient opérationnels". La force de l'ONU, composée de soldats de plusieurs pays d'Afrique, souffre d'un manque de personnels et de soucis de logistique. L'Elysée envisagerait donc de prolonger la mission des troupes françaises.

  • La police sud-africaine a été accusée jeudi 19 septembre d'avoir menti sur la tuerie de Marikana qui a causé la mort de 34 mineurs en grève le 16 août 2012, par la commission chargée d'enquêter sur cette fusillade policière, la pire depuis la fin de l'apartheid.? ?Dans un communiqué, la commission indique "avoir obtenu des documents prouvant que la version de la police sur les événements de Marikana (...) ne correspond pas à la vérité". Le 16 août 2012, la police sud-africaine, débordée par des grévistes hostiles, employés par le groupe britannique Lonmin, a ouvert le feu sur la foule à la mine de platine de Marikana, à une centaine de kilomètres de Johannesburg (nord).

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  • Le rapatriement volontaire des Ivoiriens réfugiés dans les pays de la sous-région ouest africaine depuis la crise post-électorale de 2010-2011 se poursuit avec le retour au pays de 153 Ivoiriens exilés au Liberia, annonce mercredi 25 septembre l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). Depuis le début de l’année, 9 500 Ivoiriens 25 exilés au Liberia ont été rapatriés volontairement et 84% de ces rapatriés sont retournés dans les régions du Cavally et du Tonkpi. Environ 80 000 Ivoiriens sont encore réfugiés dans les pays voisins sur près 250 000 ayant fui les violences post-électorales qui ont fait au moins 3 000 morts en Côte d’Ivoire.

  • Le président de transition centrafricain Michel Djotodia, confronté à deux "défis" urgents, "la sécurité et la situation humanitaire", réclame l'aide internationale pour son pays en proie au chaos. "En tuant des musulmans, on veut nous entraîner" dans une guerre civile confessionnelle, estime-t-il, visant l'ex-président François Bozizé, renversé le 24 mars et réfugié à Paris. Mais pour le premier président musulman d'un pays majoritairement chrétien, "les tensions entre communautés religieuses n'ont pas de réalité en Centrafrique, ça ne marchera pas". Il se défend d'être "un islamiste", rappelant que sa mère est chrétienne. "Si nous avions voulu imposer un régime islamiste, ça se serait vu très vite", dit-il.

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  • Ancien allié de la coalition rebelle Séléka qui a pris le pouvoir à Bangui fin mars "Miskine a été arrêté le 16 septembre à Bertoua. Il a été transféré à Yaoundé. "Les enquêteurs souhaitent savoir s'il se sert du Cameroun comme base arrière pour préparer un éventuel projet de déstabilisation de la Centrafrique", selon une source policière précisant que le rebelle avait "séjourné plusieurs jours dans la ville de Bertoua" et avait également été "signalé à Douala". Miskine avait fui en avril dans le nord-ouest de la Centrafrique, zone frontalière avec le Cameroun, pourchassé par les nouveaux maîtres de Bangui.

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  • La Cour d'appel de Paris a décidé de renvoyer au 23 octobre prochain, l'examen de la demande d'extradition de l'homme d'affaires béninois, Patrice Talon et de l'un de ses proches, Olivier Boko, tous deux, exilés en France, pour avoir été accusés de commanditaires des dossiers relatifs à la "tentative d'empoisonnement du président Boni Yayi" et à celle "de tentative d'atteinte la sûreté intérieure de l'Etat", pour lesquels plusieurs personnes sont emprisonnées et des mandats d'arrêts internationaux lancés contre d'autres.

  • Des affrontements ont lieu régulièrement à Bossenga, ville du nord-ouest de la Centrafrique depuis le début du mois et la situation humanitaire est très inquiétante. Echaudés par les représailles dont ils ont fait l'objet ces dernières semaines, les habitants, chrétiens comme musulmans, continuent d'affluer dans les rares lieux sûrs de la ville, sous protection de la Fomac. Le vicaire général de Bossangoa a déjà recensé 34 000 déplacés.

