• Quand des chefs de districts qualifient les efforts pour lutter contre les violences sexuelles comme un gaspillage de ressources, cela suscite des questions sur l’engagement des dirigeants de régler le problème. Telle est la situation au nord de l’Ouganda où des commissaires ont rejeté les violences sexuelles et les violences basées sur le genre (SGBV) comme inexistantes, demandant que les fonds des donateurs pour l’appui psychologique aux victimes des SGBV soient orientés vers d’autres secteurs.

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  • Une élue de la province du Bas-Congo vient de publier un rapport qui met en lumière un important trafic de jeunes filles congolaises, «vendues» en mariage à des soldats angolais et victimes de violences sexuelles. La vice-présidente de l’Assemblée provinciale de la province du Bas-Congo a remis son rapport lors de la séance plénière du 15 avril dernier, dans lequel elle exige notamment des sanctions exemplaires contre les auteurs de ce trafic.

  • Après avoir été mis en prison pendant plus de trois mois (ils avaient été enfermés depuis le 7 janvier dernier), les neuf homosexuels sénégalais recouvrent la liberté. La Cour d’appel a annulé la procédure le 20 avril, en raison des vices de forme dénoncés par les avocats de la défense. Les accusés avaient vivement contesté le procès-verbal établi par les policiers et fait valoir qu’il n’y avait pas de flagrant délit. Interdite au Sénégal, l’homosexualité est passible d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 100.000 à 1,5 million de francs CFA. Des organisations de défense des droits humains et de lutte contre le Sida, dont Amnesty, Aides et la Fidh avaient "exhorté" les autorités sénégalaises à décriminaliser l’homosexualité.

  • Les femmes des départements de la province de l’Estuaire (où est située Libreville), frappées de plein fouet par la pauvreté et la cherté de la vie, ont décidé pour la plupart de se lancer dans les activités commerciales et agricoles. Face à la conjoncture économique actuelle et devant la flambée vertigineuse des prix des produits de base, ces femmes n’ont qu’une alternative : valoriser les terres de leurs ancêtres.

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  • Le combat contre les pratiques traditionnelles néfastes, enregistre quelques succès au Niger. Ainsi, 10 villages de la zone de Makalondi, à une centaine de kilomètres de Niamey, ont décidé de renoncer, une fois pour toutes, à l’excision. La lutte contre cette pratique a connu quelques progrès au Niger, après des années d’un silence complice dicté par les tabous et autres non-dits. Aujourd’hui les langues se délient et l’État nigérien a, pour sa part, mis en œuvre tout un arsenal juridique pour combattre les mutilations génitales des filles.

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  • Les chiffres sur la violence domestique et les agressions sexuelles sont alarmants d'une année à une autre même si l'Etat ne cesse de durcir les lois en Ile Maurice. La violence domestique contre les femmes, entre janvier et décembre 2008, s'élevait à 1 933 cas. Du moins, ce sont ceux rapportés à la police. De janvier 2009 au 25 mars 2009, le nombre était de 406. De mars 2008 à ce jour, 401 cas de délits à caractère sexuel ont été rapportés à la police. C'est pour lutter contre ces dérives que le gouvernement a mis en place un plan national pour combattre la violence domestique.

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  • Les agressions sexuelles seraient en nette hausse en Côte d'Ivoire. Les défenseurs des droits humains, qui dénoncent une impunité, appellent les autorités à prendre des mesures pour protéger les civils. Côté officiel, on blâme la tenue vestimentaire des jeunes filles... Le phénomène est en nette hausse depuis le déclenchement de la crise, le 19 septembre 2002. «La situation est préoccupante. Nous recevons régulièrement des informations de cas de violence sexuelle et de mutilation», a expliqué le secrétaire général du Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH), rappelant un projet de son organisation financé par l’ambassade des Etats-Unis pour la prise en charge certaines victimes de violences sexuelles.

