Le secrétaire du Comité populaire général libyen des Relations extérieures et de la Coopération internationale Abderrahman Chalgham a annoncé que les experts de l'Union africaine (UA) ont mis en place un mécanisme pratique pour étudier les propositions libyennes relatives à la formation d'un gouvernement sur la voie de la réalisation des Etats-Unis d'Afrique.
Tagged under GouvernanceUn hommage sera rendu mardi au poète et ancien président du Sénégal Léopold Sédar Senghor, décédé en décembre 2003, lors d'une manifestation polyvalente organisée à L'Abayye-D'Ardenne, dans le Nord-Ouest de la France, a indiqué lundi à la PANA, un des promoteurs de la rencontre Gérard Bosio. Intitulée "Les amitiés Senghor", la manifestation s'articulera autour d'une exposition retraçant son parcours politique et littéraire et d'un colloque nourri des témoignages de ses anciens plus proches collaborateurs et compagnons politiques.
Tagged under GouvernanceNégocieront-elles ou pas ? Des concertations entre les tendances politiques congolaises sont en cours à Libreville, à deux jours de l’échéance du 30 juin, date de la fin de la transition en Rd Congo. En attendant, la tension a baissé dans le pays. Des représentants des tendances congolaises ont été invités ce mardi 27 juin au Gabon, à des concertations destinées à calmer la tension à la veille du 30 juin.
Tagged under GouvernanceLe président sommé de donner la preuve qu'il est bien le fils de son père et de sa mère, pour être candidat à l'élection présidentielle attendue. A quelque jours de l'élection présidentielle prévue pour le 30 juillet prochain, la polémique ne cesse d'enfler en République démocratique du Congo (Rdc) : Joseph Kabila est-il réellement le fils de son père, feu le président Laurent-Désiré Kabila dont il se réclame ? La polémique n'est pas nouvelle.
Tagged under GouvernanceLa Côte d’Ivoire s’achemine vers des processus cruciaux pour le retour à une paix durable : désarmement, identification, élections, etc. Pour Emmanuel Y. Boussou, il est grand temps que les élites politiques ivoiriennes arrêtent de pointer un doigt accusateur vers les « autres » et de s’adonner à une sincère autocritique. L’intérêt de la Côte d’Ivoire, estime t-il, doit être hissé au-dessus des préoccupations partisanes d’individus souvent en rupture de ban avec le vrai peuple pour qui ils prétendent agir. Emmanuel Y. Boussou dresse dans cet article les conditions pour la tenue d’un processus électoral consensuel, le règlement de la question de la citoyenneté et, en définitive, pour réussir une véritable reconciliation nationale.
La crise que connaît la Côte d’Ivoire depuis plus de trois ans et demi s’est exprimée, certes, sur le terrain militaire au début. Elle a été, ensuite, marquée d’échauffourées sporadiques entre les forces loyalistes au régime d’Abidjan et le mouvement rebelle.
Cependant, ce qu’il est permis d’observer dans ce pays depuis septembre 2002 n’est pas, à notre avis, un conflit militaire classique ou une guerre civile. Il ne s’agit pas, non plus, d’une lutte de libération nationale engagée par le pouvoir ivoirien contre l’ancienne puissance coloniale.
Compte tenu de sa forte charge émotionnelle, l’argument de la lutte de libération est très séduisant et a valeur d’exutoire. Mais, s’il est vrai que la crise ivoirienne constitue un enjeu de géostratégie ou d’intérêts économiques pour l’ancienne métropole, on ne saurait faire du rôle de la France la trame principale de ce conflit.
Eu égard à son histoire, à ses atouts économiques et à sa dimension dans l’espace francophone ouest-africain, la Côte d’Ivoire et la crise sociopolitique qu’elle vit appellent une intervention française, qui, dans ce cas précis, a été souhaitée, suscitée, voire requise par le régime ivoirien.
De fait, ne voir que la présence de la France dans ce conflit ou situer la crise dans la seule perspective de rapports antagonistes entre l’ancienne puissance coloniale et le pouvoir politique ivoirien c’est vouloir soustraire les Ivoiriens de leur responsabilité dans la gestion de leur pays. Envisager la Côte d’Ivoire comme une nation indépendante et souveraine suppose que les problèmes auxquels elle est confrontée s’apprécient, sans complexe, dans leur portée endogène.
De plus, les enjeux au cœur du conflit actuel, à savoir le pouvoir politique, sa gestion et son renversement par la voie des armes, se sont déjà exprimées à travers une crise de même nature en décembre 1999, avec un parti politique et un leadership autres que ceux d’aujourd’hui, sans que l’on parle d’une entreprise de recolonisation de la Côte d’Ivoire par la France. La différence porte sur le fait que le coup d’Etat de 1999 a réussi, alors que celui de 2002 a échoué et s’est transformé en une rébellion.
Comme explication première de la crise, l’argument tiré des antagonismes internes opposant des acteurs ivoiriens (formations politiques traditionnelles et groupes armés) pour la prise, l’exercice et la conservation du pouvoir politique nous semble beaucoup plus plausible.
A notre avis, il se défend plus amplement que celui prenant pour objet des centres extérieurs qui téléguideraient des politiques ivoiriens en vue du contrôle des ressources du pays ou armeraient d’anciens soldats pour lancer une action militaire dont la réussite n’est guère garantie à l’avance. Si une telle assertion est soutenue dans des cercles politiques ivoiriens et relayée par des réseaux d’intellectuels africains, elle se construit plus sur des appréhensions que sur des faits.
Il est vrai que chaque chapelle politique ivoirienne entretient des relations suivies avec des membres de la classe politique et des industriels français. Mais cela ne nous autorise pas à percevoir une collusion française automatique avec certaines forces en présence dans le jeu politique ivoirien au détriment du régime d’Abidjan.
