• Pour la société civile malienne le coup de force perpétré par les militaires pour confisquer le pouvoir est injustifiable. Mais devant la volonté de gouvernance inclusive qu’affiche la junte, elle estime qu’il y a là une opportunité de mieux prendre en charge les crises multiformes qui affectent le pays et de mettre en place les schémas d’une meilleure gouvernance.

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  • Pour parer à tout risque lié à un éventuel « syndrome ivoirien », le ministère français des Affaires étrangères a indiqué le 2 avril sur son site internet qu'il conseillait à ses quelque 5 000 ressortissants « dont la présence n'est pas indispensable de quitter provisoirement » le Mali, « compte tenu de l'instabilité de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans le pays et notamment à Bamako». « Il est recommandé d'éviter tout déplacement au Mali jusqu'à nouvel ordre », ajoute le Quai d'Orsay, alors que les rebelles touaregs et des groupes armés islamistes progressent vers le Sud.

  • Les rebelles touareg maliens ont pris le 1er avril le contrôle de Tombouctou, dont la chute consacre leur mainmise sur la quasi-totalité du nord du Mali, suscitant une inquiétude croissante dans la région. Impuissante à endiguer cette progression fulgurante, et sous pression des pays voisins, la junte militaire en place depuis moins de deux semaines à Bamako a promis le retour au pouvoir civil et un gouvernement de transition, sans pour autant fixer de calendrier.

  • L'Afrique de l'Ouest a lancé le 29 mars un ultimatum de 72 heures à la junte au pouvoir au Mali depuis le 22 mars, brandissant la menace d'un embargo diplomatique et financier faute d'un retour à l'ordre constitutionnel après la chute du président Amadou Toumani Touré. Les sanctions incluent une interdiction de voyager et un gel des avoirs dans la région pour les membres de la junte. Surtout, elles visent à une asphyxie de ce pays, avec la fermeture des frontières, la fermeture de l'accès aux ports des pays côtiers de la zone et un gel des comptes du Mali à la banque centrale ouest-africaine (BCEAO).

  • Difficile de voir les signes d'un putsch au Mali. Le coup d'État d'une poignée d'officiers et d'hommes du rang qui a balayé le régime du président Amadou Toumani Touré, dit «ATT», semble oublié. À l'aéroport de la capitale, c'est tout juste si quelques sous-officiers surveillent les allées et venus des étrangers qui quittent en masse le pays. La junte désormais au pouvoir, semblait jusqu'à présent n'avoir qu'un contrôle très partiel des événements. Le 28 mars, la manifestation de soutien à la junte organisée place de l'Indépendance a connu une affluence inattendue.

  • A la suite d'une manifestation pro-junte à l'aéroport de Bamako, les chefs d'Etat ouest-africains ont annulé le 29 mars, au dernier moment, leur venue au Mali, où ils devaient arracher un compromis pour le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'Etat militaire du 22 mars. Ils entendaient protester contre l'arrivée prévue à la mi-journée de cette délégation de chefs d'Etats de la CEDEAO, conduite par le président ivoirien Alassane Ouattara.

  • Contributor | Gouvernance

    Au Mali, la situation est toujours incertaine. Quatre jours après le putsch militaire, il n’y a aucune nouvelle encore du président évincé, Amadou Toumani Touré. La quinzaine de membres de son régime aux mains de la junte menace de se livrer à une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention. Beaucoup d’interrogations aussi alors que les putschistes sont toujours, semble-t-il, très isolés. Deux collectifs viennent d’être créés. L'un, le MP22 soutient la junte, l'autre, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République, la condamne.

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  • Le mouvement islamiste armé touareg Ançar Dine ("défenseur de l'islam", en arabe) affirme qu'il contrôle le nord-est du Mali et qu'il veut libérer au moins cent dix prisonniers civils et militaires qu'il détient, dans un communiqué adressé mardi 20 mars, à l'AFP. Sans en préciser la teneur, un haut responsable du HCIM a confirmé à l'AFP avoir reçu un message d'Ançar Dine, qui veut imposer la charia (loi islamique) au Mali par "la lutte armée". Ce mouvement a été créé par une figure des rébellions touareg des années 1990 au Mali, Iyad Ag Ghaly, qui combat aujourd'hui l'armée malienne auprès d'une nouvelle rébellion touareg, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA).

  • Contributor | Gouvernance

    Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a appelé au respect de l’ordre constitutionnel au Mali où des millitaires ont pris le pouvoir le 21 mars. Un communiqué publié à Addis-Abeba indique que M. Ping «est particulièrement préoccupé par les actes répréhensibles perpétrés actuellement à Bamako par des éléments de l’armée malienne». Selon le communiqué, M. Pingi continue «de suivre de près» l’évolution de la situation et est en contact avec le président en exercice de l’UA, le Béninois Boni Yayi, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’autres acteurs internationaux concernés.

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  • La touriste britannique dont l'enlèvement à Lamu, au Kenya, avait contraint les forces kenyanes à lancer une offensive militaire en Somalie, a été libérée après près de six mois de détention, a déclaré sa famille mercredi 21 mars. Son époux avait reçu une balle en pleine poitrine en résistant à l'enlèvement en septembre alors que les ravisseurs armés s'étaient enfuis avec sa femme comme otage. Les troupes kenyanes qui luttent contre les menaces persistantes des rebelles somaliens d'Al Shabaab se sont lancées dans une poursuite des présumés ravisseurs, mais on ne sait pas si elles ont réussi à localiser sa position et si elles sont impliquées dans sa libération.

