• La Fondation Bill Gates initie au profit des populations pauvres en Afrique un nouveau modèle de toilettes doté de facilités permettant le recyclage des déchets humains en engrais pour l'agriculture et en source d'énergie. Selon la présidente de l'initiative de développement global au sein de la Fondation Bill Gates, cette nouvelle infrastructure sanitaire permettra au continent africain de faire face aux conséquences des maladies liés à l'hygiène. Le recours à l'utilisation des infrastructures sanitaires est estimé à 31 pour cent sur l'ensemble de la région d'Afrique subsaharienne.

  • PriceWaterHouseCoopers (PwC), la firme d’audit, de conseil et d’expertise comptable a annoncé qu’elle investirait 100 millions de dollars sur trois ans pour renforcer ses activités africaines. La société, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 560 millions de dollars en Afrique en 2010, a un effectif de près de 7600 personnes sur le continent africain. Elle prévoit de porter ce nombre à 16 000 en recrutant 8000 personnes d’ici cinq ans (recrutement allant du consultant jusqu’aux associés).

  • Depuis février, le colonel Abd Elsalam vibre pour la rébellion. D’abord, il a refusé de monter dans l’avion pour bombarder les civils, puis a espionné pendant des mois, avant de mettre sa famille à l’abri et de déserter pour rejoindre les rebelles de l’Ouest libyen. Ils ont tous un peu la même histoire, ces officiers originaires du Djebel Nefoussa qui ont abandonné l’armée régulière pour participer à "la guerre pour la liberté".S elon eux, les militaires restés fidèles au colonel Kadhafi sont attirés par l’appât du gain, ou alors ils ont tellement de sang sur les mains qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière.

  • La communauté somalienne de Toronto commence à s'organiser pour venir en aide aux victimes de la pire sécheresse en 60 ans à frapper la Corne de l'Afrique et qui engendre une terrible famine. Dix millions de Somaliens, d'Éthiopiens et de Kenyans sont touchés par la sécheresseet les enfants sont les plus menacés. Environ 500 000 d'entre eux sont menacés d'être séparés de leur famille.

  • Le Delta du Saloum a été classé patrimoine mondial de l'Unesco. Un statut qui donnera un autre visage au site. De nouvelles infrastructures seront construites sur ce territoire qui s'étend sur 500 mille hectares. Le Delta du Saloum se situe au centre-ouest du Sénégal. Il est composé de près de deux cents îles et îlots, de lacs et de trois fleuves. Le site possède également un environnement maritime et atlantique et une zone sèche, des aires marines protégées et un parc national qui est une réserve mondiale.

  • Les villes sénégalaises subissent des agressions constantes. Des milliers d'hectolitres d'urine sur les murs, des tonnes de gobelets à jeter et les affreux sachets en plastique noirs parsèment les chaussées et rues, obstruant les réseaux d'égouts et de canalisations, car leurs plaques de protection ont été volées ! Affichage sauvage défigurant le décor, lampadaires pour l'éclairage public heurtés, glissières de sécurité le long de l'autoroute, démantelées par des chauffards indisciplinés. A proprement parler, il faut une éducation à la ville.

  • La réutilisation des eaux usées est une pratique très répandue dans les régions du monde affectées par des pénuries de ressources en eau. En Afrique, la pratique se développe de plus en plus. En Afrique du Sud le recyclage d’eaux usées pour l’industrie libère des ressources en eau douce équivalant à la consommation de 220 000 personnes. Cependant les pays africains connaissent des fortunes diverses en matière d’accès des populations à l’eau potable. Ainsi le taux d’accès à l’eau est de 50% au Togo, mais l’objectif est d’atteindre au plus vite le niveau de 60 à 70%.

  • Le ministre des Mines et de l'Energie de la Namibie a annoncé que les réserves de pétrole au large du pays avaient été estimées à environ 11,2 milliards de barils répartis sur 3 zones. La compagnie Enigma Oil & Gas, a identifié onze gisements potentiels au large de la côte sud du pays, dans l'Atlantique. Détail important : Enigma prévoit d'extraire du pétrole, plutôt que du gaz, et la production pourrait débuter dans quatre ans. "Au global, dans les 18 mois, 6 à 8 forages devraient être réalisés au large de la Namibie", s'est félicité le ministre.

  • Le Soudan, dont le Sud riche en pétrole s'apprête à être indépendant, compte sur des projets de barrages pour se développer grâce aux eaux du Nil, dans un contexte incertain sur le partage international du fleuve. Le Soudan met clairement les bouchées doubles dans le domaine agricole en prévision des pertes que va entraîner la séparation d'avec le Sud. De ce point de vue, les barrages sont une question de sécurité économique", estime un expert en environnement basé au Sud. Le barrage de Merowe a pourtant conduit il y a trois ans au départ de 40.000 personnes. Khartoum ne semble toutefois pas être d'humeur à remettre en cause ses plans.

  • Les problèmes liés à l'approvisionnement en eau connaissent une aggravation proportionnelle au rythme où croissent les villes africaines. Selon une enquête effectuée en 1990, dans 29 pays d’Afrique subsaharienne, huit d’entre eux souffraient d’une insuffisance ou d’un manque d’eau. En 2025, ce nombre pourrait passer à 20 sur 29 si rien n’est entrepris. Il est en outre essentiel de proposer une politique d'éducation des différents types de public de la population pour responsabiliser les individus et favoriser les modifications des modes de vie. Les pouvoirs publics doivent donc parvenir à définir une politique nationale assortie des outils nécessaires en s'appuyant sur une concertation sociale.