Il faudrait noter que si dans la plupart des pays africains l’armée s’introduit de force dans la politique, en Côte d’Ivoire, ce sont des forces politiques qui, d’une manière ou d’une autre, ont propulsé des groupes armés dans l’arène politique.
Par-dessus tout, il nous semble bon d’éviter d’exonérer les acteurs politiques ivoiriens de leur responsabilité dans l’origine et la gestion de la crise pour ne voir qu’une main extérieure dans ce qui constitue, en dernière instance, une lutte pour le pouvoir politique.
La crise ivoirienne s’est manifestée à travers un coup d’Etat qui a échoué et qui s’est ensuite mué en une occupation d’une partie du territoire national. Ceci traduit la dimension essentielle du conflit, qui porte sur le pouvoir politique et tourne autour de sa prise de force ou de droit, sa gestion et sa conservation par tous les moyens, y compris l’usage de la violence.
Cependant, la solution militaire ayant fait la preuve de ses limites, l’organisation d’élections ouvertes, équitables et transparentes se donne comme l’une des issues les plus appropriées de la résolution de la crise. La tenue d’élections suppose, en principe, l’acceptation d’une compétition à la loyale à la suite de laquelle il y aura un vainqueur et un vaincu.
Une élection présidentielle, est-il besoin de le noter, est une échéance, qui débouche sur un mandat confié à un homme ou une femme limité dans le temps. Elle n’est pas un processus, mais un événement. Elle ne fige pas la vie nationale. Elle porte sur un cycle qui se renouvelle au bout de cinq ans. On peut perdre une élection présidentielle à une échéance donnée et la remporter à l’occasion d’une autre.
Les protagonistes de la crise ivoirienne, les partis politiques principalement, donnent l’impression de ne s’accorder que sur la tenue d’élections qu’ils seront assurés de remporter. S’il est légitime que des forces politiques envisagent la victoire à l’issue d’un scrutin comme un objectif ultime, leur propension à exclure, voire nier, toute éventualité d’échec ne peut que disposer leurs partisans au radicalisme politique et à la violence. Aucun parti politique ne s’avoue vaincu au départ d’une compétition électorale, mais la victoire ne peut s’obtenir à tous les prix !
Au départ d’un processus électoral, l’idée de la victoire implique également celle de l’échec. Pouvoir gagner autant qu’échouer constitue l’énigme, mais aussi l’essence d’une élection. Sans échec, il n’y a pas de réussite, parce qu’il n’y a simplement pas de compétition. En outre, on ne peut se soumettre à une épreuve lorsque, à l’avance, on en est proclamé vainqueur !
Une telle compétition est une farce et ne garantit, sur le plan politique, aucune légitimité. En revanche, elle constitue la voie tout tracée pour l’installation d’un pouvoir dictatorial qui, tôt ou tard, suscitera la répulsion de la population, se maintiendra dans la terreur ou donnera lieu à une contestation violente.
L’intention de certains cercles politiques de remporter à tout prix le scrutin présidentiel prochain est l’une des explications de blocages réels ou potentiels de la transition. De plus, elle constitue un inhibiteur principal de la réconciliation. Elle justifie les surenchères et chantages qu’il nous a été donné d’observer de la part des protagonistes principaux depuis la signature des accords de Linas-Marcoussis.
Elle porte, aujourd’hui, sur les enjeux de l’identification et du désarmement, de leur concomitance souhaitée ou rejetée et de questions connexes de nationalité et de citoyenneté. Sur certains de ces points, principalement l’identification, la nationalité et la réconciliation, nous voudrions offrir quelques pistes de réflexion.
1. Identification et constitution du collège électoral
L’opération d’identification devrait, en principe, être un exercice de recensement général de la population à l’issue duquel l’autorité publique obtiendra des indicateurs sur les différentes configurations démographiques du pays. En outre, il devrait permettre à chaque habitant de la Côte d’Ivoire d’obtenir des pièces d’identité. Comme telle, l’identification est un exercice technique dont l’utilité pratique se démontre dans divers domaines de gestion de la vie nationale.
L’identification semble, cependant, poser problème dans l’interprétation que font certains milieux politiques de sa dimension relative à la constitution du collège électoral. Ceci parce que la Côte d’Ivoire est un pays dont près de 26% de la population est, selon les chiffres officiels, constitué de non nationaux.
Comme toute nation accueillant une forte proportion d’immigrés, les questions d’identité, de nationalité et de citoyenneté s’y posent avec acuité et sont d’une extrême délicatesse. Par ailleurs, des revendications identitaires, de déni de nationalité ou de citoyenneté suscitent des débats passionnés dans ce pays depuis des années. Qu’une propagande sur ces questions sensibles serve de fonds de commerce politique et braque les esprits ne relève que d’un truisme !
Dans un tel décor, il n’est pas surprenant que des échos de soupçons de manipulation de l’opération d’identification dans la perspective de l’échéance électorale proviennent de différents états-majors politiques. Les uns suspectent un processus qui pourrait accroître, outre mesure, le collège électoral pour favoriser un camp, lorsque les autres pensent qu’une grande partie de nationaux proches de leur parti en seraient exclus à leur détriment et au bénéfice de leurs adversaires politiques.
A notre avis, la ligne médiane ici devrait être celle qui prendrait pour point de départ les recensements précédents et singulièrement ceux ayant donné lieu à la constitution des collèges électoraux de 1990, 1995 et 2000. Après quoi, on opérera les ajustements démographiques naturels qui sont : l’expurgation de cas de décès, de changements de nationalité, d’individus frappés d’incapacités ; les rajouts de cas de personnes ayant atteint la majorité, de naturalisés remplissant les obligations de stage, etc.