  • Le mécontentement d'une partie de l'armée malienne n'est pas une surprise. Depuis plusieurs semaines, la difficulté rencontrée par les militaires maliens face aux Touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) avait rendu fébriles les hommes de terrain (et même de nombreux gradés). Après l'attaque d'Agueloc et le coup de feu terrible des rebelles contre les forces loyalistes, les soldats maliens sont restés ébranlés. Leurs familles aussi : fin janvier, les femmes de militaires avaient organisé une marche.

  • Les rebelles touaregs ont profité de la confusion provoquée par le coup d'Etat à Bamako pour gagner du terrain dans le nord du Mali en s'emparant de positions abandonnées par les forces gouvernementales. A des centaines de kilomètres de là, les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) se sont approchées des grandes villes du désert recouvrant le nord du Mali, qui sert aussi de sanctuaire aux islamistes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Un officier malien en poste à Kidal a déclaré que les rebelles avaient pris possession du camp militaire d'Anefis, situé 100 km plus loin en direction du sud-ouest et abandonné par les forces gouvernementales.

  • Des troupes éthiopiennes et du gouvernement somalien de transition (TFG) ont pris le 22 mars la localité de Hudur, dans le sud-ouest de la Somalie, évacuée auparavant par les insurgés islamistes somaliens shebab qui la tenaient. Située à environ 90 km de la frontière éthiopienne et à 300 km au nord-ouest de Mogadiscio, Hudur, désertée par une partie de ses quelque 7.000 habitants, est la capitale de la région de Bakol, contrôlée par les shebab qui avaient déjà dû abandonner en février aux forces éthiopiennes leur bastion de Baïdoa, capitale de la région de Bay voisine.

  • Après le coup d'Etat de la nuit, la journée du jeudi 22 mars 2012 a été marquée par de nombreuses scènes de pillages à Bamako, des arrestations et l'instauration d'un couvre-feu nocturne. Le bilan provisoire humain de la mutinerie serait d’au moins quatre personnes tuées dont un mutin. Les insurgés ont le soutien des soldats de base mais peinent à obtenir des ralliements des officiers supérieurs et des responsables politiques. Jusqu'à présent seul Oumar Mariko, du parti Sadi, soupçonné d'activisme auprès des militaires, s'est déclaré prêt à travailler avec les putschistes.

  • Contributor | Gouvernance

    La Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) ont annoncé le 22 mars qu'elles suspendaient leur aide au Mali après le coup d'Etat qui a eu lieu dans ce pays contre le président Amadou Toumani Touré. Selon le communiqué, les deux organisations se joignent à l'Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour condamner le coup d'Etat militaire, exhorter à une résolution rapide de la crise et appeler au retour du gouvernement légitime afin de conserver les gains de développement du pays et de son peuple.

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  • Contributor | Gouvernance

    Une importante délégation ministérielle s'est rendue le 15 mars à Kidal dans le nord du Mali. Objectif : informer l'administration locale sur l'organisation de l'élection des conseillers nationaux prévue le 25 mars et du scrutin présidentiel, ainsi que du référendum constitutionnel prévus le 29 avril prochain. L'élection des conseillers ne pourra pas se tenir dans les circonscriptions et le gouvernement propose qu’elle se fasse à Kidal où règne un climat de psychose, la population pensant qu'après la chute des casernes d'Aguellok, d'Amachache et de Tinzaouatene, les rebelles du MNLA vont attaquer la ville.

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  • Près de 72.000 personnes déplacées dans le nord du Mali vivent dans des "conditions d'extrême précarité", a indiqué le 16 mars le CICR (Comité international de la Croix-Rouge) dans un communiqué. En plus des 34.500 personnes déplacées dans la région de Gao, le CICR et la Croix-Rouge malienne ont recensé quelque 25.500 déplacés dans la région de Kidal et 12.000 dans la région de Tombouctou. Les déplacés et les communautés qui les accueillent sont parfois dans une situation très critique.

  • Au nord du Mali, depuis la prise du camp militaire de Tessalit le 11 mars, le CICR essaie de se rendre sur place. Mais son équipe a été refoulée. Ce groupe d'humanitaires devait venir en aide aux familles déplacées et aux blessés. Le CICR a été refoulé par des « hommes en armes », dont on ignore qui ils sont. Le MNLA, qui contrôle désormais la ville et a invité le CICR, assure être totalement étranger à l'interception du convoi. De toute évidence, le groupe rebelle ne règne pas en seul maître à Tessalit. Les regards se tournent vers le groupe de combattants islamistes Ançar Dine, dont les membres ont été aperçus le 10 mars aux abords de la caserne Amachach de Tessalit.

  • Les rebelles touaregs du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) ont pris le 11 mars 2012 le contrôle d'un camp militaire à Tessalit, dans le nord-est du Mali. Les versions divergent sur les conditions dans lesquelles le camp est tombé. Selon le MNLA, il y a eu plusieurs assauts, des combats, des victimes du côté de l'armée et des prisonniers. Le gouvernement malien, affirme en revanche que les militaires ont évacué le camp en bon ordre, avec leurs familles et sans combats. Tessalit est un poste stratégique. Pour lutter contre l’insécurité dans le Sahel, au moins deux pays occidentaux ont voulu y installer une base militaire.

  • Contributor | Gouvernance

    La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) accueillera en avril prochain sa 3e valeur télécom, la Société des télécommunications du Mali (Sotelma). L’État malien a décidé de céder 29% du capital de l’opérateur. Les titres seront mis en vente au prix de 30 000 et 35 000 F CFA. Pilotée par trois sociétés d’intermédiation à Bamako et à Abidjan (SGI Mali, Phœnix Capital Management et EIC Ecobank), cette offre publique de vente devrait permettre à Sotelma d’engranger plus de 100 milliards de francs CFA. Ce qui devra lui permettre de poursuivre sa modernisation et de faire face a la concurrence, notamment avec l’arrivée annoncée d’un troisième opérateur sur le marché malien.

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