• Une réunion transfrontalière pour l'éradication de la poliomyélite autour du Lac Tchad s'est achevée jeudi 4 octobre dans la capitale tchadienne, sous l'égide du ministère de la Santé publique et de la représentation de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Tchad. Malgré la quarantaine de campagnes de vaccination menées, la poliomyélite frappe toujours fortement le Tchad : 114 cas dénombrés en 2011, soit un cas sur trois dans le monde. Après être disparu en 2000, l'épidémie a resurgi en 2003.

  • Un rapport conjoint du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et Interpol, estime entre 30 et 100 milliards de dollars par an, la valeur du commerce illégal du bois par des groupes du crime organisé. Intitulé « Carbon Green : commerce noir », le rapport affirme que l'exploitation forestière illégale représente aujourd'hui entre 15 et 30% du commerce mondial légal et entrave de manière significative les émissions de Réduction de déforestation et dégradation de forêts (REDD).

  • C’est à Addis Abeba, la capitale éthiopienne, que s’est tenue vendredi 28 septembre la signature d’un important accord tripartite relatif à la construction et à l’exploitation d’un pipeline pétrolier allant des champs pétrolifères du Sud Soudan à Djibouti en passant par l’Ethiopie.?? Les signataires de ce protocole d’accord étaient le ministre des Finances du pays hôte et ses homologues sud-soudanais et djiboutien. Ce projet est présenté comme traduisant la volonté des dirigeants des trois pays de poser les jalons d’une coopération économique régionale fructueuse.

  • L’argent est le nerf de la guerre. Et, pour les groupes armés qui parcourent l’Afrique centrale et la Corne de l’Afrique, l’adage est d’autant plus vrai. Si le contrôle des mines reste une traditionnelle manne financière, une autre est en train de s’imposer, liée à l’exploitation de la faune locale. Pour l’Armée de résistance du seigneur (LRA), les Shebab somaliens ou encore le M23 congolais, les éléphants et les gorilles sont autant de puits de dollars. La situation n’avait jamais été aussi critique, explique les spécialistes de la protection de la faune d’Afrique centrale. En 2011, plus de 38 tonnes d’ivoire ont été saisis dans le monde.

  • La Directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Sénégal, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, la Guinée et la Gambie a préconisé une intégration du risque d’inondation dans la planification et la gouvernance urbaine en Afrique. Selon elle, les solutions techniques aux inondations doivent tenir compte des incertitudes liées au changement climatique. Elle recommande de minimiser les déplacements de population, pour ne viser que ceux nécessaires pour libérer les emprises des ouvrages (canaux, bassins de rétention, zones d’épandage naturel). Pour elle, un déplacement réussi implique une amélioration des conditions de vie et du contexte social, économique et environnemental.

  • Au total 88 personnes ont été tuées et plus de 500 000 autres ont été affectées par les inondations provoquées par les fortes pluies tombées ces dernières semaines au Niger, a indiqué la présidente du Comité technique chargé de la gestion des inondations. D'importants dégâts sont enregistrés sur les structures socio-économiques de base et autres biens essentiels à la survie des populations. Il en est ainsi des champs de cultures, des rizières, des points d'eau, des écoles, des centres de santé, des routes, des ponts et des digues'. La crue du fleuve Niger n'a jamais été aussi élevée depuis que le pays a commencé à la mesurer en 1929.

  • Des fermes entourées d’eau aux grands réservoirs de surface utilisés pour l’irrigation : les fermiers du nord du Burkina Faso, dont les champs asséchés se sont transformés en terres cultivables luxuriantes grâce à une bonne pluviométrie, ont été appelés à mettre en œuvre des mesures peu coûteuses pour améliorer leur rendement et faire face aux sécheresses récurrentes. Environ deux millions de personnes ont été affectées par les graves pénuries de nourriture et le prix élevé des produits alimentaires au Burkina Faso en 2012. Cependant, la campagne agricole de cette année devrait être au-dessus de la moyenne dans la plupart des régions et dans la moyenne dans les régions restantes.

  • Le gouvernement tchadien vient de baisser les prix d'électricité de 37% pour la rendre accessible et lutter contre la fraude. Par ailleurs, des efforts importants sont en train d'être fournis pour électrifier tout le pays où l'électricité est chère et rare. Bien avant la nouvelle tarification, la tranche de 0 à 60 kWh coûtait 83 F CFA/kWh; celle de plus de 60 à 197 FCFA/kWh. Selon le directeur général de la Société nationale d'électricité (SNE), même un Tchadien qui gagne un salaire inférieur au minimum interprofessionnel garanti (60.000 F CFA par mois), peut accéder facilement à l'électricité.

  • De petits paysans maliens tentent de récupérer, par la voie judiciaire, les terres qu’ils ont perdues au profit de gros investisseurs privés. Cette action intervient au moment où le Mali, en proie à l’instabilité politique et à une rébellion, n’intéresse plus ces investisseurs. L’acquisition de terres agricoles par des investisseurs privés depuis 2008 a finalement ouvert des hostilités de la part de petits paysans maliens devant la justice. Des paysans de cette zone espèrent que la procédure judiciaire leur permettra enfin de mettre un frein à la réquisition des terres qu’ils cultivent depuis des générations.

  • La Banque africaine de développement (BAD) compte débloquer "une aide d’urgence’’ pour le Sénégal qui fait face aux inondations causées par les dernières fortes pluies. Plusieurs localités du Sénégal dont Dakar, la capitale et sa banlieue sont fortement touchées par les inondations suite aux dernières fortes pluies qui ont fait des morts et d’importants dégâts matériels. Ces intempéries ont suscité un grand élan de solidarité à travers le pays. Le chef de l’Etat sénégalais a lui décidé de supprimer le Sénat pour consacrer son budget de 8 milliards de CFA par année à la lutte contre ces inondations.