Si des citoyens estiment qu’ils ont été indûment retirés des fichiers électoraux, ils devraient soumettre des requêtes qui feront l’objet de la plus grande attention de la part des autorités compétentes en vue de procéder aux corrections requises.
Cette approche est fondée sur l’évolution naturelle du collège électoral ivoirien, elle-même liée aux contours de la population générale du pays. Elle part également du principe que la liste électorale n’a pas fondamentalement été contestée depuis 1990. De plus, le mouvement régulier du collège électoral ivoirien, même en y incluant les personnes âgées entre 18 ans et 21 ans en 1990 et 1995, peut être apprécié aisément depuis 1990, année électorale pendant laquelle seuls les nationaux ivoiriens ont été autorisés à voter.
Il est possible de dresser mathématiquement, statistiquement et démographiquement les grandes configurations du collège électoral ivoirien aujourd’hui, puisque les banques de données sur la population ivoirienne utilisées les années précédentes sont disponibles à Abidjan.
En se fondant sur la progression normale de la population ivoirienne, on peut opérer des projections en vue d’avoir une idée plus ou moins exacte des chiffres généraux de la population en âge de voter. Il existe un taux de croissance de cette population, tout comme on peut tracer une courbe de la progression du collège électoral ivoirien.
Toute opération d’identification qui aboutirait à l’exclusion arbitraire de citoyens ivoiriens de la liste électorale sera un facteur potentiel de troubles sociopolitiques. De même, un collège électoral ivoirien hors de proportions naturelles ne donnerait lieu qu’à des élections contestées, dans le meilleur de cas.
Cela équivaudrait à la reconduction de la logique d’instabilité chronique dans laquelle le pays est installé depuis quelques années. Un tel scénario condamnerait la Côte d’Ivoire à demeurer dans ce que nous appelons pudiquement une situation de ni paix ni guerre qui est, en réalité, un processus de destruction socio-économique et de déconstruction nationale.
2. Séparer la question de la nationalité des enjeux électoraux
La question de l’attribution de la nationalité ivoirienne aux ressortissants de pays africains vivant en Côte d’Ivoire depuis des lustres et qui désirent s’intégrer pleinement et honnêtement à la communauté nationale ivoirienne devrait s’entreprendre dans un esprit de fraternité, de générosité et d’ouverture. Linas-Marcoussis n’était certainement pas le cadre approprié pour réfléchir sainement et sereinement sur cette question cruciale en quelques jours.
Les difficultés d’application des propositions sur la nationalité découlant de ce conclave procèdent, à notre avis, d’une chose : il se profile des enjeux politiques et électoraux derrière l’idée d’appliquer le Code de nationalité d’avant 1972 et/ou de revenir aux dispositions transitoires de l’Administration coloniale à l’Etat indépendant ivoirien relatives au choix de la nationalité ivoirienne par des non Ivoiriens nés en Côte d’Ivoire ou y vivant avant 1960.
La question de nationalité étant de nature sensible, la lier à des enjeux ou impératifs politiques et électoraux ne fait que la compliquer davantage, ce qui en rajoute aux suspicions, ressentiments et récriminations. En dernier lieu, toute solution prise avec des arrière-pensées politiques sur un sujet de cette nature consisterait à jeter de l’huile sur le feu.
Débarrassée de ses oripeaux électoraux, la question de nationalité telle qu’esquissée par Linas-Marcoussis pourrait être envisagée utilement et trouver une voie de solution à travers une procédure spéciale et diligente de naturalisation adossée aux dispositions de stage prévues par le Code de la nationalité.
Le mieux serait de différer une telle procédure de la période électorale qui est elle-même potentiellement sujette à des tensions et convulsions multiples. Elle pourrait être engagée dans une période de sérénité immédiatement après les élections présidentielles de sorte que les nouveaux naturalisés puissent prendre part aux scrutins qui seront organisées cinq ans après leur naturalisation.
Mais, au-delà des prescriptions de Linass-Marcoussis se pose la question de la naturalisation de tous les ressortissants de pays africains vivant en Côte d’Ivoire et qui désirent jouir de la nationalité ivoirienne. La Côte d’Ivoire et ses dirigeants ne peuvent continuer de se voiler la face sur ce problème d’une extrême gravité. La nécessité d’une action politique courageuse tendant à engager une procédure de grande envergure de naturalisation, avec des modalités pratiques souples, simplifiées et accessibles, devient un défi auquel ils devraient faire face.
Il faut partir du prédicat que la plupart des ressortissants de pays voisins vivant en Côte d’Ivoire depuis des années et leurs enfants ne retourneront plus dans leurs pays d’origine. Les propositions de gestion post-crise doivent accorder la priorité à cette question qui recouvrerait ainsi son caractère purement administratif pour cesser de polluer le terrain politique. Dans le cadre de la transition, les sillons de cette action pourraient être tracés.
Le mouvement migratoire ayant marqué les configurations démographiques et sociologiques de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui a une histoire. Il a son origine dans la mise en valeur, dans les années 1930, de la colonie de Côte d’Ivoire avec l’introduction des cultures de café et de cacao. Il a connu son paroxysme pendant les années du miracle ivoirien (1965-1980) et s’est ralenti à partir de la fin des années 1980.
Que la Côte d’Ivoire soit différente des autres pays ouest-africains dans ses traits démographiques marqués par la migration est un fait sociologique qui s’explique aisément et doit être assumé pleinement ! Il est vrai que rien aujourd’hui ne permet d’affirmer que cette nation continuera d’attirer, de manière significative, des ressortissants d’autres pays de la sous-région.
