• Contributor | Gouvernance

    Le Burkina Faso était le fer de lance du coton transgénique en Afrique de l'Ouest. Très déçues par les rendements et la qualité de ce coton OGM, les sociétés cotonnières burkinabè reviennent cette année au coton conventionnel. Les raisons de l'échec sont inhérentes au coton OGM lui-même. Plus sophistiqué, avec des capsules plus grosses, le coton transgénique ne souffre aucun bricolage. Il exige une dose très précise d'engrais. Or il n'a pas bénéficié de soins aussi exacts, étant donné l'habitude qu'ont les cotonculteurs de détourner une partie des intrants subventionnés pour les autres cultures, en particulier vivrières, qui n'en bénéficient pas. Mais la plus mauvaise surprise, c'est la baisse de qualité de la fibre.

  • Une des plus grandes tragédies politiques de l’Afrique contemporaine connaîtra peut-être son épilogue le 24 mai prochain. On saura en effet, ce jour-là, si la Cour de cassation décide ou non de l’ouverture d’une enquête judiciaire dans l’affaire Thomas Sankara, l’idole de toute une génération assassinée le 15 octobre 1987, à trente-huit ans. Quelques années après l’assassinat de Sankara, un médecin militaire avait délivré à la famille une attestation portant curieusement la mention « mort naturelle ». Une plainte contre X des ayants droit pour « assassinat et faux en écriture administrative » avait été déclarée irrecevable en 1997. Une nouvelle plainte a été déposée en 2002 pour « séquestration ».

  • Contributor | Gouvernance

    Bérénice Ouedraogo Petit, originaire du Burkina Faso, a expérimenté le droit de vote d’un étranger… à la présidentielle française. Elle a en effet réussi à voter lors du premier tour alors qu’elle n’est pas française. Comment est-ce possible ? Elle a été la première surprise de recevoir une carte d’électeur. Car cela fait plusieurs années qu’elle se démène en vain pour obtenir la nationalité française. Elle avait déjà reçu une carte pour les cantonales. Mais elle n’avait pas osé aller voter. Pour les présidentielles, elle a hésité… puis elle a fini par aller glisser son bulletin dans l’urne. Par « défi ». Mais aussi pour attirer l’attention sur sa situation. Mission accomplie.

  • CIJS | Panafricanisme

    Charles Taylor a été jugée coupable de crimes contre l’humanité le 26 avril, par le TPI de La Haye. Le même jour, à Ouagadougou, la justice burkinabé décidait d’un énième report dans le dossier de l’assassinat de Thomas Sankara. Mais pour le CIJS, la mobilisation continue pour la manifestation de la vérité.

  • Contributor | Gouvernance

    La Coalition des organisations de la société civile sur le changement climatique au Burkina Faso (COS3C), a organisé, du 26 au 27 avril 2012 à Ouahigouya, un atelier de formation des acteurs impliqués dans la protection de l'environnement. L'objectif était de leur inculquer les bonnes pratiques d'adaptation au changement climatique. Les partages ont porté sur de nouvelles techniques pour lutter efficacement contre les effets néfastes des changements climatiques, mais aussi de protéger les populations qui sont en milieu rural.

  • En juillet 1987 Thomas Sankara dénonçait le système d’exploitation et d’oppression de la dette, appelant à la mise en place d’un front uni. Vingt-quatre plus tard, les mêmes mécanismes qu’il dénonçait sans rencontrer l’écho souhaité perdurent avec des effets plus dévastateurs. En octobre prochain, les mouvements sociaux d’Afrique rendent hommage à cette lutte pionnière de Sankara et répondent à son appel pour un front uni contre la dette.

  • Une unité de transformation du soja a été inaugurée le 27 mars 2012 à Ouagadougou. C'est l'ONG l'Orange bleue Afrique qui a travaillé d'arrache-pied avec les 80 producteurs de soja des 9 villages de la Kossi, en vue de concrétiser le projet d'implantation d'une usine de transformation de ce produit au secteur n°8 de Ouagadougou. Selon le coordonnateur de cette structure, le coût du projet s'élève à environ 70 000 euros, soit plus de 45,5 millions de FCFA.

  • L’ambition du gouvernement burkinabé de profiter de la campagne agricole sèche pour atténuer le déficit céréalier, à l’issue de la campagne hivernale normale 2011-2012, se trouve être difficilement réalisable, au regard de certains constats. Au nombre des difficultés rencontrées, le manque d’eau et de moyens des producteurs risque de compromette la production escomptée. C’est le cas des périmètres aménagés tel que celui de Koligdi dans la région du Centre-Ouest.
    Justice alimentaire

  • Un an après le début des révoltes populaires qui ont duré plusieurs mois, la situation au Burkina Faso s'est stabilisée. Selon les observateurs, toutefois, le calme demeure précaire. Le gouvernement a adopté plusieurs mesures pour tenter d'apaiser ses détracteurs. Il a notamment augmenté les salaires des fonctionnaires, intensifié la lutte contre la corruption et subventionné certaines denrées alimentaires. Les prix élevés continuent toutefois de poser d'énormes problèmes aux personnes démunies. Un jeune sur quatre est au chômage et une grande partie de la population croit que le gouvernement n'est pas en phase avec les priorités des citoyens.

  • Contributor | Arts

    La deuxième édition des journées cinématographiques de la femme africaine de l’image (JCFA) se tiendront du 3 au 7 mars prochain à Ouagadougou, en prélude à la journée internationale de la femme initiée par les Nations unies et célébrée le 8 mars. Ces journées qui ont lieu tous les deux ans, en alternance avec le Fespaco, réuniront productrices, réalisatrices, scénaristes, comédiennes, monteuses, costumières, etc., autour du thème "Femme, cinéma et formation professionnelle.

