• Un avion d'observation doté de technologies militaires va être mis à la disposition du parc national Kruger, en Afrique du Sud, pour tenter de stopper l'explosion du braconnage des rhinocéros. Il sera équipé de technologies de surveillance sophistiquées, dont des caméras thermiques, capables de "voir" les différences de températures au sol et donc les être vivants ou les véhicules en marche. Au moins 588 rhinos ont déjà été tués pour leur corne cette année en Afrique du Sud, dont 364 dans le célèbre parc Kruger, qui jouxte sur près de 400 km la frontière du Mozambique.

  • Depuis deux ans, des champs de sorgho du village de Magoli sont protégés des éléphants par… des abeilles. Trop nombreux, selon les gestionnaires du parc, les pachydermes aiment venir améliorer leur ordinaire dans les champs alentour. A Magoli, les habitants gardent leurs champs la nuit pendant la période des cultures. Ils font claquer des fouets, mettent le feu à des briques de piment et de bouses d'éléphants ou frappent des tambours pour éloigner les intrus. Avec plus ou moins de réussite. Depuis deux ans, le champ de Barbara Ngwenya, une veuve incapable d'assurer de telles gardes nocturnes, est surveillé par des abeilles.

  • Le Gabon a obtenu le « Prix d’excellence 2012 » pour ses efforts consacrés en matière de réduction des gaz torchés, dans le cadre du Forum Global Gas Flaring Reduction (GGFR ) organisé à Londres par la Banque mondiale. Créé en 2002 au Sommet mondial sur le développement durable (Johannesbourg), le GGFR soutient les efforts des sociétés et pays producteurs de pétrole pour une meilleure utilisation des gaz associés et la réduction des gaz torchés, principal gaz à effet de serre. L’objectif du gouvernement gabonais est d’atteindre une réduction de 60% d’ici 2015, rappelle-t-on.

  • Au Burundi, quelque 500 000 réfugiés sont rentrés d’exil depuis 2002, mais bon nombre de ces rapatriés, qui avaient fui le pays depuis 1972, ont eu la désagréable surprise de découvrir à leur retour que leurs terres étaient occupées. Jusqu’ici, la commission en charge des contentieux fonciers avait privilégié, dans le cadre de la réconciliation nationale, le partage de la terre entre l’ancien propriétaire et le nouvel occupant. Mais les choses ont changé depuis quelques temps, au risque de réveiller de vieux démons.

  • On vit mal en Afrique de l’Ouest. Près de 70 % des populations urbaines vivent dans des taudis ou dans des établissements informels. L’échec de l’aménagement urbain pose la problématique de la sécurité foncière. Le débat sur les moyens d’une sécurisation urbaine foncière est au centre d’un colloque organisé les 15 et 16 novembre par l’Institut d’Urbanisme et d’Aménagement de l’Université de Montréal. L’Onu Habitat note dans un rapport en date de 2008 que 70 % des populations urbaines vivent dans des taudis ou des établissements informels.

  • Les eaux de la Komadougou Yobé, une rivière servant de frontière entre le Niger et le Nigeria sur 150 km continuent de monter, avec un bilan provisoire de 91 villages inondés. Les autorités régionales ont organisé l’évacuation d’environ 1000 personnes via le Nigeria, tandis que plus d’un millier d’autres ont dû s’y prendre par eux-mêmes. Toutes les huit régions du pays sont touchées par les inondations avec une très grande ampleur dans les régions de Tillabéry, Dosso et Niamey (Ouest). Des dégâts importants sont enregistrés sur les infrastructures socio économiques de base et autres biens essentiels à la survie des populations.

  • Les écologistes qui luttent pour protéger la population restante des chimpanzés ougandais ont soulevé des inquiétudes selon lesquelles les gens vivant autour des réserves de faune dans l'ouest du pays se sont mis à manger les primates.