Par ailleurs, un processus irréversible d’urbanisation de la société ivoirienne amorcé depuis quelques années a donné lieu à une Côte d’Ivoire plurielle dans la symbiose de ses fondements humains, sociologiques et culturels et conduit à l’émergence d’un nouvel espace de partage, d’ouverture et d’intégration.
Prenant son appui sur les apports de socles humains de ce terroir, il ne manque pas moins de se nourrir de la contribution de peuples issus de l’immigration. Ceci constitue une richesse qui doit pouvoir éclore, s’exprimer et s’épandre à la faveur des chances que l’Etat de Côte d’Ivoire saurait offrir avec élan, générosité et ouverture.
Envisager la problématique de l’immigration et ses incidences démographiques sous l’angle de la naturalisation au niveau le plus élevé de l’Etat n’est pas seulement une approche qui tienne compte de l’héritage socioculturel ivoirien ; c’est un devoir moral, autant qu’un impératif de gestion politique. C’est également l’un des moyens les plus indiqués pour soustraire cette question délicate des contingences politiques et enjeux électoraux.
3. De la réconciliation
Une question anodine nous vient à l’esprit lorsque nous pensons aux dommages causés par cette crise à la communauté nationale ivoirienne : comment un peuple si affable, symbiose d’autant d’expressions du génie humain, doté d’un humour formidable comme la marque de sa foi en la vie, a pu se laisser ronger par le virus de la haine, sur des questions de gestion politique, qui relèvent, en principe, de préoccupations d’une élite dont il est généralement coupé ?
La réponse immédiate est qu’aucun équilibre n’est permanent et que dans le processus de construction nationale des Etats légués par la colonisation, le plus petit incident peut donner lieu à d’inextricables convulsions.
En écoutant des Ivoiriens ressasser les atrocités commises au début de ce conflit sur des populations civiles et en prêtant l’oreille à leurs ressentiments et récriminations vis-à-vis de ceux qui prônent le dialogue avec les rebelles, on se rend compte de l’ampleur de la crise et de la profondeur des douleurs qui en résultent.
Il se dégage également un constat : la propension de certains milieux politiques ivoiriens à trouver nécessairement les responsables de nos malheurs en leurs adversaires ou hors des frontières ivoiriennes. Ceci laisse apparaître une autre dimension de ce conflit : notre incapacité de reconnaître nos propres responsabilités dans la destruction de notre pays !
De tout cela nous faisons la déduction suivante : si la crise porte essentiellement sur le pouvoir politique, les cheminements qu’elle a empruntés pour s’exprimer, les torts dont ses auteurs se sont déclarés redresseurs, les dommages qui ont été causés à la cohésion nationale et les états d’âme qu’elle a générés sont énormes, complexes et multidimensionnels.
A notre avis, la gestion de la crise et de l’après-crise devrait comporter un volet sur le désarment mental et le reconditionnement psychologique des Ivoiriens.
En effet, de quel que côté qu’on se place, on arrive au constat que le drame ivoirien n’est pas seulement physique et visible : un traumatisme énorme est vécu par la population ivoirienne dans toute sa composante. Dans sa majorité, la société ivoirienne est meurtrie, autant qu’elle est fragmentée et instrumentalisée aux fins de luttes politiques dans lesquelles elle n’est pas nécessairement partie prenante.
Cette crise a détruit ce qui constitue la base de la convivialité ivoirienne, c’est-à-dire la confiance. La confiance comme fondement du vivre ensemble ; la confiance entre les acteurs principaux de la classe politique à propos d’un minimum acceptable pour l’animation d’une vie politique régulière ; la confiance entre les différentes communautés humaines du pays dans ce qu’elles nourrissent comme attentes, aspirations, voire convictions, par rapport au devenir de la nation et aux chances d’épanouissement qu’elle leur offrirait.
A notre avis, plutôt que de clamer que la Côte d’Ivoire est debout, les acteurs politiques principaux du pays devraient s’engager dans une introspection beaucoup plus profonde, pour apprécier l’état de déliquescence dans lequel se trouve la nation ivoirienne. Ceci pourrait constituer le premier pas vers la réconciliation.
Aussi longtemps que les leaders seront peu enclins à reconnaître leur responsabilité dans la crise et ses conséquences sur les fissurations du tissu social ivoirien, les populations, qui se reconnaissent en eux, seraient incapables d’aller à la réconciliation des cœurs et des esprits ! La logique de l’action des leaders politiques est naturellement celle de la contention faite de dénégations, contradictions et polémiques.
Mais, le jeu politique régulier n’est possible que dans un environnement social apaisé. Ici, il est plutôt question de chercher à reconstruire ce qui a été détruit, œuvrer à renouer les fils du dialogue rompu, contribuer à retrouver la foi en nous-mêmes, la confiance entre nous, dans l’humilité. Les leaders politiques devraient éviter de se laisser aller à des déclarations qui sont de nature à susciter des controverses ou à inciter leurs partisans à des positions radicales.
Par ailleurs, il faudrait convenir qu’aucun leader politique n’a fait amende honorable, en s’engageant, depuis le déclenchement de cette crise, dans un acte sincère de contrition ; aucun camp des protagonistes principaux n’a trouvé nécessaire de se remettre en cause et demander formellement pardon aux Ivoiriens et leur promettre que plus jamais il n’entreprendrait directement ou indirectement d’actions de nature à porter atteinte au peuple de Côte d’Ivoire dans les valeurs qui le fondent ou dans son intégrité. Aucun camp n’a lancé d’appel solennel à ses partisans les invitant à embrasser résolument le parti de la réconciliation.