  • Présidente de la Délégation ivoirienne des Organisations de la Société civile d’Afrique Francophone (OSCAF) à la 53e Session de l’ONU sur le statut de la femme, qui a eu lieu à New York du 2 au 13 mars 2009, Eliane Ekra attire l’attention sur le fait que le travail des femmes est constamment sous-évalué. Se référant à la déclaration rendue publique à la fin des travaux, elle précise également que « l’objectif du partage égal des responsabilités, au niveau de la famille et des soins, en particulier dans le contexte du VIH/sida, ne pourra pas être atteint tant que les gouvernements ne s’engageront pas fermement à accroître et maintenir un financement public prévisible en faveur des services essentiels que sont l’eau, la santé et l’éducation ».

    Les statistiques sont alarmantes. Aujourd'hui, 50 % des personnes infectées par le VIH sont des femmes. Rien qu'en Afrique subsaharienne, 58 % des séropositifs sont des femmes. Il y a dix ans, a expliqué Mme Noeleen Heyzer, directrice exécutive du Fonds de développement des Nations unies pour la femme, « les femmes étaient à la périphérie de l'épidémie. Aujourd'hui, elles sont à son épicentre. La situation est particulièrement alarmante pour les jeunes femmes du monde en développement qui, dans la tranche des 15-25 ans, ont un taux d'infection qui est le double de celui des jeunes hommes ». (…) Or, les effets dévastateurs du sida sur les femmes coûtent très cher à la société.

    Le Secrétaire général de l'ONU a, quant à lui, affirmé que des changements fondamentaux qui donneraient plus de pouvoir et de confiance aux femmes et aux jeunes filles et transformeraient les relations entre hommes et femmes étaient nécessaires. Selon lui, certaines des stratégies actuelles de prévention, telles que l'incitation à l'abstinence, à la fidélité et à l'usage de préservatifs n'ont aucun sens dans des situations où les abus sexuels et la violence sont monnaie courante. Le mariage n'est pas non plus une méthode garantie de prévention de la propagation du VIH.

    Un autre constat dégagé des interventions, montre que, à cause du sida, les femmes pauvres se retrouvent dans une situation économique encore plus précaire : elles sont souvent privées de leurs droits en matière de logement, de propriété ou d'héritage, voire d'accès à des services médicaux adéquats. De plus, nous savons que, dans la vaste majorité des cas, ce sont les femmes qui quittent leur emploi pour s’occuper d’un proche, avec d’importantes conséquences pour leur autonomie économique, ou encore, elles sont forcées d'abandonner leurs études pour soigner un parent malade, s'occuper du ménage ou subvenir aux besoins de leur famille et leurs propres enfants, qui à leur tour, ont moins de chances d'aller à l'école et courent davantage de risques d'être infectés.

    D’où l’importance de la question de l’autonomie économique, sociale et politique des femmes. Une autonomie pour laquelle certains gouvernements restent aphones.

    La crise économique mondiale risque d’aggraver la situation des femmes, compte tenu des inégalités structurelles du marché du travail. Il est donc important de ne pas seulement parler du droit des femmes au travail, mais bien du droit à un travail « décent » et insister sur la ratification et la mise en œuvre des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’égalité de rémunération, sur la discrimination en matière d’emploi et sur la protection de la maternité. Par ailleurs, le Comité africain a soutenu le plaidoyer des femmes d’Amérique latine en soulignant que les Etats doivent remplir, en dépit de la crise financière, les obligations sociales. Exemple : une éducation publique de qualité, comme outil de mobilité sociale pour briser le cycle de la pauvreté.

    Les femmes des pays en guerre avec à leur tête, Ticky Monekosso, journaliste-chercheur, membre fondateur de Femmes-Afrique-Solidarité ont réclamé la révision de la résolution 1325 du Conseil National de Sécurité des Nations Unies qui a trait aux femmes dans les pays en conflits, de même que leur vulnérabilité face au VIH/SIDA. Elles ont souligné la faible nature de cet instrument qui n’oblige pas les gouvernements à rendre des comptes par rapport à leurs actions et le manque de mesures sérieuses à l’encontre du personnel de maintien de la paix « qui transmettent parfois à des femmes et des jeunes filles, le VIH/ SIDA et les abandonnent avec leurs bébés lorsqu’ils regagnent leurs pays ».