  • La décision de la République Centrafricaine d’entreprendre une vérification indépendante de ses stocks d'ivoire envoie un signal au monde, à savoir que le pays prend au sérieux la lutte contre le braconnage des éléphants et le commerce illégal des espèces sauvages. Le WWF et TRAFFIC félicitent le gouvernement de la République Centrafricaine pour cette initiative, et exhortent les autorités à détruire complètement ces stocks une fois la vérification terminée. On estime que des dizaines de milliers d'éléphants sont tués chaque année dans toute l'Afrique pour leurs seules défenses, qui sont en demande croissante en Asie.

  • Quatre-vingt-trois pour cent des espèces de palmiers de Madagascar – qui constituent une source essentielle de nourriture et de matériaux de construction – sont menacées d’extinction, selon la Liste rouge des espèces menacées publiée par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Le cœur de palmier est pauvre en graisse et riche en fibres, et constitue une source de protéines, de potassium, de vitamine C, de calcium, de fer, de magnésium, de manganèse et de zinc. Madagascar compte 192 espèces de palmiers uniques au monde. Les communautés s’en servent pour construire des maisons – confection de toitures et bois d’œuvre – ainsi que fabriquer des ustensiles de tous les jours et des médicaments.

  • Cette année, le Nigéria a été confronté à de grandes inondations. Ce qui a eu de l’impact sur la production de l’or noir, d’après le département des Ressources pétrolières. D’ordinaire, le Nigéria, principal pays pétrolier en Afrique, produit entre 2 millions et 2,5 millions de barils de brut par jour. Mais, en raison de l’exceptionnelle montée des eaux qu’a connue le pays, cette production quotidienne a été réduite de 500 000 barils. Ce qui correspond à une diminution de 20 à 25 % de ses rendements habituels. Un véritable trou pour l’économie nigériane.

  • Les 3.900 hectares de la réserve naturelle de Vyanda, soit plus d'un quart de la superficie de ce patrimoine environnemental logé en province Bururi, dans le sud du Burundi, sont menacés d'extinction à cause de l'envahissement illégal par des activités anthropiques, selon un cadre à l'Institut national pour l'environnement et la conservation de la nature ( INECN), gestionnaire des aires protégées du sud du Burundi. Il ajoute que si aucune mesure de sauvetage n'est faite dans l'immédiat, cette vaste forêt claire risque de disparaître pour le court ou moyen terme.

  • Depuis le mois d’août, le Bénin subit des pluies diluviennes qui ont causé d’importants dégâts matériels. En visite dans le pays, la secrétaire générale adjointe des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d’urgence est venue constater sur le terrain, l’ampleur des dommages. Le gouvernement béninois estime avoir besoin d’aide pour construire des digues et d’équipements de voirie pour faire face à la gestion des inondations, mais aussi de tentes et matériaux de construction afin d’abriter provisoirement ou carrément de reloger les populations sinistrées.

  • Le massacre des rhinocéros s'est encore aggravé en Afrique du Sud, le nombre d'animaux déjà tués par des braconniers depuis le début de l'année ayant atteint le niveau record de 455, contre 448 sur l'ensemble de 2011, a indiqué mardi 16 octobre, le ministère de l'Environnement. La progression du braconnage s'explique par la vente à prix d'or des cornes en Asie, en particulier au Vietnam, où elles sont prisées dans la médecine traditionnelle.

  • A Madagascar, une société de transport appartenant à un proche du président de transition Andry Rajoelina est accusée de faire du trafic de bois de rose. Une affaire qui vient se rajouter à de nombreuses autres. Le bois de rose, qui est une espèce internationalement protégée, classée en annexe 3 à la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction, et qui fait l'objet à Madagascar d'une interdiction d'abattage et d'exportation, est au coeur d'importants trafics à destination de la Chine. Ce trafic de bois de rose est au coeur de nombreux scandales.