Quant à un élan d’ouverture, de tolérance et d’altruisme vis-à-vis de ses adversaires, aucun parti ne semble l’inclure dans ses choix politiques actuels. Cependant, cet acte d’exorcisme collectif, d’humilité et de dépassement de soi devrait être suscité par les grandes formations politiques, ainsi que les responsables de la rébellion, de manière résolue, honnête et sincère, pour conjurer la haine et recréer les conditions de la convivialité ivoirienne.
La réconciliation entre Ivoiriens s’entreprend avec le principe de reconstruction d’une société ivoirienne inclusive, cohésive et démocratique. Elle part d’un impératif : que la Côte d’Ivoire soit placée au-dessus des partis politiques et des ambitions de leurs leaders !
Si nous situons la Côte d’Ivoire au-dessus de tout, la question de la formation politique ou du leader qui la dirigera à l’issue des élections prochaines serait secondaire, voire négligeable. En effet, pour que nous envisagions la problématique de la désignation de l’équipe dirigeante à laquelle sera confiée la destinée de ce pays à l’issue des consultations électorales prochaines, il faudrait qu’il existe d’abord dans son entièreté et qu’il constitue un espace sociopolitique apaisé.
New York, le 30 mai 2006.
*Emmanuel Y. Boussou est le pseudonyme d'un Ivoirien en service dans une organisation internationale. Sociologue de formation, il fait publier des articles sur la situation politique de la Côte d'Ivoire en sa qualité de citoyen de ce pays.
*Voir aussi nos précédentes publications sur le même sujet, en français :
-http://www.pambazuka.org/fr/category/features/33766
-http://www.pambazuka.org/fr/category/features/34347et en anglais :
-http://www.pambazuka.org/en/category/comment/33854
-http://www.pambazuka.org/en/category/features/33766*Veuiller envoyer vos commentaires à :
Tagged under GouvernanceLa taxe de Re 1 sur les sacs plastique vise à amener le consommateur à changer ses habitudes et à diminuer la pollution. Rama Sithanen n'a pas limité l'exercice budgétaire au domaine économique seulement. Il en a également profité pour s'attaquer à un des plus grands maux environnementaux des temps modernes : la prolifération incontrôlée des sacs et bouteilles en plastique. Dès lors une question fuse : qui du producteur ou du consommateur paiera ?
Tagged under GouvernanceDu 22 juin au 2 juillet prochain, le sommet de l’Union Africaine va se tenir à Banjul. En marge du sommet, Solidarity for African Women’s Rights (SOAWR), va mener une série d’activités dans le cadre de sa campagne pour la domestication du Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique. Dans cette dynamique, Khédija El Madani défriche pour Pambazuka News les textes de lois de l’Islam et fait ressortir que la femme s’y voit accorder tous les droits. Pour El Madani « il est donc temps de revenir au vrai Islam, de suivre les préceptes du Coran et d'agir selon l'exemple de notre Prophète qui a toujours respecté la femme ».
S'il est un sujet qui fâche, c'est bien celui des droits des femmes en Islam.
Autant les Occidentaux et autres occidentalistes présentent, dans leur grande majorité, l'Islam comme l'ennemi des femmes et comme la religion qui leur dénie leurs droits les plus élémentaires, autant les musulmans, radicaux ou modérés, soutiennent que l'Islam a accordé aux femmes tous leurs droits.
Qui a tort ?
Et qui a raison ?
En fait, les tenants de chaque camp ont à la fois tort et raison car, s'il est avéré que l'Islam a constitué une véritable révolution dans le domaine des droits des femmes lors de sa révélation, en donnant aux femmes la dimension humaine que leur déniaient les us et coutumes de l'Arabie pré-islamique, qui reconnaissaient aux pères droit de vie et de mort sur leurs filles et réduisaient la veuve à un objet de la succession, dont héritait la parentèle de l'époux défunt, il est tout aussi indéniable que, au fil du temps, l'interprétation restrictive, et parfois même contraire à la parole divine, de certains ulémas a retiré à la femme ses droits, les uns après les autres.
La meilleure preuve de cet état de fait est la thèse soutenue par nombre d'exégètes (foukahas) selon laquelle c'est Eve qui est coupable du péché originel et responsable de l'expulsion d'Adam du Paradis alors que cette thèse, propre aux deux autres religions monothéistes, le judaïsme et le christianisme, non seulement n'existe pas dans la religion musulmane mais est clairement contredite par le Coran.
Ainsi, les versets de la sourate "Les limbes" (???????) affirment de façon claire et précise, qui ne peut prêter à nulle équivoque, que ce sont en même temps Adam et Eve qui ont été tentés par Satan et que ce sont eux deux qui ont succombé à la tentation et désobéi aux injonctions divines.
"Le Diable leur suggéra à tous deux …" (verset 20 "????? ????")
" Et il leur jura…" (verset 21 "? ???????")
"Alors il les fit tomber par tromperie …et leur seigneur les appela: ne vous ai-je pas tous deux interdit cet arbre? Et ne vous ai-je pas dit que le diable était vraiment pour vous deux un ennemi déclaré" ? (ver set 22
"??????? ?????...? ??????? ?????? ??? ?????? ?? ????? ?????? ? ??? ???? ?? ??????? ???? ??? ????").
"Tous deux dirent …" (verset 23 "????...").Cet exemple illustre parfaitement à quel point plusieurs d'exégètes musulmans se sont éloignés des préceptes coraniques jusqu'à soutenir le contraire de ce qui est affirmé dans le saint Coran.
Et c'est dans le domaine du statut de la femme dans la famille que se traduit le plus cette contradiction entre l'Islam et l'éxégèse réductrice qui en est souvent faite.