    Dans tous les cas, plusieurs spécialistes ont désigné six domaines nécessitant des efforts de la part des décideurs pour obtenir réellement des résultats dans cette recherche de partage des responsabilités entre hommes et femmes:
    - Fonder des démarches préventives sur les réalités de la vie des femmes.
    - Réduire la violence contre les femmes.
    - Protéger les droits des femmes à la propriété et à l'éducation.
    - Octroyer aux femmes, des soins et traitements de qualité égale à ceux des hommes.
    - Mobiliser les responsables publics contre la stigmatisation des victimes du sida.
    - Affecter des ressources suffisantes aux activités des organisations féminines.

    * Dr Ekra Eliane est Présidente de Business Professional Women (BPW Abidjan –Côte d’Ivoire). Elle a dirigé la délégation ivoirienne à la 53e Session de l’ONU sur le statut de la femme, avec comme thème principal «Le partage des responsabilités entre femmes et hommes, notamment pour les soins dispensés dans le contexte du VIH/SIDA».

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  • Le procès en appel des neuf homosexuels, prévu le 16 mars, a été renvoyé sur demande du parquet général au 6 avril prochain. Toutes les 9 personnes avaient été condamnées à huit ans de prison ferme et 500 000 francs Cfa d’amende le 6 janvier dernier par le tribunal des flagrants délits régional de Dakar. Les avocats ont, ensuite, demandé la liberté provisoire, mais le parquet général s’y est opposé et la Cour d’Appel a mis sa décision en délibéré.

  • Ce n’était pas la première fois qu’Adama Sawadogo, directeur d’une école primaire burkinabè, voyait une de ses élèves arrêter l’école pour se marier, mais le mariage de Maimouna Tamboura, 11 ans, en février, était « un de trop ». D’après les démographes, un plus grand nombre de mariages précoces entraîne un taux de croissance démographique plus élevé, et au Burkina F aso, un pays de 14 millions d’habitants ce taux s’élève déjà à trois pour cent, selon le dernier recensement, réalisé par les autorités publiques en 2006. ?

  • Selon l’Organisation mondiale de la santé, en dehors de l’Afrique du Sud, du Cap-Vert et de la Tunisie dont les lois autorisent l’avortement, plus de 300.000 filles et femmes meurent en silence chaque année suite aux avortements clandestins, notamment à cause des lois très restrictives qui répriment l’avortement. A Kinshasa et dans d’autres villes, les chiffres sont inquiétants. Pour le seul mois de mars 2009, «plus de 20 cas d’avortements clandestins suivis d’abandons de fœtus ou de bébés dans des égouts et les rues de Kinshasa», rapporte la presse.

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  • Seuls les pays en guerre souffrent autant que l'Afrique du Sud de la violence sexuelle, a déclaré Médecins Sans Frontières (MSF), dans un rapport soulignant le problème du viol dans ce pays. Parmi les pays qui souffrent du plus grand nombre de viols figurent le Liberia, le Burundi, la République Démocratique du Congo et la Colombie. Dans ces pays, en moyenne, 35 femmes sont violées chaque jour, selon MSF. En Afrique du Sud le viol est associé aux activités criminelles et violences domestiques.

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  • Entre 10.000 et 20.000 personnes ont manifesté le 6 mars à Bujumbura en faveur d'une criminalisation de l'homosexualité, à l'appel du parti présidentiel burundais, soit la plus grosse manifestation au Burundi depuis 2005. "Le parti (présidentiel) CNDD-FDD veut manifester aujourd'hui qu'il soutient comme la majorité de la population burundaise, que l'homosexualité soit punie par le Code pénal", a déclaré le président de ce parti, Jérémie Ngendakumana, lors d'un point de presse ayant précédé la manifestation.

