Cameroun : L'éternelle supercherie politique
Le parti au pouvoir au Cameroun, en déposant, à l'extrême limite de la légalité, un projet de texte à l'Assemblée nationale, pour reporter de six mois le délai de mise en place de commission électorale indépendante, emmène à s'interroger sur la sincérité du pouvoir à prendre le parti de la transparence électorale, avec pour clou l'élection présidentielle à l'horizon de 2011. Le pouvoir a traîné les pieds et, au moment de l'adoption du texte à l'Assemblée nationale, a voulu intégrer la notion vague de " mise en place progressive ", une notion déjà utilisée dans le cadre de la Constitution de 1996, et dont on peut se rendre compte à ce jour que les institutions prévues ne sont toujours pas mises sur pied, plus de 12 ans après l'adoption du texte.