  • Dakar croule sous le poids des ordures. Des carrefours aux ronds-points, en passant par les terrains et les trottoirs. En plus, tous les espaces vides servent de dépotoir de déchets solides pour les populations. La grève des techniciens de surface est passée par là. Ces éboueurs qui dénoncent le retard dans le paiement de leurs salaires, ont entamé une grève depuis le 9 juin.

  • Les ressources minières du continent sont aujourd’hui perçues comme sources de malédiction, avec les confits dramatiques que suscite leur exploitation. Il y a tout aussi grave, toujours liées à ces exploitations, la pollution.

  • Le ministre de la République démocratique du Congo de l'Environnement a affirmé le 2 juin que la coopération entre les représentants des trois bassins forestiers permettraient à l'avenir de faire parler les 32 pays tropicaux d'une seule voix. La RD Congo comprend 75% des forêts du bassin du Congo et 50% des forêts africaines. Elle est considérée comme la deuxième forêt du monde. S'exprimant dans le cadre du premier sommet des trois bassins forestiers tropicaux à Brazzaville (28 mai - 3 juin) le ministre a aussi estimé que la communauté internationale devait prendre sa part de responsabilité dans le maintien des forêts dans le Sud.

  • Depuis la conférence de Copenhague, la communauté internationale s’est rendue compte de l’importance de protéger les forêts africaines pour lutter contre le réchauffement climatique de la planète. Lors du Sommet de Copenhague, l’Afrique défendait ardemment l’idée d’une rétribution versée aux pays en développement qui préservent leurs forêts. C’est aujourd’hui chose faite! A Oslo, les pays riches ont annoncé le 27 mai 2010, qu’ils allaient porter à environ 4 milliards de dollars leurs aides consacrées à la lutte contre la déforestation d’ici 2012, soit 500 millions de dollars de plus que le montant promis à Copenhague.

  • Plus de 60% de l’énergie consommée par les Africains est du bois de chauffage. Des solutions existent avec les foyers améliorés qui réduisent de 20% la consommation de bois pour la cuisine. Actuellement, 30 000 foyers améliorés sont vendus chaque mois à 5 dollars dans un programme de l’ONG Geres au Cambodge. L’initiative sur les foyers améliorés, promue par Hillary Clinton, mérite un coup de pouce du G8 afin de donner aux ONG africaines les moyens d’agir.

  • Élu et habitants de la région de Moanda demandent réparation à la Comilog pour l’impact environnemental de ses activités de production de manganèse. La filiale d’Eramet affiche ses « réserves sur le fondement » de cette plainte collective, la première du pays. Le problème est que, depuis 1962, l’opérateur minier déverse allègrement les eaux usées de sa laverie dans le lit de la rivière Moulili. Conscient des dégâts causés par ses activités minières, Eramet avait décidé, en 2008, de stopper ces rejets et adopté un splan de réhabilitation de la rivière, qui prévoit de valoriser les sédiments qui y sont déposés. Mais, en 2009, une partie du projet a été gelée.

  • Un gisement de pétrole, avec un réservoir situé à quelque 35 mètres de profondeur, vient d’être découvert par le groupe BowLeven au large de Douala. L’ampleur réelle de la nappe, située dans le puits dénommé «Sapele-2», dans la zone du Rio Del Rey et de Douala-bassin, n’a pas encore été déterminée mais devrait, selon le groupe écossais, constituer «le plus haut niveau de pétrole jamais découvert sur le block».

  • Une étude diagnostic régionale sur l'érosion côtière et les risques littoraux ainsi qu'une proposition de schéma-directeur régional ont été présentées le 18 mai à Dakar à des ministres en charge de l'Environnement de pays côtiers de l'Afrique de l'Ouest. Auparavant, les experts se sont penché sur l'étude réalisée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) pour l'adopter et faire des recommandations.

  • Thalassa diffuse un reportage choc sur la face cachée de l'exploitation du pétrole au Nigeria. Un tournage à hauts risques, comme l'explique son auteur, le journaliste Philippe Lespinasse. Dans ce vaste pays, le premier producteur d'or noir d'Afrique, les profits sont colossaux, mais dans des conditions extrêmes de violence et d'injustice. Prises d'otages, corruption, trafics et pollution massive représentent la face sombre de son exploitation. Parmi les images fortes, le journaliste a pu filmer des torchages (brûlages des gaz, ndlr) massifs et une incroyable raffinerie clandestine. Tout cela n'aurait pas été possible sans une préparation minutieuse.

  • A l'occasion de l'organisation du Dispositif mondial pour la réduction des risques de catastrophe à Genève, en Suisse, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mardi 10 mai les gouvernements à améliorer les mécanismes de préparations aux catastrophes. Le Chef de l'ONU a plaidé en faveur de la mise en oeuvre de politiques de développement qui permettent de résister aux risques, précisant que les pays les moins avancés sont les plus affectées par les catastrophes et les changements climatiques.