• La capitale sénégalaise est en phase de se mettre en phase avec les normes internationales dans la prise en charge de la question de la pollution de l’air. Un Centre de Gestion de la Qualité de l’Air (Cgqa) de la Cathédrale de Dakar. Cinq centres de gestion de la qualité de l’air ont été installés à Dakar. Le centre pourra déterminer et cartographier la dispersion des polluants mesurés. Il constitue à ce titre un excellent instrument de veille et d’alerte, notamment à l’endroit des populations atteintes d’affections pulmonaires et sensibles aux effets de la pollution de l’air.

  • La ville de Kinshasa, bâtie sur un terrain tantôt marécageux, tantôt sablonneux, se trouve sous une menace évidente de disparition de la carte de la RD Congo, du fait de l’amplification actuelle de 600 têtes d’érosions, dont 82 sur le site de l’Université de Kinshasa. Une étude scientifique renseigne que « l’activité érosive se localise plus particulièrement sur les flancs des collines ayant des pentes de 10 % et perturbés par un développement anarchique de l’urbanisation ».

  • Selon une décision de la Cour suprême des Pays-Bas, la ville d’Amsterdam pourrait être condamnée pour s’être « débarrassée » des déchets toxiques du Probo Koala, qui avaient ensuite été déchargés dans la région d’Abidjan. Ce qui avait provoqué une grave crise sanitaire. Après les tergiversations sur l'indemnisation des victimes des déversements de déchets toxiques du cargo affrété par la société Trafigura dans la zone d'Abidjan en 2006, la Cour suprême néerlandaise a décidé de renvoyer la ville d'Amsterdam devant la justice, le 10 mars.

  • Une mission composée de plusieurs bailleurs de fonds a survolé en hélicoptère le parc Masoala, dans la régon Sava du 7 au 9 mars. Le constat qui en est sorti est accablant pour le gouvernement. Dans un communiqué signé conjointement par les représentants des ambassades des États-Unis, de Norvège et de la République fédérale d'Allemagne, de l'USAID, la Banque Mondiale, l'Union Européenne et l'Agence Française de Développement, la mission signale la présence de plusieurs centaines de bûcherons à l'intérieur du parc avec l'équivalent de mille containers de bois déjà abattus.

  • La forêt classée de Mbao, considérée comme le seul poumon vert de la capitale fait l’objet de plusieurs agressions de la part des promoteurs immobiliers et des populations riveraines. Sans compter les coupes incessantes de bois, les dépôts d’ordures et d’autres menaces. D’après les responsables de la brigade forestière, une société de la place a obtenu deux parcelles de 7.000 mètres carrés pour y construire deux stations d’essence. Aujourd’hui, son avenir est compromis..

  • Avec les faibles précipitations pluviométriques de ces 30 dernières années, on assiste à la disparition progressive de la mangrove en Casamance, dans le sud du Sénégal. La main de l’homme a aussi accéléré qa destruction massive et qa disparition de cette mangrove. Ainsi, la Casamance a perdu en 30 ans 50 % de ses mangroves soit 75 000 ha. Ce qui est à l’origine de l’avancée de la langue salée au niveau des vallées inondables qui sont devenues incultivables. Sensible à ce problème écologique devenu de plus en plus préoccupant, l’ONG Oceanium Dakar s’est lancée depuis 3 ans dans une campagne de reboisement pour tenter de restaurer cet écosystème avec le soutien des populations locales.

  • Une étude sur les inondations de 2009 au Sénégal a évalué les dégâts à 104 millions de dollars américains, soit plus de 44 milliards de FCFA. L’étude a été rendue publique au cours d’un atelier de restitution des travaux d’évaluation des dommages, pertes et besoins tenu le 23 février. Ces dernières années, plusieurs localités du Sénégal, dont Dakar à travers sa banlieue, ont été fortement touchées par les inondations qui ont entraîné d’importants dégâts matériels. Les besoins en reconstruction ont été évalués à 204,5 millions de dollars.