  • Des activistes de défense des droits de la femme au Zimbabwe se disent indignés par la faible représentation des femmes dans le nouveau gouvernement d’union. Seulement quatre femmes font partie des 35 membres de l’équipe, ridiculement en dessous de la représentation équitable des femmes dans les instances de prise de décisions, approuvée par le Zimbabwe à un sommet régional en août 2008. La directrice de l’organisation non gouvernementale ‘Women in Politics Support Unit’ (l’Unité de soutien des femmes en politique - WIPSU), a qualifié la sélection basée sur le genre des membres du gouvernement de "choquante" et "triste".

  • Rares dans le monde arabe, des cours d'autodéfense fleurissent depuis un an en Egypte, le pays se penchant pour la première fois sur la question du harcèlement sexuel. Des femmes, et même quelques hommes, ont également lancé des campagnes contre le harcèlement sexuel, utilisant le réseau social Facebook pour faire prendre conscience du problème à une jeunesse égyptienne férue d'Internet.

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  • Le Nigérienne Hadizatou Mani est l'une des lauréates du "Prix du courage féminin" pour l'année 2009, prix décerné annuellement par le Département d'Etat américain. Mme Mani, victime de l'esclavage, avait porté plainte contre l'Etat du Niger devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Prononcé le 27 octobre 2008 à Niamey, le verdict condamnait l’Etat nigérien à lui verser 10 millions de francs CFA d’indemnités forfaitaires pour ne l’avoir pas protégée contre l’esclavage dont elle était victime durant neuf ans, en dépit de l’existence d’une loi réprimant cette pratique au Niger. (voir :

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  • La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT, extrême gauche), Louisa Hanoune, est devenue, le 19 févriere, l'unique femme candidate à l'élection présidentielle du 9 avril en Algérie. Le PT a donné son investiture à Mme Hanoune, déjà candidate en 2004, à l'issue d'une réunion extraordinaire du conseil national et du comité central du parti. Mme Hanoune a précisé lors de cette réunion avoir recueilli 140.000 signatures d'électeurs, dépassant les 75.000 requis par la loi.

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  • «Violations de droits des femmes en contexte conjugal». C’est autour de cette problématique que le Réseau de communication, d’information et de formation des femmes dans les ONG (RECIF/ONG) a organisé un atelier du 17 au 18 février 2008 à Ouagadougou. Cette rencontre de concertation s’inscrit dans le cadre du programme « Justice et communication sociale au Burkina Faso ». L’objectif de ce projet est de « contribuer à un plus grand accès des femmes et des hommes burkinabè à leurs droits par le renforcement d’organisations de la société civile travaillant en communication sociale ».

  • Des femmes professionnelles de carrières libérales et commerciales du Togo viennent de créer, un regroupement dénommé Business and Professional Women (BPW). L’objectif de ce réseau de femmes est d’œuvrer pour le positionnement à tous les niveaux, économique, social et politique ; d’aider les femmes à renforcer leurs capacités managériales ou leurs capacités professionnelles.

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  • Lorsque cette année, le FSM s’unit à la population de la Pan-Amazonie, nous, femmes de différentes parties du monde, réunies à Belém, nous affirmons la contribution des femmes autochtones et des femmes de tous les peuples de la forêt comme sujet politique qui vient enrichir le féminisme à partir de la diversité culturelle de nos sociétés et avec nous, rendre plus forte la lutte féministe contre le système patriarcal capitaliste globalisé. ?Le monde, aujourd’hui, assiste à des crises qui montre la non viabilité de ce système.

    Les crises financières, alimentaire, climatique et énergétique ne sont pas des phénomènes isolés, mais représentent une même crise de modèle, mue par la surexploitation du travail et de la nature et par la spéculation et financiérisation de l’économie. ??Face à ces crises, les réponses palliatives basées encore sur la logique du marché ne nous intéressent pas. Ceci ne peut seulement mener qu’à une survie du même système. Nous avons besoin d´avancer dans la construction d’alternatives. Pour la crise climatique et énergétique, nous rejetons la solution des agro-combustibles et du marché de crédits de carbones.