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  • Contributor | Gouvernance

    Le Fonds de développement de l’électrification (FDE) a été du 13 au 17 février derniers l’hôte des agences et sociétés nationales d’électrification de six pays d’Afrique francophone venus s’inspirer de l’exemple du Burkina Faso en matière de promotion et de vulgarisation du courant électrique dans les zones reculées du pays. Le Burkina se distingue, dans le déroulement de son programme d’électrification rurale, par l’institution de coopératives d’électricité (Coopel) et par l’utilisation de procédés techniques adaptés pour amoindrir les frais.

  • Contributor | Gouvernance

    Sept concasseurs d'amendes de karité, cinq barattes et six moulins de marques différentes ont fait l'objet d'une évaluation le 20 janvier 2012 à l'Institut de recherche en sciences appliquées et technologiques (IRSAT) de Ouagadougou. Ce fut à la faveur d'une journée de restitution organisée par l'IRSAT et la Dynamisation des filières agro-alimentaires du Burkina (DYFAB). La filière karité est un secteur dont la substantielle contribution à la création d'emplois et de revenus aux femmes burkinabè ne souffre plus de débat tellement les résultats sont visibles sur le terrain. Mais l'extraction artisanale ne permet pas une fabrication en grande quantité.

  • Contributor | Gouvernance

    Un mandat d'arrêt international a été lancé contre l'homme d'affaire et opposant mauritanien Moustapha Ould Limam Chavî, le 28 décembre dernier. Installé au Burkina Faso et proche du président burkinabé, ce dernier est accusé par la justice mauritanienne de "terrorisme", au même titre que trois activistes d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) contre lesquels des mandats d'arrêts internationaux ont été également lancés le même jour.

  • Contributor | Gouvernance

    «Création et développement des entreprises du disque au Burkina Faso : enjeux, difficultés et perspectives», est le titre de l'ouvrage de Issoufou Saré, titulaire d'un master en Développement, spécialités des industries culturelles de l'université Senghor d'Alexandrie (Egypte). Le livre a été publié en 2011 aux éditions universitaires européennes et traite des difficultés des entreprises culturelles dans la filière du disque au Burkina Faso. Il édifiera surement tous ceux qui désirent se lancer dans l'entrepreneuriat culturel.

  • Depuis quatorze ans le Comité International pour la Justice sur Sankara ne désarme pas dans sa quête de vérité sur l’assassinat de ce dernier, mais aussi pour que cesse cette impunité dans laquelle se perpétuent les assassinats des internationalistes. A l’occasion du 62e anniversaire de la naissance de Thomas Sankara, Aziz Salmone Fall revient sur les aveux et témoignages qui situent les responsabilités et corroborent les complicités autour de l’assassinat, le 17 octobre 1987, de celui qui a incarné l'espoir d’une véritable rupture d’avec l’ordre colonial en Afrique. Il rappelle aussi le sens de ses engagements et de son action politique.

  • L’exigence d’une enquête indépendante sur l’assassinat de Thomas Sankara se pose toujours, vingt-quatre ans après sa mort. Il s’agit d’une exigence de vérité, d’un devoir pour la communauté internationale, d’un droit pour la famille Sankara, d’«une nécessité pour l’avenir de ce continent qui ne saurait se construire avec une histoire amputée de la vérité sur un des épisodes majeurs de la fin du 20eme siècle». D’où cette pétition visant au moins 8000 signatures afin que lumière soit…

  • Le 27 octobre 2012, un quart de siècle sera passé depuis l’assassinat de Sankara. Malgré les témoignages qui accréditent un complot international, le silence des coupables et des complices continue jusqu'à présent d’entretenir le mystère. Mais la mobilisation demeure pour que l’année 2012, celle du 25e anniversaire de son assassinat, soit celle de la vérité et de la justice.

  • Ceci est une déclaration de l’Union pour la renaissance/ Parti sankariste (UNIR/PS), à l’occasion du 62e anniversaire de la naissance du président Thomas Sankara. Le parti saisit l’occasion pour rappeler sa ligne idéologique et politique.?

  • Dans le cadre de la journée nationale de la liberté de la presse, célébrée le 20 octobre de chaque année au Burkina Faso, le Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ), a procédé au lancement de la 2e édition du prix de la meilleure journaliste dans la soirée mercredi 19 octobre dernier à Ouagadougou. «Le prix de la meilleure journaliste burkinabè» va encourager, selon ses organisateurs, les femmes à embrasser la profession de journaliste au Burkina Faso et celles qui y sont déjà à cultiver l'excellence. «Toute journaliste professionnelle, conformément à la loi portant régime juridique au Burkina Faso, est éligible à ce prix», a expliqué Alima Fanta Ouédraogo, membre du jury de l'édition 2010.

  • Bientôt un quart de siècle que Thomas Sankara a disparu. Au Panthéon des dignes fils de l’Afrique assassinés par les anciens colons et leurs complices africains, il a rejoint les Lumumba, Um Nyobé, Félix Moumié, Osendé Afana, Ben Barka, Outel Bono, Pierre Mulele, etc. Mais aujourd’hui que l’Afrique a plus que jamais besoin de l’esprit et de l’action sankariste, Guy-Marius Sagna regrette que Sankara ne soit pas la référence qu’il aurait dû être.