  • D’après un communiqué de la division de la Communication de la Société Nationale d’Hydrocarbures du Cameroun (SNH), publié le 22 février, une baisse des recettes pétrolières a été enregistrée en 2009. Conséquences, les transferts effectués au Trésor public par la SNH au titre de sa contribution au budget de l’Etat sont passés de 651,75 milliards de Fcfa en 2008 à 331,716 milliards de Fcfa, soit une baisse de l’ordre de 320,04 milliards de Fcfa. Le communiqué de la SNH explique cette baisse de recettes pétrolières par la crise financière qui a entraîne la détérioration des cours du pétrole brut (brent notamment), le report de plusieurs projets de développement et la situation d’insécurité qui a prévalu dans la zone d’opérations de Bakassi.

  • L'Afrique du Sud prépare une nouvelle législation pour accélérer la redistribution des terres, encore largement aux mains de la minorité blanche, a déclaré le 15 janvier le ministre de la Réforme agraire. En 1994, à la chute du régime d'apartheid, 87% des terres arables étaient aux mains de la minorité blanche et le gouvernement s'est fixé pour objectif d'en redistribuer 30% à des Noirs ou métis d'ici 2015. Mais 15 ans plus tard, à peine 5% de ces terres ont effectivement changé de mains. Lors de son discours sur l'état de la Nation, le président Jacob Zuma a promis de donner des titres de propriétés à au moins un demi million de foyers d'ici la fin de son mandat en 2014.

  • Un député de la province du Bas-Congo (Ouest de la RD Congo), Jean Claude Mvuemba, a accusé la société pétrolière française PERENCO REP d'avoir déversé des déchets toxiques dans la mer. Selon lui, plus de 10.000 poissons ont été retrouvés morts au bord de la mer, près du village Tiembe, situé à environ un kilomètre de la société pétrolière PERENCO. Il a exigé, à cet effet, l'envoi sur terrain d'une commission d'enquête qui devra être constituée, selon lui, des délégués notamment du gouvernement central, du gouvernement provincial, des parlementaires, des ONG de défense des droits de l'homme et de l'environnement pour évaluer le taux de pollution environnementale.

  • Des réfugiés hutus rwandais hébergés par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans les sites de Lusuku, Tshabobo et Katshia dans la chefferie de Katshisungu, en territoire de Luilu, district de Kabinda, dans la province du Kasaï Oriental, ont déserté ces sites pour vivre avec la population autochtone. Une autorité locale a attribué cette situation au manque de suivi dans l'encadrement de ces étrangers par le HCR. Pour lui, cette cohabitation constitue "un danger" pour la population du territoire de Luilu.

  • Dans une opération sans précédent au Kenya depuis 2005, le Service de la faune (KWS) a entamé le 10 février le spectaculaire transfert de milliers de zèbres vers le parc d'Amboseli, frappé par la sécheresse, où ils serviront de gibier aux hyènes et aux lions. Le KWS prévoit de transférer ainsi près de 7 000 de ces mammifères, au cours d'une opération qui durera jusqu'au 28 février et d'un coût de 1,3 million de dollars. Elle vise à repeupler Amboseli en gibier et éviter que les lions et les hyènes n'attaquent les troupeaux de bétail aux alentours de ce parc national, l'une des principales attractions touristiques du pays.

  • La cohabitation vacille entre le président Bouteflika et les militaires de la Direction du Renseignement et de la Sécurité (DRS) et les couteaux sont sortis dans la guerre du pétrole. Hélas pour Bouteflika, les fins limiers ont tiré les premiers. En janvier, un séisme a secoué le pouvoir algérien, avec la destitution et la mise sous contrôle judiciaire de Mohamed Meziane, président de la Sonatrach, et de quatre vice-présidents de la société des hydrocarbures. À travers celui-ci, c’est le ministre du Pétrole, proche de Bouteflika, Chakib Khelil, qui est désormais dans le collimateur. À la manoeuvre se trouve le général Mediene, chef du DRS depuis 1990 (!) et véritable patron de l’Algérie.

