• Contributor | Gouvernance

    Le chef de l'armée de Guinée-Bissau, José Zamora Induta, a été renversé le 1er avril parce qu'il gérait l'institution comme "une propriété privée" et la menait vers le "chaos", a estimé le nouvel homme fort de l'armée, Antonio Indjai. Ce dernier a fait cette déclaration dans une lettre au procureur général de Guinée-Bissau, datée du 12 avril et authentifiée auprès de plusieurs officiers bissau-guinéens.

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    La confusion régnait le 1er avril en Guinée-Bissau, où le Premier ministre Carlos Gomes Junior, a été arrêté par des "jeunes soldats", mais où des centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de la capitale Bissau pour demander sa libération. La radio nationale a interrompu ses programmes pour diffuser de la musique militaire. Des soldats étaient visibles autour des casernes et de la radio nationale.

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    Un journaliste de la radio privée "Bombolom FM" en Guinée-Bissau, Mama Saliu Sani, également conseiller en communication du procureur général bissau-guinéen, a échappé dans la nuit du 24 au 25 février à une "tentative d'assassinat", a indiqué une source policière. Selon cette source, des hommes non identifiés armés d'armes blanches ont pénétré dans la maison du journaliste vers 02H 00. L’intervention des voisins les a fait fuir. Les assaillants ont laissé sur place une machette, un poignard et un "coupe-coupe", ainsi qu'un avertissement en ces termes : "va dire au procureur que nous te tuerons à tout prix et on verra ce qu'il fera".

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    Le Parlement de Guinée-Bissau a approuvé un projet de loi instituant le versement d'une caution de 20 millions de FCFA (environ 30.000 euros) pour tout candidat à l'élection présidentielle. D'après le député Nelson Moreira, membre de la Commission juridique du Parlement, la mesure a été approuvée le 10 novembre par les députés et il ne reste qu'à connaître la décision du président Malam Bacai Sanha. "Le président peut imposer son veto, s'il croit qu'elle est anticonstitutionnelle. Dans ce cas, la loi retourne au Parlement et sera de nouveau soumise à l'appréciation des députés. Si elle est approuvée de nouveau par les deux tiers des députés, elle sera automatiquement promulguée.

  • Le recours à la contraception est en hausse en Guinée-Bissau, tant dans les zones urbaines que rurales, l’accès aux soins de santé reproductive et infantile s’étant amélioré et les messages sur la planification familiale commençant à être assimilés, selon des responsables des services de santé et des personnels des Nations Unies. En Guinée-Bissau, 98 des 114 centres de santé proposent désormais des services de planification familiale et 10 pour cent des femmes utilisent des contraceptifs. Bien que peu élevé, ce pourcentage constitue néanmoins une amélioration, note-t-on au niveau du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et du ministère de la Santé.

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    Le chef de l'Etat bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha a demandé le 3 novembre aux députés de "réfléchir à la nécessité d'une révision profonde de la Constitution" pour éviter l'instabilité politique, à l'ouverture d'une réunion de l'Assemblée nationale. Les députés examineront durant la session parlementaire plusieurs points portant notamment sur le budget de l'Etat et la révision de certains articles de la Constitution qui n'ont pas été précisés. Selon des observateurs, les "mauvaises interprétations" de la Constitution sont une des causes de l'instabilité politique en Guinée-Bissau. Le président bissau-guinéen a également demandé aux députés de créer une Cour constitutionnelle.

  • Petit pays de seulement 1 500 000 habitants, la Guinée-Bissau – qui possède l’une des meilleures pluviométries de l’Afrique de l’Ouest, des terres très fertiles et l’une des zones maritimes les plus riches de la sous-région – est traversée de manière cyclique par des secousses depuis son indépendance, en 1974. Un parcours jalonné de guerres, de coups d’Etat, d’assassinats et d’exactions de toutes sortes, qui ont fini d’installer le pays dans des difficultés institutionnelles, politiques, économiques, sociales… Mais aujourd’hui, la Guinée-Bissau semble avoir amorcé un nouveau virage – que l’on espère sans embardée – avec l’élection du président Malam Bacaï Sahna.

