• Une année après sa détention à Kigali, au Rwanda, Laurent Nkunda, chef rebelle congolais, continue à faire parler de lui. Ses avocats ont saisi la Cour Suprême de Justice rwandaise pour solliciter la mise en liberté de leur client. Ils avancent comme argumentaire que jusqu’à ce jour, il n’y a ni mandat d’arrêt émis, ni aucune inculpation prononcée contre Nkunda. L’un d’eux s’est même dit confiant de voir Nkunda incessamment libre alors qu’à l’audience du 2 mars 2010, la CSJ du Rwanda n’a pu examiner l’affaire, pour donner le motif réel de l’arrestation de ce général déchu. Elle s’est donnée, par contre, le temps jusqu’au 26 mars prochain pour dire si oui ou non, elle va statuer sur le cas.

  • La veuve de Juvénal Habyarimana, l'ancien président rwandais assassiné en avril 1994, a été interpellée le 2 mars, avant d'être libérée et placée sous contrôle judiciaire par le parquet général de Paris. Elle a dorénavant interdiction de quitter le territoire français et devra se présenter une fois par mois au commissariat. La demande d'arrestation émanait des autorités rwandaises, qui l'accusent d'être impliquée dans la planification du génocide rwandais de 1994. La justice devra donner ou non son accord pour une extradition. ".

  • Les responsables du génocide rwandais de 1994 doivent être retrouvés et punis, a déclaré le président français Nicolas Sarkozy, tout en assurant que la justice française, qui a émis des mandats d'arrêts à l'encontre de proches du président Paul Kagamé, agissait en toute indépendance. Ces mandats, liés à la destruction en vol de l'avion du président Juvénal Habyarimana, dont la mort avait déchaîné la majorité hutue du Rwanda contre la minorité tutsie, avaient provoqué la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali, qui viennent tout juste d'être rétablies.

  • Attirés par les activités commerciales de Goma, la grande ville du Nord Kivu, de jeunes Rwandais traversent chaque matin la frontière qui sépare leur pays de la RD Congo pour tenter d'y gagner de quoi se nourrir. Ils s’ajoutent ainsi aux enfants de la rue congolais que les autorités et ONG ont bien du mal à prendre en charge. Leur circulation s’est accrue avec le renforcement des liens entre les deux pays et la libre circulation des biens et des personnes.

  • Trois journalistes ont été condamnés en prison le 22 février dernier au Rwanda, pour un article relatant une prétendue liaison extraconjugale entre la mairesse de la capitale rwandaise, Kigali, et un ministre. Charles Kabonero, Didas Gasana, et Richard Kayigamba, respectivement ancien directeur de publication, rédacteur en chef par intérim et reporter à l’hebdomadaire privé en langue kinyarwanda Umuseso, ont été condamnés par contumace pour immixtion dans la vie privée du ministre des Affaires du cabinet et de la mairesse de Kigali.

  • Contributor | Gouvernance

    À six mois de la prochaine élection présidentielle au Rwanda, le gouvernement de Paul Kagame réprime systématiquement ses opposants en les accusant de propager une «idéologie génocidaire», dénonce Human Rights Watch. Les agressions contre les militants des partis de l'opposition se multiplient, constate aussi l'organisation de défense des droits humains. Le 3 février dernier, la présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), Victoire Ingabire, ainsi qu'un de ses collègues, ont été agressées lors de ce qui s'apparente à une «attaque bien planifiée». Selon des témoignages, les policiers présents lors de cette attaque ne sont pas intervenus pour y mettre fin.

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  • Une réunion entre les experts congolais, rwandais et du Hcr, à Kigali, devait aboutir, le 17 février, à un accord de rapatriement volontaire des réfugiés tant congolais que rwandais. La question du retour des réfugiés a toujours été la pomme de discorde entre Kinshasa et Kigali. On parle de 89.000 Rwandais qui vivent au Congo et qui sont intéressés par ce rapatriement. Quant aux 53.000 réfugiés congolais vivant au Rwanda, leur rapatriement n’est pas aussi chose aisée.

