• Amina Tyler est devenue un symbole des libertés et de l’émancipation des femmes en Tunisie. Un symbole à abattre toutefois, pour nombre d’islamistes. Et c’est sur la base d'un texte datant du 19e siècle que la jeune Femen tunisienne, 18 ans, a été condamnée, jeudi 30 mai, à 300 dinars (150 euros environ) pour… port prohibé d'un aérosol lacrymogène de défense. La justice tunisienne a également ordonné le maintien en détention d'Amina pour une autre accusation, beaucoup plus grave et qui risque en outre d'être alourdie. Initialement, elle était poursuivie pour atteinte aux bonnes mœurs et profanation de cimetière, délits passibles de six mois et deux ans de détention. Mais le juge d'instruction en charge du dossier a évoqué des accusations d’«association de malfaiteurs», laissant entendre qu'Amina avait pu agir en bande organisée, ce qui lui ferait encourir des peines allant de six à 12 ans de prison. «C'est un procès politique», a déclaré Amina après l’audience de jeudi 29 mai.

  • Près de 800 personnes dont beaucoup de Nigériens mais aussi des Sénégalais, des Gambiens et des Nigérians sont arrivés au Niger par camion. La plupart de ces migrants ont été interpellés dans le sud de la Libye. Ils ont passé quelques semaines dans des camps de rétention en Libye avant d'être acheminés au Niger par camion. Des expulsions sur fond de tension entre Niamey et Tripoli.

  • Dans son rapport annuel, Amnesty international exige le retour du troisième Sénégalais condamné à mort par le régime du président Yaya Jammeh et la restitution des corps des deux autres Sénégalais exécutés «afin qu’un enterrement digne leur soit offert par leurs familles». Le gouvernement sénégalais avait annoncé, en grande pompe, que le dernier condamné avait été gracié, mais jusqu’ici, il serait toujours en prison.

  • Une interdiction tardive et illégale d’une manifestation de l’opposition ont provoqué des échauffourées dans plusieurs quartiers de la capitale togolaise le jeudi 30 mai. A cela est venue s’ajouter une déclaration incendiaire du ministre Gilbert Bawara, excluant toute perspective de dialogue comme préalable aux prochaines élections comme l’exige l’opposition. A la veille d’élections que le pouvoir tente d’organiser sans la participation de l’opposition, ce spectre fait craindre les massacres de 2005, qui ont fait entre 500 et 1500 morts. Pour l’instant, le pouvoir rejette les appels conjoints de l’Union Européenne et de la Cedeao le 16 mai dernier, en faveur d’un dialogue inclusif et franc, avant la tenue des élections.

  • La Tunisie est à la croisée des chemins en matière de libertés. La présidente du pôle tunisien d’Amnesty International, Sondes Garbouj a affirmé la régression de l’état de la liberté d’expression en Tunisie brandissant notamment les exemples de plusieurs militants, artistes et journalistes qui sont jugés pour leurs opinions. Sondes Garbouj s’est référée au cas du blogueur Jaber Majri qui est incarcéré pour avoir porté atteinte au sacré. Soulevant l’affaire Sami Fehri, La présidente d’Amnesty International s’est aussi focalisée sur la loi antiterroriste et a appelé à respecter les principes des droits de l’homme dans le traitement des accusés.

  • Derrière les discours officiels sur la coopération dans la lutte contre les flux migratoires irréguliers entre l’Afrique et l’Espagne, frontière méridionale de l’Europe, existe une autre réalité sociale dont les protagonistes sont les familles. Particulièrement ces femmes dont l’époux ou le fils a péri dans un naufrage d’embarcation de fortune.

  • Le récent cas d’un jeune, tabassé à mort par les milices gouvernementales connues sous le nom d’«Inkeragutabara» (super secouristes), dénote la violence aveugle que perpètrent les milices mises en place par le régime rwandais pour, selon lui, « assurer la sécurité de la population ». Ces milices sont mises en cause dans de nombreux actes de brutalité commis à l’encontre de la population, ces actes d’agressions perpétrés par ces derniers, souvent avec la complicité ou l’approbation de la police, mènent dans certains cas au décès de la victime.