C'est ainsi que la question des droits de la femme dans la sphère familiale, au lieu d'être appréhendée d'une façon globale, dans le cadre des préceptes et principes établis par le Coran et par la tradition du Prophète Mohamed, est considérée d'un point de vue restrictif et est, en quelque sorte, "délocalisée", isolée de l'ensemble harmonieux des règles et des injonctions divines et traitée de façon indépendante, ce qui a eu pour résultat de fausser complètement les choses et de priver les femmes des droits que Dieu leur a accordé.
Ainsi, petit à petit, la femme fut privée de la lumière du savoir, emprisonnée entre les murs de la maison et soumise aux ordres de son époux et tenue d'obtempérer à tous ses caprices sous peine de répudiation, au nom de l'Islam, comme si elle n'a que des devoirs par rapport à l'homme qui paraît n'avoir que des droits alors que le Coran affirme clairement qu'elle a autant de droits que de devoirs.
(verset 228 sourate La Vache "? ??? ??? ???? ????? ????????")Par ailleurs, le Coran exhorte les hommes à bien traiter leurs épouses : "Traitez-les avec bienveillance (verset 19 sourate Les Femmes "? ??????? ????????").
- "Gardez- les de façon convenable ou séparez-vous d'elles de façon convenable".
(verset 2 sourate Le Divorce"???????? ?????? ?? ??????? ??????" ).- Et il leur fait interdiction de leur porter préjudice : "Ne cherchez pas à leur nuire…".
(verset 6 sourate Le Divorce ("? ?? ???????..".- " Ne les retenez pas abusivement" (verset 231 sourate La Vache "? ?? ??????? ?????..." ).
Dans le même temps le Coran fait du mariage un lien solennel.
- " Elles ont obtenu de vous un pacte solide" (verset 21 sourate Les Byzantins "? ???? ???? ?????? ?????").Et dans le même ordre, il présente les époux comme étant chacun un vêtement pour l'autre :
-"Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles" (verset 187 sourate La Vache "??? ???? ??? ? ???? ???? ??").
De même que le Coran place le mariage sous le sceau de "l'affection et de la miséricorde" (verset 21 sourate les Byzantins).
D'un autre coté, Dieu a mis les femmes et les hommes sur un pied d'égalité absolue, leur promettant pareillement le Paradis en récompense de leurs bonnes actions et les menaçant également de l'enfer de la Géhenne en punition de leurs mauvaises actions ainsi que l'indiquent plusieurs versets du Coran :
" Celui qui a fait une bonne action, qu'il soit de sexe masculin ou féminin, ceux-la entreront au Paradis" (verset 40 sourate Le Pardonneur.
" ?? ??? ????? ?? ??? ?? ???? ? ?? ???? ??????? ?????? ?????").- " Celui qui accomplira de bonnes actions qu'il soit de sexe masculin ou féminin…". (verset 124 sourate les Femmes
"? ?? ???? ???????? ?? ??? ?? ????" ).- " Il punit les hypocrites hommes et femmes et les mécréants et les mécréantes" (verset 6 sourate La Victoire
"? ????? ????????? ? ????????? ? ???????? ? ????????" ).Par ailleurs, n'oublions pas que le Coran a octroyé à la femme des droits économiques égaux à ceux de l'homme en lui reconnaissant la liberté et la capacité de gérer ses biens sans main-mise du père, du frère ou du mari et des droits politiques en lui permettant de faire allégeance au Prophète, à l'instar des hommes.
Il convient de rappeler, d'autre part, que Dieu a créé l'homme et la femme d'une seule et unique âme : " O gens, craignez Dieu qui vous a créé d'une même âme " (verset 1 sourate Les Femmes "?? ???? ????? ????? ???? ???? ????? ?? ??? ?????").
Par voie de conséquence, lorsque, l'homme avilit la femme et lui porte préjudice c'est lui même qu'il avilit et c'est à lui- même qu'il porte préjudice.
C'est pourquoi prétendre que l'Islam fait de la femme un être inférieur par rapport à l'homme tient du blasphème. Femmes et hommes ont été créés par Dieu afin qu'ils Le vénèrent et les meilleurs parmi Ses créatures sont celles qui font montre de piété, sans égard aucun à leur sexe.
- "Les meilleurs d'entre vous sont les plus pieux (verset 13 sourate Les Cloisons "?? ?????? ??? ???? ??????" ).
Ce n'est donc nullement en fonction du sexe biologique que Dieu traite Ses créatures mais uniquement en fonction de leurs actions et eu égard à leur rôle social.
En conclusion, j'affirme haut et fort que les raisons pour lesquelles la femme musulmane est privée de certains de ses droits fondamentaux ne sont nullement imputables à l'Islam mais tiennent à l'interprétation inexacte de certains ulémas et que la quasi-majorité des traditions sexistes prétendues découler de la religion musulmane n'ont en réalité aucun lien avec elle et lui sont même souvent absolument contraires.
Il est donc temps de revenir au vrai Islam, de suivre les préceptes du Coran et d'agir selon l'exemple de notre Prophète qui a toujours respecté la femme.
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Tagged under GouvernanceDans ce petit coin de “Blog Francophone” je vais vous parler d’une selection de blogs ecrits en français sur l’Afrique et vous raconter un peu chaque semaine sur des sujets qui me paraissent interessants.
‘le pangolin’ (http://lepangolin.afrikblog.com/archives/2006/05/29/1980303.html)
continue sa discussion sur les frontières africaines héritées de Berlin (1885).Il présente des arguments non pas pour gommer toutes les frontières actuelles sinon pour renouvelé le débat en général.
« Là où je suis contre les mêmes frontières actuelles, c’est parce que d’un point de vue anthropologique et psychologique, elles enferment dans un carcan idéologique et illusionniste la vision unitaire de l’Afrique. On ne peut pas bâtir l’unité africaine, celle des peuples avec des souverainetés qui se concurrencent.
