• Cinq personnes ont été tuées et cinq autres blessées à la suite d’accrochages entre musulmans et chrétiens, vendredi 5 avril, dans la banlieue de Khousouss, au nord du Caire. Les violences ont éclaté à la suite de rumeurs selon lesquelles des chrétiens auraient écrit des propos blasphématoires sur les murs d’une école islamique. Des centaines de musulmans ont alors attaqué des maisons et des commerces chrétiens, dont plusieurs ont été incendiés. Les agressions contre les chrétiens se sont multipliées depuis la victoire des islamistes aux législatives de 2012 et l’élection du président Frère musulman Mohamed Morsi.

  • Une partie des Touaregs aident l’armée française à pourchasser les jihadistes au nord du pays. Mais que vont-ils devenir quand les militaires maliens viendront les relayer ? Beaucoup ont déjà fui le pays, par peur des représailles de tous ceux qui les accusent de complicité avec les islamistes.

  • Des centaines de Mauritaniens issus de différents milieux sociaux et de toutes les tranches d'âge, ont manifesté mercredi 3 avril devant l'Assemblée nationale, à Nouakchott, pour dénoncer la recrudescence des violences et actes criminels contre les femmes. Les manifestants, dont de nombreuses activistes de la lutte pour les droits de la femme, des membres d'associations de droits de l'homme, ont exigé des peines exemplaires contre les auteurs de crimes contre les femmes. Le cas d'une jeune femme d'une vingtaine d'années, mère d'un enfant et enceinte de trois mois, violée et assassinée par un groupe de malfaiteurs.

  • La Cour pénale internationale (Cpi) exige un nouveau procès contre le Congolais Matthieu Ngudjolo acquitté au mois de décembre 2012 des accusations en sa charge notamment des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre en République démocratique du Congo (Rdc). Le procureur de la Cour, Fatou Bensouda, qui a fait cette demande, a affirmé vendredi 5 avril, que «la chambre de première instance a fait d'importantes erreurs de droit, de faits et de procédure qui ont vicié sa décision». Elle a demandé que l'acquittement de Matthieu Ngudjolo soit annulé et qu'un nouveau procès soit organisé devant une nouvelle chambre de première instance.

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  • Une campagne d'exhumation des corps des victimes de la crise postélectorale de 2010 en Côte d'Ivoire a commencé, jeudi 4 avril, pour "permettre aux familles de faire leur deuil et à la justice de mener ses investigations." «La situation sécuritaire qui prévalait à cette époque n'avait pas permis (...) de procéder à l'ensevelissement décent des personnes décédées », a déclaré le ministre ivoirien de la Justice et des droits de l'Homme, Gnénéma Coulibaly. «À ce jour, deux ans après cette tragédie, de nombreux corps et restes humains reposent toujours dans des espaces publics, des concessions, des lieux de culte pour ne citer que cela», a-t-il poursuivi. Selon le gouvernement l’opération va durer une année et « tend enfin à donner à la justice les moyens d'organiser des procès sérieux, transparents et équitables afin que l'impunité cesse d'être une règle dans ce pays.»

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  • Deux mois après l’assassinat de Chokri Belaïd, les investigations pour retrouver les auteurs et les commanditaires du crime n’ont guère progressé. Une lenteur loin d’être justifiée pour certains. Face au mutisme des autorités, les principaux éléments factuels sur l’assassinat de Chokri Belaïd ont été révélés par la presse tunisienne ou par les proches du défunt. Tout semble indiquer que le meurtre a été préparé soigneusement à l’avance.

  • Environ 5 600 réfugiés maliens ont traversé la frontière vers le Niger la semaine dernière en raison de la poursuite du conflit dans le nord ou par crainte de possibles représailles de la part de l'armée malienne, a annoncé vendredi 5 avril le Hcr. Les réfugiés, principalement de femmes et des enfants, sont originaires des régions de Kidal et de Menaka. Ils ont voyagé à pied ou à dos d'âne. Ils ont commencé à arriver le 28 mars et ils ont trouvé refuge à Mentes ou Midal, dans une région désertique reculée au nord du Niger.

  • L'Ouganda a suspendu sa traque de l'Armée de résistance du Seigneur (Lra) et de son chef Joseph Kony en Centrafrique. C'est une conséquence de l'arrivée au pouvoir de la coalition de la Seleka, et de la suspension du pays par l'Union africaine. Mais qu'à cela ne tienne : les Etats-Unis viennent d'ajouter le leader de la Lra à leur liste War Crime Reward et offrent désormais 5 millions de dollars pour sa capture. Les 1 000 soldats ougandais qui participaient à la traque de leur compatriote en Centrafrique sont désormais cantonnés sur leurs bases. Ce n'est pas un retrait mais une suspension des opérations, le temps que l'Union africaine (UA) prenne une décision concernant la reconnaissance des nouvelles autorités centrafricaines.

  • Au Togo, la tension monte au camp de réfugiés ivoiriens d'Avepozo, à une vingtaine de kilomètres de Lomé. Environ 3 000 ressortissants ivoiriens vivent dans ce camp depuis la chute du régime Gbagbo. Et, depuis un mois, ils sont engagés dans un bras de fer avec le Haut Commissariat aux réfugiés (Hcr) qui a cessé la distribution générale de vivres aux réfugiés au début de l'année. Signe de leur exaspération croissante, des réfugiés sont allées perturber le fonctionnement de la cantine scolaire.