  • Des réfugiés hutus rwandais hébergés par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans les sites de Lusuku, Tshabobo et Katshia dans la chefferie de Katshisungu, en territoire de Luilu, district de Kabinda, dans la province du Kasaï Oriental, ont déserté ces sites pour vivre avec la population autochtone. Une autorité locale a attribué cette situation au manque de suivi dans l'encadrement de ces étrangers par le HCR. Pour lui, cette cohabitation constitue "un danger" pour la population du territoire de Luilu.

  • Un opposant rwandais rentré d’exil en janvier dernier, Joseph Ntawangundi, a été arrêté le 6 février à Kigali M. Ntawangundi est l'assistant de Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU) et candidate au scrutin présidentiel d’août prochain. Mme Ingabire et M. Ntawangundi sont rentrés dans leur pays le mois dernier pour faire enregistrer leur formation politique créée en exil. Ce dernier, annonce-t-on, a été arrêté en exécution d’un jugement rendu en 2007 par le tribunal gacaca (justice populaire) de Ngoma, le condamnant à 19 ans de prison ferme après l’avoir reconnu coupable de participation au génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.

  • Contributor | Gouvernance

    L’homme daffaires rwandais en exil, Félicien Kabuga, présenté comme l’argentier du génocide de 1994, se trouve toujours au Kenya selon un diplomate américain. L'ambassadeur extraordinaire des Etats-Unis en charge des crimes de guerre, Stephen Rapp, a fait cette révélation le 9 février en visitant le Tribunal Pénal sur Rwanda, à Arusha. Le représentant américain venait de sentretenir du même sujet avec les responsables du Accusé notamment davoir commandé "les machettes du génocide", Kabuga, parent par alliance de l’ex-président Juvénal Habyarimana, est le plus recherché des 11 accusés du TPIR encore en fuite.

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  • Contributor | Gouvernance

    Un des principaux hebdomadaires indépendants au Rwanda, Umuseso, est menacé de cessation de paraître. Visé par deux différents procès, poursuivi par un ministre et la maire de Kigali pour "diffamation, lèse-majesté et immixtion dans la vie privée par voie de presse", le journal attend le verdict qui doit être rendu le 22 février prochain. A l’approche de l’élection présidentielle prévue au mois d’août, la crainte est réelle de voir les autorités restreindre l’espace laissé aux médias privés rwandais. Le Rwanda occupe la 157e place, sur 175 pays, du classement mondial 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Après l’Erythrée, la Somalie, et la Guinée équatoriale, il est le quatrième pays africain le moins bien classé.

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  • La justice belge a rouvert, le 3 février 2010, l'une des pages les plus sombres du génocide rwandais. Le tribunal civil de Bruxelles doit en effet se prononcer sur la plainte déposée par Florida Ngulinzira, veuve de l'ancien ministre des Affaires étrangères Boniface Ngulinzira, tué lors du massacre de l'école technique de Kigali en avril 1994. Mme Ngulinzira met en cause l'Etat belge et les casques bleus de la Mission des Nations Unies d’Assistance au Rwanda (Minuar) qui étaient présents dans la capitale rwandaise en avril 1994. Elle reproche aux casques bleus d'avoir « abandonné des personnes en danger de mort ». Plus de 2 000 personnes sont mortes cet après-midi d’avril 1994, Elles avaient trouvé refuge dans l’école technique officielle de Kigali.

  • L’opposante rwandaise Victoire Ingabire a été attaquée el 3 février, à Kigali par plusieurs hommes, qui ont également battu son assistant Joseph Ntawagundi. Mme Ingabire a été blessée et son sac à main et ses papiers ont été volés. Elle affirme que des membres des services de sécurité présents sur les lieux n’ont rien fait pour arrêter l’attaque. Cette femme politique, récemment rentrée d’exil, a annoncé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle au nom des Forces Démocratiques Unies, un parti non encore reconnu au Rwanda.

  • Qui a abattu l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994? La question ne revêt pas qu’un intérêt historique, puisque cet attentat a déclenché le génocide où périrent 800?000 personnes, principalement des Tutsis, selon les estimations de l’ONU. Alors que neuf hauts dirigeants rwandais sont toujours inculpés par le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière, l’affaire, qui a longtemps empoisonné les relations entre Paris et Kigali, va connaî­tre de nouveaux développements.