Si les pays africains n’acceptent pas le principe de l’appartenance commune et surtout celui de l’ingérence interafricaine, alors l’Occident continuera à s’ingérer dans nos problèmes sans grand risque. Tout cela, c’est parce qu’il sait bien ce que valent nos pays : des factices républiques car c’est l’Occident qui a divisé nos pays pour mieux régner sur le continent pris dans sa globalité mondiale. »
Il est pour des Etats-Unis d’Afrique par zone géographique ou linguistique, par exemple une union entre Angola, Cameroun, Congo, Congo D.R., Centrafrique, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad en êtats fédéraux comme l’Afrique centrale, avec une puissance démographique, économique, militaire et éducatif pour protéger ses resources, se défendre et se déveloper.
« Selon moi les avantages sont colossaux...... Le développement fulgurant de la Chine et de l’Inde contraint l’Afrique à se diriger vers cette voie. A vouloir rester dans nos frontières et souverainetés actuelles est une attitude hautement suicidaire car la pression sur les ressources naturelles devient de plus forte presque impossible à tenir. Dans cette configuration l’Afrique detient à elle seule plus de trois-quarts de toutes les resources encore disponibles sur terre et mer. »
‘ForumRéalisance’
(http://realisance.afrikblog.com/archives/2006/06/03/2019048.html)
nous rapelle des dangers de l’appel à la ‘tolérance’ et ce que ceci peut cacher :« On entend, en ce moment, partout en occident ces appels à la tolérance, ou ces aveux encore plus ambigus à la modération ; et cependant que le racisme et l´extrémisme de droit faisaient des envols vertigineux. La question est toujours, lorsqu´on entend ces appels : à qui s´adressent-ils, et quelle est l´effet qu´on veut atteindre avec eux ? »
Souvent c’est pour sauvegarder les intérêts dominants, et empêcher l’oppressé de défendre ses droits.Il cite par exemple l’esclavage, la colonisation et la prostitution de la femme. Il conclue que la vraie tolérance c’est :
« chercher l´harmonie de la libre réalisation sensible et du respect des libertés autant individuelles que collectives, c´est permettre à chacun et à tous de s´atteler à une vie, une réalisation consciente, plus équitable et plus exigeante de l´existence humaine. »
PrinceduFleuveCongo (http://liondjo.afrikblog.com/archives/2006/05/31/1994240.html)
jette un regard critique sur la Transition en cours dans la République Démocratique du Congo et dont il voit une grande catastrophe menaçant ce pauvre pays extrêmement volatil en raison de tous les mensonges de l’état et que la vérité est absente dans le processus de Transition :« La vérité est escamotée lorsque nous demandons ce qu’il en est des contrats miniers (300 milliards de dollars potentiellement bradés selon Robert Crem, ex PDG de la Gécamine et 15 milliards de dollars pillés en moins de 10 ans selon le rapport de la Commission Lutundula). La vérité est cachée lorsque nous demandons, avec légitimité, de connaître l’identité de ceux qui briguent un poste publique. Et nous pourrions continuer ainsi sur des pages entières ! »
Il affirme
« que le plus grand souhait du peuple est d’en finir pour toujours avec les sempiternelles souffrances attachées à la mauvaise gouvernance, à la prédation inconsidérée des ressources et des richesses du pays par tous les gouvernants et acteurs socio-politiques qui se sont succédé à la tête de l’état congolais depuis l’indépendance. »
Et il demande
« une rencontre avant le 30 juin 2006 pour une expertise et une correction des erreurs....soulignant qu’elle ne nuira pas au processus et au principal bénéficiaire de ce processus, le peuple. »Sur le front litéraire, Kangni Alem (http://togopages.net/blog/?p=92)
nous parles de l’écrivain togolais Sami Tchak et ses masques dans ses oeuvres ‘Hermina’ « Roman des fantasmes et des mensonges humains, Hermina, roman des échecs mal assumés mais avoués sans limites, réflexion désespérée sur le sens de la vie et de la création littéraire. »et ‘Place des fêtes’ « Entre argot, obscénité, nihilisme assumé, cynisme, retournement des clichés (pas trop clair !), Place des Fêtes annonce le décrochage violent et définitif de la nouvelle génération des Noirs issus de l’immigration des valeurs patriarcales. A qui la faute ? »
Il discute de la sexualité dans son oeuvre « à propos des ‘ tendances’ (mot très connoté) de Sami Tchak à travailler la question sexuelle. », et d’une de ses préoccupations dans ces romans : « pourquoi le politique était toujours en retrait dans ses romans, à l’exception de La Fête des masques » . Il nous recommande un lien vers une lecture éclairante de ‘Hermina’ et un qutre vers un entretien qvec l’auteur.
SEMEtt ou l’étincelle noire (http://semet.blogspot.com/2006/06/info-semettsymposium-international.ht…) nous annonce a Dakar un SYMPOSIUM INTERNATIONAL
Sous le parrainage du Ministère de la Culture et du Patrimoine historique classé de la République du Sénégal
THEME : Communication et société chez les wolof
DATE : du 03 au 06 juin 2006
LIEU : Université Gaston BERGER de Saint Louis du SénégalEn attendant la suite la semaine prochaine .....
* Cherynne Carayan, Libanaise, est née à Beyrouth en 1963. A partir de 1975, début de la guerre du Liban, elle s'installe à Londres. Professeur de mathematiques, elle a etudié la littérature arabe et africaine (Masters de littérature comparée de SOAS, Londres). Maintenant Cherynne habite l'Espagne et étudie l'Espagnol et envisage de changer de profession et devenir traductrice.