  • A Bafata, en Guinée-Bissau, des enfants font du porte à porte pour compter les moustiquaires, surveiller le lavage des mains et vérifier la distance séparant la cuisine des toilettes. Cette activité fait partie des initiatives prises par les autorités et des ONG de santé pour combler le fossé entre les messages de prévention du choléra et les pratiques des habitants, suite à une épidémie qui a fait environ 220 morts et au moins 13 000 personnes infectées. ??La maison la plus propre est décorée d’un drapeau national, et la famille concernée est célébrée dans les écoles et à la radio locale.

  • L’archipel des Bijagos, plaque tournante de la drogue au large de Bissau, n’a ni police judiciaire ni système de communication ou de surveillance. C’est le « lieu idéal » pour débarquer de grandes quantités de cocaïne, d’après un responsable de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) à Bissau. Les trafiquants déchargent leurs cargaisons d’un bateau à l’autre, ou les acheminent par avion, en utilisant des pistes d’atterrissage construites clandestinement sur ces îles sous-développées. ??Etant donné l’absence de forces de police sur les îles Bijagos, il est presque impossible d’appréhender les criminels, explique un inspecteur de la police judiciaire portugaise impliqué dans la formation des policiers de l’ancienne colonie portugaise.

  • Le deuxième tour de la présidentielle en Guinée Bissau, qui a porté au pouvoir Malam Bacai Sanha le 26 juillet 2009, est un nouvel espoir pour sortir ce pays d’une tendance vers la « somalisation ». Cependant, pour un pays qui n’a pas connu de stabilité politique réelle depuis le début des années 1980 et a traversé de nombreuses péripéties dramatiques, les équilibres sont précaires. Mais pour Eugène Tavarès, si un début de prise de conscience se manifeste au niveau national, le salut de la Guinée-Bissau ne repose pas seulement sur les fils de ce pays. Cela relève aussi de la responsabilité et de l’implication de l’Union africaine et de la communauté internationale.

  • Le Bureau des Nations Unies à Bissau aidera les autorités politiques et judiciaires de Bissau à élucider les circonstances qui ont conduit au double assassinat du président Joao Bernardo Vieira et du chef d'état-major des armées, le général Tagme Na Waié. Ces derniers jours, des réunions ont été tenues entre des éléments de l'ONU et les procureurs bissau-guinéens qui mènent des enquêtes, ainsi qu’avec le procureur général de la République. Le diplomate onusien a informé le procureur de la disponibilité des Nations Unies pour l'éclaircissement de l'affaire, et a annoncé la venue des experts à Bissau pour renforcer l'équipe locale à cet effet.

  • Chaque année l'Etat bissau-guinéenn paie des salaires à 3.000 "employés fantômes" de la Fonction publique, a dénoncé son ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de l'Etat, lors d'une conférence de presse le 5 août. Le phénomène a été décelé en faisant la première évaluation du recensement des fonctionnaires financé par l'Union européenne dans le cadre du programme de réforme de l'administration publique en Guinée-Bissau. "Avant le recensement, il a été estimé que le total des personnes interrogées atteindrait environ 18.700 personnes".

  • Contributor | Gouvernance

    Malam Bacai Sanha, du PAIGC (au pouvoir) a remporté le second tour de l’élection présidentielle en Guinée Bissau, disputé le 26 juillet. Selon les résultats proclamés, M. Sanha a obtenu 224 259 voix, soit 63,31 pour cent des suffrages exprimés, contre 36,69 % à son adversaire Kumba Yala, du Parti du Renouveau Social (PRS). Un taux de participation de 61 pour cent a été enregistré lors de ce scrutin qui a concerné environ 600.000 électeurs répartis dans les 8 régions que compte la Guinée Bissau. Agé de 62 ans, M. Sanha a été à trois reprises candidat malheureux à la présidentielle dans son pays.

  • Les Bissau-Guinéens ont élu Malam Bacai Sanha pour succéder à Nino Vieira, assassiné le 1er mars dernier. A Bissau, on espère une aube nouvelle dans un pays ravagé depuis près de trente par la violence politico-militaire. Mais cet espoir sera vain tant que le pays ne connaîtra les mutations nécessaires au niveau de ses forces de sécurité. Une première phase avait avorté ; la seconde devrait commencer vers la fin de cette année, en collaboration avec l’Union européenne (Ue). L’entreprise risque d’être difficile, tant le corps à guérir est démesurément malade.