  • Le débat sur la question de savoir qui était derrière l’assassinat du président rwandais Juvenal Habyarimana a fait rage pendant presque 16 ans. Un nouveau rapport établi par un ‘’Comité indépendant d’experts’’, mandaté par le gouvernement du Rwanda, arrive, écrit Gérald Caplan, comme ‘’ une contribution majeure pour résoudre la question de savoir qui est responsable’’ de la mort d’Habyarimana le 6 avril 1994, deux jours avant le début du génocide. Est-ce que l’un des grands mystères de notre époque entourant un meurtre politique a finalement été résolu ? Caplan pense que oui, même s’il estime que nombreux seront ceux qui rejetteront cette solution.

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  • Contributor | Gouvernance

    Victoire Ingabire Umuhoza, une opposante rwandaise rentrée de son exil aux Pays-Bas il y a une dizaine de jours et candidate à l'élection présidentielle en août, a assuré être menacée par le pouvoir. Mme Ingabire, qui est revenue au Rwanda pour faire enregistrer auprès des autorités son parti d'opposition, les Forces démocratiques unifiées (FDU), était allée déposer des gerbes de fleurs au mémorial national du génocide à Gisozi, dès son arrivée à Kigali. Elle avait alors appelé à des poursuites judiciaires contre les éléments de l'ancienne rébellion tutsi du FPR (au pouvoir) ayant commis des massacres de Hutu en 1994.

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  • L'ex-chef rebelle congolais Laurent Nkunda, détenu depuis près d'un an au Rwanda, n'a "pas peur" d'être jugé en République démocratique du Congo (RDC) ou par la Cour pénale internationale. Il se dit aussi « prêt à aller en exil », a déclaré son avocat le 16 janvier. La Cour suprême du Rwanda devait examiner, le 20 janvier, une requête des avocats de Nkunda, visant sa remise en liberté. Mais, la cour a reporté son audience au 1er mars prochain. L’ex-chef rebelle du CNDP est actuellement en résidence surveillée dans la banlieue de Kigali au Rwanda.

  • Contributor | Ressources

    Le procès de l'ex-chef historique de la principale rebellion congolaise, le Général Laurent Nkunda, actuellement incarcéré au Rwanda, a été reporté au 1er mars par la Cour suprême à Kigali, après qu'une des parties civiles convoquées devant la cour le 13 janvier avait demandé de comparaître à une date "ultérieure". La décision a été prise dans une salle archicomble de la Cour suprême à Kigali,. L'avocat de l'accusé, de nationalité canadienne, avait demandé notamment la comparution de l'actuel chef d'état major suprême de l'armée rwandaise, le Général James Kabarebe, à qui il reproche d'"être responsable de l'arrestation de son client".

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  • Quatre rescapés du génocide de 1994 au Rwanda ont été tués depuis le début de l'année, et 26 en 2009. Au début de cette année, un homme et sa femme ont été tués par une grenade lancée pendant la nuit. Plusieurs personnes impliquées dans l’attentat ont été arrêtées, dont celle qui a lancé la grenade. Ces assassinats sont imputés à des génocidaires qui reprochent à leurs victimes leurs témoignages à charge devant les tribunaux (populaires) «gacacas», chargés de juger la plupart des auteurs présumés du génocide de 1994.

  • Valérie Bemeriki, ancienne journaliste à la Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM) a été condamnée le 12 décembre à la perpétuité pour son rôle dans le génocide Rwandais. La RTLM est la radio qui a répandu une propagande haineuse contre les tutsis juste avant le génocide. Elle est accusée d'avoir créé l'atmosphère hostile qui prépara le terrain aux massacres. Valérie Bemeriki, qui avait plaidé coupable devant le gacaca (juridiction populaire) de Kigali, a été jugée coupable de « planification de génocide, incitation des Hutus au génocide, complicité d'assassinat de plusieurs personnes et familles ». Elle a avoué avoir lancé sur les ondes un appel à tuer les Tutsis.