  • La Cour pénale internationale (Cpi) a "légitimé" la mise en place d’une justice partiale contre l’ex-président Laurent Gbagbo et ses proches en Côte d’Ivoire après la crise post-électorale qui a fait plus de 3.000 morts, a dénoncé jeudi 4 avril Human Rights Watch. En effet, sur "plus de 150 personnes qui ont été inculpées pour des crimes perpétrées lors des violences post-électorales, aucun des inculpés ne provient des forces pro-Ouattara", souligne le rapport de HRW, relevant "les efforts inégaux déployés par la Côte d’Ivoire pour réclamer des comptes aux responsables des crimes internationaux graves" commis pendant la période.

  • Aïcha Kadhafi, colérique ? L’Algérie, qui avait accepté d’accueillir la fille de l’ex-chef libyen mort en octobre 2011, a décidé de la renvoyer. Après avoir vécu plus d’un an dans une résidence d’Etat, la Libyenne de 37 ans serait au Sultanat d’Oman. Sous l’emprise de crises de «colère aiguë» et ne supportant pas la mort de son père, celle que l’on surnomme la « Claudia Schiffer du désert » aurait même brûlé un portrait du président algérien, Abdelaziz Bouteflika. Un geste que le gouvernement n’a pas supporté.

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  • Comme d'anciens employés de la Banque centrale du Zimbabwe (RBZ) qui sont allés au Tribunal du travail d'Harare il y a deux semaines, pour une décision en faveur de la finalisation de leurs droits de licenciement, des travailleurs des secteurs public et privé du pays continuent de se faire renvoyer sans que ne leur soient payés les indemnités promises. Des économistes affirment que les entreprises, qui ont dû réduire le nombre de leurs employés afin d'accroître des bénéfices qui baissent, ont du mal à réunir les droits de licenciement pour leurs travailleurs licenciés.

  • Human Rights Watch, a publié lundi 1er avril un rapport accablant sur le procès des 24 prisonniers civils sahraouis de Gdeim-Izik condamnés en février dernier à de lourdes peines par le tribunal militaire de Rabat, soulignant que ce procès a été “entaché d’irrégularités” et que la justice marocaine “a sapé la crédibilité de son propre procès”. Dans son rapport détaillé sur cette affaire, elle soutient que le Maroc “devrait également mettre en œuvre la recommandation récente de son Conseil national des droits de l’Homme, celle de mettre fin aux poursuites de civils devant les tribunaux militaires en temps de paix.

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  • Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda au pouvoir en Tunisie, s’est prononcé sur la violence qui monte crescendo dans le pays en cette période de transition, et a déclaré, pour la première fois et de manière explicite, être favorable à l’application de la peine de mort, notamment pour les violeurs. «Nous disons que la peine capitale est une loi naturelle, une âme pour une âme. Et celui qui menace la vie d’autrui doit savoir que sa vie est aussi menacée», a-t-il déclaré.

  • Orphelins du Vih/sida, enfants en situation de rue, enfants chefs de ménage,… ils sont les plus touchés par le phénomène de travail des enfants au Burundi et sont engagés comme domestiques, aide-boys, lavandiers, jardiniers, boutiquiers, etc. Et cela, en violation pire et simple des normes internationales et de la législation nationale. Dans les centres urbains, ces petits enfants, condamnés à être portefaix pour survivre soulignent qu’ils n’ont pas d’autres choix.

  • Les trois premiers visages, celui du président et de deux vice-présidents, de la Comission dialogue et réconciliation au Mali sont connues. Cette structure est chargée de permettre aux Maliens de se parler entre eux, pour que « le vivre ensemble » devienne une réalité. Parmi les personnes nommées, on trouve une femme et un Touareg. Le président de la Commission, Mohamed Salia Sokona, a une réputation d'homme consensuel.

  • De réunions en réunions, de déclarations d’intention aux promesses de tout genre, les chefs d’États de la Cedeao ne font qu’ajourner l’intervention des troupes de leurs pays au Mali, depuis l’offensive militaire de l’armée française du 11janvier. Sans arrêt, ils continuent de conditionner leurs engagements aux décaissements des 900 millions d’euros nécessaires à l’opération.

  • Ce livre rappelle une page noire de l’histoire de France que d’aucuns voudraient enfouir dans le replis de l’oubli. Mais il demeure que la barbarie de ce qui a été perpétré en Guadeloupe et en Haïti sur ordre de Napoléon était sans précédent en 1802.

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  • Le représentant spécial de l’Union africaine Ua à Bissau, Ovido M. B Pequeno, a estimé vendredi 29 mars à Paris que la situation sociopolitique en Guinée-Bissau demeurait encore fragile, en l’absence d’une réforme profonde des secteurs de la défense et de la sécurité. «La transition n’est qu’une étape ; il faut à présent préparer les élections générales dans la transparence et le consensus. Et cela n’est pas gagné d’avance », a averti le représentant spécial de l’Ua.??Le président intérimaire bissau-guinéen, Manuel Serifo Nhamadjo, a récemment reconnu qu’il serait impossible d’organiser les élections générales en avril prochain, comme le prévoyait le calendrier de transition.

  • Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche 31 mars à Rabat "pour l'ensemble des droits et des libertés", affichant leur mécontentement à l'égard de la politique du gouvernement, à l'appel notamment de deux organisations syndicale. Organisée sous le signe "Pour l'ensemble des droits et des libertés", cette manifestation s'est déroulée dans le calme, le cortège brandissant des pancartes et scandant des slogans anti-corruption, "contre la vie chère et pour l'emploi", et plus généralement contre la politique du gouvernement.

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