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Tagged under GouvernanceLes pays africains ont commencé jeudi à mobiliser leurs citoyens sur l'application du Traité de Plindaba qui vise à faciliter l'utilisation de l'énergie nucléaire sur le continent. Le Traité, qui avait été lancé par l'ancienne Organisation de l' unité africaine en 1994 à Plindaba en Egypte, a pour objet d'interdire le développement des armes nucléaires sur le continent.
Tagged under GouvernanceLes ministres africains de l'Agriculture participant à la conférence sur les engrais à Abuja ont adopté une résolution en 11 points appelant les chefs d'Etat et de gouvernements africains à supprimer la taxe sur les engrais. Les ministres ont reconnu que l'Afrique avait besoin d'une " révolution verte" afin de permettre aux agriculteurs de sortir de la pauvreté, de parvenir à la sécurité alimentaire et de réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
Tagged under GouvernanceLamin Fatty, journaliste du bihebdomadaire gambien The Independent, a été libéré sous caution le 12 juin 2006 par le tribunal de Kanifing (10 km de Banjul, la capitale), dans l’attente de son procès pour “publication de fausses nouvelles” prévu le 27 juin. “La justice gambienne ne doit pas se rendre complice des abus des services de sécurité. En toute logique, Lamin Fatty doit être acquitté, ne serait-ce qu’en raison des nombreux vices de procédure qui ont émaillé son affaire”, a déclaré Reporters sans frontières.
Tagged under GouvernanceQuand une femme de 46 ans a embarqué, il y a deux semaines à bord d'un avion à destination du Sud-Soudan, elle est devenue le 1000ème réfugié soudanais à rentrer au bercail depuis que le HCR a commencé à organiser, en décembre dernier, des rapatriements volontaires à partir du camp de réfugiés de Kakuma, dans le nord-est du Kenya.
Tagged under Gouvernance KenyaUn récent sondage publié en Afrique du Sud montre que l'action du président Thabo Mbeki est perçue de façon très positive par ses concitoyens. 77 % des aud-africains approuvent en effet l'action de Thabo Mbeki, ce qui situe ce dernier pas loin de Nelson Mandela qui se tenait à 79 % d'opinions favorables en 1998. C'est le plus haut taux d'approbation jamais enregistré par Thabo Mbeki, en hausse de 26 % par rapport à l'année 2000 où son taux d'approbation se situait à 51 %.
Tagged under GouvernanceLe procès de cinq infirmières bulgares et d'un médecin palestinien, accusés d'avoir inoculé le sida à des enfants libyens, a été reporté mardi au 20 juin après une brève audience devant la cour criminelle de Tripoli. Le juge Mahmoud al-Houweissa a décidé de reporter au 20 juin le procès une heure après son ouverture en présence de tous les accusés et de leurs avocats.
Tagged under GouvernanceEn l'espace de trois jours les hôpitaux publics de la ville de Yaoundé ont fait parler d'eux. Et pas du tout en bien. C'est d'abord l'hôpital général qui avait défrayé la chronique dans la nuit du 28 mai dernier : une panne d'électricité permet de découvrir que cet établissement, annoncé comme "hôpital de référence" à sa création, fonctionne tout bonnement sans un groupe électrogène fonctionnel, parce que celui qui est là est tombé en panne depuis on-ne-sait-quand et ne sert que de décor.
Tagged under GouvernanceLe taux de séroprévalence en Côte d'Ivoire, qui était de sept pour cent, est passé à 4,7 pour cent, a révélé, samedi, le quotidien 'Notre Voie', citant les résultats d'une enquête transmise mercredi dernier au ministère ivoirien de la Lutte contre le VIH/SIDA. Ce travail, le premier du genre dans ce pays d'Afrique de l'ouest, a duré une année.
Tagged under GouvernanceUne mission parlementaire belge, essentiellement féminine, a séjourné la semaine dernier en République démocratique du Congo. Où les députées belges sont venues échanger avec les Congolaises candidates aux élections prochaines en RDC. Avant de regagner leur pays, ces députées se sont prêtées aux questions du Potentiel. Céline Fremault, députée bruxelloise CDH, président des femmes, dit être venue en RDC, « à quelques semaines de la tenue des élections, encourager les Congolaises à participer massivement à ces scrutins ».
Tagged under GouvernanceL'équipe" sera diffusée durant la période du Mondial par quatorze radios de proximité. L'équipe", est le nom d'un feuilleton radiophonique qui passe sur les ondes des chaînes locales, depuis le 1er juin. Cette information a été donnée récemment, au cours d'un point de presse, au siège de l'ONG Search common ground, aux Deux-Plateaux. Le feuilleton, composé de vingt-six épisodes de quinze minutes chacun, est une production de cette ONG.
Tagged under GouvernanceMalgré le lobbying de géants comme Yahoo !, Google ou Microsoft et de personnalités comme le père fondateur de l’internet, Vinton Cerf, les députés américains ont adopté une loi qui met un terme à la neutralité du Net. Cette nouvelle législation, qui pourrait instaurer les premières autoroutes de l’information à péage, a suscité une vive inquiétude dans le monde de l’internet où les réticences sont nombreuses.
Tagged under GouvernancePlus de 2.000 partisans de l'opposant congolais Etienne Tshisekedi ont réclamé lundi à Kinshasa des "concertations politiques" avant les élections du 30 juillet en République démocratique du Congo au cours d'une marche très hostile au pouvoir et aux étrangers, a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants, essentiellement des jeunes gens, ont notamment scandé "le Congo n'est pas à vendre" ou encore "les dirigeants au pouvoir ont vendu le pays aux étrangers".
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