  • Selon la FAO, l’Afrique a perdu environ 4 millions d’hectares de forêts par an de 2000 à 2005. Ce qui représente près du tiers de la superficie déboisée dans le monde. Avec ses 58 pays et zones, le continent africain possède des écosystèmes très diversifiés. Il regroupe 14% de la population mondiale. Les forêts africaines couvrent 645 millions d’hectares, soit 21,4 % de la surface totale des terres. Les forêts du bassin du Congo constituent le deuxième massif forestier tropical du monde.

  • Les associations d'artisans d'Ambositra demandent une autorisation spéciale pour pouvoir exploiter les bois précieux qui leur servent de matière première. Leurs membres sont les premières victimes de l'interdiction d'exploitation de bois précieux depuis quelques années. C'était même à l'origine du soulèvement populaire de 2009 dans cette capitale de l'artisanat malgache. C'est un des grands problèmes dont le régime de Transition a hérités, car l'exploitation du bois précieux est toujours officiellement interdite à Madagascar pour protéger l'environnement et la forêt.

  • Le député congolais Paulin Batolisi Bahunga a annoncé l'explosion imminente du gaz carbonique contenu dans la couche de méthane du lac Kivu, ce qui constituerait un risque vital pour les populations de cette région de l'est de la RD Congo. Dans une motion d'information déposée le 28 janvier devant l'Assemblée nationale, le parlementaire relève que cette menace a fait l'objet d'une réunion d'experts et de chercheurs du Centre volcanologique de Goma les 18 et 19 janvier, au Rwanda, en vue de dégager des pistes de solution.

  • Une expérience de désinfection solaire de l'eau, qui visait prioritairement les ménages à revenus limités, s’est déroulé durant deux ans, dans certains quartiers à habitats spontanés de Yaoundé. La méthode consiste à obtenir une eau saine, juste en l’exposant aux rayons du soleil, dans une bouteille propre, transparente et durant un certain temps. Quelques 50.000 personnes ont été formées dans le cadre de ce projet mené par un organisme camerounais.

  • La décision des autorités égyptiennes d’abattre les 300 000 porcs du pays en mai 2009 est de plus en plus considérée comme une grossière erreur, par les experts et les responsables de l’environnement. En effet, depuis que les porcs ne sont plus là pour les manger, les déchets organiques s’accumulent dans les rues du Caire et posent de sérieux risques pour la santé. ??L’abattage des porcs, qui a duré un mois, avait officiellement pour but d’enrayer la propagation de la grippe H1N1, mais le gouvernement a dit par la suite qu’il s’agissait d’une simple mesure générale de santé publique.

  • En Côte d’Ivoire, les litiges fonciers, alimentés par la rébellion de 2002 et les affrontements qui ont suivi, ne sont toujours pas réglés par la loi, et les communautés doivent donc chercher leurs propres solutions. Aujourd’hui, l’accès aux plantations de cacao et de café – qui est depuis longtemps une source de conflits interethniques dans le pays – est au cœur de l’instabilité dans l’ouest, en particulier depuis que les déplacés sont de plus en plus nombreux à rentrer.

  • L'Union européenne a été appelée le 25 janvier à Bruxelles par les représentants de 17 pays d'Afrique à s'opposer à de nouvelles ventes d'ivoire et à sauver ainsi les populations d'éléphants décimées par le braconnage. La Tanzanie et la Zambie ont mis le feu aux poudres en demandant à être autorisées à vendre respectivement près de 90 et 22 tonnes d'ivoire lors de la prochaine conférence de la Convention sur les espèces menacées d'extinction (CITES) prévue du 13 au 25 mars à Doha. L'UE est perçue comme ayant une grande inflience au sein de la CITES et que son abstention pourrait contribuer accentuer une situation déjà critique.