  • L'étude « Primates en péril » réalisée par la fondation Bristol Conservation and Science Foundation souligne que sur vingt-cinq différentes sortes de primates en dangers, six vivent à Madagascar, cinq au Vietnam et deux au Brésil. Mais l'étude alerte que la situation la plus préoccupante concerne les lémuriens de Madagascar, victimes principalement de la pression humaine. Sous l'effet de l'exploitation du charbon de bois et du trafic de bois précieux comme le bois de rose, les forêts se dégradent et cela entraine la destruction des habitats des lémuriens, qui doivent de plus, faire face au développement du braconnage pour la viande dont ils sont de plus en plus les victimes.

  • Selon des représentants d’organismes humanitaires, des précipitations supérieures aux moyennes saisonnières ont touché des dizaines de milliers de personnes dans certaines régions d’Afrique de l’Est et de la Corne de l’Afrique, déplaçant des familles et entravant l’accès à de nombreux habitants dans le besoin. Les pluies présagent un éventuel phénomène El Niño et font craindre de nouvelles inondations. Une intervention humanitaire est en cours. Selon l’OCHA, le chiffre de 258 000 personnes affectées est trois fois supérieur au total enregistré en 2011 pour la même période.

  • Le Collectif des Amis de la Terre a introduit la plainte de quatre agriculteurs nigérians, accusant Shell de ne pas nettoyer les millions de barils de fuite de pétrole s’écoulant de ses oléoducs dans la région du Delta du Niger. Les agriculteurs indiquent que les fuites de pétrole ont détruit leurs récoltes et fermes piscicoles. Ils espèrent une décision du tribunal qui va obliger le géant pétrolier à bien entretenir les canalisations, à assainir l'environnement et à indemniser les agriculteurs pour leurs pertes. Pour la première fois aux Pays-Bas, une multinationale est assignée devant les tribunaux pour répondre de dommages créés par une de ses filiales à l'étranger.

  • Il y a plusieurs mois, la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a lancé l'alerte en juin, affirmant que le fléau acridien pouvait menacer 13 millions de Malgaches, les deux tiers de la population. Cette estimation globale n'a pas suffi à aider à réunir les fonds nécessaires pour écarter totalement le danger et mettre en place des solutions à long terme. Sur les 7,6 millions de dollars prévus, 2 millions ont pu être mobilisés. La nouvelle campagne d'urgence est en cours.

  • Les ministres en charge de l’Agriculture du Sénégal et de la Mauritanie ont signé un communiqué conjoint dans lequel ils engagent leurs pays à mutualiser la lutte contre les ennemis transfrontaliers des cultures comme le péril acridien. La cérémonie de signature s’est déroulée le samedi 6 octobre à Dakar. Tout en appelant à l’application immédiate de ce plan d’action, les deux parties ont décidé d’engager des procédures administratives nécessaire afin de faciliter aux équipes mixtes terrestres le déplacement de part et d’autre des deux rives du fleuve Sénégal, mais aussi d’accorder les autorisation de vol des aéronefs impliqués dans la lutte aérienne sur les deux rives. Elles ont aussi décidé d’engager un plaidoyer auprès des partenaires au développement, dans le but d’une meilleure sensibilisation sur la problématique aviaire.

  • Le Burkina-Faso est à la recherche de 30 milliards de FCFA (60 millions de dollars). Raison pour laquelle il a recouru au marché financier de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Le Burkina n’en est pas à son coup d’essai en matière d’emprunt obligataire. Pour ne considérer que cette année, le Trésor public burkinabé a initié à trois reprises ce genre d’opération avant cette dernière. Et, dans toute son histoire, c’est pour la 39è fois que le gouvernement burkinabé émet des bons de trésor. Au lieu que le fait d’emprunter soit plutôt gênant à avouer, c’est devenu presqu’une source de fierté dans l’espace UEMOA. La réussite de l’emprunt obligataire est gage de la crédibilité du pays émetteur.