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  • Les rébellions touareg et arabe ont annoncé jeudi 26 septembre qu’elles suspendaient les négociations avec le gouvernement malien portant sur les territoires du Nord, où vivent essentiellement ces communautés, ce qui fragilise les perspectives de paix durable au Mali. La question du statut du nord malien, que les mouvements touareg appellent «Azawad», hérisse les deux camps. Les rebelles souhaitent l’autonomie, dont Bamako ne veut pas entendre parler.

  • Un collectif de jeunes militants au Soudan, secoué par des manifestations anti-gouvernementales, a appelé jeudi 24 septembre à poursuivre le mouvement de contestation jusqu'à la chute du régime du président Omar al-Béchir. Dans un communiqué, "l'Alliance des jeunes de la révolution soudanaise", qui contribue à l'organisation de la contestation sur les réseaux sociaux, demande "au peuple soudanais de poursuivre sa révolution et ses manifestations". Le communiqué réclame "la démission du chef de l'Etat et de ses adjoints, ainsi que du gouvernement corrompu et le démantèlement de ses services".

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  • Un tribunal ad hoc soutenu par l'Onu a confirmé jeudi 24 septembre en appel la condamnation à cinquante ans de prison de l'ex-président du Liberia Charles Taylor pour des crimes contre l'humanité commis lors de la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002). L'écrasante majorité des arguments de la défense et de l'accusation, qui avaient tous deux interjeté appel, a été rejetée par les juges. Ce jugement rendu par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone marque la fin de cette procédure marathon qui dure depuis plus de sept ans contre l'ancien homme fort de l'Afrique de l'ouest. Charles Taylor, 65 ans, avait été reconnu coupable en avril 2012 d'avoir aidé et encouragé une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone.

  • L’arrestation de Ndour Thiam, ex-colonel de l’armée de terre gambienne, a été rendue publique par une branche armée du Mfdc, commandée par le chef des opérations militaires de ce mouvement, Salif Sadio. Le colonel Ndour Thiam a été arrêté dans le village Noumoukounda, mardi 24 septembre dans la région de Ziguinchor, puis remis aux autorités militaires gambiennes. Le chef rebelle Salif Sadio, supposé auteur de cette arrestation, est toujours considéré comme un proche du président Jammeh et sa coopération dans l’arrestation du colonel Ndour Thiam ne surprend pas les acteurs de cette crise armée en Casamance.

  • Samantha Lewthwaite est actuellement sans doute la femme la plus recherchée au monde. L’organisme international de coopération policière, Interpol, est en effet aux trousses de la Britannique soupçonnée d’être à la tête du commando qui a mené, samedi 12 septembre, la meurtrière attaque au centre commercial Westgate de Nairobi. A la demande du Kenya, Interpol a émis une notice rouge à l’encontre de celle qui est également surnommée la "Veuve blanche". Agée de 29 ans, mère de trois enfants, Samantha Lewthwaite est connue également sous le nom de Natalie Webb. La Britannique est veuve d’un kamikaze qui s’est tué dans les attentats de Londres, en 2005.

  • L’armée kényane continuera de combattre en Somalie les insurgés islamistes shebab, a assuré vendredi 27 septembre le gouvernement, malgré leurs menaces réitérées d’attaques comme celle contre le centre commercial Westgate de Nairobi. "Nous sommes allés en Somalie parce que les shebab étaient une menace pour notre sécurité nationale (...) Nous continuerons de prendre des mesures sur ce front jusqu’à ce que notre sécurité et nos intérêts soient protégés", a déclaré le ministre kényan de l’Intérieur, en réponse aux nouvelles menaces des islamistes.

  • Les insurgés islamistes somaliens shebab se sont moqués sur Twitter du Kenya et ont menacé d'y mener de nouvelles attaques, après le carnage du centre commercial Westgate de Nairobi qu'ils ont revendiqué. "La fascinante performance des guerriers du Westgate est sans aucun doute captivante, mais ne désespérez pas les gars, ce n'était que l'avant-première du premier acte", a écrit le groupe lié à Al-Qaïda sur son compte Twitter. Ils se moquent également du "gouvernement kényan (qui) est toujours dans le désarroi", ajoutant qu'il "lui faudra plusieurs mois pour comprendre pleinement ce qui s'est vraiment passé au Westgate". Le leader des shebab, Ahmed Abdi Godane, a déclaré que l'attaque du Westgate avait été menée en représailles de l'intervention militaire du Kenya en Somalie.