  • Où va la Guinée ? La question peut paraître pour certains inopportune ou absurde. Pourtant, elle ne l'est pas. Ces derniers mois, l'on ne finit plus de compter les morts et les blessés par balles au cours des manifestations politiques organisées par l'opposition dans les rues de la capitale, Conakry. Les scènes de violence deviennent de plus en plus horribles et meurtriers. Les principales victimes sont des jeunes gens. Ni la France, ni les États-Unis, ni aucun pays de l'Union Européenne et ni aucun pays de l'Union Africaine, n'a encore condamné les tueries commises sous l'être du président, Alpha Condé.

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  • La violence préelectorale a fait de nouvelles victimes en Guinée, samedi 25 mai. Les partis d'opposition pour protester contre les décisions du gouvernement de maintien de l'opérateur électoral Waymark/Sabari, le refus de vote des guinéens de l'étranger et le fonctionnement unilatéral de la Commission électorale, avaient organisé des marches de protestations. Les affrontements entre manifestants-partisans du pouvoir et les forces de l'ordre ont dégénérés et des violences ont éclatés. Des véhicules, étals, boutiques et maisons ont été endommagés, plusieurs personnes ont été interpellées, de nombreux blessés et plus de dix morts ont été relevés. Devant l'énormité des dégâts et le risque d'enlisement, certains membres de l'Opposition parlent d'organiser des comités d'autodéfense.

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  • Des militaires maliens de l’unité des parachutistes surnommés “bérets rouges” ont été sanctionnés pour indiscipline. Le porte-parole de l’armée malienne, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, a indiqué que ces derniers ont été mis aux “arrêts de forteresse” – sanction disciplinaire restrictive de liberté dans le domaine militaire -, car ils faisaient “du syndicalisme” dans l’armée, “ce qui est strictement interdit”. “Ils tenaient des propos qui pouvaient démoraliser les troupes”, a déclaré le chef de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée.

  • L’armée nigériane a fermé les services de téléphone portable il y a plus d’une semaine, dans la majeure partie du nord-est du pays, où a été lancée une offensive contre les insurgés islamistes, laissant des familles sans contact entre leurs membres et contraignant les hôpitaux à acheter des radios. Une source sécuritaire de haut rang a expliqué que le système téléphonique était « gelé » dans le cadre d’une « stratégie » afin de vaincre le groupe islamiste Boko Haram, réputé pour coordonner ses attaques par téléphone ou messages «textos».

  • Le président nigérien Mahamadou Issoufou n'est pas à Addis-Abeba pour les 50 ans de la création de l'Oua. Il est resté à Niamey après les attaques meurtrières lancées, jeudi 23 mai. Pour la première fois le samedi 25 mai, le chef de l'Etat nigérien s'est exprimé publiquement après ce drame. Il a pointé les responsables, selon lui, de ces attaques. « Ce qui s’est passé avant-hier (jeudi 23 mai , ndlr), nous confirme dans nos analyses selon lesquelles la situation au Mali ne doit pas masquer ce qui se passe en Libye. Parce que les assaillants, selon toutes les informations que nous avons eues, venaient de Libye, du Sud libyen. Et j’avais déjà prévenu depuis le début du déclenchement de la crise libyenne, à l’occasion du sommet du G8 qui s’est déroulé à Deauville, qu'il faut éviter que les solutions après la défaite de Kadhafi soient pires que le mal », a rappelé le président nigérien. Pour lui, « la pire des choses, c’est l’anarchie. Je préfère la dictature à l’anarchie.

  • Les proches de deux mauritaniens détenus à Guantanamo, ont organisé, jeudi 23 mai, une marche de protestation qui a pris fin devant l’ambassade des Etats Unis d’Amérique à Nouakchott, pour réclamer la libération immédiate de leurs fils. Les participants à la marche précisent que l’objectif de cette manifestation est de faire la pression sur les autorités américaines, afin que Mohamed Ould Salahi, et Ahmed Ould Abdel Aziz, trouvent leur liberté. Un communiqué distribué par l’initiative Insaf, qui a organisé la marche, a demandé le président mauritanien d’intervenir personnellement pour libérer ces deux citoyens.