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    Les Bissau-Guinéens sont finalement allés aux urnes pour l’élection présidentielle du 28 juin dernier. Dans le contexte de violence qui a vu se faire assassiner, entre le 1er mars et cette date, l’ancien président de la République, le chef d’Etat major des armées, puis deux candidats à la présidentielle, beaucoup doutaient d’une telle perspective. Malgré toutes les incertitudes qui planaient sur le processus électoral, le scrutin a donc eu lieu, dégageant un 2e tour qui va opposer Malam Bacai Sanha et Kumba Yala. Dans cette analyse, Mamadou Aliou Diallo offre un regard sur le contexte de l’entre-deux tours et pose les forces et faiblesses des deux protagonistes. Mais pour lui, quel que soit le vainqueur, ce qui permettra de sortir la Guinée Bissau de son cycle de violence permanente ne proviendra pas uniquement du verdict des urnes.

  • Contributor | Gouvernance

    C’est le jeudi 2 juillet que la Commission nationale des élections devait proclamer les résultats provisoires de l’élection présidentielle. D’ores et déjà il semble bien qu’on se dirige vers un second tour. Celui-ci devrait opposer Mallam Bacaï Sanha le candidat du parti au pouvoir, à Kumba Yala le candidat du PRS, le principal parti d’opposition. C’est le Premier ministre Carlos Gomes Junior, qui l’a annoncé, sur la foi des comptages de voix effectués par son parti. Cette déclaration a provoqué la colère du PRS, dont un responsable parle d’attitude irresponsable, accusant le PAIGC de préparer des fraudes et affirmant qu’il faut attendre les résultats officiels pour parler de second tour…

  • Quelque 523 000 électeurs bissau-guinéens vont aux urnes ce dimanche 28 juin, pour élire le successeur du président Joao Bernardo Vieira, assassiné le 1er mars dernier. Ces consultations constituent un défi majeur pour un papier déchiré par la violence politique, avec une armée omniprésente dans la gestion des affaires de l’Etat, traversée par des contradictions qui ont donné lieu à des séries d’assassinats. Ainsi, au début de la campagne électorale, deux candidats avaient été assassinés. Mais là où on craignait de voir le processus menant au scrutin s’arrêter, les autorités ont maintenu le vote. Et les Bissau-Guinéens espèrent tourner une longue page sanglante de leur histoire, avec ces élections.
    Dans l’article qui suit, Eugène Tavarez explique les contradictions qui ont fait le lit de la violence au pays d’Amilcar Cabral, héros de l’indépendance, pour l’installer dans une spirale de violence qui dure depuis bientôt trente ans.

  • Contributor | Gouvernance

    La Banque mondiale a accordé le 16 juin un don de 8 millions de dollars à la Guinée-Bissau en vue d'une meilleure mise en œuvre du processus de la stratégie pour la réduction de la pauvreté (SRP) du pays. Cette aide vise à contribuer à la rupture du cercle vicieux de la faible croissance économique, de l'insuffisance de la gouvernance et de l'instabilité politique, dans lequel se trouve enfermée la Guinée-Bissau ces dix dernières années, depuis la guerre civile de 1998-99.

  • Contributor | Gouvernance

    Une réforme militaire en profondeur est le seul moyen d'enrayer le cycle de coups d'Etat et d'assassinats en Guinée-Bissau et d'empêcher les cartels de la drogue latino-américains de renforcer leur emprise sur le petit Etat d'Afrique occidentale, estime l'ancien Premier ministre bissau-guinéen en exil, Aristide Gomes. Le 5 mai, la gendarmerie a abattu un candidat à l'élection présidentielle du 28 juin, Baciro Dabo, ainsi qu'un ancien ministre de la Défense, Helder Proenca, en les accusant tous deux de fomenter un coup d'Etat.

  • Contributor | Ressources

    La campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 28 juin en Guinée-Bissau, qui devait débuter le 6 juin, a été repoussée à une date ultérieure en raison des évènements survenus la veille. Selon le vice-président de la commission électorale, « il faut que les conditions de sécurité soient réunies pour tous pour que la campagne puisse démarrer effectivement», ajoutant le report « est de la compétence du président de la République mais la loi est très claire". "La loi prévoit qu'en cas de décès d'un candidat ou d'une situation d'instabilité, le président de la République décide du report après avoir entendu le président de la Cour suprême", a-t-il expliqué.