L’Union africaine condamne l’assassinat de Vieira
Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a solidement condamné l’assassinat par des militaires du président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira survenu quelques heures après un attentat à la bombe qui a coûté la vie au chef d’état-major de l’armée le général Tagmé Na Waié. Préoccupée par ces deux incidents séparés mais qui semblent être liés et qui fragilisent encore plus la situation politique déjà délicat en Guinée Bissau, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a annoncé qu’elle allait envoyer une délégation ministérielle au pays pour engager toutes les parties concernées dans un effort visant au retour à l’ordre constitutionnel. Par ailleurs, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a rendu hommage aux soldats burundais de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) décédés lors d’une attaque suicide à Mogadiscio. Condamnant cette attaque, le Conseil a plaidé pour des mesures urgentes et appropriées pour protéger les forces africaines dans leurs efforts de maintien de paix. C’est le porte-parole de l’armée burundaise, le colonel Adolphe Manirakiza, qui avait annoncé la mort de ces soldats arrivée après une double attaque suicide menée par des insurgés islamistes Shebab contre le camp de l’AMISOM. En conséquence de ces meurtres, l’UA s’est engagée à accélérer la mise en place d’une force de police et d’une armée pour maintenir et consolider les progrès réalisés et aider les Somaliens à atteindre la paix et la stabilité auxquelles ils aspirent depuis deux décennies.
À la suite de recommandations de l’UA de mettre en place dans chaque région géographique du continent une brigade spéciale capable d’intervenir rapidement pour restaurer et maintenir la paix, des soldats de dix pays de la CEDEAO prendront part aux exercices militaires destinés à tester la capacité de la Force en attente de cette communauté sous-régionale. D’autre part, le président de la Commission de l’UA s’est prononcé inquiet par la dégradation de la situation entre le Soudan et le Tchad qui s’accusent mutuellement de soutenir les rébellions qui tentent de déstabiliser leurs régimes respectifs et des conséquences qui pourraient en résulter dans toute la région. Par ailleurs, l’Agence d’aide à la coopération technique et au développement a organisé une conférence sur le changement climatique et la sécurité en Afrique en vue de sensibilisation aux liens complexes qui existent entre le premier, les conflits, les migrations et la sécurité humaine au sein des communautés d’éleveurs d’Afrique.
Dans d’autres nouvelles, le président sénégalais Abdoulaye Wade estime que la décision des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA de transformer l’actuelle Commission en une Autorité de l’Union traduit les aspirations profondes des peuples africains vers leur intégration politique. Le sous-directeur général du Département Afrique à l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) a affirmé que l’interface éducation-culture doit devenir une réalité sur le continent pour que l’intégration politique de l’Afrique réussisse. Les participants à cette conférence du FOSRASUN ont en outre évalué la coordination des activités éducatives et culturelles des communautés économiques régionales, des partenaires au développement et de la Commission de l’UA dans le cadre de la mise en œuvre des décisions de l’UA de la 2ème décennie de l’éducation pour l’Afrique. Pour finir, l’Algérie accueillera la Conférence panafricaine de la culture destinée à donner à l’Afrique une nouvelle image en tant que berceau de l’humanité et à montrer la créativité des artistes africains.