  • L'Agence nationale nigériane de gestion des catastrophes (Nigerian National Emergency Management Agency, NEMA) a sonné l'alerte pour avertir sur le risque d'éventuelles crues des barrages de Kainji et de Jebba sur le fleuve Niger et a ordonné l'évacuation immédiate des collectivités vivant le long de ce fleuve. Les résidents sont donc invités à se déplacer plus en altitude pour des raisons de sécurité, a déclaré la NEMA qui a souligné que 'les collectivités de six Etats, notamment du Niger, de Kogi, de Kwara, de Kebbi, d'Anambra et du Delta sont exposées aux inondations'.

  • Une proposition visant à légaliser le commerce de l'ivoire afin de lutter contre la hausse du braconnage d'éléphants en Afrique devrait dominer les débats dans une conférence de l'ONU sur la conservation de la faune qui se déroule cette semaine à Genève, en Suisse. C'est la première fois qu'une telle proposition est mise de l'avant depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction mondiale du commerce de l'ivoire, en 1989. L'interdiction a mis un terme au braconnage généralisé, mais le problème prend de l'ampleur depuis 2004 avec la hausse de la demande en Asie.

  • Alors que les pays européens ne donnent pas toujours l’exemple dans la lutte contre les sacs plastiques, les États africains font figure de bons élèves. Depuis plusieurs années, de nombreux pays du continent ont décidé de se débarrasser de leurs sacs plastiques pour réduire la pollution et améliorer les conditions de vie des populations. L’Afrique du sud, le Rwanda, l’Érythrée, l’Ouganda, la Tanzanie, le Gabon, et le Kenya mènent depuis plusieurs années une lutte sans merci contre les sacs plastiques.

  • Un nouveau projet va être mis en place dans dix pays d'Afrique centrale pour améliorer les systèmes de surveillance des forêts et renforcer la coopération régionale, a annoncé jeudi 26 juillet la FAO. Les dix pays concernés, qui font partie du Bassin du Congo, sont le Burundi, le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, et enfin le Tchad. Les forêts du Bassin du Congo couvrent environ 200 millions d'hectares et sont, après la forêt amazonienne, l'une des plus grandes forêts pluviales primaires. Elles assurent les moyens d'existence de quelque 60 millions de personnes.

  • Le ministre de l’Industrie, Petites et moyennes entreprises de la RD Congo a annoncé, jeudi 19 juillet à Kinshasa, l’interdiction de l’importation, la fabrication et la commercialisation des sacs en plastique. Les industriels du secteur ont demandé qu’un délai de trois mois leur soit accordé pour qu’ils épuisent leur stock de production. Mais le ministre leur a demandé de recycler leur stock en emballage biodégradable. Le représentant des fabricants des sacs en plastique a avoué que leur fabrication et leur importation est interdite dans beaucoup d’autres pays africains.

  • Les gorilles sont non seulement intelligents mais aussi solidaires entre eux. C'est ce que prouve l'observation effectuée mardi 18 juillet par le Dian Fossey Gorilla Fund. Quelques jours après la mort d'un jeune gorille dans un piège de braconnage, deux gorilles des montagnes, âgés d'à peine quatre ans, ont été aperçus travaillant de concert pour détruire les pièges des braconniers. Les deux jeunes courageux, prénommés Dukore et Rwema, ont anéanti le piège dans leur propre forêt d'habitation. Ce comportement n'avait encore jamais été observé.

  • Cruciale pour la vie de millions de personnes entre le golfe de Guinée et le Sahel, la mousson africaine venue de l'Atlantique connaît des changements importants depuis quelques années. Pour en étudier les rouages, on sait aujourd'hui analyser, de loin, la composition isotopique, signature unique d'une masse d'air, un peu comme notre ADN. Toutes ces données vont maintenant être utilisées pour améliorer les modèles simulant l’évolution des précipitations sur la région du Sahel vers la fin du XXIe siècle.

  • Le Nigeria a infligé une "amende administrative" de 5 milliards de dollars à Shell pour une fuite de pétrole survenue en décembre 2011 sur une installation offshore du groupe anglo-néerlandais, a-t-on appris mardi 17 juillet. Shell avait été contraint en décembre dernier de suspendre pendant une dizaine de jours ses activités du champ Bonga, situé dans le golfe de Guinée, après le déversement accidentel de quelque 40.000 barils dans l’océan Atlantique en raison d’une fuite sur une conduite entre le navire de production et un tanker.

  • A Madagascar, la pauvreté grandissante menace désormais un trésor unique de la biodiversité mondiale : 15% des espèces de lémuriens sont en voie de disparition dans la Grande Ile. Depuis quelques années ils sont principalement menacés par la déforestation mais aussi par le fait que de plus en plus d'habitants chassent ces cousins du singe, symboles de Madagascar car toutes les espèces qui y vivent n'existent que dans le pays, pour se nourrir.

  • La Banque mondiale accorde684 millions de dollars de prêts à l'Éthiopie et au Kenya pour le financement d'une ligne électrique transfrontalière qui permettra au premier pays de fournir le second en électricité. Il s’agit de la première phase d’un ambitieux projet d'intégration énergétique en l'Afrique de l'Est, évalué à 1,3 milliard de dollars et baptisé Eastern Electricity Highway (autoroute orientale de l’électricité). L’Éthiopie va ainsi pouvoir vendre son surplus de production électrique à son voisin, victime de graves pénuries de courant alors même que ses besoins augmentent à mesure que son économie se développe, notamment du fait d’importantes découvertes d’hydrocarbures.