    Nous, femmes féministes, nous proposons le changement du modèle de production et de consommation. Pour la crise alimentaire, nous affirmons que les transgéniques ne représentent pas une solution. Notre proposition est la souveraineté alimentaire et la production agro-écologique. Face à la crise financière et économique, nous sommes contre les millions retirés des fonds publics pour sauver les banques et les entreprises. Nous, femmes féministes, revendiquons la protection au travail et le droit à un revenu digne. Nous ne pouvons accepter que les tentatives de maintien de ce système soient faites sur notre dos de femmes. Les démissions en masse, la réduction des dépenses publiques dans le social et l´affirmation renouvelée du modèle productif affecte directement nos vies et augmente le travail de reproduction durable de la vie.

    Pour imposer son emprise sur le monde, le système recourt à la militarisation et à la course aux armes ; il invente des confrontations génocides qui font des femmes des butins de guerre et il assujetti leurs corps à la violence sexuelle comme arme de guerre dans les conflits armés. Il expulse les populations et les oblige à vivre comme réfugiées politiques ; il laisse dans l’impunité la violence contre les femmes, le féminicide et d’autres crimes contre l’humanité se succèdent quotidiennement dans le contexte des conflits armés.

    Nous, féministes, proposons des transformations profondes et radicales des relations entre les êtres humains et avec la nature, la fin de la lesbophobie, du patriarcat hétéronormatif et raciste. Nous exigeons la fin du contrôle sur nos corps et sexualité. Nous revendiquons le droit de décider en liberté sur nos vies et les territoires que nous habitons. Nous voulons que la reproduction de la société ne se fasse pas à partir de la super-exploitation des femmes. Dans la rencontre de nos forces, nous nous solidarisons avec les femmes des régions des conflits armés et en guerre.

    Nous joignons nos voix à celles de nos compagnes d’Haïti et nous répudions la violence pratiquée par les forces militaires d’occupation. Notre solidarité va aux Colombiennes, aux Congolaises et à tellement d’autres qui résistent tous les jours aux violences des militaires et milices impliqués dans les conflits de leurs pays. Notre solidarité s’exprime envers les Iraquiennes qui font face à la violence de l’occupation militaire nord-américaine. ??Actuellement et spécialement, nous nous solidarisons avec les femmes palestiniennes qui sont dans la Bande de Gaza sous l’attaque militaire israélienne et nous nous joignons à toutes celles qui luttent pour la fin de la guerre au Moyen-Orient.

    Dans la paix comme dans la guerre, nous nous solidarisons avec les femmes victimes de la violence patriarcale et raciste contre les femmes noires et contre les jeunes. De la même manière, nous manifestons notre appui et solidarité à chacune des compagnes qui sont en luttes de résistance contre les barrages, les marchands de bois, les entreprises minières et les méga-projets en Amazonie et autres parties du monde. Elles sont persécutées pour leur opposition légitime à l’exploitation. Nous nous joignons aux luttes pour le droit à l’eau. Nous nous solidarisons avec toutes les femmes qui sont criminalisées pour la pratique de l’avortement ou parce qu’elles défendent ce droit. Nous renforçons notre engagement et faisons converger nos actions pour résister à l’offensive fondamentaliste et conservatrice, et pour garantir que toutes les femmes qui en ont besoin aient le droit à l’avortement légal et en sûreté.

    Nous nous joignons aux luttes pour l’accès des femmes porteuses de déficiences et pour le droit d´aller et de venir des femmes migrantes. Pour nous et pour toutes, nous continuerons notre engagement à construire le mouvement féministe comme une force politique contre hégémonique et comme un instrument des femmes visant la transformation de leurs vies et de nos sociétés, appuyant et renforçant l’auto-organisation des femmes, le dialogue et l’articulation avec les luttes des mouvements sociaux. Nous serons toutes, dans le monde entier, le 8 Mars prochain et durant la Semaine d’Action Globale de 2010, à nous confronter au système patriarcal et capitaliste qui nous opprime et nous exploite. Dans les rues et dans nos maisons, dans les forêts, dans les champs et plantations, dans le cheminement de nos luttes et dans le quotidien de nos vies, nous maintiendrons notre rébellion et mobilisation.

    * Déclaration faite par l’Assemblée des Femmes du FSM 2009

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