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  • Saïd Larifou, le président du parti d’opposition comorien, le Ridja, a porté plainte mardi 21 mai à Paris pour tentative de coup d’Etat. Dix-neuf personnes ont été arrêtées, dont des Comoriens, des Tchadiens et des Congolais. L’opposition comorienne est accusée par l’actuel président d’être à l’origine de la précédente tentative de coup d’Etat. C’est pour cela donc qu’elle préfère porter plainte, pour cette nouvelle tentative de déstabilisation du pouvoir, en France afin que l’instruction soit bien menée, d’autant que des ressortissants français seraient impliqués.

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  • Le service de déminage de l'Onu (Unmas) a annoncé jeudi 23 mai, dans un communiqué, un plan pour étendre ses activités humanitaires au Mali, renforcer les préparatifs en vue d'un déploiement intégral de la Mission africaine internationale de soutien pour faciliter le retour volontaire sécurisé des personnes déplacées à la maison après des mois de conflits dans ce pays de l'Afrique de l'ouest. Selon la directrice de l'Unmas, Mme Agnes Marcaillo, un don de six millions de dollars du Japon va permettre d'assurer que les travaux de la MINUSMA puissent débuter dans les délais et que les Maliens et les casques bleus puissent opérer en toute sécurité sur le terrain.

  • Les attaques persistantes contre les prisons au Nigeria par des insurgés suspectés d'appartenir à la secte Boko Haram ont coûté la vie à 45 gardiens de prison ces derniers temps, selon le contrôleur général des prisons Zakari Ibrahim. Il a indiqué que ces gardiens de prison sont tombés dans des embuscades et ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions.?? Il a imputé cette situation à l'insuffisance de personnel et aux nombreuses coupes budgétaires qui affectent le bon fonctionnement des services pénitentiaires.??Les insurgés de la secte islamiste ont perpétré de nombreuses attaques contre les prisons, notamment dans le nord du Nigeria, pour libérer certains de leurs membres.?

  • L'ancien patron d'Elf, Loïk Le Floch-Prigent, affirme avoir dû verser 50 000 euros aux autorités togolaises avant sa remise en liberté provisoire en février après plus de 5 mois d'emprisonnement pour "complicité d'escroquerie". M. LeFloch-Prigent a été arrêté en septembre 2012 à Abidjan puis transféré à Lomé, où il a été emprisonné pendant 5 mois et 10 jours. Il a été libéré le 26 février et est rentré en France dès lendemain. Il n'a jamais cessé de clamer son innocence.

  • La Banque centrale tunisienne a annoncé vendredi 24 mai que la Suisse allait "bientôt" lui remettre 60 millions de francs suisses ayant appartenu au président déchu Ben Ali. Ils étaient bloqués depuis début 2011. Pour Tunis, il ne s’agit que d’un début. Comparés aux sommes réellement détournées sous le règne de Ben Ali, ces 60 millions de francs suisses font figure de gouttes d’eau dans un océan de malversations. L'actuel président, Moncef Marzouki, a assuré au printemps que la famille Ben Ali-Trabelsi et d'autres dignitaires du régime déchu avaient détourné, en 23 ans de règne sans partage, entre 15 et 50 milliards de dollars.

  • En droit congolais, ceux qui viennent témoigner au tribunal ont droit à des indemnités. Mais, au Sud-Kivu, cette loi est méconnue et les gens ont peur de réclamer leur dû, alors qu'ils perdent du temps et de l'argent pour venir faire leur déposition. Rares sont ceux qui revendiquent ce droit pourtant garanti par la loi. Certains pensent que témoigner est un acte gratuit. D'autres s'inquiètent : "Nous risquons d'être condamnés si nous réclamons."

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  • L’Assemblée nationale du Sénégal a voté la loi contre la peine de mort. Seulement, loi n’a pas encore été ratifiée par le gouvernement du Sénégal et donc n’est pas entrée en vigueur. Les Nations Unies et Amnesty international, qui militent pour l’abolition de la peine de mort, invitent le gouvernement du président Macky Sall à entériner cette loi votée il y a bientôt dix ans sous le magistère du président Abdoulaye Wade. Dans la sous-région, seuls le Bénin, le Cap Vert et le Libéria ont ratifié le Protocole